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Quartier des spectacles

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La mode montréalaise à l’honneur!

Lundi soir avait lieu la soirée d’ouverture du Festival Mode & Design! C’est dans le magnifique et tout nouveau édifice de la danse, le Wilder, que les nombreux (et très fashion) invités se sont rassemblés afin de donner le coup d’envoi de cette 17e édition! Je repasse pour vous en revue cette soirée des plus mémorables et je vous présente mes défilés et événements coups de cœur  du festival pour les prochains jours.

Fan invétérée du festival, j’y assiste depuis ses tout débuts alors que l’événement se déroulait encore sur le boulevard Saint-Laurent. Aujourd’hui bien ancré dans le Quartier des spectacles, le FMD présente plusieurs conférences autour de la mode et du design ainsi que des défilés, des pop-up shops et bien plus! À l’image flamboyante du festival, la soirée d’ouverture du FMD rassemblait tout le gratin de la mode montréalaise, ainsi que de nombreux partenaires et dignitaires. On pouvait autant y croiser le maire Denis Coderre, que le designer Denis Gagnon, la blogueuse Lolita Dandoy, Vanessa Pilon la porte-parole du festival, les sœurs Stratis de TPL, l’animateur Philip Fehmiu et j’en passe! C’est en bonne compagnie que j’ai donc pu assisté au coup d’envoi des festivités alors qu’on avait la chance d’assister au discours inspirant des fondateurs du FMD.

À 19 h 30, le public a eu l’immense plaisir de profiter de l’une des premières conférences des Rencontres FMD de l’édition 2017! C’est installé dans une toute nouvelle salle du Wilder que j’ai pu assister à la conférence « La Renaissance » du designer belge Olivier Theyskens. Humble et terre à terre, Theyskens a raconté ses 20 années de carrière. Lorsqu’on regarde le designer, on a peine à croire qu’il a déjà autant d’années de carrière derrière lui! Ayant débuté sa carrière chez la grande Maison Rochas, il a eu l’immense joie de relancer la collection de vêtements alors que Rochas ne faisait plus que des parfums depuis près d’un siècle. Il a ensuite poursuivit son parcours pour Nina Ricci et Theory avant de lancer sa propre griffe. Je dois avouer que cette conférence avec le créateur a été des plus inspirantes!

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Les prochains jours nous permettent de profiter de plusieurs défilés et spectacles gratuitement sur la Place des festivals du Quartier des spectacles! Découvrez mes coups de cœur 2017 :

Jeudi 24 août :

  • Défilé Mode à Expo 67 : C’est à l’honneur d’Expo 67 et de ses défilés de l’époque que plusieurs personnalités et blogueurs montréalais déambuleront sur la Passerelle du Casino de Montréal vêtus aux couleurs de l’époque. Un « must » du festival dès 17 h 45!
  • La Vie en rose : Chaque année, La Vie en rose propose un défilé flamboyant qui met à l’honneur cette marque bien de chez nous. À ne pas manquer à 21 h 15.

Vendredi 25 août :

  • Relève Mode : un défilé présenté par des étudiants du secondaire qui ont eu la chance réaliser leurs propres créations grâce au programme Fusion Jeunesse! De 17 h 45 à 18 h 45 sur la Passerelle du Casino de Montréal.
  • EXPO_NOW : C’est un défilé qui promet d’être haut en couleur! À chaque année, les étudiants du Collège Lasalle offrent, grâce à leurs créations, tout un spectacle! À ne pas manquer de 21 h à 21 h 30.

Samedi 26 août :

  • Made in Canada 150 : Le défilé de clôture du FMD est toujours l’événement à ne pas rater. Cette année on y célèbrera le 150e anniversaire du Canada. Pour ce faire, des créateurs de partout au pays présenteront leurs pièces! Un défilé-spectacle qui promet d’en mettre plein la vue. On s’y voit dès 21 h 30?!

Pour ne rien manquer du festival, consultez le calendrier de la programmation ici!

Bon festival ! Et n’oubliez pas, la mode fait partie intégrante de notre histoire et de notre culture. Portez-la fièrement!

Article rédigé par Félicia Balzano, directrice commandites et partenariats stratégiques à La Vitrine

Design Mode
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Festival MUTEK : top 5 adresses pour en profiter!

Best of Québec prend possession de notre blogue pour vous faire découvrir les bonnes adresses et meilleures occasions autour d’un festival montréalais.

Ce mois-ci, découvrez leurs recommandations pour demeurer dans l’ambiance électrisante de Mutek, le plus important rendez-vous canadien annuel de musique électronique et de création numérique.

Laïka

À une dizaine de minutes de marche du Quartier des spectacles, le Laïka est un resto-bar lounge très agréable où l’on peut aisément se rendre entre deux performances de MUTEK. On peut y boire une bière ou un cocktail en écoutant la prestation en direct de DJs tous les soirs, mais aussi s’y partager un plat de nachos, prendre sur le pouce une tartine de gravlax de saumon, ou encore, si on a du temps devant soi, se régaler d’un parmentier de bœuf braisé à la bière noire.

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Blumenthal

Jouxtant littéralement les grandes scènes extérieures de la Place des Festivals, le resto-bar de la Maison du Festival a fait récemment peau neuve et nous reçoit désormais dans un cadre à la fois urbain et aéré – dont un véritable arbre planté au sol – que vient compléter une grande terrasse très populaire l’été. Un endroit tout désigné pour prendre un verre, grignoter ou s’offrir un repas bistro de bonne qualité.

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Hôtel W

Si vous aimez l’innovation sous toutes ses formes, le chic Hôtel W est un bel endroit à visiter à quelques minutes de marche du festival MUTEK. Son concept, qui mêle créativité montréalaise et avant-gardisme new-yorkais, se reflète dans des chambres ultra-modernes et agréables, mais aussi dans l’ensemble de son décor (superbe), ses bars branchés (dont le Wunderbar, où on apprécie les cocktails uniques, la musique travaillée et les projections vidéo) et son restaurant ê.a.t , aux assiettes aussi raffinées que la galerie d’art vivante qui y loge.

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À deux pas de la Place-des-arts, la Société des arts technologiques est un incubateur de talents. Elle sera d’ailleurs le lieu d’accueil de plusieurs spectacles de MUTEK. Qu’y retrouve-t-on au juste? Une grande salle au rez-de-chaussée multifonctionnelle pouvant accueillir des événements de grande ampleur, un labo à l’étage ou s’activent des artistes utilisant de nouvelles technologies, une Satosphère offrant sous un dôme unique des prestations artistiques diverses, et enfin un resto, la Labo culinaire, combinant recherche à partir de produits locaux, vins nature et une splendide terrasse.

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Bota Bota

Quelle idée géniale de créer un spa flottant en plein cœur du Vieux-Port montréalais! Le Bota Bota est l’escale parfaite pour reprendre des forces entre deux spectacles. Logé à l’intérieur d’un ancien paquebot amarré, il dispose d’un cadre moderne et épuré magnifique, d’une ambiance ultra-relaxante, d’installations complètes (dont un circuit d’eau nordique), d’une belle gamme de services (massages, traitements, boutique, restaurant santé, etc.) et, cerise sur le gâteau, de vues exceptionnelles de la ville de Montréal de jour comme de nuit.

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Bon festival MUTEK et bonnes découvertes!

Arts Médiatiques
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Festival Présence autochtone

À chaque année, lorsque le début du mois d’août arrive et que le maïs est un délice, je découvre, sur la Place des Festivals, tout un éventail de cultures, de saveurs et d’artisanats en provenance des Premières Nations du Canada et des Amériques. C’est pendant le Festival Présence autochtone qu’on peut découvrir, entre autres, des œuvres cinématographiques qui abordent les réalités, l’imaginaire et les mythes des peuples habitant des territoires autochtones parfois « non cédés », comme c’est le cas de Tiohtià:ke (Montréal en langue Mohawk), lieu de rassemblement et de commerce. À chaque année, c’est une occasion unique pour moi de faire le point sur les tendances et les réalités des communautés qui y sont conviées et d’être témoin de leurs prestations artistiques. Il y a tant à découvrir devant le grand tipi, la tortue, les caribous et les sapins baumiers qui modifient si agréablement cette place montréalaise rebaptisée Place du Makushan l’année dernière, selon un acte de Toponymie sauvage, qui signifie « place de la fête ». Le moment fort de cette année a été Ioskeha et Tawiscara : le grand Jeu de la création, théâtre épique inspiré de la cosmogonie traditionnelle avec des marionnettes géantes, danseurs et musique des Buffalo Hat Singers et du DJ Ziibiwan.

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Pour la septième édition, le défilé de l’amitié Nuestroamericana démontre que Montréal est la ville par excellence où se rassemblent et se côtoient des gens venant de tous les horizons et qui montre avec fierté les coutumes issues de leurs identités singulières.

Le mardi 8 août à Concordia, François Girard va nous parler du film emblématique du 375e anniversaire de Montréal : Hochelaga, terre des Âmes en présence de collaborateurs autochtones. C’est une rencontre que je ne manquerai pas et qui est dans l’esprit de ce festival! Les films au programme sont des fenêtres ouvertes sur le monde et en plus, certaines séances sont gratuites. J’ai hâte de découvrir le documentaire Rumble, the Indians who rocked the World le mercredi 9 août au Cinéma du Parc – un des films qu’il faut voir. Pour clore les festivités, rendez-vous à 23 h au Catalyseur d’imaginaires urbains le mercredi 9 août.

Article rédigé par Jacques Galois

Variétés
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Le retour de Lucrèce

Voilà maintenant neuf ans que la Comédie-Française avait mis les pieds à Montréal. La dernière fois, c’était pour présenter Le Malade imaginaire de Molière (mise en scène de Claude Stratz). Cet été la troupe est de retour pour présenter Lucrèce Borgia de Victor Hugo, drame historique mis en scène par Denis Podalydès. Acteur connu et reconnu par ses pairs, il entre à la Comédie-Française en 1997. Son travail de metteur en scène lui a notamment valu de remporter le Molière de la mise en scène pour Cyrano de Bergerac monté aussi à la Comédie-Française en 2006.

Cette pièce, qui figure depuis sa création dans le répertoire de la Comédie-Française, est un drame historique à l’intérieur duquel se confrontent le politique et l’individu. Lucrèce Borgia raconte l’histoire de Gennaro, jeune homme orphelin, fruit d’un amour incestueux entre Lucrèce Borgia et son frère, ignorant depuis toujours l’identité de ses parents. La pièce débute lors d’un carnaval à Venise où il rencontre une mystérieuse inconnue (Borgia) qu’il croit éprise de lui. S’en suit alors un énorme malentendu entre la reine Lucrèce et son mari, Don Alphonse d’Este, qui prend Gennaro pour l’amant de sa femme et désir sa mort.

Dans sa mise en scène originale, Denis Podalydès travestissait Guillaume Gallienne dans le rôle de la mère et Suliane Brahim dans celui du fils. Or, dans la version présentée dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal au Théâtre du Nouveau Monde, c’est Elsa Lepoivre (Les Damnés) qui prête ses traits au mythique personnage de Lucrèce Borgia. Son interprétation très subtile alterne entre la victime et le bourreau. Personnage mythique fort et souvent diabolisé, la reine que nous présente Elsa Lepoivre est totalement humaine. D’abord mère, femme, puis reine, elle est complète et transmet davantage qu’une simple représentation d’un règne de la terreur et de la débauche. Elle nous montre la femme imparfaite, fragile, sensible et hantée par son passé. Cette représentation du personnage offre donc aux spectateurs à la fois, une dirigeante de son temps, mais accentue par le fait même son individualité.

L’interprétation de la troupe est solide, certains rôles, légèrement plus caricaturaux que d’autres, transmettent bien le côté grotesque présent dans l’écriture de Hugo. L’exagération est présente dans toute l’interprétation, mais volontaire étant donné l’excès dans l’oeuvre elle-même. Les effets y sont parfois surprenants, mais rien de choquant, peut-être en aurions-nous pris davantage.

À l’inverse, la scénographie de Eric Ruf est sombre, intelligente et souligne les différents lieux sans prendre toute la place. Il nous fait passer d’une gondole à Venise, à un château italien en l’espace d’un instant, le tout très sobrement. Il en va de même pour les magnifiques costumes signés Christian Lacroix qui habille habilement les personnages et nous transporte dans le temps.

La représentation d’une durée de deux heures (sans entracte) défile à toute allure. Le rythme des scènes transmet l’urgence et il vaut mieux suivre. Vous ne verrez pas passer ces heures je vous l’assure et bien que les grandes lignes de l’histoire nous soient plutôt évidentes aujourd’hui, vous ne manquerez pas d’y trouver quelques échos contemporains! La Comédie-Française est en ville, alors si vous voulez un classique intelligemment interprété dépêchez-vous, ils repartent bientôt!

Théatre
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Le courage de la tolérance

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran a d’abord été un roman, puis un film et finalement une pièce. Pour terminer sa tournée dans la province en beauté, Éric-Emmanuel Schmitt vient défaire ses valises dans la salle du Théâtre du Nouveau Monde. Cette pièce, on ne savait pas qu’on en avait besoin. C’est un petit coin de rue Bleu qui n’est pas bleu et de croissant de mer qui vient se glisser dans notre hiver québécois. C’est un garçon devenu un homme qui se lie d’amitié avec un épicier pas vraiment arabe (car être arabe, c’est être ouvert de 8h le matin à minuit et même le dimanche dans le domaine de l’épicerie), pas vraiment musulman, un peu spirituel, mais surtout, qui sait ce qu’il y a dans son Coran.

Éric-Emmanuel Schmitt n’est pas un acteur. C’est un écrivain. C’est pourquoi se sont les mots qui sont mis de l’avant dans cette représentation théâtrale. Le moment devient aussi simple que s’asseoir dans le noir et se faire narrer une histoire, comme un enfant qui se ferait raconter un conte avant de s’endormir. Le vocabulaire un peu littéraire de la pièce n’alourdit pas la représentation, mais lui sert plutôt par ses descriptions détaillées. Il est ainsi facile de se transporter dans l’imaginaire créé par l’auteur.

Les nuances de jeu sont subtiles. Éric-Emmanuel alterne entre les différents personnages de la pièce avec un léger changement de ton et d’accent. Sa voix nous envoûte et nous donne envie de fermer les yeux afin de mieux partir en voyage, nous aussi, avec monsieur Ibrahim et le petit Momo. La scénographie est très simple et évocatrice des différents lieux relatés dans l’histoire. Un coin bureau, pour la bibliothèque de son père et son appartement, un coin épicerie où se passent ses rencontres avec monsieur Ibrahim, un coin intimiste pour ses rencontres avec les prostitués de la rue Paradis et, en fond de scène, un coin de ciel, de sable, d’ailleurs. Éric-Emmanuel Schmitt fait évoluer Moïse entre ces lieux où, petit à petit, il devient un homme.

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Malgré la performance inégale du micro et quelques accrochages de texte, choses que le public semblait très enclin à pardonner étant donné que l’acteur est seul sur scène pendant le 1h50 que dure la pièce, la pièce vaut le déplacement. C’est une pièce qui perce le gris de l’hiver et prouve au public que le fait d’être juif, chrétien ou musulman n’est pas censé être une barrière entre les individus. Au contraire, cela peut être une fenêtre sur la découverte, l’expérience, l’apprentissage. Une fenêtre où un juif qui lit le Coran dépasse l’indifférence d’un père et l’absence d’une mère.

La pièce Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran est présentée au Théâtre du Nouveau Monde jusqu’au 5 mars.

 

Théatre
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Le Musée McCord prend part au projet mondial Inside Out!

Le Musée McCord participe présentement au projet mondial Inside Out en mettant un visage sur 21 visionnaires qui participent activement au développement de notre ville dans une série de portraits affichés « hors les murs ». Œuvrant dans les domaines des arts et de la mode, du design et de l’urbanisme, du milieu communautaire et sociétal ou encore touchant aux nouvelles technologies, le travail de ces créateurs nous inspire et nous invite à repenser nos façons de faire et notre implication. Situés dans 4 sites extérieurs, vous aurez jusqu’au 26 février 2017 prochain pour être témoin de cette affichage murale réalisée.

Chaque action de groupe Inside Out à travers le monde est documentée, archivée et publiée sur le site internet officiel du projet. Plus de 260 000 personnes ont déjà pris part au projet et ce dans plus de 129 pays.


 

Entrevue avec Cindy Boyce, photographe derrière les 21 portraits du projet Portraits de visionnaires montréalais – Hommage à William Notman du Musée McCord

  1. Lorsque le Musée McCord t’a approchée pour ce mandat, étais-tu déjà familière avec le projet Inside Out et les projets artistiques de JR?

J’étais familière avec JR (l’artiste) et ses portraits Inside Out, mais je n’étais pas au courant de son passage aux conférences TED et de la démarche complète derrière son projet.

  1. Qu’est-ce qu’il y a de plus difficile dans l’art de faire un portrait?

L’enjeu le plus important est de mettre à l’aise son sujet: il faut l’amener à donner tout ce qu’il a, à se détendre et à nous faire confiance. La séance photo n’est pas une activité que l’on fait tous les jours et donc le processus peut sembler intimidant. Il en revient donc au photographe de créer une atmosphère chaleureuse et d’établir un contact avec le sujet pour développer son aisance devant la caméra.

  1. Qu’aimes-tu le plus dans l’art de faire un portrait?

Rencontrer une personne et la mettre en valeur! Peu importe le projet, j’essaie toujours que le résultat final soit à la hauteur du talent et de la personnalité de la personne photographiée; je veux faire ressortir tout ce qu’il y a de meilleur chez elle.  Partager ce moment privilégié, c’est une chose que je chéris beaucoup.

  1. Comment approches-tu un sujet lors d’une séance portrait? Quelles poses, quels conseils, quelles astuces utilises-tu?

J’essaie de le mettre à l’aise en lui parlant, en le faisant bouger pour qu’il varie ses expressions. Je lui montre aussi, dès le début, les images tests afin qu’il voit et comprenne le résultat voulu. Durant une séance photo, j’essaie que tout le monde s’amuse et vive un beau moment. À la fin du processus, je dévoile toujours les clichés au modèle, comme ça il a l’heure juste sur l’image qui sera véhiculée.

  1. De manière personnelle, comment crois-tu que l’art change ta vie au quotidien?

La photographie est un médium qui m’inspire au quotidien, m’ouvre aux autres et me permet d’être attentive à la beauté des petites choses, aux détails.

  1. Parmi les 21 Portraits de visionnaires montréalais que tu nous présente dans cette exposition, quelle histoire ou quelle cause est ton coup de cœur ?

Dans le cadre de ce projet, j’ai eu la chance de photographier 21 personnes aux visions plus stimulante et intéressante les unes les autres, alors la question est difficile! Je répondrais par contre avoir été témoin du travail extraordinaire de Maxim et Jérôme, cofondateurs de La Pépinière, en visitant à plusieurs reprises le Village du Pied Courant au cours des dernières années. Ces garçons ont vraiment réussis à créer un contexte propice à la réappropriation des lieux et à intégrer la population au cœur de leur projet. Ils sont un bel exemple d’innovation communautaire.

Je soulignerais aussi l’implication et le travail de Nahid Aboumansour de l’organisme Petites-mains, qui offre des formations professionnelles, du soutien et une prise en charge pour les femmes immigrantes les plus démunies afin qu’elles s’intègrent et vivent dignement. Nahid fait un travail colossal, c’est une femme très inspirante.

Coup de coeur aussi pour la Fée du Mile End, Patsy! On dit toujours qu’on veut changer le monde, mais commencer par son quartier, c’est une opération à plus petite échelle nettement significative.

  1. Quel est l’intérêt selon toi pour les œuvres d’être “hors murs” ?

Tous les gens présentés dans cette série ont donnés tellement à Montréal, je trouve que c’est un beau cadeau que de les afficher sur les murs de la ville en retour. Dans la rue, l’art est accessible, tangible.

  1. Est-ce que tu penses que l’art à ce pouvoir mobilisateur ?

Oui définitivement. L’art permet de rassembler et de mobiliser les gens à une cause, un mouvement, un loisir, un objet, un intérêt, etc. Il crée des liens, il ouvre des portes. Un exemple très concret serait justement ce projet. Le Musée McCord a réussi à mettre en relation 21 personnes qui ne se connaissaient pas nécessairement personnellement dans ce projet. Tous et chacun ont pu raconter leur histoire, tisser des liens, créer des opportunités.

L’installation Hors les murs Portraits de visionnaires Montréalais – Hommage à William Notman est présente dans 4 lieux extérieurs de la métropole jusqu’au 26 février 2017.  Rendez-vous au sur le site de La Vitrine pour connaître les emplacements et découvrir les profils des visionnaires.

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Casse-Noisette: un classique féerique

Jeunes et moins jeunes étaient réunis samedi dernier pour la première de Casse-Noisette. Le temps d’un après-midi, les spectateurs ont été submergés par la magie de Noël.

Le spectacle présenté depuis plusieurs années par les Grands Ballets Canadiens de Montréal, ouvre avec la scène familiale, la veille de Noël, durant laquelle les convives s’échangent de jolis cadeaux. La petite Clara reçoit le fameux casse-noisette de la part de son oncle. Après la fête, les enfants et les parents épuisés vont dormir. Dans la chambre de Clara, durant son profond sommeil, nous sommes témoins d’une féroce bataille entre souris et soldats. Afin de sauver Clara, le casse-noisette se transforme en prince. Ce charmant jeune homme mènera Clara dans un monde féerique où la magie opère.

Les spectateurs ont été épatés par les nombreuses chorégraphies. Les applaudissements retentissaient à la fin de chaque numéro. La maîtrise des danseurs, la complexité et la diversité des numéros ne cessaient d’éblouir le public.

Les décors du spectacle qui avait lieu à la salle Wilfrid-Pelletier étaient tout simplement majestueux. Les faits marquants de cette composition sont l’immense sapin qui semblait sans fin ainsi que le pays des neiges. L’orchestre des Grands Ballets Canadiens de Montréal a contribué à créer une atmosphère enchanteresse tout au long des différents actes.

Ce classique du temps des Fêtes est présenté ‪jusqu’au 30 décembre 2016 à la Place des Arts.

Galerie photos par Renaud Vinet-Houle

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À ne pas manquer à Mode & Design

Jusqu’au 20 août profitez du rendez-vous annuel attendu avec tant d’impatience par les fans du Festival mode et design ! Cet évènement d’envergure à ciel ouvert et unique au monde, avec une programmation gratuite et payante, rassemble autant les curieux que les grands connaisseurs. La Vitrine vous fait part de ses suggestions afin de profiter du festival à son maximum !

Conférences

Depuis quelques années le festival est aussi reconnu pour sa vaste sélection de conférences de qualité avec plusieurs personnalités en mode et en design. Cette année vous aurez la chance de pouvoir en apprendre davantage sur le photographe des stars, Max Abadian, présent ce soir pour une conférence qui sera suivie par la rencontre de deux grandes dames  avec nul autre que Lise Watier et Jeanne Beker. Demain, l’horaire promet d’être très captivant avec entre autre l’architecte paysager Claude Cormier, Trouble Andrew, un artiste multidisciplinaire et Charlie le Mindu un pro de la Haute Coiffure qui a notamment signé les coiffures de la célèbre Lady Gaga.

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Défilés

Les fans de mode qui aiment découvrir les nouvelles tendances seront rassasiées grâce aux fabuleux défilés présentés au Quartier des spectacles, gratuits et ouverts à tous ! Ce soir, Féline Dion semble piquer la curiosité de plusieurs, peut-être y verrez-vous des chats défiler. Demain, la friperie Citizen Vintage fera un défilé-spectacle musicale-vente. Vendredi, un incontournable du festival, le défilé du Collège Lasalle présente YUL > BCN. Pour les travailleurs au centre-ville, un défilé aura également lieu à midi le jeudi 18 août dans le Complexe Desjardins. À noter aussi qu’à tous les soirs à 18h, des prestations musicales de différents artistes ont lieu sur La Place des Festivals. On souligne d’ailleurs la présence de Paupières à ne pas manquer ce samedi !

Pop-up Boutiques

Jusqu’à samedi, vous pouvez retrouver sur le site du Festival Mode & Design, sur la Place des Festivals, des Pop-Up Boutiques de différentes boutiques locales. Vous pourrez découvrir les créations de Général 54, Boutique Ethik, Citizen Vintage, Atelier New Regime et Unicorn.

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Sachez que Mode et Design se retrouve aussi en dehors des murs du Quartier des Spectacles, notamment au musée McCord avec l’exposition Eleganza – La mode italienne de 1945 à aujourd’hui présenté jusqu’au 25 septembre. Des soirées sont aussi organisées au Casino de Montréal les 18 et 19 août prochain sous le thème de bingo et talons hauts. Une façon originale de sa pavaner dans ses plus belles tenues après les défilés au Quartier des spectacles !

 

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Galerie photo : Meiway & Le Zo Gang

Hier avait lieu la dernière soirée du Festival International Nuits d’Afrique et pour clôturer cette 30e édition, le festival avait invité Meiway & Le Zo Gang sur la scène Loto-Québec. Meiway, une des plus belles voix du continent africain, offrait aux spectateurs différents folklores du sud de la Côte d’Ivoire habillé de sons modernes.

 

Musique
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Galerie photo : Fête nationale du Québec à Montréal

Le 23 juin dernier sur la Place des Festivals se tenait le traditionnel spectacle pour la Fête nationale du Québec. Animé par Louis-José Houde, de nombreux artistes en solo ou en duo ont donné tout qu’un spectacle ; Yann Perreau, Les Soeurs Boulay, Brigitte Boisjoli, Éric Lapointe et son protégé Travis Cormier de La Voix, Jean-Pierre Ferland, Koriass et Samian.

Musique