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Qui n’apprécie pas la musique sous les étoiles ?

Félicia Balzano, directrice commandites et partenariats stratégiques à La Vitrine prend d’assaut notre blogue afin de nous donner ses impressions sur le spectacle Kent Nagano & l’OSM au Parc Olympique.

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Photo prise par Jimmy Bouchard

C’est sous un ciel dégagé qu’avait lieu hier soir, le coup d’envoi de la Virée classique de l’Orchestre symphonique de Montréal! Pour une sixième année consécutive, l’OSM présentait en plein air un fabuleux concert gratuit sur l’Esplanade financière Sun Life du Parc Olympique. Forte de son succès, cette édition 2017 a rassemblé plus de 30 000 personnes!

C’est le comédien André Robitaille qui salue la foule entassée sur le parterre de l’Esplanade financière Sun Life présente pour écouter et voir cette œuvre touchante qu’est « Porgy and Bess » de Gershwin. Ravi de présenter l’œuvre qu’attendent les milliers de spectateurs, il salue humblement la présence des réfugiés, installés au Stade Olympique depuis quelques jours, mêlés à la foule pour partager un moment musical hors du commun!

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Photo prise par Jimmy Bouchard

C’est avec beaucoup de plaisir que je découvre ce concert orchestré par Maestro Nagano accompagné de plus d’une cinquantaine de musiciens, d’un chœur de soixante chanteurs et de plusieurs solistes aux voix les plus puissantes les unes que les autres. Je dois avouer que suis particulièrement séduite par les puissantes voix du basse Will Liverman dans le rôle de Porgy et de Marie-Josée Lord dans le rôle de Bess, alors que le public semble tout à fait conquis par le chant, aux accents jazz, et les mouvements de jambes du ténor Gardy Fury.

Bref, une fabuleuse soirée tout en musique sous les étoiles!

Sur ce, je vous souhaite une fabuleuse Virée Classique! Ne manquez pas les nombreux concerts à prix doux offerts par l’OSM à travers la métropole toute la fin de semaine.

Article rédigé par Félicia Balzano, directrice commandites et partenariats stratégiques à La Vitrine

Musique
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Prochainement, Kent Nagano & l’OSM

Dans le cadre des nombreuses activités prévues à l’occasion de son 40e anniversaire, le Parc olympique propose, en partenariat avec Loto-Québec, un grand concert gratuit le mercredi 10 août prochain sur l’Esplanade Financière Sun Life. Le Parc olympique accueille en effet, et ce, pour une nouvelle fois, l’Orchestre Symphonique de Montréal et son talentueux maestro de renommée internationale Kent Nagano, le temps d’une soirée d’été que chacun espère inoubliable.

La thématique musicale de la soirée sera axée sur un univers bien précis, celui des héros. Comme un clin d’œil aux nombreuses personnalités, notamment sportives, qui figureront ce soir-là parmi l’assistance. Philippe Beaudry (escrime), Guylaine Bernier (aviron), Émilie Heymans (plongeon) ou encore Benoît Huot (natation) étant annoncés. Ce thème des héros se veut également un rappel des 40 ans d’existence du Parc olympique et souligne le 40e anniversaire des Jeux de Montréal par le biais des exploits de « ses héros olympiques ». À ce titre, de nombreuses images d’archives sportives, et plus particulièrement de la toute première Olympiade à s’être déroulé en sol canadien, seront retransmises sur écrans géants, et ce, pendant l’interprétation par l’OSM de multiples compositions audacieuses. Mais ce n’est pas tout. Ces quatre écrans permettront la retransmission simultanée et en direct d’une majeure partie du spectacle, donnant ainsi la possibilité à tous de vivre de plus près cette expérience musicale unique et grandiose.

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Plusieurs œuvres seront interprétées au cours de la soirée parmi lesquelles certains classiques tels que Richard Wagner et sa « Chevauchée des Walkyries » (créée en 1854), « Les Planètes » de Gustav Holst (1914-1917), « Fanfare for the Common Man » composée par Aaron Copland (1942) ou encore « Les Grandes Portes de Kiev », tirée de « Tableaux d’une exposition » du compositeur russe Moussorgski (1874). À la baguette, novices et mélomanes retrouveront le célèbre chef d’orchestre Kent Nagano, dans un spectacle mis en scène par Charles Dauphinais et réalisé par Jocelyn Barnabé.

Par ailleurs, outre les anciens Olympiens cités précédemment, près d’une centaine de jeunes athlètes ayant participé à la 51ème Finale des Jeux du Québec 2016 prendront part à l’événement. Recrutés avec la collaboration de Sports Québec, 92 d’entre eux ont même été désignés pour être porte-drapeaux, à l’image du nombre de nations ayant pris part à l’aventure olympique montréalaise de 1976. Ces 92 jeunes athlètes, faisant partie de la relève sportive canadienne puisque tous médaillés aux derniers Jeux du Québec, défileront ainsi devant l’assistance, drapeaux en main, comme ultime salut à cet événement grandiose. A noter également la participation spéciale de la compagnie de spectacles de cirque Throw2Catch lors de cette soirée exceptionnelle.

Plus de 40 000 spectateurs sont attendus, ce mercredi 10 août, à ce grand rassemblement musical. Le début du concert est prévu à 20 h. Le Parc olympique vous recommande d’arriver tôt pour bénéficier des meilleures places et aussi de privilégier les transports en commun afin de faciliter vos déplacements. À présent, place à la musique et à la fête!

Article rédigé par l’équipe du Parc Olympique.

Musique
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Les Jeux olympiques de 1976: une aventure d’hier à aujourd’hui

Alors que les Jeux olympiques d’été de Rio de Janeiro commenceront dans à peine quelques jours et que plusieurs seront rivés sur leur téléviseur, le Parc olympique de Montréal vous propose cet été de replonger 40 ans en arrière, au moment des premières olympiades d’été du Canada.

Le 17 juillet 1976 précisément, Montréal accueillait 6084 athlètes, de 92 pays différents, venus s’affronter dans 196 épreuves sportives, devant 76 000 spectateurs. Au total, on comptera 3 195 170 spectateurs et 1 milliard de téléspectateurs. Un moment historique pour la deuxième plus grande ville du Canada, qui pour l’occasion fait appel à l’architecte Roger Taillibert afin de construire le plus haut mât incliné au monde, nommé le stade olympique. En entrevue avec Cedric Essiminy, conseiller en relations publiques au Parc olympique, nous avons eu la chance de discuter de cette fabuleuse aventure qu’a connue Montréal, à travers l’exposition Souvenirs de 1976.

« J’étais encore trop jeune pour savoir c’était quoi l’ambiance à l’époque », nous confie d’abord Essiminy, « même pour quelqu’un qui a 35 ans passés, ce sont des choses nouvelles ». De manière chronologique, l’exposition nous amène à vivre l’organisation des Jeux et les 15 jours d’exaltations qui l’on suivit. « À l’époque en 76, on n’avait pas vraiment confiance en nous, en tant que Québécois, et puis c’était vraiment de se rendre compte que le monde entier débarquait chez nous. »

Au travers du parcours, les visiteurs sont invités à découvrir des récits, des anecdotes, des artéfacts, des images d’archives, des documents écrits, et même des exploits filmés de figures marquantes. C’est effectivement en 1976 à Montréal que la jeune roumaine de 14 ans, Nadia Comaneci, atteint une note parfaite aux barres asymétriques, et que Bruce Jenner, maintenant connue sous le nom de Caitlyn Jenner, accomplit au décathlon une performance épique, inscrivant dès lors un nouveau record du monde.

Exposition au Musée Dufresne-Nincheri

Exposition au Musée Dufresne-Nincheri

Voir grand, faire grand

À l’instar de l’Exposition universelle de 1967, les Jeux olympiques de Montréal sont nés de l’esprit ambitieux du maire Jean Drapeau, celui-là même qui assurera dès le départ aux citoyens qu’« il est aussi impossible pour les Jeux olympiques de Montréal de produire un déficit que pour un homme de devenir enceint[e] ». Une affirmation qui s’avèrera malheureusement fausse.

Les Jeux ne se sont effectivement pas réalisés sans embuche. Prenant du retard dans la construction en raison de grèves ouvrières, de la complexité architecturale et de l’augmentation imprévue des prix des matériaux, le mât du stade sera complété qu’en 1987, soit après les Jeux olympiques. « En 75, il n’y avait pratiquement rien. On était tellement dernière minute que la veille de l’ouverture des Jeux on posait le gazon ! », nous lance Essiminy en riant. Entretemps, Drapeau, qui s’était désigné maitre de chantier, se fera remplacer par la RIO (Régie des installations olympiques), un organisme paragouvernemental créé spécialement pour régler la situation.

Il faut dire qu’à l’époque c’était pratiquement inimaginable de recevoir un tel évènement au Québec, surtout lorsqu’on se l’était vu refuser déjà 3 fois auparavant. « Les organisateurs étaient dans la jeune vingtaine, ils ne savaient pas dans quoi ils s’embarquaient. Celle qui s’occupait de la gymnastique nous a dit : “on a reçu le cahier de charge qui provenait de Munich, tout rédigé en allemand. On a regardé ça, personne ne savait lire l’allemand, on l’a pris et on s’est lancé.” »

Les Bâtisseurs à la Maison de la culture Maisonneuve

Les Bâtisseurs à la Maison de la culture Maisonneuve

Revivre les olympiades de Montréal

L’exposition met en évidence les faits saillants généralement oubliés. Plusieurs tensions sociales et politiques sont évoquées, notamment le boycottage des Jeux par les pays africains, en raison de la participation de la Nouvelle-Zélande. Cette dernière avait envoyé une équipe de rugby en Afrique du Sud, pays très marqué au cours du XXe siècle par l’apartheid.

C’est également la chance de revivre, par l’entremise de textes ou d’installations vidéos, des performances et de découvrir certains athlètes oubliés. C’est le cas du gymnaste Nikolai Andrianov, qui s’est vu attribuer 7 médailles dont 4 d’or, soit plus que quiconque à Montréal, de même que de Nelli Kim, qui a obtenu une note parfaite après Comaneci.

Pour ceux qui souhaiteraient même incarner un athlète, une expérience de réalité virtuelle, vous mettant dans la peau d’un plongeur de 10m, vous est proposée. De quoi faire frissonner les petits comme les grands !

Ce qu’il reste de 1976

Les Jeux de 1976 ont véritablement marqué le Québec. Une fois qu’ils se sont terminés, le COJO (Comité organisationnelle des Jeux olympiques) a donné ses installations à la RIO, ce qui a permis le déploiement de fédérations sportives.

Qu’on en parle en bien, qu’on en parle en mal, il fait nul doute que Montréal ne serait pas ce qu’elle est sans son stade, devenu au fil des ans une figure emblématique. « Rares sont les installations de cette envergure qui 40 ans après sont encore en mesure de servir autant qu’elles servent présentement. », exprime Essiminy. En effet, le Parc olympique accueille toutes sortes d’évènements : du sport, aux salons, des spectacles, tout y passe ! Une foule d’activités vous est offerte cet été, notamment un concert de l’Orchestre Symphonique de Montréal gratuit le 10 août prochain, le café/biergarten Les Jardineries, des food trucks les Premiers Vendredis, le festival sportif Jackalope, et bien d’autres.

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« On a tout eu ici ! », s’exclame Essiminy. En 40 ans, le stade a reçu la visite d’une kyrielle de figures marquantes : « New Kids on the Block est passé ici, Michael Jackson, les Expos, le pape Jean Paul II, Céline Dion, Diane Dufresne, Muhammad Ali, Pink Floyd, David Bowie, The Police. Tous les grands des dernières décennies sont passés ici ! »

Bien plus est à découvrir au Stade Olympique avec Souvenirs de 1976. L’exposition se déploie également au musée Dufresne-Nincheri, qui célèbre l’architecture du stade, et à la Maison de la culture Maisonneuve, qui rend hommage aux bâtisseurs.

 

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L’automne culturel de Gregory Charles

Texte rédigé par Yvan Dumont pour le blogue Tourisme Montréal

Ayant installé son Qube à un jet de pierre du Casino de Montréal, Gregory Charles présente, jusqu’au mois d’octobre, son nouveau spectacle Plamondon, à l’occasion du 45e anniversaire de carrière de celui qui est considéré par plusieurs comme le plus important auteur de la francophonie. « Luc Plamondon a écrit 500 à 600 chansons, dont quelque 90 se sont hissées dans les palmarès, alors mon spectacle est différent à chaque soir, selon les choix du public », explique-t-il.

Lorsqu’il n’est pas sur les planches, Gregory Charles n’est pas du genre à rester assis chez lui devant la télé. « Ma blonde et moi consommons énormément de culture, avoue-t-il. Du théâtre, des spectacles de danse et des concerts de musique de toutes sortes. J’ai acheté, l’an dernier, les stations Radio-Classique de Québec et de Montréal, mais j’aurais tout aussi bien pu acquérir une station pop ou jazz. Par ailleurs, mon spectacle interactif m’oblige à connaître tout ce qui se fait de nouveau en musique. »

Au concert à deux ou à trois

Gregory explique que sa fille de 3 ans, Julia, dont le nom est inspiré d’une chanson des Beatles, les accompagne partout ou presque. « Au grand désespoir de ma blonde, ma fille dort très peu tout comme moi. Mes parents m’ont beaucoup trimballé pendant mon enfance et je leur en suis très reconnaissant. C’est une bonne idée d’éveiller la conscience musicale et théâtrale des enfants en bas âge. »

« Comme elle suit des cours de violon, je compte l’amener voir Le violon romantique de Korngoldde l’Orchestre symphonique de Montréal avec la jeune violoniste norvégienne Vilde Frang », poursuit le pianiste, chanteur, danseur, chef de chœur, comédien et animateur. C’est toujours très inspirant de pouvoir s’identifier à de jeunes musiciens talentueux. Le concert avec Kevin Parent, les 22 et 23 septembre, ainsi que le nouveau conte de Fred Pellerin, du 9 au 12 décembre, sont au nombre des autres spectacles de l’OSM à ne pas manquer cet automne. »

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Un autre endroit que Gregory et sa petite famille fréquentent beaucoup est la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal, où était présenté le trio du pianiste André Laplante en concert d’ouverture, le 10 septembre. «  J’aime beaucoup la salle Bourgie parce que j’habite tout près, mais aussi en raison du format un peu moins long des spectacles qu’on y présente, avoue-t-il. Pour garder le niveau d’attention de ma fille, c’est parfait. Parmi les concerts qui m’attirent le plus cet automne, il y a l’hommage à Arvo Pärt, le 23 septembre, de même que le tout premier concert de Christian Blacksaw à Montréal avec I Musici le 5 novembre. Ce pianiste britannique a renouvelé Mozart comme Glenn Gould a renouvelé Bach. »

Gregory se réserve aussi quelques sorties seul avec sa conjointe, Nicole Collet. « Julia aime plus l’opéra que ma blonde, mais je pense que Madama Butterfly est un opéra qu’il faut voir en couple », dit-il en référence à la production de l’Opéra de Montréal, qui prend l’affiche à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts du 19 au 28 septembre. « Pour ma part, j’ai particulièrement hâte d’assister à la représentation des Feluettes de Michel Marc Bouchard au printemps. »

Place au théâtre

Déçu d’avoir manqué Les trois mousquetaires cet été, Gregory Charles a déjà acheté ses billets pour la pièce Une heure de tranquillité, présentée chez Duceppe du 16 décembre au 6 février. Cette pièce du jeune auteur Florian Zeller, qui a fait un malheur à Paris en 2013 avec Fabrice Luchini dans le rôle principal, raconte les ennuis d’un mélomane de jazz, qui souhaite seulement qu’on lui fiche la paix pendant l’écoute du disque rare qu’il vient de dénicher dans un marché aux puces. On comprend l’intérêt de Gregory pour cette pièce.

La petite Julia aura également l’occasion de rigoler pendant la période des fêtes. « Nous irons à coup sûr voir la pièce Le temps des muffins à la Maison Théâtre », prévoit son papa. S’adressant aux 4 à 6 ans, la pièce est présentée au Théâtre Prospero du 15 décembre au 3 janvier.

« Je suis un excellent public, avoue Gregory Charles! Quand je vais voir un spectacle, je ne suis pas du genre critique ou analytique. Je préfère me laisser émouvoir par ce que je vois et j’entends. »

 

Variétés
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Le grand retour de l’OSM au Parc olympique

Pour une deuxième année, l’Orchestre symphonique de Montréal et son directeur musical, Maestro Kent Nagano débarque sur l’Esplanade Financière Sun Life du Parc olympique pour offrir à tous un concert gratuit sous les étoiles! Le 14 août prochain, dès 19 h 30, l’OSM prouvera une fois de plus qu’il porte bien son nom. Zoom sur quelques oeuvres jouées juste pour vous et présentées par Marc Hervieux, l’animateur de la soirée.

La Grande Pâques russe de Nicolaï Rimski-Korsakov

Écrite il y a 125 ans et jouée pour la toute première fois à St-Pétersbourg, La Grande Pâques russe n’est pas l’oeuvre la plus connue du compositeur Nicolaï Rimski-Korsakov (Le vol du bourdon), et pourtant! Ce morceau, destiné à être une ouverture de concert, fait parler sa grande maîtrise des subtilités de l’orchestration et donnera un plaisir certain à tous les musiciens de l’OSM. Tantôt ce sont les bois qui se font valoir, ensuite ce sont les cuivres qui pétaradent; chaque section de l’orchestre est mise en valeur dans ces notes inspirées de cantiques orthodoxes. Nicolaï Rimski-Korsakov (1844-1908), surnommé « le magicien de l’orchestre » fut aussi professeur, chef d’orchestre et membre du « Groupe des Cinq », célèbre pour sa musique inspirée du folklore russe et détachée des standards occidentaux. Écoutez:

Rhapsody in Blue de George Gershwin

Classique parmi les classiques, Rhapsody in Blue a assuré une notoriété quasi immédiate à George Gershwin (1898-1937), âgée de seulement 26 ans au moment de sa création. Grand séducteur et créateur du jazz symphonique, Gershwin a posé les jalons de la musique classique américaine au XXe siècle. Avec sa touche jazz probablement inspirée par la musique des rues multiethniques de New York, il parvient à toucher le coeur des auditeurs… et des cinéastes. La Rhapsody in Blue fut le thème du film King of jazz (1930), avant d’être reprise par Woody Allen en introduction de Manhattan et Disney dans Fantasia 2000. Le 14 août, dix pianistes, dont Lorraine Desmarais, Julie Lamontagne, Justine Pelletier, Marianne Trudel et Marika Bournaki, seront sur la scène pour colorer cette grande Rhapsody. Vous pouvez écouter ici la version jouée pour la première fois en 1924 à New York, avec Gershwin lui-même au piano.

Les musiciens de l’Orchestre symphonique de Montréal, Kent Nagano, Marc Hervieux et les nombreux artistes invités de cette soirée magique attendent les Montréalais en grand nombre sur l’Esplanade Financière Sun Life du Parc olympique le mercredi 14 août, à 19 h 30.

Nul doute que ce grand concert gratuit sera encore plus exceptionnel que l’an dernier, où 20 000 personnes s’étaient déplacées malgré la pluie battante!

L’entrée est libre. Apportez votre chaise!

Musique

Splendeur symphonique au Stade olympique

On ne se le cachera pas, le Stade olympique a davantage fait l’histoire pour l’inconduite de son toit, que pour ses installations. Or, depuis cet été, des camions de cuisine de rue ont commencé à pousser sur l’Esplanade Financière Sun Life, et les badauds ont pu croiser des hordes de danseurs de salsa et des numéros de cirque lors de leurs promenades sur l’esplanade du Stade. C’est que la Régie des installations olympiques a décidé de faire du quadrilatère du Stade olympique un pôle d’attraction culturel et touristique, en plus de la vocation sportive qu’on lui connaît déjà. Mais si aucun événement n’a encore attiré de grandes foules, la RIO espère donner le coup d’envoi de sa nouvelle vocation avec le concert gratuit de l’OSM, ce jeudi 9 août à 19 h 30.

Pour l’occasion, l’Orchestre a fait le pari de saluer la grandeur des installations olympiques avec des œuvres de grande envergure, à commencer par la tapageuse Ouverture Solonelle 1812 de Tchaïkovski. Composée pour commémorer la victoire russe dans les guerres napoléoniennes, l’instrument vedette de cette symphonie est… le canon. « Évidemment on n’utilisera pas de vrais canons, mais on a une surprise qui va faire du bruit! », promet la directrice générale de l’OSM, Madeleine Careau.

Puis, pour l’œuvre de Respighi, une splendide pièce inspirée par les pins parasols qui ornent les rues de Rome, les musiciens de l’OSM seront rejoints par une centaine de cuivres, transfuges de l’Armée canadienne, des cadets de la région de l’est et d’autres volontaires. « On voulait un effet vraiment punché, car nos musiciens vont jouer dans un espace immense », s’enthousiasme Madeleine Careau.

Et comme pièce de résistance, ce sont d’immenses tambours japonais qui feront résonner l’Esplanade Financière Sun Life, sous l’égide du grand maître Eitetsu Hayashi, si respecté qu’il a été sacré trésor national.

L’OSM sur le plancher des vaches

Si c’est toujours un peu un défi pour des musiciens classiques de s’adapter à une acoustique différente, l’exercice n’est pas nouveau : Wilfrid Pelletier avait fait des concerts extérieurs l’un des principes fondateurs de l’OSM en 1937. « Depuis, on a joué dans tous les grands parcs de Montréal et de sa région. On veut rester près des Montréalais pour qu’ils prennent conscience qu’ils ont un des meilleurs orchestres au monde, un véritable joyau, et qu’ils en soient fiers. »

L’arrivée de Kent Nagano à la direction a donné un nouveau souffle à ces aspirations. « C’est la ligne maîtresse de son travail depuis qu’il est à Montréal : se rebrancher sur la communauté. Beaucoup d’initiatives viennent de lui, comme par exemple le prochain concert avec DJ Champion. » Mais si la réputation et la convivialité de ce grand personnage ont de façon évidente joué pour beaucoup, ne laissons pas sous silence le travail de Madeleine Carreau, qui occupe le siège de la direction générale de l’OSM depuis 12 ans. « Je viens de la musique populaire, où j’ai par exemple travaillé avec Luc Plamondon, et dans ce milieu il faut qu’il y ait du public dans nos salles, sinon on doit se poser des questions. » C’est elle qui a initié les séries pop en 2003, dont la version 2012 réunira devant l’OSM Vincent Vallières et Isabelle Boulay, ou encore David Usher et Marie-Mai.

Et ça fonctionne? « Oui! Tous les concerts de la saison dernière à la Maison symphonique ont affiché complet et les jeunes forment un cinquième de notre public. L’an dernier, on avait 870 jeunes de moins de 34 ans qui étaient abonnés à cinq concerts par année et on a réussi cet exploit sans perdre au change le reste du public. »

Indécis ou mordus de musique symphonique, le concert gratuit de ce jeudi promet d’être grandiose.

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