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Musée d’art contemporain de Montréal

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Leonard Cohen : Un projet d’exposition d’envergure pour le MAC

C’est dans le cadre des festivités du 375ème anniversaire de Montréal que le Musée d’art contemporain et CBC-Radio-Canada unissent leur force pour nous dévoiler une exposition majeure, la première à consacrer sa programmation complète à cet artiste de renommée planétaire.

Un projet entamé depuis maintenant deux ans par ses commissaires et artistes, cette exposition se veut non seulement un hommage aux 5 décennies de travail du poète et chanteur, mais aussi une exploration de l’impact et de l’héritage que son univers a pu laissé chez les artistes contemporains. « C’est un immense honneur et un privilège pour le MAC de pouvoir présenter cette exposition et de rassembler autant d’artistes talentueux, d’ici et d’ailleurs, pour célébrer et rendre hommage à notre ambassadeur le plus illustre » dit Victor Shiffman, commissaire invité, MAC.

Pendant 123 jours d’exposition le public aura la chance d’être témoin du travail visuel, cinématographique, performatif et sonore de plus d’une quarantaine d’artistes de renommée internationale. En plus de bénéficier de 18 œuvres inédites et d’une série de concerts et évènements hors les murs, c’est une expérience immersive complète que s’apprête à vivre les montréalais.

On commencera les festivités le 7 novembre au soir avec une projection de phrases issues des textes de Cohen réalisée par Jenny Holzer et présentée au Silot no. 5 situé dans le Vieux-Port de Montréal, pour ensuite bénéficier des œuvres à l’intérieur du Musée quelques jours plus tard.

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Au menu, une expérience de réalité virtuelle sur la pièce iconique Hallelujah crée par Zach Richter, un hommage cinématographique signé Candice Breitz impliquant 18 hommes de 65 ans et plus et fans incontestés de Cohen interprétant la chanson I’m Your Man.

Également, le travail des artistes Janet Cardif et son mari George Bures Miller, sera présenté grâce à leur toute nouvelle installation intitulée : Poetry Machine ainsi que Clara Furey qui proposera l’ambitieux projet d’offrir 90 représentations d’une performance de danse ôde à la poésie de Cohen.

Ari Folman (Waltz with Bashir) se prête au jeu quant lui en créant une Depression box, endroit où les visiteurs seront invités à plonger dans l’univers émotionnel de Cohen. Un thème qui aura su inspirer John Rafman et son œuvre d’animation qui tourne autour du sentiment de l’anxiété dans l’œuvre du poète.

Le Duo de photographes montréalais Carlos et Jason Sanchez fera également parti de l’imposante programmation du Musée cette fois-ci avec une installation vidéo inspirée et montée grâce à des documents d’archives. L’œuvre présentera la relation du jeune Cohen avec son chien adoré Tinkie suivant le décès de son père.

Une exposition qui plaira aux fans, intriguera les non-initiés et fera à coup sûr replonger les montréalais dans l’univers musical, lyrique et visuel de cette énigmatique figure qui aura touché la planète entière avec sa poésie et ses chansons.

Leonard Cohen – Une brèche en toute chose /A crack in everything à l’affiche du 9 novembre 2017 au 9 avril 2018 au Musée d’art contemporain de Montréal.

Musée Exposition
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Visite nocturne

Visiter un musée aux petites heures de la nuit? Pourquoi pas! Le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) nous accueille ponctuellement dans ces fameuses Nocturnes. DJ, bar, ateliers de création, expos et performances font le succès de ces soirées. Après un petit cocktail, je me suis aventurée dans deux expositions du MAC et assisté à une curieuse performance musicale.

D’abord, l’exposition de Dana Schutz nous transporte dans un univers coloré, mais rarement gai. Dans cette exposition qui dresse un bilan de l’œuvre de l’artiste de Detroit, des portraits ou des scènes de groupes étranges allient couleurs vives et une sorte de cubisme de chair. Les peintures présentent un quotidien détraqué qui nous laissent perplexes et qui constituent parfois un puzzle à assembler. L’exposition de Dana Schutz se poursuit au MAC jusqu’au 10 janvier 2016.

DANA SCHUTZ, GETTING DRESSED ALL AT ONCE, 2012 Huile sur toile 186.7 x 142.9 cm Collection particulière Avec l’aimable permission de l’artiste et de la galerie Petzel, New York.

DANA SCHUTZ, GETTING DRESSED ALL AT ONCE, 2012
Huile sur toile, 186.7 x 142.9 cm, Collection particulière
Avec l’aimable permission de l’artiste et de la galerie Petzel, New York.

Dans un tout autre registre, je me dirige vers les expositions de Patrick Bernatchez, artiste montréalais multidisciplinaire dont la démarche s’articule autour du temps. D’ailleurs, son œuvre évolue constamment au fil des expositions à travers différents médiums tels le dessin, la sculpture, la vidéo ou la musique. L’exposition propose des œuvres tirées de deux ensembles majeurs : Chrysalides (2006-2013) et Lost in time (2009-2015).

Dans la première salle d’exposition trône une impressionnante installation. Des bobines de fil blanc se déroulent lentement vers une colonne centrale qui tourne au rythme d’une musique au piano; comme le fil de la vie qui s’écoule dans le temps. Le tout dégage une extrême douceur, un sentiment d’infini et de fragilité à la fois. En contraste, des illustrations aux murs présentent des figures inquiétantes de femmes aux allures macabres, de corps décomposés, de corbeaux et d’autres images dérangeantes et déroutantes. Alors qu’au centre de la pièce, la vie suit son cours, les illustrations nous rappellent que nous nous dirigeons tous vers notre mort et ultimement, le temps nous mènera à notre décomposition…

PATRICK BERNATCHEZ, LOST IN TIME, 2014 Film couleur transféré sur support numérique, 46 min, son (extrait) Coproduction Musée d’art contemporain et Casino Luxembourg Avec le soutien du Conseil des arts et des lettres, Conseil des arts du Canada Collection privée, Montréal

PATRICK BERNATCHEZ, LOST IN TIME, 2014
Film couleur transféré sur support numérique, 46 min, son (extrait)
Coproduction Musée d’art contemporain et Casino Luxembourg
Avec le soutien du Conseil des arts et des lettres, Conseil des arts du Canada
Collection privée, Montréal

La salle suivante nous emmène dans un monde où le temps est suspendu. La photographie d’un cavalier casqué dans un blanc hivernal ne saurait dégager une époque présente ou future. Ce cavalier et sa monture se retrouvent d’ailleurs dans la vidéo Lost in time, projetée juste à côté, qui dégage cette même sensation.

Enfin, j’assiste à la performance de Patrick Bernatchez qu’il présente spécialement pour la Nocturne. La foule s’est massée autour de lui. Les spectateurs assis sur le sol attendent le début du spectacle sonore. Plusieurs tables tournantes sont accolées au mur et Bernatchez est derrière ses platines. Il entame un morceau qui se répète et se répète. Après quelques minutes, il entame un deuxième morceau par-dessus le premier et ainsi de suite jusqu’à l’accumulation de différentes mélodies et de sons qui créent à la fois une cacophonie et une harmonie.

Au premier étage, la soirée bat son plein. La musique enivre les convives et je prends le temps de réfléchir au temps qui passe et je me rends compte que je n’ai pas perdu mon temps.

 

Les Nocturnes de 2016 auront lieu en février, mai et novembre.

 

Musée Exposition
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L’automne culturel de Karine Vanasse

Texte rédigé par Yvan Dumont pour le blogue Tourisme Montréal

Les Québécois ont suivi avec grand intérêt la finale de Vengeance, version française de Revenge, présentée le mardi 8 septembre à Radio-Canada, afin de savoir ce qui adviendrait du personnage de Karine Vanasse. En avril dernier, celle qui tient le rôle de Margaux Lemarchal, la puissante et richissime héritière d’un magnat français de la presse écrite, a appris qu’il n’y aurait pas de cinquième saison à la populaire série de Mike Kelley dont les cotes d’écoute ont dépassé les 10 millions de téléspectateurs sur le réseau ABC par moments. « Au départ, je devais être là pour huit épisodes dans la saison 3 et j’en ai finalement tourné une quarantaine », indique-t-elle.

Si elle se dit un peu déçue que la série Vengeance ne soit pas reconduite, elle se réjouit en revanche du temps libre que lui procure cet aboutissement. « Le tournage de la dernière saison m’a accaparée pendant près de neuf mois l’an dernier », raconte la comédienne. La fin de Vengeance m’a donc permis de revenir au Québec pour jouer dans la nouvelle série Blue Moon de Luc Dionne. » Ça lui a également permis d’être présente plus tôt ce mois-ci pour la première du film Paul à Québec, dont elle est la coproductrice.

Foire Papier

Foire Papier

Sortir à Montréal

« Ça fait du bien de revenir à la maison, à Montréal, avoue-t-elle. J’en profite bien sûr pour m’imprégner de ce qui se fait de nouveau sur le plan culturel. Un de mes endroits préférés est le Centre Phi, qui se trouve dans le Vieux-Port, non loin d’où j’habite. C’est là que j’ai tourné The Forbidden Room de Guy Maddin, que nous sommes allés présenter au Festival du film de Sundance en janvier dernier. Le Centre Phi était également sur place avec son exposition Sensory Stories, une expérience de réalité virtuelle immersive qui se termine demain dans le Vieux-Port. Je suis convaincue que la prochaine grande révolution cinématographique sera le casque de réalité virtuelle. »

Karine Vanasse est aussi une passionnée d’art contemporain. « En avril dernier, lorsque j’ai agi en tant que porte-parole de la Foire papier, un évènement consacré exclusivement à la promotion d’œuvres d’art sur papier, j’ai découvert plusieurs artistes contemporains de talent. J’ai eu un véritable coup de cœur pour Sara A. Tremblay, une artiste dont l’exposition Études a été présentée tout l’été à la Galerie Molinari, ainsi que pour Sophie Jodoin, une habituée de la Galerie Battat. »

Musée d'Art Contemporain de Montréal

Musée d’Art Contemporain de Montréal

« Une des expositions que je ne voudrais manquer pour rien au monde cet automne est celle de Patrick Bernatchez, que l’on pourra voir au Musée d’art contemporain de Montréal du 17 octobre au 16 janvier », ajoute-t-elle. Intitulée Les temps inachevés, cette exposition s’articule autour d’œuvres distinctes – dessins, photographies, films, créations sonores, installations – qui s’inscrivent dans des projets conceptuels d’envergure. Coproduction entre le Musée d’art contemporain de Montréal et le Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain, elle propose un corpus significatif d’œuvres tirées de deux ensembles majeurs : Chrysalides et Lost in Time.

Un automne en musique

Son travail de comédienne l’amène également à faire des découvertes musicales. C’est le cas du violoniste Christian Prévost, membre de l’Orchestre de chambre I Musici de Montréal depuis 1985. « Il a joué sur la trame sonore de Séraphin : un homme et son péché (2002) et Sans elle (2006), deux films marquants de ma carrière », explique Karine Vanasse, qui a notamment remporté le Jutra de la meilleure actrice pour son rôle de Donalda. « Depuis, j’ai toujours suivi sa carrière. »

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Au nombre des concerts que la troupe dirigée par Jean-Marie Zeitouni présentera à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal lors de sa saison 2015-2016, il y a L’idéal classique avec le pianiste Christian Blacksaw, Fêter Noël avec Back, les 19 et 20 décembre, ainsi que Des ténèbres à la lumière, puissance et intériorité, le 25 février, dans le cadre du festival Montréal en lumière.

« Je ne sais pas encore où je serai en 2016, car j’ai des auditions au Québec, en France et aux États-Unis au cours des prochains mois », avoue celle dont la carrière internationale bilingue lui offre d’innombrables occasions de tournage. « Si je suis encore à Montréal, j’aimerais bien assister aux Rendez-vous du cinéma québécois, du 18 au 27 février. »

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Variétés
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FIFA : l’art en boucle

Le Festival international du film sur l’art (FIFA) est de retour pour une 31e année consécutive. Et tout comme moi (!), le festival a grandi et mûri avec le temps, offrant aujourd’hui une programmation solide et incroyablement variée.

Comme une poupée russe, le FIFA offre de l’art dans l’art et pour l’art. Présenté du 14 au 24 mars, le festival propose des projections aux thèmes multiples : arts de rue, théâtre, musique, danse,  littérature, mode, peinture, photographie, design, architecture, bande dessinée… j’ai eu beau chercher ce qui pouvait manquer, je n’ai pas trouvé.

Évènement unique en Amérique, le FIFA est un des plus importants festivals de ce genre au monde. Il mélange les styles et les disciplines, offrant une programmation incroyablement divertissante et éducative.

Parmi toute l’offre présentée, mes dadas à moi sont la mode et la littérature. Je ne manquerai pas d’assister à Fashion!, une trilogie d’Olivier Nicklaus, qui dépeint la mode sur une trentaine d’années, de 1980 jusqu’à aujourd’hui. Dans Golden EightiesAntifashion et Go Global, nous assistons à la chute de la haute couture sous Yves St-Laurent et Givenchy pour voir émerger le prêt-à-porter avec Jean-Paul Gauthier, Tom Ford et Karl Lagerfeld.  Pour clore le tout, Go Global sera présenté dans le cadre d’une discussion sur les nouvelles avenues de commercialisation de la mode avec les designers Denis Gagnon et Ève Gravel et autres professionnels du milieu. Passionné(e)s de mode; c’est votre rendez-vous !

Amélie Nothomb, une vie entre deux eaux (2012)

Amélie Nothomb, une vie entre deux eaux (2012)

Côté littérature, j’ai donné rendez-vous à Amélie Nothomb pour la projection d’Amélie Nothomb, une vie entre deux eaux, où l’écrivaine de talent retrouve avec nostalgie le Japon, pays de son enfance et qui a été le lieu de plusieurs de ces romans, dont l’amusant et surprenant Stupeur et tremblements.

Pour les amateurs de musique, il ne faut pas manquer le documentaire sur Pink Floyd, ou alors celui sur Les Beatles, ou encore, celui portant sur Amy Winehouse dans Amy Winehouse — The Day She Came to Dingle, un film de Maurice Linnane, où la chanteuse confie ses réflexions sur sa musique et ses influences dans le cadre du Festival de Dingle.

Amy Winehouse — The Day She Came to Dingle.  South Wind Blows copyright. Photographer: Siobhan Dempsey

Amy Winehouse — The Day She Came to Dingle. South Wind Blows copyright. Photographer: Siobhan Dempsey

Il y a aussi un grand choix de projections sur le design et l’architecture, dont le film d’Alice Agneskirchner : Modern Ruins — Detroit: Hope for the Motor City, qui dépeint comment certains artistes de Détroit ont choisi de redynamiser la ville en proie a une économie difficile depuis le déclin de la production automobile. S’en suivra une discussion avec des professionnels du milieu concernant le développement de projets urbains.

Je pense aussi à  Crée-moi, crée-moi pas de Marie-Pascale Laurencelle, film très attendu, où l’on réfléchit sur la place qu’ont les femmes créatrices dans le milieu artistique, et ce, par le biais de diverses entrevues présentées,  avec entre autres, Nancy Huston, Anaïs Barbeau-Lavalette, Évelyne de la Chenelière, etc.

Crée-moi, crée-moi pas (2012)

Crée-moi, crée-moi pas (2012)

Je pourrais ainsi continuer des pages et des pages sur chacun des 250 films présentés et issus de 30 pays différents.  Cela sans compter les  expositions, performances, hommages et tables rondes mises en place par le FIFA, ainsi que la 3e édition du Marché international du film sur l’art (MIFA). Du mercredi 20 mars au samedi 23 mars, le Marché vise principalement à favoriser les rencontres entre professionnels du milieu cinématographique et culturel afin de susciter des occasions de partenariat, de partage des connaissances et de développement des réseaux.

Aussi, comme chaque année, le FIFA rend hommage à un artisan du milieu cinématographique. Cette année, c’est au tour du réputé documentariste Gerald Fox, qui a remporté de nombreux prix internationaux tout au long de sa carrière cinématographique et télévisuelle. Plusieurs de ses films seront disponibles pendant le FIFA, en plus d’une exposition spéciale qui présentera ses œuvres multimédias les plus récentes, et ce, sous un format fort intéressant.

Vos enfants ne sont pas en reste, car pour une 2e année consécutive, le FIFA propose une séance junior avec la projection du conte familial Les 4 saisons d’Antoine. Rendez-vous au Musée des beaux-arts ce dimanche 17 mars au matin avec votre jolie marmaille, pour passer un agréable moment en famille!

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Le FIFA se démarque aussi par son volet compétitif.  En effet, le festival est le cadre d’une compétition officielle, dont le jury est composé de grands noms du milieu, des professionnels d’ici et d’ailleurs. Cette année, 37 œuvres provenant de 16 pays différents seront en compétition. Il s’agit d’une occasion unique pour plusieurs cinéastes de se démarquer, sans compter que les films primés auront la chance de faire partie de la programmation d’une tournée mondiale présentée dans des lieux de diffusion hautement réputés internationalement.

Prenant d’assaut la ville, le FIFA offre ses multiples projections et expositions dans neuf lieux du centre-ville de Montréal, dont la Grande Bibliothèque, le Centre canadien d’architecture, la Cinémathèque québécoise, le Musée d’art contemporain de Montréal, le Musée des beaux-arts de Montréal, la Place des Arts, le Musée McCord et, pour la première fois et pour notre plus grand bonheur, le Centre Phi.

Du 14 au 24 mars 2013, mettez-vous en plein la vue avec la 31e édition du FIFA et découvrez tout ce qui se cache de bon et de beau dans l’univers de l’art cinématographique.

Cinéma