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Grands Ballets Canadiens

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Casse-Noisette: un classique féerique

Jeunes et moins jeunes étaient réunis samedi dernier pour la première de Casse-Noisette. Le temps d’un après-midi, les spectateurs ont été submergés par la magie de Noël.

Le spectacle présenté depuis plusieurs années par les Grands Ballets Canadiens de Montréal, ouvre avec la scène familiale, la veille de Noël, durant laquelle les convives s’échangent de jolis cadeaux. La petite Clara reçoit le fameux casse-noisette de la part de son oncle. Après la fête, les enfants et les parents épuisés vont dormir. Dans la chambre de Clara, durant son profond sommeil, nous sommes témoins d’une féroce bataille entre souris et soldats. Afin de sauver Clara, le casse-noisette se transforme en prince. Ce charmant jeune homme mènera Clara dans un monde féerique où la magie opère.

Les spectateurs ont été épatés par les nombreuses chorégraphies. Les applaudissements retentissaient à la fin de chaque numéro. La maîtrise des danseurs, la complexité et la diversité des numéros ne cessaient d’éblouir le public.

Les décors du spectacle qui avait lieu à la salle Wilfrid-Pelletier étaient tout simplement majestueux. Les faits marquants de cette composition sont l’immense sapin qui semblait sans fin ainsi que le pays des neiges. L’orchestre des Grands Ballets Canadiens de Montréal a contribué à créer une atmosphère enchanteresse tout au long des différents actes.

Ce classique du temps des Fêtes est présenté ‪jusqu’au 30 décembre 2016 à la Place des Arts.

Galerie photos par Renaud Vinet-Houle

Danse
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Galerie photo : Rêve

Hier avait lieu la première représentation du tout nouveau spectacle des Grands Ballets Canadiens, Rêve de Stephan Thoss. Un ballet démontrant une vie s’articulant autour des nuits et non des jours. Un couple qui vit une vie tourmentée avec elle hantée par des rêves et lui qui n’est pas affecté par ses troubles. À voir à la Place des Arts jusqu’au 4 juin!

 

 

Danse
Le-Petit-Prince

Un drôle de voyage

Un conte faussement enfantin. Une chorégraphe avec un grand cœur. Voilà tout ce que ça prend pour que l’un des plus grands bijoux de la littérature trouve son écho sur scène. Les Grands Ballets Canadiens présente Le Petit Prince. Une œuvre intemporelle pour une création contemporaine.

Didy Veldman, chorégraphe néerlandaise s’est penchée sur cette œuvre si célèbre qu’est Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, comme tant d’autres avant elle. Mais elle est la première à en créer un spectacle complet. Rien de moins qu’un ballet. Son désir « de retranscrire en mouvement la poésie et la pureté de ce récit unique » a pris son envol à Montréal sur les planches du Théâtre Maisonneuve, jeudi dernier. Le public était impatient et légèrement angoissé à l’idée d’assister à cette redécouverte d’un grand classique.

Il est important de laisser à la porte toute attente préconçue pour le premier soliste André Silva que vous verrez, certains soirs, sous les traits du Serpent. Il faut se laisser surprendre, se laisser offrir ce spectacle ce que je rajoute pour ma part, en toute humilité. J’ai donc apprécié l’imaginaire littéraire de ce conte philosophique, mais également et plus sûrement, l’imaginaire scénique élaboré. La chorégraphe avoue elle-même s’être accordée une certaine latitude face à l’œuvre originale. L’essentiel, c’est d’assister au mariage, de plus en plus fréquent, de la littérature et de la danse.

Le Petit Prince est l’une de ces histoires qui trouvent leur pertinence à toute époque, alors la touche moderne et créative dont se pare le spectacle n’est nullement superflue. Une histoire sur l’enfance, sur cette part de soi qui prend le large sans raison, sur les affronts d’un monde qui ne prend pas de gants. Une histoire universelle, dont les grands thèmes, toujours d’actualité, trouvent parfaitement leur place dans l’expression chorégraphique.

Votre soirée peut devenir magique si vous vous laissez tenter par le nouveau visage de ce conte mythique. Une trentaine de danseurs seront là pour vous « dessiner un mouton » dans un décor aérien conçue par Kimie Nakano, sur des airs savamment arrangés par Philip Feeney. Un de mes moments préférés fut celui où les notes de Do you love me  de The Contours, arrivèrent à mes oreilles.

Il n’est pas trop tard pour vous procurer des billets, les représentations continuent jusqu’au 12 mai. Retrouvez l’enfant en vous, il ne fait qu’attendre…

Danse