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Francofolies

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Le fantastique de Yann Perreau

Les Francofolies de Montréal battent leur plein dans le Quartier des spectacles. Parmi les 180 spectacles extérieurs gratuits, Yann Perreau a illuminé la soirée de lundi dernier.

Comme toutes les radios, j’ai passé l’été 2016 à hurler « J’aime les oiseau-au-au-au-au-au-au », mais plus que d’entonner ce joyeux hymne au ras-le-bol, j’ai écouté en boucle l’album Le fantastique des astres de Yann Perreau. J’avais manqué tous ces passages à Montréal depuis la sortie de cet album. Il n’était donc pas question que rate son spectacle gratuit aux Francofolies.

Après une journée caniculaire frôlant les 40 degrés, une brise fraîche a finalement soufflé sur la rue Jeanne-Mance alors que le chanteur est monté sur scène arborant lunettes noires et chapeau à rebord dans un hommage au défunt Leonard Cohen. De Dance me to the end of love la mélodie s’est doucement fondue en l’énergique Baby boom de Perreau. Et de l’énergie, il en dégageait à la tonne. Courant, dansant et sautant sur scène, il en menait large pour enthousiasmer le public jusqu’à s’intégrer à lui en portant sur son dos un système de caméra qui projetait son image sur scène pendant la chanson Conduis-moi.

D’abord rejoint sur scène par la chanteuse Laurence Nerbonne pour l’accompagner à chanter Le train yaya de la nuit, Philippe Brach a suivi, jouant le fou furieux pendant Le bruit des bottes pour finalement être rejoint par Pierre Kwenders et son swag légendaire, torse nu, dans un kimono au fini métallique pour Faut pas se fier aux apparences. Les trois invités ont également interprété chacun une chanson de leur répertoire respectif.

Après avoir entonné en chœur J’aime les oiseaux, la foule s’est laissé emporter au rappel par la jolie balade T’embellis ma vie. Après avoir chanté les paroles « viens donc te baigner tout nu » un mouvement de foule venu de la gent féminine s’est fait sentir et Yann Perreau a pris le temps de raconter une anecdote où une spectatrice lui avait lancé un soutien-gorge lors d’un autre spectacle… pour finalement s’en faire lancer un à nouveau. Une nouvelle tradition est née?

Comme un corps céleste, Yann Perreau a su nous attirer autour de son orbite et nous faire voyager dans son univers.

Ce spectacle sera télédiffusé sur les ondes de Radio-Canada le 3 septembre prochain.

Musique
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Double frisson

Le théâtre Maisonneuve de la Place des Arts accueillait le 14 juin dernier Louis-Jean Cormier et Martin Léon en programme double. Deux spectacles, une seule soirée, double plaisir.

 Je crois que tout le monde qui s’est présenté au théâtre Maisonneuve mercredi dernier ne savait pas exactement à quoi s’attendre de cet événement présenté dans le cadre des Francofolies. Les seuls programmes double auxquels j’avais assistés dans ma vie se traduisaient par un sac de réglisses,  une voiture, des superhéros américains et des singes génétiquement modifiés au ciné-parc. Un programme double incluant Louis-Jean Cormier et Martin Léon ? À des milles des blockbusters estivaux.

Première partie

 Ce sont deux spectacles bien distincts que le public a pu apprécier. Même si Louis-Jean Cormier se plaisait à dire qu’il faisait la première partie de Martin Léon, c’est un spectacle complet de 1h30 qu’il a présenté. Bien plus qu’un simple amuse-bouche.

De l’humour, de l’intelligence, de la répartie; Cormier a mis les spectateurs dans sa poche dès le début du spectacle. Cette formule solo, où il n’est accompagné sur scène que par sa guitare, a été créée pour se déplacer dans les petites salles de la province, pour jouer des chansons « déshabillées ».

Si le public semblait un peu gêné de chanter dans la prestigieuse salle, l’auteur-compositeur-interprète a su le dérider en lui offrant une leçon de musique pour le faire jouer aux choristes sur Tout le monde en même temps. Il s’est également rappelé sa première fois à la Place des Arts avec Karkwa en interprétant Moi léger, au grand bonheur des nostalgiques du défunt groupe.

Un rappel à une première partie ? C’est la magie de Louis-Jean Cormier qui a interprété une nouvelle chanson et donné les derniers frissons de sa prestation pendant Deux saisons trois quarts.

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 Deuxième partie

 Le second spectacle de la soirée a débuté à 22h00. Et ce fut du costaud. Martin Léon, aussi décontracté qu’à l’habitude, s’est présenté sur scène accompagné de neuf musiciens. Pianiste, harpiste, guitariste (en la personne de Louis-Jean Cormier) flûtiste, choristes et j’en passe! On allait assister à un événement musical de grande envergure.

Ceux qui ont vu la série carte blanche de Martin Léon au théâtre de Quat’sous, il y a quelques années, ont reconnu une mise en scène semblable avec ses présentations vidéo et photo de ses récits de voyage asiatique, mais en formule beaucoup plus élaboré.

Continent ayant marqué la création de l’album Les atomes, l’artiste a raconté les anecdotes l’ayant inspiré. Les spectateurs ont également eu droit à une explication poétique et scientifique de l’atome menant à la chanson Va savoir pourquoi et à un karaoké sur le plus ringard des films asiatiques pendant C’est ça qui est ça.

Martin Léon a enveloppé tout le théâtre Maisonneuve de sa poésie jusqu’à lui mouiller les yeux pendant J’aime pas ça quand tu pleures chanté simplement et intimement, accompagné seulement d’une guitare et d’un violoncelle au bord de la scène pendant que le reste de l’orchestre avait quitté en coulisse.

Dans une ultime chanson, ce programme double a été couronné par un duo tout en douceur de Louis-Jean Cormier et Martin Léon en version acoustique pour Je redeviens le vent.

Des frissons pendant trois heures… et on en aurait redemandé encore.

Musique
Some hope for the bastards

Énergiquement Frédérick Gravel

C’est à 9h00 un mardi matin que j’entre en contact avec Frédérick Gravel. Malgré son agenda digne d’un premier ministre, il a gentiment accepté de prendre quelques minutes pour parler du spectacle qu’il présente le 1er et 2 juin prochain au festival TransAmériques (FTA) : Some Hope for the Bastards.

  1. Ce n’est pas ta première expérience au FTA. Est-ce qu’on aborde la chose de la même manière?

Je dois me rappeler comment j’ai abordé l’expérience la première fois! Je pense que la principale différence est que Gravel works n’était pas une création, alors que c’est ce que j’ai principalement fait par la suite. Nous avions déjà fait le spectacle auparavant, dans une autre version soit, mais il avait déjà été rodé. C’est devenu ma petite condition maintenant, de pouvoir roder mon spectacle au moins une fois devant public avant de le présenter officiellement à Montréal dans un festival d’envergure. Je préfère qu’on se donne une chance de voir où on s’en va. La pression n’est pas la même, pas nécessairement celle des autres, mais celle que je me donne à moi-même.

  1. Comment décrirais-tu Some Hope for the Bastards?

C’est une production avec beaucoup de monde. J’essaie de travailler en collaboration avec les danseurs et plus ils sont nombreux, plus ça fait des conversations intéressantes. C’est un spectacle très musical, autant par la musique elle-même que dans l’écriture chorégraphique. Le tout a une assez grosse charge énergétique et n’a pas la prétention d’en mettre plein la vue. Je préfère aller dans l’énergie, la tension qui ronge de l’intérieur, plutôt que le spectaculaire.

  1. Tu dis que tu travailles beaucoup avec tes danseurs, comment abordes-tu cette collectivité dans la création?

Il n’y a rien qui existe sans les danseurs. Avec eux, la création est faite sur le coup, en répétition. Mais ils sont nombreux, alors cela me met plus de pression de directions sur les épaules que d’habitude. Il faut que mes directives soient claires afin que le public puisse bien recevoir et interpréter ce qui lui est présenté.

  1. Qu’en est-il de la création musicale?

Il y a quand même une bonne différence entre les deux. Philippe (Brault) peut travailler seul chez lui, avancer de son côté et ensuite arriver avec des propositions. Il fait des pistes de recherche, qu’il travaille ensuite avec José Major, le batteur. Nous sommes justement rendus à rassembler le tout, avec la technique et l’éclairage. Cela nous donnera l’occasion de jouer ensemble, ce que nous n’avons jamais fait. Le travail musical deviendra donc plus collectif, mais la direction principale reste celle de Philippe (Brault).

  1. La distribution est incroyable! Comment s’est faite la sélection?

Il y a des gens qui font partis de la bande depuis longtemps, je les considère comme ma famille artistique. Il y a aussi des nouveaux. C’est important pour moi qu’il y ait un échange artistique intéressant, autant de mon côté que du leur, pour que tout le monde retire quelque chose du travail. La majorité des danseurs sont également chorégraphes, ce qui donne des conversations complexes. Je choisis des gens avec qui cette conversation ne sera jamais terminée, avec qui le produit fini n’existe pas et où il y a un échange possible. Ils sont plus qu’exécutants, même s’il y a quand même des qualités inhérentes au travail. Ça prend des gens athlétiques, généreux, avec une belle polyvalence.

  1. Tes spectacles évoquent une théâtralité différente de ce qu’on voit habituellement en danse. Comment expliques-tu cela?

J’ai une compréhension particulièrement complexe de la théâtralité. Par chance, il y a Francis Ducharme, qui est avec moi depuis longtemps, qui m’aide à comprendre. Il est comédien d’abord et il a des réflexes bien entrainés d’acteur. J’essaie d’aller dans la simplicité de la théâtralité ; ne pas en ajouter, mais plutôt reconnaître sa présence pour mieux la maîtriser. Je ne cherche pas à expliquer théâtralement, mais bien comprendre le potentiel du jeu. En fait, je veux faire de l’anti-jeu ; être théâtral, mais sans jouer.

  1. En quoi Some Hope for the Bastards se démarque-t-il de ce que tu as fait dans le passé?

Ça évolue constamment et chaque pièce se trouve à être la réponse de l’autre. J’essaie de faire une suite de segments qui réussiront à se nourrir les uns les autres, de jouer avec une nouvelle manière d’écrire. J’avais envie que la musique soit ultra reliée au travail. Il s’agit de mon spectacle le plus assumé dans une rythmique musical. C’est vraiment une étude sur la pulsation. Puis, c’est le retour de la batterie sur la scène. Il n’y en avait pas eu depuis Gravel works et j’avoue que ça me manquait!

  1. Est-ce qu’il y aura d’autres instruments sur scène?

C’est encore en création, mais oui, de la guitare, c’est certain. Ça sera à saveur très électro, avec un peu de chanson. J’ai beaucoup écouté la musique de Suuns, un groupe montréalais, et de Moderat. Ça m’a aidé à démarrer. Je voulais une musique avec une pulsation et une mélodie un peu abstraite ; de la veine de l’énergie, de la texture, des nuances. Je travaille en couche, en superposition musicale, avec l’omniprésence de la trame énergétique au lieu de la trame narrative d’une chanson. Par contre, je ne veux pas seulement rester sur un « frame », partir le beatbox et faire un spectacle d’une heure et demi. Le but est de trouver les contrastes rythmiques dont on a besoin pour faire du sens.

  1. Comment vois-tu la réception du public?

C’est présenté dans une grande salle. Le Monument National doit avoir une jauge de 700 ou 800 personnes, avec le balcon. J’essaie, je ne sais pas si je vais y arriver, de lancer une invitation ; que le public voit ce qu’être un danseur représente. Le but étant de laisser le spectacle se plonger dans l’œuvre au lieu de vouloir tout contrôler en présentant un produit fini, réglé au quart de tour et qui « garoche ». Je voulais organiser la désorganisation, pour qu’il se passe quelque chose. J’essaie d’inviter le spectateur à entrer dans l’univers du danseur pour que ça se rapproche plus d’une expérience que d’un spectacle-cinéma.

  1. Qui est donc le Bastard du titre?

Ah! C’est tout le monde. C’est moi. Nous. En fait, je préfère nous à moi. C’est ma vision du nous. Je vais essayer d’expliquer ça clairement et rapidement : Je cherchais un titre sur cette pièce-là que je suis en train de sortir. Ce que je fais n’est pas sombre, mais la manière dont je vois les choses l’est. Et dans l’état présent du monde, ce n’était pas cette pièce-là qui allait vraiment changer les choses. J’avais de la difficulté à situer mon art. Je suis assez engagée dans la réflexion sociale. J’ai trouvé que ce qui m’intéressait dans l’art n’était pas nécessairement d’aller adresser des préoccupations sociales ou des messages très clairs. Je commençais à me demander à quoi servait ce que je faisais. J’ai réalisé que ça servait seulement à donner un tout petit peu d’espoir à des gens qui peuvent encore changer des choses. Ces trous de cul, nous, qui peuvent encore faire quelque chose. C’était un constat très pessimiste. J’ai baptisé ces personnes-là : des bastards. Ces gens qui auraient le pouvoir de créer des changements, mais qui ne savent pas du tout comment. En fait, ils ont perdu le moyen par plein de système d’obéissance en place, de système où l’on se sent impuissant, de système démocratique qui n’en est pas vraiment un. Les leviers dont nous avons besoin pour faire bouger les choses sont absents ou difficiles à comprendre, à connaître. On sent que c’est de notre faute, que l’on devrait être les personnes qui savent quoi faire (parce qu’on est éduqué, qu’on a du temps), mais on ne le sait pas du tout. On devrait être la personne avec les solutions, mais on fait face à un sentiment d’impuissance. Les bastards, c’est tout ça. Le titre existe pour ça, mais ça peut aussi vouloir dire beaucoup d’autres choses. Ça ouvre des questions et c’est aussi à ça que ça sert, un titre.

  1. Et qu’est-ce que l’avenir réserve à Frédérick Gravel? Quels sont tes projets futurs?

C’est plus concret déjà! (rire) Il y a pas mal d’affaires! Je suis occupé! Je fais un spectacle avec Pierre Lapointe dans le cadre des Francofolies, juste après le FTA. C’est du 14 au 17 juin à la Maison Symphonique de Montréal. C’est un spectacle d’envergure avec Étienne Lepage, Sophie Cadieux, Alexandre Péloquin, l’organisme Jean-Willy Kunz et la designer industrielle Matali Crasset. (billets encore disponibles ici ) Ça va m’occuper!

Il y a également mon duo This duet that we’ve already done (so many times) avec Brianna Lombardo qui tourne encore. Nous le présentons en Allemagne juste avant le FTA, puis nous le reprenons cet automne. Tout se pète la gueule, chérie, le spectacle que j’ai créé au FTA en 2010, est aussi joué hors Québec pendant l’automne. Les spectacles d’Étienne (Lepage) tournent encore aussi! Nous allons jouer au Fringe d’Édimbourg, qui est un peu comme le festival Avignon du théâtre anglophone. Il y a une catégorie pour les spectacles canadiens et nous présentons Ainsi parlait pendant tout le mois d’août. La logique du pire est présenté à Paris en octobre. Beaucoup de reprises de spectacles à l’international.

J’ai aussi envie de faire une mise en scène « best off » avec un groupe de musique existant. Créer à partir du matériel musical d’un ou d’une auteur(e) compositeur(trice) interprète et en faire un spectacle, au lieu de leur demander de faire de la musique sur une de mes créations. Ça serait un événement concert. Ça me tente de me plonger là-dedans dans les prochaines années!

C’est clair que je veux faire un autre projet avec Étienne (Lepage). Nous sommes déjà en train d’essayer de partir quelque chose. Nous ne savons pas trop encore ce qu’il va se passer!

Si tu veux savoir ce que j’ai envie de créer après tout ça, c’est simple, j’ai envie de créer un solo. Je ne sais pas encore si ce sera un monologue ou un solo dansé exclusivement, ou si ce sera les deux, ou même si ce sera deux spectacles séparés. Tout est ouvert. J’ai envie d’écrire un peu, mais chaque fois que je dis que je vais écrire, je ne le fais pas.  C’est beaucoup de travail. Puis après, j’arrive en studio, je me mets à bouger, c’est naturel. Plus intégré si on veut. Je pars et j’y vais et je sais comment faire. Quand je me mets à écrire, je m’enfarge partout! Mais je vais le faire quand même! Il faut! Mais je veux aussi faire un solo dansé. En ce moment, ça va, j’ai 38 ans, je suis encore capable de danser dans mes spectacles. Sauf Some Hope for the Bastards, je trouve que je dirige assez de personnes comme ça! Je sens que je suis quelque part physiquement, sans dire que je vieillis et que je veux marquer le coup. Depuis le temps que je danse dans mes créations, je commence enfin à savoir danser. Ça a pris du temps, alors on va en profiter! Je devrais y arriver!

C’est ainsi que s’est terminé notre entretien. Frédérick devait justement se rendre à une répétition de son spectacle! Il reste encore quelques billets pour les 2 représentations de Some Hope for the Bastards présenté le 1er et 2 juin prochain au FTA.

Danse
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Galerie photo : Francofolies 2016

Les FancoFolies 2016 se sont conclues samedi le 18 juin. Vendredi, le 17 juin, notre photographe Renaud Vinet-Houle s’est organisé toute une soirée de couverture afin de profiter au maximum du festival. Retour sur toute une soirée musicale francophone!

Il a débuté avec Philippe Brach sur le scène Ford à 20h, où le chanteur offrait à la foule son folk lubrique et les textes corrosifs de son second album Portraits de famine. La soirée se poursuivait sur la scène Bell avec Galaxie accompagné de Marie-Pierre Arthur.  Le groupe de l’année au Gala de l’ADISQ en 2015 s’est joint à la chanteuse pour créer un super groupe de rock québécois. Finalement, le tout s’est terminé au Métropolis où Karim Ouellet présentait son petit dernier Trente précédé de Claude Bégin en première partie.

 

Musique
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Galerie photo : Ariane Moffatt aux Francofolies

Hier soir, Ariane Moffatt offrait un spectacle à grand déploiement sur la scène Bell des Francofolies de Montréal. La chanteuse avait lancé un appel à toute la communauté LGBT sur sa page Facebook  la veille à la suite des événements tragiques de dimanche dernier à Orlando. Elle invitait « au rassemblement des personnes de toutes les minorités afin de de créer une seule et même majorité qui s’oppose à la haine de la différence.» L’auteure-compositrice et interprète est apparue sur scène enveloppée dans le drapeau arc-en-ciel et a dédié un vibrant hommage aux victimes.

Il s’agit du premier spectacle de la tournée estivale de l’artiste et elle a gâtée ses fans avec ses meilleurs succès et quelques morceaux de son dernier album 22h22. À voir un peu partout cet été!

Musique
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Savez-vous qui…

Montréal en Histoires est fier de vous partager des petits trésors d’archive. Découvrez chaque semaine sur le blogue de La Vitrine des événements et personnages qui ont fait l’histoire de Montréal.

Francofolies

Savez-vous quels artistes ont inauguré la première édition des FrancoFolies de Montréal ?

Fondées par Jean-Louis Foulquier, Alain Simard et Guy Latraverse, les premières FrancoFolies ont lieu entre le 7 et le 16 septembre 1989 au Spectrum de Montréal. Le festival, qui s’inspire de celui de La Rochelle en France, célèbre la chanson francophone internationale avec plusieurs grands noms d’ici et d’ailleurs (Michel Rivard, Louise Forestier, Véronique Sanson et d’autres). La programmation présente aussi des jumelages d’artistes fort appréciés du public qui deviendront une spécialité du festival. Aujourd’hui, les FrancoFolies de Montréal jouissent d’une réputation internationale et constituent une fête incontournable pour les Montréalais et les touristes.

Crédit: Yves Archambault, FrancoFolies de Montréal

Musique

Musique, soleil et des baleines

Écrit par Stéphanie Boulay du duo musical Les soeurs Boulay

Tadoussac. Premier vrai festival de l’été. Quand je dis vrai je veux dire, quand on retourne pas coucher à’ maison. Parce que dans la même semaine y avait eu les Francofolies de Montréal aussi. Fuck. Le pub Molson M rempli, un après-orage écœurant, même un brin de soleil. On était tellement nerveuses, juste parce que c’était les FRANCOS en grosses lettres brillantes, que je pensais que je serais pas capable. Finalement, j’ai tenu deboutte pis ma sœur itoo, même que je dirais que c’était pas pire. Après le show, j’ai jusqu’à eu une demande en mariage par un anglo en bedaine qui m’a donné la bague de son arrière-grand-mère même si je voulais rien savoir. La sécurité l’a kické out. Bref, pour revenir à Tadou. Ça a mal commencé, on a manqué notre bus Klô Pelgag pis moi parce qu’on parlait de pêche avec trois messieurs ben excités par ma belle canne neuve (en spécial 29,99 chez Canadian Tire). Le gars des autobus nous a chicanées. Finalement y en avait un autre bus gros nono. On allait là pour quatre jours d’écriture intense avec Xavier Lacouture, suivis de trois jours de shows. C’était mongol. On a vécu dans un gros ralenti pendant une semaine. Sérieux ça faisait longtemps que j’avais pas été relaxe de même. En plus l’atelier c’est pas des balivernes, ça débloque vraiment des affaires. T’écris des trucs en quarante-cinq minutes que tu pensais jamais pouvoir écrire de ta sainte vie. Pis en plus j’ai vu genre cent baleines en croisière dont une maman avec son bébé pis une à bosses qui montrait sa queue en plongeant pis qui s’appelait Blanche-Neige (y a un enfant qui arrêtait pas de crier « Allez Blanche-Neige montre-nous ta queue! » Pis son ami l’obstinait que la baleine comprenait rien pis lui y insistait que oui, qu’elle « comprenait le français ». Tordant.). Non, j’ai pas eu le temps d’aller pêcher. Pis sinon pour les shows ben c’était cool, à part qu’on était tellement fatiguées que nos voix pis nos cœurs ont pété en morceaux. C’est la vie.

P. S. : La dernière photo au cas où t’as zéro imagination c’est une main de squelette en nuage. Come on.

Baleine à Tadoussac

Les soeurs Boulay en plein soleil de Tadou

Le ciel ou la main de squelette en nuage

Musique
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Les soeurs Boulay

Tous les articles des soeurs Boulay ici.

Chaque mois, dans sa rubrique « Artistes à la trace », le Lèche-Vitrine suit un artiste dans la planification ou la réalisation de son œuvre, qui vient partager des moments privilégiés et en toute intimité avec les lecteurs. L’instant de quelques billets, l’artiste ou le collectif artistique partage des confidences, des réflexions, des photos et des vidéos personnelles, invitant les lecteurs à découvrir leur univers de création.

Ce mois-ci : l’ascension des sœurs Boulay

Mélanie Boulay a 22 ans.
Stéphanie Boulay en a 25.
Elles forment ensemble, Les sœurs Boulay

Depuis quelques temps, les deux artistes font le tour des médias, enchaînant entrevue après entrevue, le nom de leur tandem apparaissant dans quelques titres de grands quotidiens. Unissant leur voix harmonieusement sur les sons d’une guitare et d’un ukulélé, les deux jeunes gaspésiennes vivent maintenant dans la grande métropole pour réaliser leur rêve : propager leur musique, un nouveau souffle pour le country-folk francophone!

Leurs premiers pas

Si nous omettons le fait qu’elles chantent depuis leur tendre jeunesse, le grand tournant s’effectua le 1er mai 2012. Effectivement, l’épatant duo d’auteures-compositrices-interprètes remporta la grande finale des Francouvertes. Depuis, elles ont offert un concert aux FrancoFolies, au Folk sur le Canal, au Festival dela Chanson de Tadoussac. Aussi, nous avons pu les apercevoir « débouler » dans le magazine Châtelaine, et en date d’hier, nous apprenions qu’elles participeraient à la prochaine édition du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue.

Les sœurs Boulay sont dans le vent! Durant les prochaines semaines, nous aurons la chance de suivre à la trace l’excitante aventure de ce duo musical dans la préparation de leurs prochains concerts et du ZOOFEST!

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Musique

Gaufres et effluves estivales

Gaufres et effluves estivales (lire : hot-dogs!) planaient allégrement au Métropolis le mardi 22 mai dernier à l’occasion de la conférence de presse du dévoilement de la programmation des 24e FrancoFolies de Montréal. Les organisateurs de ces folies francophiles ont programmé, comme chaque année, un lot d’artistes d’ici et de toute la francophonie pour égayer ce bien joli (mais intense) printemps.

Pendant quatre ans, j’ai été rédactrice au Festival International de Jazz de Montréal et aux FrancoFolies de Montréal. Pour la première fois depuis un bail, je me retrouve de l’autre côté de la salle de presse. Pour la première fois depuis trop longtemps, je profiterai des événements en simple mortelle. Pour la première fois, enfin, j’aurai du temps (tout plein de temps!) pour aller voir un max de shows, « dewors » comme dedans, histoire de faire le plein de mu-si-que!

Je profite de ces quelques lignes pour vous faire part de ce que j’ai l’intention d’aller voir entre le 7 et le 16 juin prochain dans notre belle métropole. Désormais coup d’envoi officieux de l’été, les Francos proposent encore une fois cette année une flopée de nouveaux venus, des vieux de la vieille, des bizarretés, des valeurs sûres, des émergents… J’ai TELLEMENT hâte, si vous saviez. Excitée comme une gamine devant un rack à bonbons. J’vous l’jure.

Donc voilà, je vous mets mon horaire juste comme ça, ça vous dit?

Ouais. P’t’être pas une bonne idée : y’en a trop! Je vais vous présenter ça autrement alors… Par série? Par heure? Par préférence? Allons-y simplement : par jour!

7 JUIN

Come on, c’est le show d’ouverture, et puis vous voulez surtout pas manquer Les Revenants (dès 18 h, Sainte-Catherine/Jeanne-Mance), même si c’est clair que Pierre Lapointe va leur voler la vedette!

8 JUIN

On ne peut passer outre les grandes gagnantes des Francouvertes cette année, Les Sœurs Boulay (17 h, Pub urbain), ni à côté de leur folk intimiste minimaliste. Après, on va entendre Klô Pelgag (17 h, Espace vert), dont on m’a dit beaucoup beaucoup de bien, mais que j’avoue ne pas avoir écoutée encore… Je me garde la surprise, et ça m’intrigue ! Le temps d’aller souper et hop! direction Théâtre Maisonneuve pour la belle et étonnante et sublime et wow Catherine Major (20 h), mais si on préfère rocker, on peut passer par le parc des Festivals se faire brasser la cage par les petits gars de Gazoline (20 h), qui ont bien failli remporter les Francouvertes et qui ont de l’énergie — et du culot — à revendre. Petit vendredi, donc, mais du côté de Sainte-Catherine et Jeanne-Mance, juste avant de rentrer se coucher, il y a toujours Hôtel Morphée (23 h), avec ses nombreuses et superbes cordes et la voix extraordinaire de Laurence Nerbonne.

9 JUIN

C’est samedi! On s’arrête d’abord au Pub urbain à 17 h pour entendre Karim Ouellet, sacré Révélation 2012-2013 par Radio-Canada avant d’aller faire un tour par la pop rétro coquine de Grenadine (18 h, parc des Festivals). À 19 h, on a le choix : Amylie (place des Festivals) ou Kevin Parent (Pub urbain); la première est aussi rafraîchissante que le deuxième est sexy… Enfin, Fanny Bloom (20 h, parc des Festivals) en séduira plus d’un avec ses attraits d’Apprentie guerrière assumée et Galaxie (23 h, Sainte-Catherine/Jeanne-Mance) fera succomber — pour ne pas dire : se pamer — les autres au cœur des Nuits rock.

10 JUIN

Aujourd’hui, trois shows auxquels j’ai hâte : Ariane Moffatt (21 h, Métropolis), qui viendra nous parler de la pluie et du beau temps, le Sagot de Karkwa dans son projet solo (22 h, esplanade de la Place des Arts) et les vlimeux de Canailles (23 h, Sainte-Catherine/Jeanne-Mance) armés de leur maskin’ tape.

11 JUIN

Lundi, on se la coule douce, et on opte pour une Lisa Leblanc (19 h, place des Festivals) ou un Jérome Minière (19 h, Pub urbain), tout dépendant si aujourd’hui notre vie c’est de la m***** ou si on a passé la journée à faire des pieds et des mains dans l’indifférence des autres.

12 JUIN

Après la journée de boulot, pourquoi ne pas aller tâter de Francis Faubert (17 h, Espace vert) et de Thierry Bruyère (18 h, parc des Festivals), tous deux des dernières Francouvertes? Mais il ne faut surtout pas manquer Philippe B et son Quatuor Molinari (19 h, Club Soda), qui joueront l’intégrale des Variations fantômes.

13 JUIN

Beau mercredi soir en perspective! Il s’élance avec Marie-Pierre Arthur (19 h, Club Soda), dont le 2e album n’a rien à envier à personne, pour se balader ensuite par la place des Festivals où ZE grand Charlebois (21 h) sera tout écartillé, oui oui, nul autre que lui, et il chantera TOUS ses succès sans exception. Mais non. Pas tous. Mais presque. On l’espère, en tout cas!

14 JUIN

Le week-end s’en vient, la semaine s’est bien déroulée, ce soir, on se gâte! On s’invite aux Rendez-vous pros des Francos pour aller faire un peu de tapage au showcase de Canailles et Fanny Bloom (17 h, Pub urbain), pis après on n’a même pas besoin de se déplacer pour recevoir du Yves Jamait (19 h) en pleine gueule! C’est un peu dommage d’avoir booké Radio Radio (21 h, Métropolis) et Plume (21 h, place des Festivals) en même temps… Mais on va faire tout ce qu’on peut pour danser un peu avec les deux!

15 JUIN

L’an dernier, j’ai trippé sur ce que propose N’Gabo (17 h, Pub urbain)… À redécouvrir, donc! Simon Kingsbury (18 h, parc des Festivals), un autre ami des Francouvertes, donne un pas pire show, et Loco Locass (21 h, place des Festivals), que dire de Loco Locass… Méchant party en perspective, avec ben du carré rouge en vue pis une toune en particulier en boucle!

16 JUIN

J’ai découvert Violett Pi (20 h, parc des Festivals) grâce à la liste de Noël de Poulet Neige et c’est pas pire pantoute! Sinon, y’a la belle Zaz (21 h, Métropolis) qui revient nous voir cette année, après avoir charmé pas mal de monde avec son tube Je veux dans la Tente en 2010. Malajube (21 h, place des Festivals) sera de la partie pour clore cette 24e édition des Francos, pas de doute que ce sera ben bon, et pis si on n’est pas trop brûlé après cette semaine de marathon musical, Les Dales Hawerchuk (23 h, Sainte-Catherine/Jeanne-Mance) nous reçoivent juste à côté, et puis anyway c’est sur la route pour se rendre au Shag, le bar éphémère des Francos, où les trois gourous de la prog. vont nous faire danser toute la nuit aux platines…

OUF!

Je sais pas vous, mais à me relire, je suis fatiguée, épuisée d’avance, et pis c’est même pas commencé! Mais j’ai TELLEMENT hâte! Chaque année, les Francos sont une occasion en or de découvrir quantité d’artistes qu’on n’aurait jamais entendus auparavant… Cette liste est bien sommaire et, par expérience, je sais très bien que vais tellement y déroger allégrement! Je me promets des découvertes parmi tous les autres musiciens, chanteurs, auteurs-compositeurs-interprètes que je ne connais pas encore. Et je vous invite à faire de même : promenez-vous au hasard de vos oreilles, soyez ouverts, laissez entrer la musique, allez à sa rencontre. Y’a pas plus beau début d’été!

Musique
Éli et Papillon | Crédits photo : Florence Mennessier

Francos rendez-vous

L’édition 2012 des FrancoFolies de Montréal sera mémorable. Une fois de plus, la programmation ratisse large avec plusieurs valeurs sûres et quelques recrues. Cinq rendez-vous à ne pas manquer.

Je me fais un devoir (et un plaisir) de parler d’artistes de la relève autant que possible dans mes chroniques. Je n’ai absolument rien contre Robert Charlebois, au contraire, mais en toute honnêteté, il n’a pas besoin de moi pour promouvoir sa carrière.

En regardant attentivement la programmation des Francos, cinq spectacles ont attiré mon attention. Exercice masochiste s’il en est un puisque je ne pourrai malheureusement assister à ces concerts car je serai dans « les Europes » pratiquement tout le mois de juin. Qu’à cela ne tienne, à vos agendas!

Vendredi 8 juin, 18 h Scène SiriusXM

Éli et Papillon

Nouveau duo sur la scène locale, Éli et Papillon (ou si vous préférez, Élise Larouche et Marc Papillon-Ferland) a lancé son premier album le mois dernier. Il est multi-instrumentiste, elle chante avec mélancolie et justesse ses textes teintés d’amour, de rupture et d’espoir. Superbe façon de débuter un weekend.

Samedi 9 juin, 23 h Scène Ford

Galaxie

Facilement dans le top 3 des guitaristes au Québec, Olivier Langevin (et sa bande) a joué et rejoué chaque note de Tigre et Diesel dans tous les coins du Québec. Galaxie décoiffera les amateurs de rock mélodique qui graffigne. Alerte aux acouphènes. Les Nuits Rock Ford auront rarement si bien porté leur nom.

Mardi 12 juin, 17 h Pub Urbain Molson M

Chloé Lacasse et Jipé Dalpé

Auteur-compositeur-interprète, Jipé est un collaborateur de longue date de Vincent Vallières et d’Éloi Painchaud. Auteure-compositrice-interprète, Chloé fait partie d’une solide armada de nouvelles venues dans notre univers musical. Elle saura vous attirer dans ses filets. L’heure du spectacle n’est pas super mais ça vaut définitivement la peine de « 5 à 7er » en leur compagnie.

Mardi 12 juin, 19 h 30 à L’Astral

Salomé Leclerc et L

À quelques pas de là, l’Astral présente Salomé Leclerc et L. Cette dernière est la lauréate 2011 du Prix Félix-Leclerc du côté français, alors que Salomé est en nomination pour ce même prix cette année. Des voix et des textes qui sauront charmer et ensorceler les chanceux qui seront sur place. Malgré un seul album à son actif, il s’agira déjà d’une quatrième présence aux Francos pour Salomé.

Samedi 16 juin, 18 h Scène SiriusXM

Porcelaine

Forte d’un premier album encore tout chaud dans les bacs, la formation mise sur de superbes harmonies ainsi que sur…une flutiste de grand talent! C’est organique, un peu « années 70 » au niveau de l’esprit et ça ne ressemble à rien de ce qui passe à la radio commerciale. Beau collectif qui vaut le détour.

Ces artistes méritent d’être écoutés. Il s’agit de notre futur musical après tout. Bravo à l’équipe des Francos pour une si belle programmation. Enfourchez votre Bixi et pédalez vers le centre-ville faire le plein de beau et de bon! Pour ma part, laissez un message numérique ou vocal après le bip…

Ainsi soit-il.

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