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Francofolies

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Galerie photo : Francofolies 2016

Les FancoFolies 2016 se sont conclues samedi le 18 juin. Vendredi, le 17 juin, notre photographe Renaud Vinet-Houle s’est organisé toute une soirée de couverture afin de profiter au maximum du festival. Retour sur toute une soirée musicale francophone!

Il a débuté avec Philippe Brach sur le scène Ford à 20h, où le chanteur offrait à la foule son folk lubrique et les textes corrosifs de son second album Portraits de famine. La soirée se poursuivait sur la scène Bell avec Galaxie accompagné de Marie-Pierre Arthur.  Le groupe de l’année au Gala de l’ADISQ en 2015 s’est joint à la chanteuse pour créer un super groupe de rock québécois. Finalement, le tout s’est terminé au Métropolis où Karim Ouellet présentait son petit dernier Trente précédé de Claude Bégin en première partie.

 

Musique
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Galerie photo : Ariane Moffatt aux Francofolies

Hier soir, Ariane Moffatt offrait un spectacle à grand déploiement sur la scène Bell des Francofolies de Montréal. La chanteuse avait lancé un appel à toute la communauté LGBT sur sa page Facebook  la veille à la suite des événements tragiques de dimanche dernier à Orlando. Elle invitait « au rassemblement des personnes de toutes les minorités afin de de créer une seule et même majorité qui s’oppose à la haine de la différence.» L’auteure-compositrice et interprète est apparue sur scène enveloppée dans le drapeau arc-en-ciel et a dédié un vibrant hommage aux victimes.

Il s’agit du premier spectacle de la tournée estivale de l’artiste et elle a gâtée ses fans avec ses meilleurs succès et quelques morceaux de son dernier album 22h22. À voir un peu partout cet été!

Musique
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Savez-vous qui…

Montréal en Histoires est fier de vous partager des petits trésors d’archive. Découvrez chaque semaine sur le blogue de La Vitrine des événements et personnages qui ont fait l’histoire de Montréal.

Francofolies

Savez-vous quels artistes ont inauguré la première édition des FrancoFolies de Montréal ?

Fondées par Jean-Louis Foulquier, Alain Simard et Guy Latraverse, les premières FrancoFolies ont lieu entre le 7 et le 16 septembre 1989 au Spectrum de Montréal. Le festival, qui s’inspire de celui de La Rochelle en France, célèbre la chanson francophone internationale avec plusieurs grands noms d’ici et d’ailleurs (Michel Rivard, Louise Forestier, Véronique Sanson et d’autres). La programmation présente aussi des jumelages d’artistes fort appréciés du public qui deviendront une spécialité du festival. Aujourd’hui, les FrancoFolies de Montréal jouissent d’une réputation internationale et constituent une fête incontournable pour les Montréalais et les touristes.

Crédit: Yves Archambault, FrancoFolies de Montréal

Musique

Musique, soleil et des baleines

Écrit par Stéphanie Boulay du duo musical Les soeurs Boulay

Tadoussac. Premier vrai festival de l’été. Quand je dis vrai je veux dire, quand on retourne pas coucher à’ maison. Parce que dans la même semaine y avait eu les Francofolies de Montréal aussi. Fuck. Le pub Molson M rempli, un après-orage écœurant, même un brin de soleil. On était tellement nerveuses, juste parce que c’était les FRANCOS en grosses lettres brillantes, que je pensais que je serais pas capable. Finalement, j’ai tenu deboutte pis ma sœur itoo, même que je dirais que c’était pas pire. Après le show, j’ai jusqu’à eu une demande en mariage par un anglo en bedaine qui m’a donné la bague de son arrière-grand-mère même si je voulais rien savoir. La sécurité l’a kické out. Bref, pour revenir à Tadou. Ça a mal commencé, on a manqué notre bus Klô Pelgag pis moi parce qu’on parlait de pêche avec trois messieurs ben excités par ma belle canne neuve (en spécial 29,99 chez Canadian Tire). Le gars des autobus nous a chicanées. Finalement y en avait un autre bus gros nono. On allait là pour quatre jours d’écriture intense avec Xavier Lacouture, suivis de trois jours de shows. C’était mongol. On a vécu dans un gros ralenti pendant une semaine. Sérieux ça faisait longtemps que j’avais pas été relaxe de même. En plus l’atelier c’est pas des balivernes, ça débloque vraiment des affaires. T’écris des trucs en quarante-cinq minutes que tu pensais jamais pouvoir écrire de ta sainte vie. Pis en plus j’ai vu genre cent baleines en croisière dont une maman avec son bébé pis une à bosses qui montrait sa queue en plongeant pis qui s’appelait Blanche-Neige (y a un enfant qui arrêtait pas de crier « Allez Blanche-Neige montre-nous ta queue! » Pis son ami l’obstinait que la baleine comprenait rien pis lui y insistait que oui, qu’elle « comprenait le français ». Tordant.). Non, j’ai pas eu le temps d’aller pêcher. Pis sinon pour les shows ben c’était cool, à part qu’on était tellement fatiguées que nos voix pis nos cœurs ont pété en morceaux. C’est la vie.

P. S. : La dernière photo au cas où t’as zéro imagination c’est une main de squelette en nuage. Come on.

Baleine à Tadoussac

Les soeurs Boulay en plein soleil de Tadou

Le ciel ou la main de squelette en nuage

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Les soeurs Boulay

Tous les articles des soeurs Boulay ici.

Chaque mois, dans sa rubrique « Artistes à la trace », le Lèche-Vitrine suit un artiste dans la planification ou la réalisation de son œuvre, qui vient partager des moments privilégiés et en toute intimité avec les lecteurs. L’instant de quelques billets, l’artiste ou le collectif artistique partage des confidences, des réflexions, des photos et des vidéos personnelles, invitant les lecteurs à découvrir leur univers de création.

Ce mois-ci : l’ascension des sœurs Boulay

Mélanie Boulay a 22 ans.
Stéphanie Boulay en a 25.
Elles forment ensemble, Les sœurs Boulay

Depuis quelques temps, les deux artistes font le tour des médias, enchaînant entrevue après entrevue, le nom de leur tandem apparaissant dans quelques titres de grands quotidiens. Unissant leur voix harmonieusement sur les sons d’une guitare et d’un ukulélé, les deux jeunes gaspésiennes vivent maintenant dans la grande métropole pour réaliser leur rêve : propager leur musique, un nouveau souffle pour le country-folk francophone!

Leurs premiers pas

Si nous omettons le fait qu’elles chantent depuis leur tendre jeunesse, le grand tournant s’effectua le 1er mai 2012. Effectivement, l’épatant duo d’auteures-compositrices-interprètes remporta la grande finale des Francouvertes. Depuis, elles ont offert un concert aux FrancoFolies, au Folk sur le Canal, au Festival dela Chanson de Tadoussac. Aussi, nous avons pu les apercevoir « débouler » dans le magazine Châtelaine, et en date d’hier, nous apprenions qu’elles participeraient à la prochaine édition du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue.

Les sœurs Boulay sont dans le vent! Durant les prochaines semaines, nous aurons la chance de suivre à la trace l’excitante aventure de ce duo musical dans la préparation de leurs prochains concerts et du ZOOFEST!

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Musique

Gaufres et effluves estivales

Gaufres et effluves estivales (lire : hot-dogs!) planaient allégrement au Métropolis le mardi 22 mai dernier à l’occasion de la conférence de presse du dévoilement de la programmation des 24e FrancoFolies de Montréal. Les organisateurs de ces folies francophiles ont programmé, comme chaque année, un lot d’artistes d’ici et de toute la francophonie pour égayer ce bien joli (mais intense) printemps.

Pendant quatre ans, j’ai été rédactrice au Festival International de Jazz de Montréal et aux FrancoFolies de Montréal. Pour la première fois depuis un bail, je me retrouve de l’autre côté de la salle de presse. Pour la première fois depuis trop longtemps, je profiterai des événements en simple mortelle. Pour la première fois, enfin, j’aurai du temps (tout plein de temps!) pour aller voir un max de shows, « dewors » comme dedans, histoire de faire le plein de mu-si-que!

Je profite de ces quelques lignes pour vous faire part de ce que j’ai l’intention d’aller voir entre le 7 et le 16 juin prochain dans notre belle métropole. Désormais coup d’envoi officieux de l’été, les Francos proposent encore une fois cette année une flopée de nouveaux venus, des vieux de la vieille, des bizarretés, des valeurs sûres, des émergents… J’ai TELLEMENT hâte, si vous saviez. Excitée comme une gamine devant un rack à bonbons. J’vous l’jure.

Donc voilà, je vous mets mon horaire juste comme ça, ça vous dit?

Ouais. P’t’être pas une bonne idée : y’en a trop! Je vais vous présenter ça autrement alors… Par série? Par heure? Par préférence? Allons-y simplement : par jour!

7 JUIN

Come on, c’est le show d’ouverture, et puis vous voulez surtout pas manquer Les Revenants (dès 18 h, Sainte-Catherine/Jeanne-Mance), même si c’est clair que Pierre Lapointe va leur voler la vedette!

8 JUIN

On ne peut passer outre les grandes gagnantes des Francouvertes cette année, Les Sœurs Boulay (17 h, Pub urbain), ni à côté de leur folk intimiste minimaliste. Après, on va entendre Klô Pelgag (17 h, Espace vert), dont on m’a dit beaucoup beaucoup de bien, mais que j’avoue ne pas avoir écoutée encore… Je me garde la surprise, et ça m’intrigue ! Le temps d’aller souper et hop! direction Théâtre Maisonneuve pour la belle et étonnante et sublime et wow Catherine Major (20 h), mais si on préfère rocker, on peut passer par le parc des Festivals se faire brasser la cage par les petits gars de Gazoline (20 h), qui ont bien failli remporter les Francouvertes et qui ont de l’énergie — et du culot — à revendre. Petit vendredi, donc, mais du côté de Sainte-Catherine et Jeanne-Mance, juste avant de rentrer se coucher, il y a toujours Hôtel Morphée (23 h), avec ses nombreuses et superbes cordes et la voix extraordinaire de Laurence Nerbonne.

9 JUIN

C’est samedi! On s’arrête d’abord au Pub urbain à 17 h pour entendre Karim Ouellet, sacré Révélation 2012-2013 par Radio-Canada avant d’aller faire un tour par la pop rétro coquine de Grenadine (18 h, parc des Festivals). À 19 h, on a le choix : Amylie (place des Festivals) ou Kevin Parent (Pub urbain); la première est aussi rafraîchissante que le deuxième est sexy… Enfin, Fanny Bloom (20 h, parc des Festivals) en séduira plus d’un avec ses attraits d’Apprentie guerrière assumée et Galaxie (23 h, Sainte-Catherine/Jeanne-Mance) fera succomber — pour ne pas dire : se pamer — les autres au cœur des Nuits rock.

10 JUIN

Aujourd’hui, trois shows auxquels j’ai hâte : Ariane Moffatt (21 h, Métropolis), qui viendra nous parler de la pluie et du beau temps, le Sagot de Karkwa dans son projet solo (22 h, esplanade de la Place des Arts) et les vlimeux de Canailles (23 h, Sainte-Catherine/Jeanne-Mance) armés de leur maskin’ tape.

11 JUIN

Lundi, on se la coule douce, et on opte pour une Lisa Leblanc (19 h, place des Festivals) ou un Jérome Minière (19 h, Pub urbain), tout dépendant si aujourd’hui notre vie c’est de la m***** ou si on a passé la journée à faire des pieds et des mains dans l’indifférence des autres.

12 JUIN

Après la journée de boulot, pourquoi ne pas aller tâter de Francis Faubert (17 h, Espace vert) et de Thierry Bruyère (18 h, parc des Festivals), tous deux des dernières Francouvertes? Mais il ne faut surtout pas manquer Philippe B et son Quatuor Molinari (19 h, Club Soda), qui joueront l’intégrale des Variations fantômes.

13 JUIN

Beau mercredi soir en perspective! Il s’élance avec Marie-Pierre Arthur (19 h, Club Soda), dont le 2e album n’a rien à envier à personne, pour se balader ensuite par la place des Festivals où ZE grand Charlebois (21 h) sera tout écartillé, oui oui, nul autre que lui, et il chantera TOUS ses succès sans exception. Mais non. Pas tous. Mais presque. On l’espère, en tout cas!

14 JUIN

Le week-end s’en vient, la semaine s’est bien déroulée, ce soir, on se gâte! On s’invite aux Rendez-vous pros des Francos pour aller faire un peu de tapage au showcase de Canailles et Fanny Bloom (17 h, Pub urbain), pis après on n’a même pas besoin de se déplacer pour recevoir du Yves Jamait (19 h) en pleine gueule! C’est un peu dommage d’avoir booké Radio Radio (21 h, Métropolis) et Plume (21 h, place des Festivals) en même temps… Mais on va faire tout ce qu’on peut pour danser un peu avec les deux!

15 JUIN

L’an dernier, j’ai trippé sur ce que propose N’Gabo (17 h, Pub urbain)… À redécouvrir, donc! Simon Kingsbury (18 h, parc des Festivals), un autre ami des Francouvertes, donne un pas pire show, et Loco Locass (21 h, place des Festivals), que dire de Loco Locass… Méchant party en perspective, avec ben du carré rouge en vue pis une toune en particulier en boucle!

16 JUIN

J’ai découvert Violett Pi (20 h, parc des Festivals) grâce à la liste de Noël de Poulet Neige et c’est pas pire pantoute! Sinon, y’a la belle Zaz (21 h, Métropolis) qui revient nous voir cette année, après avoir charmé pas mal de monde avec son tube Je veux dans la Tente en 2010. Malajube (21 h, place des Festivals) sera de la partie pour clore cette 24e édition des Francos, pas de doute que ce sera ben bon, et pis si on n’est pas trop brûlé après cette semaine de marathon musical, Les Dales Hawerchuk (23 h, Sainte-Catherine/Jeanne-Mance) nous reçoivent juste à côté, et puis anyway c’est sur la route pour se rendre au Shag, le bar éphémère des Francos, où les trois gourous de la prog. vont nous faire danser toute la nuit aux platines…

OUF!

Je sais pas vous, mais à me relire, je suis fatiguée, épuisée d’avance, et pis c’est même pas commencé! Mais j’ai TELLEMENT hâte! Chaque année, les Francos sont une occasion en or de découvrir quantité d’artistes qu’on n’aurait jamais entendus auparavant… Cette liste est bien sommaire et, par expérience, je sais très bien que vais tellement y déroger allégrement! Je me promets des découvertes parmi tous les autres musiciens, chanteurs, auteurs-compositeurs-interprètes que je ne connais pas encore. Et je vous invite à faire de même : promenez-vous au hasard de vos oreilles, soyez ouverts, laissez entrer la musique, allez à sa rencontre. Y’a pas plus beau début d’été!

Musique
Éli et Papillon | Crédits photo : Florence Mennessier

Francos rendez-vous

L’édition 2012 des FrancoFolies de Montréal sera mémorable. Une fois de plus, la programmation ratisse large avec plusieurs valeurs sûres et quelques recrues. Cinq rendez-vous à ne pas manquer.

Je me fais un devoir (et un plaisir) de parler d’artistes de la relève autant que possible dans mes chroniques. Je n’ai absolument rien contre Robert Charlebois, au contraire, mais en toute honnêteté, il n’a pas besoin de moi pour promouvoir sa carrière.

En regardant attentivement la programmation des Francos, cinq spectacles ont attiré mon attention. Exercice masochiste s’il en est un puisque je ne pourrai malheureusement assister à ces concerts car je serai dans « les Europes » pratiquement tout le mois de juin. Qu’à cela ne tienne, à vos agendas!

Vendredi 8 juin, 18 h Scène SiriusXM

Éli et Papillon

Nouveau duo sur la scène locale, Éli et Papillon (ou si vous préférez, Élise Larouche et Marc Papillon-Ferland) a lancé son premier album le mois dernier. Il est multi-instrumentiste, elle chante avec mélancolie et justesse ses textes teintés d’amour, de rupture et d’espoir. Superbe façon de débuter un weekend.

Samedi 9 juin, 23 h Scène Ford

Galaxie

Facilement dans le top 3 des guitaristes au Québec, Olivier Langevin (et sa bande) a joué et rejoué chaque note de Tigre et Diesel dans tous les coins du Québec. Galaxie décoiffera les amateurs de rock mélodique qui graffigne. Alerte aux acouphènes. Les Nuits Rock Ford auront rarement si bien porté leur nom.

Mardi 12 juin, 17 h Pub Urbain Molson M

Chloé Lacasse et Jipé Dalpé

Auteur-compositeur-interprète, Jipé est un collaborateur de longue date de Vincent Vallières et d’Éloi Painchaud. Auteure-compositrice-interprète, Chloé fait partie d’une solide armada de nouvelles venues dans notre univers musical. Elle saura vous attirer dans ses filets. L’heure du spectacle n’est pas super mais ça vaut définitivement la peine de « 5 à 7er » en leur compagnie.

Mardi 12 juin, 19 h 30 à L’Astral

Salomé Leclerc et L

À quelques pas de là, l’Astral présente Salomé Leclerc et L. Cette dernière est la lauréate 2011 du Prix Félix-Leclerc du côté français, alors que Salomé est en nomination pour ce même prix cette année. Des voix et des textes qui sauront charmer et ensorceler les chanceux qui seront sur place. Malgré un seul album à son actif, il s’agira déjà d’une quatrième présence aux Francos pour Salomé.

Samedi 16 juin, 18 h Scène SiriusXM

Porcelaine

Forte d’un premier album encore tout chaud dans les bacs, la formation mise sur de superbes harmonies ainsi que sur…une flutiste de grand talent! C’est organique, un peu « années 70 » au niveau de l’esprit et ça ne ressemble à rien de ce qui passe à la radio commerciale. Beau collectif qui vaut le détour.

Ces artistes méritent d’être écoutés. Il s’agit de notre futur musical après tout. Bravo à l’équipe des Francos pour une si belle programmation. Enfourchez votre Bixi et pédalez vers le centre-ville faire le plein de beau et de bon! Pour ma part, laissez un message numérique ou vocal après le bip…

Ainsi soit-il.

Musique

Lendemain de veille heureux

Avec à son actif près de 80 représentations de son spectacle, 3 vidéoclips, une tournée en Chine et en Thaïlande, un concert aux Francofolies de Spa, un stage aux Rencontres d’Astaffort et 2 nominations au Gala de l’Adisq,  Alex Nevsky foulait les planches du Cabaret du Mile-End pour le dernier concert de sa tournée De lune à l’aube, qui s’est étendue sur presque 2 ans. C’est aux charismatiques Sœurs Boulay qu’il avait confié d’ouvrir le spectacle.  

Photo Sandra Raymond

Repenser à cette soirée me rappelle le privilège que j’ai de pouvoir évoluer dans le domaine musical. Après ma journée au bureau, comme à tous les vendredis, je me rends à CIBL pour y animer la communauté Web de l’émission le 4 à 7 et y faire ma chronique nouvelles technologies. C’est toujours un bonheur pour moi de commencer la fin de semaine avec cette équipe qui me permet de faire des rencontres marquantes.

20 h arrivée au Cabaret du Mile End. Les lumières de la salle sont encore allumées et peu de gens sont présents. Je comprends assez vite que Sandra et moi sommes une heure à l’avance! Au fond, c’est tant mieux, je pourrai vivre la montée d’énergie de toute la soirée. Je regarde la scène et le décor me paraît étrange. D’immenses rectangles d’aluminium fripé couvrent le mur du fond. Petit doute… Mais, réalisant que Mat est à l’éclairage, je me rassure puisque son talent d’éclairagiste m’est bien connu.

Le public arrive enfin vers 20 h 30! Je suis alors accoudé au bar juste à côté d’Audrey Lajeunesse, la gérante d’Alex, et ça me permet donc de croiser beaucoup de monde. J’aime ça. Je vois arriver Dom Hamel et Sabrina du duo Orange Orange, Stéphanie Lavigne Charette des Francouvertes, Éli Bissonette de Dare to Care, l’équipe d’Audiogram et tiens: voici les Soeurs Boulay! Elles viennent à la rencontre de leur public juste avant de monter sur scène. Très sympa.

21 h 15, on éteint les lumières et les Soeurs Boulay se présentent. Pas évident de faire une première partie. Ce n’est pas leur public et les gens sont là pour voir Alex Nevsky. Il règne tout de même un respect et elles sont écoutées. Mais les Sœurs Boulay savent gagner un public, que ce soit par leur simple prestation, un regard ou une blague. Voici un exemple de l’humour des sœurs Boulay : « Steph et moi on a grandi en Gaspésie. Ce qui est drôle c’est que, quand on dit aux gens de Montréal qu’on vient de la Gaspésie, ils trouvent ça exotique ! Ils s’imaginent quand on était jeune on « chillait » avec des chevreuils sur le bord d’un feu avec Kevin Parent qui nous jouait des tites tounes. Ce n’est pas vrai! ».

Photo : Sandra Raymond

Entracte

L’ambiance change. L’éclairage de scène se transforme et installe le décor dans lequel Alex Nevsky va évoluer. L’excitation monte dans le public. Je constate qu’Alex sait attirer un public qui lui est fidèle, qui a soif de ses paroles et de sa musique. À mon avis, peu d’artistes y arrivent. L’alcool est bien présent dans cette soirée et la bonne humeur aussi. Ça fait du bien!

Photo Sandra Raymond

Alex Nevsky et tout son band sont maintenant sur scène et nous surprennent avec la puissance de leur première pièce. Les fans se lèvent et la soirée prend toute une autre dimension. La fête est définitivement commencée ! Ils connaissent toutes les paroles ! « On a entendu dire que vous étiez le balcon y compris plus de 700 ici donc on aurait besoin des 1 400 mains en ce moment qui applaudissent sur le rythme » Effectivement il n’y a pas de balcon au cabaret du Mile End et il n’y avait pas 700 personnes à ce spectacle. Mais c’était tout comme. Ça a été pour moi un des meilleurs spectacles que j’ai vus depuis longtemps!

Il faudra maintenant attendre le 7 juin dans le cadre des FrancoFolies de Montréal et la sortie de son prochain album pour le revoir sur scène! Comme j’ai hâte! Vous?

Musique

Où seront-elles dans 35 ans?

Mardi le 1er mai, j’ai assisté à la finale du concours les Francouvertes. Après avoir assisté aux étapes de pré-sélection et à la demi-finale, c’est sur la scène du Club Soda que se concluait l’édition 2012. Francis Faubert, les sœurs Boulay et le groupe Gazoline ont offert leur meilleure performance devant une salle pleine à craquer d’amateurs de musique et d’intervenants de l’industrie de la musique. Au total, 11 soirées (10 au Lion d’or) et 21 participants et des milliers de spectateurs ont participé à cette célébration de le musique.

Quelques jours avant de me rendre à cette finale, je tombai sur un documentaire diffusé par Télé Québec : «J ’m’en va r’viendre ». Réalisé par Sarah Fortin en 2012, on y retrouve Stephen Faulkner qui songe à raccrocher sa guitare et à tout laisser tomber, mais sa rencontre avec le jeune Carl Prévost l’incite à persévérer et à y croire encore. Des répétitions s’enchaînent et un projet de disque et de tournée fait même surface.

Ce documentaire a provoqué chez moi une réflexion par rapport au métier de promotion d’artistes que je pratique. Il faut être courageux, réussir à faire des compromis, être humble et travaillant, parfois jusqu’à l’essoufflement, pour être auteur-compositeur-interprète. Jour après jour, celui-ci rencontre son public et livre une partie de son âme et de son intimité. Plusieurs intervenants du milieu m’ont d’ailleurs souvent dit « être un artiste c’est souvent 10 % de talent et 90 % de travail ». Je lève donc mon chapeau à tous ces artistes qui nous donnent souvent sans compter.

C’est dans cet esprit que, une semaine après la finale, je me suis rendu à la rencontre des gagnantes de l’édition 2012, les sœurs Boulay, à la Casa Del Popolo rue St-Laurent. Entrevue.

Jason : Bonjour à vous, une semaine plus tard vous êtes probablement au bout de votre course aux entrevues post-Francouvertes?

Stéphanie : Non, pas encore, il nous en reste encore quelques unes…

Mélanie : J’aime ça faire des entrevues. C’est loin d’être comme aller travailler (rires), c’est toujours des bonnes discussions vec des gens. C’est agréable.

Jason : Vous venez d’où précisément, en Gaspésie?

Mélanie : de New Richmond dans la Baie des chaleurs.

Jason : Ça fait autour de 4 ans que vous êtes à Montréal?

Stéphanie : Oui à peu près. En fait ça fera 5 ans en juillet. Ça a passé tellement vite. On a habité 4 ans ensemble Mélanie et moi, et maintenant nous vivons chacune de notre côté.

Jason : Êtes-vous déménagées à Montréal pour faire de la musique?

Mélanie : De mon côté, c’était pour étudier en musique au Cégep Marie-Victorin.

Stéphanie : J’ai habité 3 ans à Drummondville pour étudier la musique aussi, au Cégep.

Mélanie : Quand je suis finalement arrivée à Montréal ça a été un gros dépaysement. Après trois mois, j’avais envie de revenir chez moi.

Jason : Votre père était-il présent à la finale des Francouvertes?

Mélanie : Oui, et il était vraiment cute! Il était en larmes et tellement content de nous voir là!

Stéphanie : C’est un exploit parce qu’il n’aime pas venir à Montréal.

Mélanie : Il est quand même très engagé dans notre carrière. J’ai fait le festival de chanson de Granby à l’automne et il est venu me voir de la Gaspésie.

Stéphanie : En Gaspésie c’est lui qui vend notre EP – extended play  (rires). Il se promène dans les dépanneurs, les pharmacies, etc. On est chanceuses qu’il s’en occupe.

Soeurs Boulay | Photo : Michel Pinault

Jason : Avez-vous déjà reçu des propositions de maisons de disque?

Stéphanie : Pour l’instant on est tellement dans notre bulle!

Mélanie : Oui, on a déjà eu plusieurs offres, mais nous ne sommes pas pressées, parce que notre été est quand même chargé et qu’on veut prendre notre temps pour bien faire les choses. On souhaite profiter de la période estivale pour écrire des chansons. Tout ça pour vraiment avoir le bon choix du contenu de notre premier album et nous concentrer sur les spectacles qui s’en viennent.

Stéphanie : Ce qui est surprenant pour nous, c’est qu’on pensait qu’il aurait fallu approcher les maisons de disques et que ce serait difficile. Mais là, c’est le contraire qui se passe. On est vraiment heureuse de ça.

Jason : Quelles sont vos influences musicales?

Stéphanie : Pour moi, tout a commencé avec les Beatles, ça c’est certain. Chez nous quand nous étions plus jeune, il y a trois artistes qui jouaient : Elvis, les Beatles et Joe Dassin.

Mélanie : Il y avait les BB aussi qui jouaient (rires)!

Stéphanie : Au secondaire, j’ai découvert Joni Mitchell. J’en parle et j’ai des frissons. C’est LA chanteuse Folk canadienne en plus et ça m’a suivi tout le Cégep aussi.

Mélanie : C’est qu’en plus d’être une chanteuse folk, elle a le respect de ses paires et elle a touché à tout. Elle a fait du jazz, elle a joué avec les plus grands musiciens, elle a eu aussi une phase plus rock. De mon côté, il y a l’album Boum Bom de Richard Desjardins… aussi Neil Young. Beaucoup de Québécois : Philippe B., entre autres. Plus jeune, j’ai eu une phase plus rock avec les Nirvana, RadioHead, etc.

Jason : C’est tout ce mélange de genres qui vous a amené à faire du country-folk?

Mélanie : Le country a toujours été là depuis notre enfance. Dans le pick-up de mon père, c’était toujours la station de radio country qui jouait.

Stéphanie : Parce que nous, plus jeunes, on allait à la chasse et à la pêche. Moi, j’étais la plus petite, donc j’étais toujours celle qui était assise au milieu. Quand il fallait changer de vitesse c’est moi qui l’faisait et je me souviens qu’il y avait ce poste de country qui jouait.

Mélanie : Moi je faisais des prières pour qu’on trouve des perdrix et des ours (rires).

Stéphanie : On chantait sur le « CB » au monsieur qui était dans leur pick up. Des fois ils nous répondaient « c’est beau », des fois « J’avais hâte que ça finisse » (rires).

Jason : Merci beaucoup pour votre générosité. Ma dernière question : comment vous projetez-vous dans 35 ans?

Mélanie : Je ne pense pas à ça! Je pense que ça me ralentirait plus qu’autre chose. Je vis ça au jour le jour. Même dans ma vie je suis comme ça, épicurienne, moment présent.

Stéphanie : Je pense qu’à la base et bien avant ce projet-là, on est musicienne. Le but est un jour d’arriver à gagner notre vie avec la musique peu importe comment.

Ce fût une rencontre humaine, sans prétention et joyeuse. Elles seront entre autres en première partie d’Alex Nevsky, le 11 mai au Cabaret du Mile-End. Pour connaître un peu plus les Sœurs Boulay et les dates de leur tournée cliquez ici pour visiter leur site.

 

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