Dominique Caron

« Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout. » Pour reprendre les mots d’un cinéaste bien connu de la nouvelle vague, ce cher Godard. Originaire de l’Abitibi-Témiscamingue, je parle couramment la langue de bois mais je sais me tenir! Récemment diplômée en communication à l’UQÀM, je suis la fille qui touche à tout, mais j’ai toujours eu un faible pour l’image en mouvement… La mélancolie de 8 ½ (1963) de Fellini, le mystère de Blow up (1966) de Antonioni, l’humour de Dr Strangelove (1964) de Kubrick, les dialogues de Reservoir Dogs (1992) de Tarantino, la musique d’Inside Llewyn Davis (2013) des frères Cohen, la vision de l’amour dans Vicky Cristina Barcelona (2008) de Woody Allen, Ginette Reno dans Léolo (1992) de Jean-Claude Lauzon, voilà tant de choses qui me font aimer le cinéma.
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Éclatées et colorées, les belles surprises du Festival International Nuits d’Afrique

Du punk rock malgache avec The Dizzy Brains, de l’électro hip-hop aux influences nord-africaines signé King Abid et des percussions afro-latines avec Ramon Chicharron, les soirées musicales du Festival International Nuits d’Afrique ont en commun la promesse de mettre le feu à la place des arts du 11 au 23 juillet prochain.

Exit les stéréotypes, la musique présentée dans le cadre de Nuits d’Afrique n’est pas exclusivement de la musique faite sur le continent africain. Au contraire, il faut voir plus large car, après tout, on parle tout de même de musique du monde.

« Ce que j’ai trouvé fascinant et qui cette année est encore renforcé, c’est que Nuits d’Afrique ce n’est pas nécessairement que des artistes africains, mais plutôt ayant l’Afrique comme racine ou comme forme d’inspiration, qu’ils soient d’Afrique, d’Amérique latine, ou en Europe… » – explique Bïa, porte-parole de la 31e édition du festival

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C’était un mercredi pluvieux, comme on a un peu trop vu dernièrement à Montréal, je me rendais à la rencontre de la porte-parole du festival aux côtés d’Herby Moreau, la chanteuse brésilienne Bïa.  J’arrive au café iranien Byblos et déjà l’ambiance exotique redonne un peu de chaleur à cette journée.

En sirotant un thé, Bïa me raconte son histoire d’amour avec le festival qu’elle a découvert en 2013. Un peu « tardivement » avoue-t-elle, mais depuis, elle ne manque pas une occasion de visiter les soirées au Club Balattou où, après 23h, les festivaliers peuvent découvrir des performances intimes : « C’est vraiment une soirée découverte pour les gens qui n’ont pas les moyens ou le temps d’aller voir plein de spectacles. J’ai découvert l’esprit du festival Nuits d’Afrique en le vivant comme ça. » C’est aussi à Nuits d’Afrique qu’elle a rencontré sa complice Mamselle Ruiz avec qui elle présente cette année leur nouveau projet Bandidas.

Les têtes d’affiche

En survolant la programmation, on constate rapidement qu’elle n’est pas que de découvertes, elle est aussi accompagnée de grands noms associés à la musique du monde. On le répète peut-être peu, mais Nuits d’Afrique est un festival qui se démarque à l’international. Pour Bïa, aucun doute :

« C’est vraiment un des plus gros festivals de World music du monde. Ça a vraiment pris de l’expansion autant dans les spectacles en salle avec des gros noms comme Amadou et Mariam, Ben l’Oncle Soul que j’adore, aussi la chanteuse tunisienne Emel Mathlouthi. »

Pour ceux qui se le demande, Amadou et Mariam est un couple d’aveugles d’origine malienne qui ont joué partout dans le monde, que ce soit Paris ou Tombouctou.

Ben l’Oncle Soul a fait ses débuts à Montréal avant de conquérir le monde dès 2010 avec son album éponyme Ben l’Oncle Soul. Il a aussi fait l’ouverture du Festival de Jazz de Montréal en 2011.

La chanteuse Emel Mathlouti est considérée comme une importante figure du printemps arabe et de la révolution tunisienne en 2012. Sa chanson « Kelmti horra» (My Word is Free) l’a amenée à performer sur la scène de la cérémonie du prix Nobel de la paix à Oslo en 2015.

Pour en savoir plus sur le Festival International Nuits d’Afrique, c’est ici.

 

Musique
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Les belles histoires des Rendez-vous du cinéma québécois

Les Rendez-vous du cinéma québécois (RVCQ) célèbrent chaque année le cinéma d’ici : en court métrage, en long métrage, en fiction tout comme en documentaire. Cette année, le festival a présenté en film d’ouverture Ça sent la coupe! de Patrice Sauvé. Pourtant, ce choix est loin de refléter l’ensemble des films qui se perdent dans l’immensité de cette programmation de plus de 340 films.

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Il y a d’abord les courts métrages. Ces séances sont parmi mes préférées, car on y voit de 3 à 6 films et on y vit donc une gamme d’émotions assez variées. Sélectionné aux Oscars pour le prix du Meilleur court métrage d’animation, le film Vaysha l’aveugle de Théodore Ushev est un bon exemple de court métrage particulièrement agréable. C’est dans cette même séance que j’ai pu découvrir le film Seule de Mélanie Charbonneau ainsi que Sigismond sans images d’Albéric Aurtenèche, tous les deux très comiques et toutefois très critique de notre ère numérique.

Il y a ensuite les documentaires, ces films qui nous font découvrir la vie extraordinaire de gens ordinaires (ou pas). J’ai été charmée par Histoire Hippie de Jean-André Fourestié dans lequel l’on découvre Martin, «jeune» septuagénaire aux idéaux hippies. On rencontre aussi ses deux filles, l’une qui a élevé elle-même ses deux enfants, l’autre gravement malade. Elles ont fait leur vie aux États-Unis tandis que le père est à Montréal. Martin vit dans le Mile-End depuis 40 ans, flânant de coloc en coloc, toujours à la recherche d’un esprit de communauté, de partage et d’échange. Présent lors de la projection, Martin n’a pourtant rien d’un homme très exubérant. Il m’a même semblé plutôt timide en comparaison à l’image qu’il projetait dans le film, ce qui démontre la confiance qui s’était établi entre la caméra du réalisateur et le personnage principal.

Dans la même lignée, le film documentaire À peau d’homme de Marie-Ève Nadeau dévoile l’admirable vie de Jean, un vendeur de fourrures qui arpente les routes du Québec en s’arrêtant dans les communautés autochtones. Vieillissant, Jean persiste à vouloir travailler. Entouré de ses proches et de sa famille, le film dresse le portrait de cet homme courageux au métier peu commun alors qu’il fait face à la vieillesse. À mes yeux, il s’agit surtout d’une belle réflexion sur la mémoire et sur les traditions.

La 35e édition des RVCQ se poursuit jusqu’au 4 mars. Pour découvrir l’ensemble de la programmation, c’est ici.

Cinéma
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30 bougies pour Coup de cœur francophone!

Pour ses 30 ans, Coup de Cœur Francophone (CCF) ne fait pas dans la nostalgie mais se permet un petit retour dans le passé avec certains artistes qui ont grandi aux côtés de CCF. C’est le cas de Sylvie Paquette et Richard Séguin qui sont «un petit clin d’œil au temps qui passe» m’explique Steve Marcoux, programmateur du festival depuis 7 ans déjà.

Du 3 au 13 novembre, Coup de cœur francophone présente une multitude d’artistes francophones connus et moins connus dans différentes salles telles que le Club Soda et l’Astral mais aussi le Lion d’Or et le Divan orange. Klô Pelgag, Philippe Brach, Yann PerreauLes Goules, tous des groupes qui ont figurés dans la programmation du festival et qui sont de retour cette année.

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Steve Marcoux. crédit photo : Julie Morin

Le mandat de CCF a toujours été de présenter un panorama créatif de la scène francophone.  C’est pourquoi le travail de Steve en tant que programmateur est d’être bien au courant. À raison de trois à quatre fois semaines, il sort écouter ce qui se joue dans les différentes salles de Montréal aussi bien au club soda qu’au divan orange dans la même semaine et parfois dans la même soirée!

Bien que le festival célèbre ses 30 ans,  chaque édition est digne d’un anniversaire car le financement est difficile, m’explique Steve Marcoux. Alors que le festival amorce sa trentaine, je lui ai demandé qu’est-ce qui a changé depuis son arrivée dans l’équipe. Deux éléments sont ressortis du lot, la série Au cœur de la nuit et le lien entre les artistes et le festival.

La série «Au cœur de la nuit»

Ce volet de la programmation qui offre des spectacles débutant à 22h dans les salles phares de la scène underground de l’Esco, du Quai des brumes et du Divan Orange s’est beaucoup développé.  «C’est un gros morceau de notre programmation. Il y a plein d’artistes qu’on ne connaît pas.  On est content, c’est un bel espace de découverte.», me dit Steve. C’est dans ce volet qu’on peut découvrir ou revoir Vincent Appelby, le trio comique Bleue jeans bleu et le groupe folk Bolduc Tout Croche entres autres.

Bleu Jeans Bleu

Bleu Jeans Bleu

Le lien entre CCF et les artistes

Plus qu’auparavant, le lien entre les artistes et le festival est plus solide. Bien que certains artistes pourraient se louer une salle d’eux-mêmes et la remplir sans problème, ils décident plutôt de collaborer au festival. Karim Ouellet, Avec pas d’casque, pour ne nommer que ceux-ci, sont des exemples d’artistes qui retournent aux côtés de CCF. «On réussit à garder un lien avec des artistes qui pourraient se présenter d’eux-mêmes. Ils sont fières de faire partie de Coup de cœur.», explique Steve.

Avec pas d'casque. crédit photo Jérôme Guibord

Avec pas d’casque. crédit photo Jérôme Guibord

Finalement, chaque année après les festivités, un artiste fait ensuite une tournée canadienne jusqu’en décembre. Cette année, c’est Philippe Brach qui ira performé dans des communautés francophones de partout au Canada grâce à CCF.

Découvrez la programmation complète du festival juste ici.

Musique
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Les Rendez-vous du cinéma québécois du New Wave montréalais à l’amour copenhaguois

Dans mon dernier article, je parlais de la belle programmation des Rendez-vous du cinéma québécois (RVCQ). Maintenant que le festival est bien entamé, je me suis précipitée en salle juste pour vous (oui oui), pour aller voir mes petits favoris. J’ai dû faire le choix difficile de trois films et qui, selon moi, représente bien l’originalité et le talent de notre cinéma!

Montréal New Wave d’Érik Cimon

Après MTL Punk (2011), Érik Cimon explore la scène musicale montréalaise dans la vague New Wave des années 80. Entre American Apparel, X factor, Men without Hats, les Boys du Sévère, on découvre une culture underground sans pareil. Un documentaire de cette durée peut parfois faire perdre l’intérêt du spectateur, mais, croyez-moi, il n’y a pas d’ennui possible! Si vous aimez l’art sous toutes ses formes, la culture underground et l’excentricité, Montréal New Wave aborde tout cela à la fois. Impossible ne pas avoir envie d’écouter du B 52’s ou bien Rational Youth en sortant de la projection. Un documentaire qui montre le rôle important de Montréal comme précurseur d’une vague New Wave qui a touché la scène musicale internationale.

Le cœur de Madame Sabali de Ryan McKenna

Le réalisateur franco-manitobain Ryan McKenna en est à son deuxième long-métrage avec Le cœur de Madame Sabali. Il s’agit d’un film empreint de beauté, d’humour et doté d’une esthétique incroyablement envoûtante. Quelque part entre Lynch et Anderson, le film met en scène Marie Brassard dans le rôle de Jeannette, et quelle femme! À la gare de trains où elle travaille, Jeannette est assise derrière le guichet avec les femmes enceintes. Ryan McKenna a eu cette idée après avoir lui-même travaillé dans une gare où les femmes enceintes se retrouvent à travailler au guichet, car leurs états de santé ne leurs permettaient pas de travailler sur les trains. Dans le film, Jeannette n’est pas enceinte, mais elle a un problème de cœur. Le jour où Madame Sabali est assassinée, Jeannette a un nouveau cœur et une toute nouvelle vie s’ouvre à elle. Le film a été grandement inspiré par le groupe malien Amadou & Mariam que le réalisateur a vu à Montréal en 2013. Il leur a proposé le scénario et ils ont accepté de participer au tournage. Le titre du film est aussi inspiré de cette excellente chanson :

Cris sur le Bayou de Danic Champoux

Après ses documentaires Mom et moi (2012) et Autoportrait sans moi (2013), le réalisateur Danic Champoux continue son exploration du monde documentaire. Toujours un peu hybride, le ton du film Cris sur le bayou est très familier, mais aussi tellement chaleureux. Le film pose un regard sur la francophonie de la Nouvelle Orléans, terre natale de Zachary Richard (eh oui!). Je ne veux pas crier au chef d’œuvre, mais on a ici une œuvre qui ne manque pas de rappeler le mythique film Pour la suite du monde (1963) de Pierre Perrault. La signature visuelle est douce avec un éclairage naturel dans des teintes de bleus et de gris, sans pour autant manquer de couleurs! La trame sonore est folklorique et nous amène directement en Acadie, auprès de ces Cadiens (prononcé «Cadjin»). C’est un documentaire d’une grande richesse culturelle et je crois que c’est un magnifique héritage que le film nous laisse.

Les festivités des RVCQ continuent dans le Quartier Latin jusqu’au samedi 27 février, date de  la Nuit Blanche qui gardera la ville entière réveillée jusqu’aux petites heures du matin. Venez faire un tour en soirée au Bistro SAQ, boire une bière ou une coupe de vin et assister aux spectacles qui, franchement, sont surprenants et gratuits!

Cinéma
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Les Rendez-vous du cinéma québécois : panorama du talent d’ici

C’est au cœur du Quartier Latin, à la Cinémathèque québécoise, que le festival s’installe du 18 au 27 février 2016. Les Rendez-vous du cinéma québécois présentent leur programmation complète aujourd’hui, mercredi le 3 février à 11h. Au moment d’écrire ces lignes, le festival a seulement fait connaître ses films d’ouverture et de fermeture qui annonce une programmation de haute qualité. C’est le dernier opus de Denis Côté, Boris sans Béatrice, qui inaugure le début des festivités, et c’est Avant les rues de Chloé Leriche qui clôt. Les deux films sont d’ailleurs présentés à la 66e Berlinale, grand festival de cinéma réputé à Berlin, dès le 11 février.

Une programmation variée

Denis Côté, enfant terrible du cinéma, présente son dernier long-métrage mettant en vedette James Hyndman. Après le remarqué Curling (2010), Bestiaire (2012), Vic et Flo ont vu un ours (2013) et Que ta joie demeure (2014), le cinéaste ne perd pas de temps avec Boris sans Béatrice (2016) qui a jusqu’à maintenant dévoilé deux bandes annonces très intrigantes. Le film Avant les rues de Chloé Leriche a été un coup de cœur pour le directeur de la programmation, Dominique Dugas : « un film d’une belle luminosité ». La jeune réalisatrice présente son premier long métrage lors de la cérémonie de clôture. Chloé Leriche a déjà réalisé des courts-métrages avec Wapikoni, un organisme de création et de production cinématographique mobile pour les Premières Nations.

Avant les rues de Chloé Leriche

Avant les rues de Chloé Leriche

Pour monsieur Dugas, la programmation veut dresser un panorama d’une année de cinéma avec les films qui sont incontournables, ceux dont on a parlé et ceux dont on a un peu moins parlé aussi. « On a 46 longs-métrages, dont tous les longs-métrages qui ont été des succès populaires de cette année ». On peut aussi compter sur des belles primeurs dont Les Démons de Phillip Lesage et son plus récent film Copenhagen a love story. Également du côté documentaire, des primeurs tel que Cris sur le Bayou de Champoux qui s’intéresse à la communauté des Cajuns en Nouvelle Orléans. Également, MTL New Wave d’Éric Cimon qui s’intéresse à la montée du New Wave à Montréal au début des années 80, pas seulement le monde musical, mais aussi tout autour de cette vague dont les arts visuels.

Les courts-métrages

Les courts du festival pourront cette année concourir dans un volet compétition cette année. « C’est à peu près les 2/3 des films qu’on présente sont des courts-métrages. C’est un genre assez foisonnant. On s’y intéresse de façon toute particulière, parce que c’est beaucoup les jeunes auteurs qui feront le passage vers le long-métrage de fiction » explique Dominique Dugas.

Les séances de courts-métrages sont généralement combinées par thème ou par genre, chose certaine : « La programmation des courts, c’est tout un art! » souligne avec raison monsieur Dugas. Il faut en effet reconnaître la tâche ardue de combiner les genres aussi variés dans le monde du court-métrage dans une seule séance.

Les Rendez-vous du cinéma québécois révèlent leur programmation complète aujourd’hui. Visitez leur site pour découvrir également tous les évènements du festival qui célèbre et souligne le talent d’ici.

 

Cinéma
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Des films, des films, et des chefs d’œuvres!

Après 11 jours de festivités, la 44e édition du Festival du nouveau cinéma (FNC) a tenu sa soirée de clôture samedi le 17 octobre. Avec ses 151 longs métrages et 203 courts métrages, la ville de Montréal a accueilli une variété impressionnante de talents locaux et internationaux.

Coup d’œil sur la programmation

Le festival s’est ouvert avec Le tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael. Le film d’ouverture est l’un des nombreux films de la programmation qui ont passé à Cannes avant d’arriver dans les salles montréalaises. C’est le cas aussi de Fatima de Philippe Faucon qui prenait part à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes l’été dernier. Ce l’est également pour le controversé Love de Gaspar Noé qui a été présenté en présence du réalisateur.

Le tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael

Le tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael

«C’est beaucoup de travail. Il y a les distributeurs, il y a les contrats internationaux, il y a des disponibilités de copies, des stratégies de festival… à un moment donné tout s’enligne!» explique Julien Fonfrède, programmateur pour le festival. Du côté québécois, Endorphine d’André Turpin a attiré l’attention dès le début. Le film se présente comme un film entremêlant suspense et thriller autour d’une intrigue complexe. Selon monsieur Fonfrède, c’est un film «À voir avant qu’Hollywood n’en fasse un remake trop propre réalisé par Christopher Nolan.» Le film sortira certainement en salle à l’hiver et le public pourra alors en juger par lui-même.

Un festival qui rayonne et qui ose

L’équipe du festival travaille depuis plusieurs années à bâtir un festival axé sur la nouveauté. Cette vocation lui a permis de se démarquer sur la scène internationale et d’amadouer des réalisateurs qui reviennent souvent rendre visite. Il y a entre autres Win Wenders, un ami du festival, qui présentait son dernier film Everything will be fine (2015). On connaît Win Wenders pour des films comme Paris, Texas (1984) et plus récemment pour Le Sel de la Terre (2014), présenté à Cannes la même année.

Everything will be fine de Win Wenders

Everything will be fine de Win Wenders

Dans le thème de la nouveauté, le FNC proposait cette année une expérience culinaire et narrative. Pendant que Nuno, le chef sur place, cuisinait un plat, les participants étaient guidés par un narrateur dans une biographie culinaire en lien avec chaque bouchée. Les food sessions se sont déroulées pendant seulement deux jours et ont vraiment été appréciées par le public confirme Julien Fonfrède. Il s’agit d’une activité ludique autour de l’univers de Nuno, un chef qui a perdu le sens du goût. Pour en savoir plus sur cette expérience, visitez le site inthemouth.ca.

Les grands gagnants de l’année (les films à surveiller)

Le grand gagnant de la Louve d’Or est El Club de Pablo Larrain. Un film chilien qui s’était déjà démarqué à la Berlinale 2015, célèbre festival allemand. Du côté québécois, le prix du meilleur long métrage de l’Association Québécoise des Critiques de Cinéma (AQCC) est remis au film Les Démons de Philippe Lesage avec une mention spéciale pour Walking Distance d’Alejandro Guzman Alvarez. Pour la sélection Focus, c’est Le coeur de Madame Sabali de Ryan McKenna qui a remporté le premier prix et pour la section Temps O, le film The Green Room de Jeremy Saulnier est parti avec le premier prix.

El Club de Pablo Larrain

El Club de Pablo Larrain

Le festival a terminé sa 44e  édition alors que le froid s’empare de Montréal pour de bon. Quelques-uns des films de la programmation sortiront en salle cet hiver, pour les cinéphiles tristes de ne pas avoir tout vu!

Cinéma
Samian et Dominique Caron. Crédit photo : Félicia Balzano

World Press Photo 2015 : un autre regard sur le monde

Chaque année, depuis maintenant 10 ans, le World Press Photo expose à Montréal les photographies gagnantes d’un des plus importants concours de photographie professionnelle au monde. En plus d’être une exposition artistique de talents, le World Press Photo constitue une fresque illustrant cette dernière année. Ponctuée de petits et de grands moments, tragiques et magiques, elle nous est présentée sous le regard de photographes français, russes, italiens, turques, iraniens, chinois, afghans, et plus encore.

J’ai d’abord été très émue par le travail du photographe invité Jérôme Sessini, double lauréat dans la section Actualités et Reportages. Il expose des clichés touchants et troublants des évènements marquants survenus en Ukraine : l’écrasement du vol MH17 de Malaysian Airline aux assauts menés dans les rues de Kiev. Jérôme Sessini raconte à propos de son reportage à Kiev: « Cette journée a conduit au départ du Président ukrainien du pays. J’ai passé deux heures et demi, trois heures,  sur cette barricade avec les manifestants. C’était un moment assez intense… Les manifestants étaient exposés au tir du sniper… il y a eu beaucoup de blessés et de tués. »

Jerome Sessini qui s'entretient avec une journaliste. Crédit photo : Félicia Balzano

Jerome Sessini qui s’entretient avec une journaliste. Crédit photo : Félicia Balzano

J’ai ensuite eut un grand coup de cœur pour le photographe russe Sergei Ilnistsky et « Table de cuisine après une attaque au mortier » dans la section Nouvelles Générales. Double lauréat également, mais dans deux catégories différentes : « Il faut admirer le talent d’un photographe d’une telle polyvalence », a commenté Jérôme Sessini lors de la visite de l’exposition. Entre la catégorie Sports Reportages et Nouvelles Générales, deux mondes s’opposent et, pourtant, le visuel que nous offre le photographe russe est éblouissant et admirable.

Table de cuisine après une attaque au mortier. Crédit photo : Sergei Ilnistsky

Table de cuisine après une attaque au mortier. Crédit photo : Sergei Ilnistsky

Plus tard en soirée, j’ai eu la chance de m’entretenir avec Samian, porte-parole pour cette 10e édition.  L’artiste multidisciplinaire algonquin expose également dans le cadre du Word Press Photo une série de photos prises dans la Côte Nord, juste à côté de l’exposition de la Wapikoni Mobile qui célèbre ses 10 ans comme le Word Press Photo de Montréal et  dont Samian est également porte-parole. L’artiste avoue avoir été naturellement amené à faire de la photographie puisqu’une image vaut mille mots. Il a déjà réalisé une série de portraits en Afrique du Nord, en Amérique du Sud, ainsi que dans l’Ouest canadien. Une autre exposition pour Samian approche au printemps 2016 au ARTVstudio à la Place des Arts. C’est à suivre!

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Samian et Dominique Caron. Crédit photo : Félicia Balzano

Assister au World Press Photo c’est découvrir 150 photographies, leurs histoires, leurs tragédies, leurs beautés, mais aussi toute la portée qu’elles ont sous notre regard. C’est une vitrine vers une réalité qui nous échappe. Ajoutons à cela la présence de nos talents locaux avec l’exposition Regards d’Oxfam, ICI RDI et leurs correspondants, Wapikoni ainsi que la pertinente exposition de l’américain Will Steacy Deadline. L’exposition qui se déroule du 26 août au 27 septembre au Marché Bonsecours est à ne pas manquer. Elle est accessible en semaine, de 10 heures à 22 heures, ainsi que pendant les nocturnes (jusqu’à minuit) les jeudis, vendredis et samedis.

 

Musée Exposition
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Cinéphile en exil cherche film sympathique pour relation sérieuse

Exilée depuis 5 mois déjà en terre néo-brunswickoise, la Montréalaise en moi s’ennuie profondément de l’effervescence culturelle de la métropole. Isolée dans ma petite ville où le Cineplex n’offre que des films en anglais à majorité américaine, je jubile quand je pense à tout ce qui arrive en février à Montréal. Disons qu’il y a largement de quoi faire des jaloux…

Ainsi, la 33e édition des Rendez-vous du cinéma québécois s’entamera le 19 février pour se terminer le 28 février ; sans oublier la 12e édition de Montréal en Lumière le 28 février prochain, accompagnée de la 7e édition d’Art souterrain. Ah oui, ajoutons aussi le Festival international du Film pour enfant de Montréal (FIFEM) qui en est à sa 18e édition et qui débute également le 28 février.

Image tirée du film Her

Image tirée du film Her

De plus, il y a une tonne de sorties en salle au Québec que je ne voudrais pas manquer en février. Je pense à des films tels que Elephant Song de Charles Binamé (avec Xavier Dolan), Samba de Éric Toledano et Olivier Nakache (avec le beau Omar Sy), Whiplash de Damien Chazelle (Grand prix du Jury au festival Sundance), Timbuktu de Abderrahmane Sissako (finaliste pour l’Oscar du meilleur film étranger) et aussi Astérix, Le Domaine des dieux d’Alexandre Astier et Louis Clichy.

Qui dit février dit aussi Superbowl et Saint-Valentin. Étant donné que le Superbowl est déjà passé, on peut sauter ce sujet (même si j’ai envie de revoir les requins qui dansent à côté de Katy Perry). Alors, j’ai pensé à une sélection de films pour la Saint-Valentin. Je pourrais opter pour des films comme New York, I love you ou He’s just not that into you, mais non. Je pense plutôt à des films plus réalistes, plus atypiques, plus vrais!

Image tirée du film Punch Drunk Love

Image tirée du film Punch Drunk Love

Je sais que le mois de février peut être dur pour les célibataires et tous les gens comme moi qui n’en peuvent plus d’être séquestrés par le froid ou les tempêtes de neige. Voici pour toi, 5 films marginaux sur l’amour et le célibat :

  1. Year of the carnivore (2009) par Sook-Yin Lee
    Pour arriver à séduire l’homme qu’elle aime, Sammy , 21 ans, prend ses conseils au pied de la lettre et essaie d’acquérir plus d’expérience… sexuelle!
  2. Tiny Furniture (2010) par Lena Dunham
    Aura (Lena Dunham) vient de graduer et de laisser son copain. Elle déménage chez ses parents et tente de trouver un sens à sa vie.
  3. Punch Drunk Love (2002) par Paul Thomas Anderson
    Étrange, surprenant et sublime, ce film est l’histoire d’un coup de foudre pour Barry (Adam Sandler), simple propriétaire qui mène une vie… pleine de rebondissements!
  4. Her (2013) par Spike Jonze
    Dans un monde futuriste, les relations amoureuses ne sont plus ce qu’elles étaient. Theodore est un auteur solitaire qui développe une relation virtuelle avec un système d’opérations, et tente de trouver la balance dans ce nouveau type de liaisons.
  5. Eternal sunshine of the spotless mind (2004) par Michel Gondry
    Joel (Jim Carrey) et Clementine (Kate) traversent une période difficile dans leur couple. Dans le but de se défaire de cette douleur post-rupture, Clementine et Joel utilisent une nouvelle méthode clinique… mais il y a des choses dans la vie qu’on ne peut pas éviter.
Image tirée du film Year of the Carnivore

Image tirée du film Year of the Carnivore

Voilà, on est prêt à affronter le mois de février! Personnellement, je dois aller déneiger ma voiture, mais j’aimerais savoir : quel est ton film d’amour préféré? On peut partager nos coups de foudre et nos dégoûts culturels sur twitter @carondominique ! À bientôt.

 

Cinéma
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La marche à suivre : Entre la fragilité et l’insouciance

Il a remporté une mention spéciale à la dernière édition des Rencontres internationales du documentaire de Montréal ; la première du film a eu lieu à Berlin dans le cadre du Festival international du film de Berlin. La Marche à suivre est le dernier documentaire de Jean-François Caissy.

Tourné en Gaspésie, le film nous plonge dans la réalité d’adolescents fréquentant une école secondaire. Il ne s’agit pas d’une critique envers le système d’éducation, ni d’une longue plainte. C’est d’abord et avant tout une observation sensible de l’adolescence, entre la fragilité et l’insouciance, au gré des saisons.

Le thème de la région n’est pas nouveau chez le réalisateur Jean-François Caissy. Dans La belle visite (2009), on retrouve déjà un intérêt pour les phénomènes ruraux. En entrevue avec le réalisateur, j’en ai profité pour discuter de ce thème récurrent.

Jean-François Caissy, crédit photo : Anne-Marie Lemay

Jean-François Caissy, crédit photo : Anne-Marie Lemay

«  Je suis originaire de la Gaspésie, mais c’est un peu par hasard. Ce n’est pas une thématique voulue! C’est vraiment intuitif. Au niveau de la thématique, mes deux derniers films abordent la vieillesse et l’adolescence. Je commence à travailler sur un projet sur les 18-25 ans. En tout, je veux faire une série de cinq films sur les différentes périodes de la vie. L’intérêt de cette démarche, c’est qu’on va tous traverser ces étapes-là. On pourrait réécouter ces films dans l’ordre et donner un autre intérêt mis en perspective. »

À quel défi s’est heurté le tournage du film?

« En tournant avec des ados, ça prend la permission des parents. Pour le film, on a dû faire signer 450 quittances! Tourner avec des ados, c’était la principale difficulté du tournage, ils oublient les quittances dans le casier ou les égarent quelque part. Par contre, les gens ont été très enthousiastes. Ça se passait assez bien, dans 95% du temps les gens étaient d’accord. Je viens du village alors c’est mon école secondaire, donc il faut dire que j’avais des contacts! »

Combien de temps s’est écoulé pendant la durée du tournage? On voit l’hiver, l’été, le printemps…

« Un an et des poussières. Je savais que je ne voulais pas tourner une année scolaire. Je ne voulais pas que le film ait cette trame narrative là.  Alors, on a comme un peu inversé. Le film débute à l’hiver, ensuite l’été puis c’est la rentrée scolaire. C’est dans le désordre. On ne voulait pas que l’intérêt soit académique et que l’évolution des personnages repose sur une montée dramatique avec la fin de l’année scolaire. »

Photo tirée de la production.

Photo tirée de la production.

Je dois avouer que je m’attendais à une critique plus vive du système d’éducation, puis j’ai été agréablement surprise. Est-ce que c’était quelque chose que tu voulais éviter d’aborder?

« Je fais du cinéma d’observation. Je voulais avant tout faire du cinéma, je ne veux pas faire des films à thèse ou dénoncer. J’aime aborder des sujets qui sont riches. Par rapport à l’éducation et l’enfance, on peut avoir différents points de vue. Je veux faire des films ouverts pour que les spectateurs aient leurs propres idées. Je viens de la photographie, alors c’est sûr que j’aime beaucoup ce type de cinéma. Je voulais les montrer complètement libres, de pure liberté et de pure insouciance. Ils explorent à se péter la gueule. Ils jouent comme si c’était des jouets, ils ne savent pas encore comment gérer toute cette puissance et l’explorent. Le fait de tourner en campagne permettait d’explorer tous ces aspects-là. Visuellement c’était plus fort. C’est d’une beauté cinématographique. »

Est-ce qu’il pourrait y avoir une suite à La marche à suivre?

« Je ne souhaite pas suivre des personnages. Dans La marche à suivre, il n’y a pas de personnages principaux, c’est plutôt une accumulation de différentes personnes. Je pense que la suite est dans ce grand projet de faire cinq films à travers les années. J’ai le goût personnellement de savoir la suite, mais pas avec le même groupe nécessairement. »

Le film La marche à suivre n’est malheureusement plus en salle, mais Jean-François Caissy est définitivement un réalisateur de talent à suivre avec intérêt.

Cinéma
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La course aux films

Du cinéma, en voulez-vous en voilà! Il suffit de jeter un coup d’œil à la programmation du Festival du nouveau cinéma (FNC) ou encore à celle des Rencontres internationales du documentaire de Montréal pour admirer la variété qui s’en vient sur les écrans de la métropole! Vivre les festivals, c’est toujours un marathon. On dédit nos journées à décortiquer les grilles horaires et  nos soirées à les coordonner avec notre propre horaire, puis on passe nos journées à courir entre les salles, comme si notre vie en dépendait.

Pour sa 43e édition, qui se déroulera du 8 au 19 octobre, le  FNC n’offre rien de moins et même toujours plus d’activités, de projections, d’expériences expérimentales et de beaux partys thématiques. Le quartier général cette année est situé dans « le dôme », directement sur la place des Festivals. Difficile à manquer!

Que préfèrez-vous? Voir des films qui seront en salle ici en avance ou encore voir des films qui ne seront peut-être jamais distribués dans nos salles de cinéma? Question déchirante. En entrevue avec Julien Fonfrède, programmateur au festival depuis 2004, il souligne un fait : « Ce n’est pas évident, surtout quand il y a autant de films, d’aller voir quelque chose qu’on ne connaît pas! » Mais voilà, le FNC vous incite au contraire à être curieux et à oser! C’est le souhait du festival qui tente d’allier le cinéma grand public et le cinéma de répertoire. Les quelque 380 films de la programmation du FNC sont tous répertoriés dans le catalogue du festival, que j’appelle aussi « la bible du festivalier ».

Le film d’ouverture est nul autre que le dernier opus américain de notre cher Philippe Falardeau, The Good Lie. Sans aucun doute poignant, c’est une valeur sure. Le film de clôture est certainement tout autant alléchant ne serait-ce que pour les images que nous offre la bande-annonce… j’en ai des frissons! Le sel de la terre est réalisé par Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado et porte sur la vie du photographe Juliano Ribeiro Salgado offrant une direction de la photographie exceptionnelle.

Le Sel de la Terre

Le Sel de la Terre

Toujours en entrevue avec le programmateur Julien Fonfrède, je l’interroge sur ses préférences et ses propres coups de cœur. Question difficile pour un programmateur qui a déjà vu la majorité des films. « Je programme comme un spectateur » dit-il, « Il y a définitivement des films que je veux revoir avec un public dans la salle de projection. C’est un vrai plaisir ! » C’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’il souligne la venue du réalisateur japonais Shinya Tsukamoto. « En tant que programmateur, j’ai essayé de l’inviter sur tous ses films depuis 1997! […] C’est une grande victoire et un vrai plaisir de le recevoir cette année, le fan en moi ressort! » Le réalisateur japonais sera donc pour la première fois dans la ville de Montréal pour le  FNC pour présenter son film Fires on the plain et recevoir le prix de la louve d’honneur.

En ce qui concerne ses coups de cœur? Vous verrez sûrement Julien à la projection de Tokyo Tribe de Sion Sono, Réalité de Quentin Dupieux, Fires on the plain de Shinya Tsukamoto et The tales of princess Kaguya de Isao Takahata.

J’ajoute également mes 5 coups de coeur :

Xenia de Panos H.Koutras (2014) 128 min.

Le cinéma grec a assurément beaucoup de choses à dire et à exprimer. Ce long-métrage de fiction s’est déjà démarqué à Cannes, sélectionné dans la compétition Un certain regard. Dany, 16 ans, et son frère Odysseas, 18 ans, partent à la recherche de leur père suite au décès de leur mère. Albanais et étrangers dans leur propre pays, leur père pourrait leur offrir au moins une chose : la nationalité.

Fucké de Simon Gaudreau (2014) 85 min.

Un documentaire qui nous parle de gens pas comme les autres, d’un mode de vie discutable, mais surtout de marginalité.  C’est fait ici, par des gens d’ici; pourtant, c’est un monde qu’on ne connaît pas tellement.

Fort McMoney de David Dufresne (2014) 52 min.

Ce n’est peut-être pas la première fois que vous lisez ou entendez sur Fort McMoney et sûrement pas la dernière. D’abord présenté sous la forme interactive au dernier RIDM, il nous offre maintenant le moyen-métrage. Un sujet très controversé, dont on ne parle pas assez et une seule projection est prévue!

Réalité

Réalité

Réalité de Quentin Dupieux (2014) 87 min.

J’adore Quentin Dupieux, je dois l’avouer. Depuis Rubber (2011), il m’a tellement surpris que je ne veux que renouveler l’expérience. Laissez-vous surprendre par son univers absurde et imprévisible!

Incompresa de Asia Argento (2014) 103 min.

Non, ce n’est pas Christiane F., mais dans le genre. Ce film rebelle raconte l’histoire trash d’une fillette de 9 ans. Hystérie, rêve, violence, c’est le cri d’une génération présentée avec style et rythme.

Aussi, ne manquez pas Felix et Meira de Maxime Giroux, L’amour au temps de la guerre civile de Rodrigue Jean, Wild de Jean-Marc Vallée et le troublant, mais combien intriguant film The Tribe de Myroslav Slaboshpytskiy (Ukraine).

Je conclus en soulignant que le Festival des rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) se déroulera du 12 au 23 novembre. Ce festival entièrement dédié au documentaire en est maintenant à sa 17e édition. Le festival offre le documentaire comme on le voit rarement : des films hybrides, animation, autobiographie, documentaire d’époque ou actuel, chinois, argentin, lituanien… on en voit de toutes les couleurs et de tous les horizons. Préparez-vous au marathon!

Pour plus d’informations sur le Festival du Nouveau cinéma c’est ici.

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