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La photographie à l’honneur au Musée des Beaux-Arts

Ça y est l’automne est bien installé, et comme à chaque année, les premiers coups de froid nous saisissent violemment… on s’emmitoufle comme s’il faisait -15 et on grimace à s’en donner des rides au front. Mais, on sait très bien que l’ont finira par s’habituer. En attendant, j’ai décidé que c’était le temps d’aller faire le plein de beauté, et ce bien au chaud. Vous aurez deviné que je vous propose donc d’aller au musée.

Et tout comme à longueur d’année, la programmation actuelle des deux grands musées de Montréal est extrêmement riche.  On nous présente les oeuvres d’artistes de tout genre; ici passionnés, ici engagés, ici utopiste, mais quelque soit la démarche artistique, on en sort toujours rempli et émerveillé.

Hier, je suis allée visiter les deux expositions de photos qui ont débuté ce mois-ci au Musée des Beaux Arts.

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Tout d’abord c’est au sous-sol que je me suis dirigée, pour aller voir le travail d’une trentaine de photographes canadiennes et américaines, qui, part le biais de leurs objectifs, nous propose une réflexion. Parfois ce sera sous la forme d’un tableau insolite, d’un paysage, de portraits stoïques racontant une histoire, ou d’images troublantes exposant la réalité de certaines. Nous sommes aussi attendries par une série d’images signées Claire Beaugrand-Champagne, photographe québécoise de talent, qui choisit cette fois de poser son appareil sur les personnes âgées dans toute leur noblesse. Il y aura quelques oeuvres de Geneviève Cadieux et d’Isabelle Hayeur également, nous rappelant à quel point nous sommes riches de nos brillants artistes au Québec.

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Que ce soit au nom des femmes, de l’art, ou tout simplement par amour pour la photo, l’exposition Elles Photographes mérite d’être vue.

 

La deuxième partie de ma visite a été allouée à l’expo vedette du moment; la rétrospective consacrée à l’un des plus célèbres photographes américains des années ’80, le controversé Robert Mapplethorpe. Le musée nous présente l’ensemble de son oeuvre, partant de la fin des années 1960 jusqu’à sa mort précoce, en 1989.

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On reconnait les images de Mapplethorpe, majoritairement noir et blanc, par l’intensité des contrastes, les noirs très noirs et les blancs très blancs. Je dirais qu’elles se distinguent aussi par leurs jeux d’angles, de formes, et de symétrie, d’ailleurs il le dira lui-même un jour;  “Je cherche la perfection dans la forme, je fais cela avec les portraits, je le fais avec les sexes, je le fais avec les fleurs.”

Il se sera intéressé aux trois mêmes sujets tout au long de sa carrière; les portraits (souvent  de célébrités et d’amis), les corps d’hommes nus, immortalisés de façon sculpturale et parfois troublante, et finalement les fleurs, délicates et élégantes, toujours éclairées à la perfection et traitées avec méticulosité, ressemblant davantage à des peintures qu’à des photographies.

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Cette exposition nous propose le parcours et le regard unique d’un homme fascinant ayant imposé son art révolutionnaire à l’ère de la contre-culture. À voir!

Elles, jusqu’au 19 février 2017

Focus: perfection Robert Mapplethorpe, jusqu’au 22 janvier 2017

 

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Blogueur

Après avoir contribué au 7e art pendant près de 20 ans, à satisfaire mon besoin de création et de culture à travers les couleurs de mes palettes de maquill...