Variationstop733

Le bon moment

Le mini-putt comme analogie à la vie, être pris dans un « Drummondville », une rencontre aux centaines de dénouements possibles, Trotski avec un pic à glace dans la tête, et finalement, une comédie musicale plutôt inexplicable. C’est le genre d’absurdité que vous aurez le bonheur de voir aller sur scène au Théâtre de Quat’Sous, avec l’excellente pièce Variations sur un temps.

Présentée sous la forme de 5 courts numéros, la pièce déborde d’optimisme et de savoureux moments de folie. En plein le genre de pièce qui te sort de ta zone de confort, mais qui se consomme quand même très bien. Il est fort probable qu’à la sortie de la pièce, vous n’ayez pas tout compris, mais peu importe : chacun peut bien y comprendre ce qu’il veut.

Crédit : Julie Rivard via Huffington post

Crédit : Julie Rivard via Huffington post

Provenant de l’adaptation du recueil All in the Timing du dramaturge américain David Ives, Variations sur un temps aborde le temps et ses multiples perspectives. Que ce soit une histoire de bon «timing», du temps qui passe et qui nous change, ou de ces instants qui semblent figés dans le temps, tout dans la pièce tourne autour de ces moments de vie.

Déjà présentée en 1996 au Quat’Sous et alors sous la direction artistique de Pierre Bernard, la pièce mettait en scène Marc Labrèche, Élise Guilbault, Luc Picard et Diane Lavallée. Cette année, pour les 60 ans du Théâtre, Eric Jean, directeur général et artistique actuel, a décidé de remettre la pièce en scène, avec des acteurs tout aussi géniaux que ses prédécesseurs : Anne-Élisabeth Bossé, Émilie Bibeau, Simon Lacroix, Daniel Parent, Geneviève Schmidt et finalement Mani Soleymanlou.

crédit : Julie Rivard via Huffington Post

crédit : Julie Rivard via Huffington Post

Parmi les 5 mini-pièces, j’avoue avoir eu un coup de cœur pour Variations sur la mort de Trotski, qui met en scène les multiples scénarios qui auraient pu précéder la mort de Léon Trotski, qui survécu 36 heures après avoir reçu un coup de pic à glace dans le crâne! En 36 heures, il peut s’en passer des choses! Ou alors Le Drummondville qui est un état d’esprit où l’on obtient systématiquement l’inverse de ce que l’on veut. Vous savez, ce genre de journée où rien ne va comme prévu? Il me semble d’ailleurs que l’expression «être dans un Drummondville» a un certain potentiel d’expansion! Désolée à l’avance pour les gens de cette région!

Variations sur un temps est définitivement une pièce ludique, légère et oh combien vivifiante. Exactement le genre de pièce qui vous requinque. Et rappelez-vous qu’il ne sert à rien de tout vouloir comprendre : le temps est aussi variable qu’insaisissable!

La pièce est présentée au Théâtre de Quat’Sous jusqu’au 30 octobre. C’est le bon moment pour réserver vos places!

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N’ayez crainte pour ma santé mentale. L’exagération est un excellent remède à la morosité!