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Une soirée chaude au festival SPASM

Le festival SPASM a été créé en 2002 avec l’objectif initial de promouvoir les courts-métrages d’horreur québécois. Au cours des années, le festival évolue : il s’étend à plusieurs genres dont la science-fiction, le fantastique, et en vient finalement à inclure tout genre de cinéma dit « insolite ». Aujourd’hui, le festival rassemble plus d’une trentaine de projections éclectiques, dont certains longs-métrages. Il accueille désormais des réalisateurs de partout dans le monde. L’édition 2014 a lieu du 23 octobre au 1er novembre.

Fidèle à mon habitude, je me retrouve encore une fois dans un des évènements les plus curieux de Montréal. Question de faire différent, ce ne sera pas ma première fois pour cet évènement-ci; je retourne sur les lieux de ma première chronique. En effet, jeudi dernier, j’étais à la soirée d’ouverture de la 13e édition du festival SPASM au théâtre Plaza. Et, pour leur ouverture, ils ont décidé de sauter les préliminaires et d’ouvrir directement avec une soirée « Sexe ».

Donc, à quoi ressemblent les plaisirs de la chair pour les programmateurs de SPASM? À toutes sortes de choses. En effet, les huit courts-métrages projetés n’ont vraiment qu’un seul point commun, le sexe. Le traitement est très différent d’un court-métrage à l’autre. On passe de l’humour à l’horreur, en passant par le morbide et le contemplatif avec un petit détour par le surnaturel et la science-fiction. Certains montrant de l’érotisme graphique, d’autres, même pas un torse nu. Parmi la sélection, se retrouvaient trois courts québécois, trois français et un portuguais. Ce dernier, titré Miss Mishima, est probablement le plus dérangeant du lot avec son mélange de masturbation et de seppuku

soiréehorreur

Toutefois, difficile de marquer ma préférence parmi les courts présentés. En effet, plusieurs des courts m’ont bien fait rigoler : On vit une belle époque, The Day the earth stopped masturbating et Mecs Meufs. J’aimerais cependant donner une petite mention spéciale à Cochemare qui pour moi est clairement un hommage à l’époque Métal Hurlant où s’entremêlent fantasy, science-fiction et érotisme.

Après un petit mousseux, la soirée s’est terminée avec une rétrospective, sous forme de zapping, d’une vingtaine de minutes de scènes à caractère sexuel au cinéma québécois. Réalisé et monté par Izabel Grondin et DJ XL5, très connu pour ses Zappin’ Party au Festival Fantasia, le film couvre 60 ans de cinéma québécois. Deux mots, nostalgique et surprenant! J’ai souri devant certaines scènes incontournables (Valérie, Deux femmes en or, Le Déclin de l’empire américain, …) tout comme je suis resté bouche bée devant d’autres qui m’étaient totalement inconnues et très explicites. Somme toute, un très agréable moment.

Et alors? Qu’est-ce que ça donne plus de 2 heures de sexe au SPASM? Étonnamment, on en ressort pas si fatigué et on en redemande encore ! Si ça vous intéresse d’aller voir du cinéma alternatif et de tenter l’expérience SPASM, il reste encore deux soirées de projections : jeudi 30 (double-projection : Les Détraqués & Cabaret Trash) et vendredi 31 (Grande Soirée Horreur). Sans compter l’incontournable Party Old School d’Halloween où chaque heure est une décennie musicale différente!

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Chaque mois, tel un Indiana Jones urbain, je pars à la découverte des curiosités culturelles montréalaises. Mes chroniques des activités plus insolites me fo...