La Compagnie de la Lettre 5 présente Le Malade imaginaire
Il y a de ces rencontres qui changent la vie. Des gens qui, presque sans vous connaitre, vous transporte quelque part qui ressemble à la maison. Feels like home, tsé. Des gens qui nous font nous dire qu’on serait bien con de ne pas les avoir dans notre entourage jusqu’à la fin des temps. Ou du moins du nôtre.
La Compagnie de la Lettre 5, c’est ça. Du timing, une énergie incroyable, une forte volonté de travailler ensemble, une folie un peu folle à la limite du weird, et une passion hors du commun pour notre métier. La preuve : René Migliaccio, Pascale Brochu, Stéphanie Ribeyreix, Jean-Charles Fonti, Émilie Fecteau et moi-même nous sommes rencontrés en avril, notre compagnie de théâtre est née en juillet, et nous jouons notre premier spectacle (Le Malade imaginaire de Molière) en ce moment, au Lion d’Or.
Évidemment, rien de tout ça ne fût de tout repos. Avoir un mois pour engager des acteurs (Rémy Ouellet, Denis Harvey et Jean-Philippe Richard, des acteurs avec qui c’est un immense bonheur de jouer), répéter le show, en créer les costumes, les décors, la mise en scène, en faire la promotion et par-dessus le marché, gérer tout le volet business que la création d’une compagnie exige (pour lequel on est loin d’être doués), ce n’est pas l’exemple typique de l’été « pieds-dans-la-piscine-martini-en-mains ». Disons qu’on a eu chaud et que l’univers a été de notre côté sur plusieurs aspects, genre il nous envoyait des signes de pouces déguisés en évènements inopinés qui nous ont sauvés les fesses. On a répété quatre heures presque tous les jours pendant un mois, en plus d’avoir nos horaires respectifs de travail et nos vies sociales (ou ce qui en reste) à gérer. C’est sans parler des moments pendant lesquels on courait de magasins en magasins pour trouver des costumes décents, ou de bureaux en bureaux pour se faire suer avec la bureaucratie. Plus ça avançait, plus on se demandait si on n’était pas un peu tarés de s’être lancés dans cette aventure.
Le soir de la première, le 7 août, René (le metteur en scène), est venu nous voir dans les loges du Lion d’Or 20 minutes avant le show, exactement au moment où je paniquais en me demandant pourquoi j’exerce ce métier-là. Classique. Il nous a dit que la salle était presque pleine. Qu’on avait rempli le Lion d’Or. J’y croyais pas! Quand, avant le spectacle, une voix a annoncé : « La Compagnie de la lettre 5 vous présente Le Malade imaginaire », j’y croyais pas. Quand, à la fin du show, après avoir eu tant de plaisir à être sur scène et à entendre le public rire, on s’est fait saluer et féliciter chaleureusement, j’y croyais toujours pas.
C’est à peu près à ce moment-là, shootée à l’adrénaline grave, que j’ai réalisé que la Compagnie de la Lettre 5 existe bel et bien, que j’trippe solidement sur mon métier, et à quel point la vie est bonne pour moi et qu’elle a eu la gentillesse de déposer sur mon chemin des êtres, des défis et des choses hors du commun.
Si vous ne me croyez pas, venez voir par vous-même, on vous reçoit au Lion d’Or pour deux soirs encore, le 14 et le 21 août. On a du plaisir, vous en aurez aussi.
Je vais bien entendu, au cours des trois semaines suivantes, vous saouler de photos de répétitions et de coulisses, de coulisses et de loges.
Catherine


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