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Louis-Jean Cormier

Double frisson

Le théâtre Maisonneuve de la Place des Arts accueillait le 14 juin dernier Louis-Jean Cormier et Martin Léon en programme double. Deux spectacles, une seule soirée, double plaisir.

 Je crois que tout le monde qui s’est présenté au théâtre Maisonneuve mercredi dernier ne savait pas exactement à quoi s’attendre de cet événement présenté dans le cadre des Francofolies. Les seuls programmes double auxquels j’avais assistés dans ma vie se traduisaient par un sac de réglisses,  une voiture, des superhéros américains et des singes génétiquement modifiés au ciné-parc. Un programme double incluant Louis-Jean Cormier et Martin Léon ? À des milles des blockbusters estivaux.

Première partie

 Ce sont deux spectacles bien distincts que le public a pu apprécier. Même si Louis-Jean Cormier se plaisait à dire qu’il faisait la première partie de Martin Léon, c’est un spectacle complet de 1h30 qu’il a présenté. Bien plus qu’un simple amuse-bouche.

De l’humour, de l’intelligence, de la répartie; Cormier a mis les spectateurs dans sa poche dès le début du spectacle. Cette formule solo, où il n’est accompagné sur scène que par sa guitare, a été créée pour se déplacer dans les petites salles de la province, pour jouer des chansons « déshabillées ».

Si le public semblait un peu gêné de chanter dans la prestigieuse salle, l’auteur-compositeur-interprète a su le dérider en lui offrant une leçon de musique pour le faire jouer aux choristes sur Tout le monde en même temps. Il s’est également rappelé sa première fois à la Place des Arts avec Karkwa en interprétant Moi léger, au grand bonheur des nostalgiques du défunt groupe.

Un rappel à une première partie ? C’est la magie de Louis-Jean Cormier qui a interprété une nouvelle chanson et donné les derniers frissons de sa prestation pendant Deux saisons trois quarts.

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 Deuxième partie

 Le second spectacle de la soirée a débuté à 22h00. Et ce fut du costaud. Martin Léon, aussi décontracté qu’à l’habitude, s’est présenté sur scène accompagné de neuf musiciens. Pianiste, harpiste, guitariste (en la personne de Louis-Jean Cormier) flûtiste, choristes et j’en passe! On allait assister à un événement musical de grande envergure.

Ceux qui ont vu la série carte blanche de Martin Léon au théâtre de Quat’sous, il y a quelques années, ont reconnu une mise en scène semblable avec ses présentations vidéo et photo de ses récits de voyage asiatique, mais en formule beaucoup plus élaboré.

Continent ayant marqué la création de l’album Les atomes, l’artiste a raconté les anecdotes l’ayant inspiré. Les spectateurs ont également eu droit à une explication poétique et scientifique de l’atome menant à la chanson Va savoir pourquoi et à un karaoké sur le plus ringard des films asiatiques pendant C’est ça qui est ça.

Martin Léon a enveloppé tout le théâtre Maisonneuve de sa poésie jusqu’à lui mouiller les yeux pendant J’aime pas ça quand tu pleures chanté simplement et intimement, accompagné seulement d’une guitare et d’un violoncelle au bord de la scène pendant que le reste de l’orchestre avait quitté en coulisse.

Dans une ultime chanson, ce programme double a été couronné par un duo tout en douceur de Louis-Jean Cormier et Martin Léon en version acoustique pour Je redeviens le vent.

Des frissons pendant trois heures… et on en aurait redemandé encore.

Musique

Festiblues : la dernière mais non la moindre!

Aujourd’hui débute la 19e –et dernière–  édition du Festiblues International de Montréal. Jusqu’à dimanche, vous pourrez profiter d’une offre musicale variée dans l’enceinte du Parc Ahuntsic de Montréal, à deux pas du métro Henri-Bourassa. Voici ce qui vous attend cette fin de semaine au Festiblues.

Jeudi 11 août 2016

Le festival commence en force avec nul autre que Jean-Pierre Ferland, qui viendra chanter ses plus grand succès. Le chanteur de 82 ans, accompagné de quatre musiciens et deux choristes, présente un nouveau spectacle décrit comme empreint de romantisme et de tendresse. Monsieur Ferland sera précédé d’un jeune groupe ayant l’air tout droit sorti de Londres des années 60, The Seasons. Le quatuor venant de Québec a vu sa popularité exploser autant ici qu’en Europe, depuis les deux dernières années. Ils sont de retour en tournée avec un tout nouvel album sorti ce printemps.

Vendredi 12 août 2016

Louis-Jean Cormier, désormais dans les chouchous du public québécois, est la tête d’affiche de cette soirée. L’auteur-compositeur jouera différents succès de ses deux albums solos Le treizième étage (2012) et Les grandes artères (2015). À ne pas manquer juste avant lui, le chanteur Philippe Brach, gagnant des Francouvertes 2014 et Révélation de l’année au dernier gala de l’ADISQ, est à ne pas manquer. C’est avec ses trois musiciens, qu’il transpose sur scène son tout dernier disque Portraits de famine réalisé par Louis-Jean Cormier. Tout est dans tout !

Samedi 13 août 2016

Le samedi soir, la bête de scène et une autre favorite du public québécois depuis son album Aquanaute sorti en 2002, Ariane Moffatt fera vibrer Ahuntsic. La chanteuse poursuit sa tournée 22h22 cet été avec ce petit arrêt au Festiblues, une excellente chance de la voir ou la revoir en plein-air. Pour la précéder, un ancien membre de son équipe à La Voix, Martin Goyette viendra faire entendre sa voix hors du commun. Il sera accompagné de quatre musiciens pour vous faire découvrir son blues du sud des États-Unis teinté de soul et de funk. Une prestation à ne pas manquer.

Dimanche 14 août 2016

Pour clore cette édition (et festival) en beauté et en blues, plusieurs grands musiciens du blues québécois seront présents, à commencer par Jim Zeller et son harmonica. Maintenant une légende vivante, Zeller a joué avec les plus grands, dont B.B. King et Bob Dylan et revient faire entendre son talent pour le dernier Festiblues. Il sera suivi des géants du blues québécois, Guy Bélanger de Bob Walsh, qui offriront une prestation qui restera dans les annales du Festiblues. Les grands complices, Bon Walsh à la voix et la guitare et l’harmoniciste Guy Bélanger, resteront fidèles à leur public et vous invite à « un voyage dans les terres fertiles du blues, du gospel ou du folk blues. »

Pour plus d’information sur le festival et la programmation dans les salles et bars aux alentours du parc visitez notre site. Vous pouvez aussi vous procurer un passeport pour toute la fin de semaine juste ici sur La Vitrine au coût de 20$, sinon toutes les soirées sont également en vente individuellement.

Musique

Galerie photo : Louis-Jean Cormier

Du 18 au 21 novembre dernier se tenait M pour Montréat mettait de l’avant une panoplie d’activités et de concerts à travers la ville. Jeudi, notre photographe a assisté au concert spécial SiriusXM avec Louis-Jean Cormier, Plants & Animals et Foreign Diplomats. Ce spectacle était au profit du Garage à musique de la fondation du Dr. Julien. Crédit photo : Renaud Vinet-Houle.

 

Musique