Tous les articles

littérature

L’image des femmes dans le Magazine Muses

Féminine et radieuse, Salomé Corbo est magnifique dans une création d’Alexe Perron, une finissante du collège LaSalle ayant travaillé sous la tutelle d’UNTTLD, sur la couverture du Magazine Muses. La comédienne connue pour son personnage de Caroline Laplante dans Unité 9, se confie sur les rôles qui occupent son quotidien. Ainsi, on apprend ce qui la distingue de son personnage de la populaire série télévisée, ce qu’elle retire de son métier et comment elle vit la maternité. Comme Salomé Corbo est l’égérie de Frëtt Design, une marque d’une maman gaspésienne, on la voit aussi dans des vêtements prêt-à-porter qui lui ressemblent. Ainsi, dans un amalgame de glamour et quotidienneté, on arrive un peu plus à saisir la personnalité de la femme derrière la chef de sécurité qu’on aime tant haïr à l’écran.

Littérature «de poulettes»

Les auteures de chick lit (littérature pour filles ou «de poulettes»), India Desjardins et Nathalie Roy, démystifient le genre dans lequel elles évoluent alors que la question de superficialité se pose. Stéphane Dompierre, quant à lui, y va de ses commentaires, alors qu’il est plutôt associé au penchant masculin du genre, soit à la lad lit. Une fois l’étiquette assumée ou refusée, que doit-on retenir du phénomène de la littérature classée en fonction des genres?

Créer après bébé

La chanteuse Ariane Moffatt parle de son retour avec l’album 22h22 après la maternité. Entre l’équilibre personnel à préserver et l’inquiétude d’être oubliée ou l’incapacité de créer, la juge de l’émission La Voix en profite pour parler de sa réalité de mère lesbienne et des bouleversements récents de la société québécoise.

Le Magazine Muses  est en kiosque dès le 27 août.

Littérature

5 maisons : 5 chambres littéraires au FIL

Il était une fois un village au cœur du Quartier des spectacles, fait de cinq petites maisons. Chacune des cinq maisons est en fait une chambre littéraire, lieu à la fois intime et public, qui présente une thématique de la littérature ou de notre rapport à elle. Sur la place du village et à travers ses ruelles, le FIL vous invite à pénétrer à l’intérieur de cette cité érigée en l’honneur de l’écriture et de la lecture, une cité parfois endormie, parfois passive et libre à explorer, parfois animée de rencontres, d’ateliers et de courtes performances en interactivité. Inscrivez-vous, écrivez vous aussi au Festival international de la littérature : pas moins de 40 activités gratuites vous attendent!

Les Chambres littéraires, premier site extérieur du FIL, est une grande aventure pour le Festival.

Pour tout vous dire, pour reprendre du début, il était une fois une professeure passionnée au DESS en design d’événements de l’École de design de l’UQAM, Céline Poisson. Cette professeure affectionnait tout particulièrement la littérature, au point de mettre le Festival international de la littérature à l’étude de son cours.

Tous les étudiants de sa classe eurent à concevoir et proposer une installation qui prendrait lieu sur le parterre du Quartier des spectacles pour le FIL. Tous présentèrent des projets les plus fabuleux les uns que les autres qui témoignaient de leur époustouflante créativité! Ici on trouvait des fleurs parapluies pleines de citations, là des modules à formation mouvante, là aussi des terrains de jeux littéraires, ou encore un livre géant tombé du ciel pour nous raconter des histoires! Toutes les propositions étaient plus tentantes les unes que les autres, quand une jeune femme a présenté non pas qu’un projet, mais une histoire, dans laquelle elle racontait son propre lien à la littérature dans un espace où ses rêves devenaient cité. Il n’en fallait pas plus pour que le coeur du FIL batte en résonance.

Pour permettre à plusieurs talents de se joindre à l’aventure, le FIL a demandé à trois autres étudiants dont le travail avait été des plus inspirants de se joindre à la jeune femme. Ainsi, avec Morgane Lemetayer, Jean-Baptiste Bouillant, Mathilde Mertina et Dorothée Noirbent se sont prêtés mains fortes pour donner vie à un village éphémère, tout dédié aux mots, à la lecture, à l’écriture et aux rencontres.

Et c’est ainsi qu’il était une fois, les Chambres littéraires

Elles sont :

La Tour de Babel : Espace consacré à la lecture individuelle. Il s’agit de la bibliothèque de ce village littéraire composé de centaines de livres recueillis par le FIL et mis à la disposition du public.
La Page blanche : Espace consacré à l’écriture. Des écrivains reconnus ou en herbe pourront donner libre cours à leur imagination en laissant leurs traces sur les murs de cette chambre.

Le Jardin secret : Espace consacré surtout à l’enfance et au plaisir de se faire raconter des histoires. On pourra y écouter des lectures de contes pour enfants préenregistrées.

L’Obscure : Espace consacré à l’imaginaire littéraire. Petit cabinet de curiosités avec des objets qui évoquent tous les aspects de la littérature dans une atmosphère d’étrangeté. On pourra y écouter des lectures de textes préenregistrées.
La Théâtrale : Espace scénique consacré à la lecture publique. C’est le lieu où auront lieu des lectures de textes écrits par le public, des micros ouverts, des flash mobs mais aussi de petits spectacles acoustiques.

En plus…

La Place du village : Lieu d’accueil et de rencontres avec le public. C’est l’endroit dans le village où auront lieu, entre autres, les cercles de lecture.

Jusqu’au 30 septembre, venez faire la fête aux mots aux Chambres littéraires du FIL!

Toute la programmation ici.

Littérature

Parlons de littérature en 7 points – Le FIL de Montréal

Le FIL de Montréal a toujours été une période particulièrement intéressante : non seulement performons-nous la littérature au cœur d’un des plus grands rassemblements de littérateurs au Québec, mais, plus encore, nous en parlons. Et dans le contexte culturel actuel, parler de littérature est foncièrement bienvenue.

Les thèmes sous-entendus de l’édition 2012 du festival sont un peu la marche et l’investissement des lieux publics. Quoi de plus efficace pour faire entrer la littérature dans la vie des gens, en effet, que de voir des livres en allant travailler. Poésie nomade, balade littéraire, les pauses lectures et les chambres littéraires du Quartier des spectacles font sortir les littératures des salons, investissent les rues de Montréal et rendent un peu de mobilité au geste de lire.

Sept événements à ne pas manquer selon moi :

POÉSIE, SANDWICHS ET AUTRES SOIRS QUI PENCHENT

Peu de choses nouvelles peuvent être dites à propos de ce banquet poétique créé par Loui Mauffette : on relève sa justesse et sa beauté chaque année depuis sa création en 2006. C’est même un peu grâce à succès unilatéral que le spectacle revient cette année. Je me contenterai donc de vous inviter à y aller. Vous y retrouverez sur scène, entre autres, Benoit Landry, Julie Le Breton,
Fanny Mallette, Loui Mauffette, Yves Morin, Iannicko N’Doua, Patricia Nolin et Yann Perreau.

POÈTES URBAINS, POÉSIE NOMADE / LA TRAVERSÉE SAINT-DENIS

Parcours littéraire qui suit la rue Saint-Denis entre Roy et Gilford, l’événement promet des rencontres poétiques et une dizaine de microsites « momentanément habités par des écrivains et artistes acolytes ». L’espace public est investi par la littérature. Ce sont « Baudelaire revisité, des improvisations folles, un piano et trois chênes, poète masseur ou déambulateur, rituels sacrés, poèmes gravés, le souffle intime et les envolées ». Idée originale de Joël Pourbaix et coordonné par Catherine Cormier-Larose des productions Arreuh, vous y rencontrerez près de trente poètes et artistes.

PROJET ©

Réel laboratoire de création en direct, le PROJET © est une collaboration de ARTV et insanë qui veut questionner « notre rapport aux mots dans leur plus simple expression ». En deux jours, un auteur (Guillaume Corbeil), un blogueur (Laurent K. Blais de 10 Kilos) et un philosophe (Normand Baillargeon) feront l’expérience de leur propre processus d’écriture. La littérature en cage. Idée originale de Vincent de Repentigny.

BALADE LITTÉRAIRE

Faisant écho au climat de crise qu’a vécu le Québec et ses rues durant les huit derniers mois, l’événement propose de revisiter l’œuvre de certains auteurs européens qui, eux aussi, se sont retrouvés dans un tel contexte.  Passant de la Librairie Las Americas à la Maison des écrivains, les auteurs Pep Coll (Catalogne), Carolin Emcke (Allemagne), Antonio Lozano (Espagne) et Marco Malvaldi (Italie) dirigeront la marche.

L’ÉCRITURE ENGAGÉE

Toujours dans l’esprit des manifestations et des prises de positions opposées qui ont animé la ville, l’événement pose l’éternelle question du rôle social de l’écrivain. Doit-il être actif? Prendre position d’office? Rester dans l’ombre de la pure création? La littérature a-t-elle une essence sociale? Stanley Péan animera les tables rondes alors que Pep Coll (Catalogne), Carolin Emcke (Allemagne), Antonio Lozano (Espagne) et Marco Malvaldi (Italie) donneront des pistes de réflexion.

CHAMBRES LITTÉRAIRES DU FIL

La Quartier des spectacles, berceau d’événements montréalais, sera transformé en village littéraire à l’angle Clark et Maisonneuve. « Il était une fois un village au cœur du Quartier des spectacles. Dans ce village, les maisons sont des allégories et derrière chaque porte se dessinent des histoires, à ouvrir et à fermer, comme des livres. Chacune des cinq maisons est en fait une chambre littéraire, lieu à la fois intime et public, qui présente une thématique de la littérature ou de notre rapport à elle. » Il ne vous restera qu’à habiter les lieux du village.

PAUSE LECTURE

L’Espace culturel Georges-Émilie-Lapalme de la Place des Arts est l’hôte d’une installation éphémère qui se veut un « terrain de jeu pour lecteur en herbe ou averti ». L’événement se donne pour mission de réfléchir au rapport physique à la lecture en proposant un espace propice à celle-ci; pour prendre le temps de lire. Vous pourrez donc faire une pause lecture spontanée et vous « retrouver dans un monde momentanément connu que de l’auteur et de soi ».

Bon festival!

P.S. Attendez-vous aussi à ce qu’on vous invite à passer devant la maison d’Émile Nelligan et à imaginer le givre sur sa vitre. C’est un classique.

Charles Dionne – @dionnecharles

Littérature