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Lion d’Or

Galerie Photo : Alexandre Poulin

Vendredi dernier avait lieu, au Cabaret du Lion d’Or, le spectacle d’Alexandre Poulin dans le cadre du festival Coup de Coeur Francophone. Le festival se poursuite jusqu’au dimanche 15 novembre. Consultez notre site pour connaître le reste de la programmation. Crédit photo : Renaud Vinet-Houle

Musique

Cet endroit entre tes cuisses : la sexualité en scène

Tout cela a commencé avec la création d’un blogue. Olivia Lagacé et Linakim Champagne ont lancé This is better than porn en 2012 et ne se doutaient sans doute pas de l’engouement qui s’en est suivi. On retrouve sur ce site une intimité dévoilée sous la forme textuelle et photographique dans une tentative d’aborder la sexualité sans ses tabous traditionnels et lourds. Elles ne se sont pas arrêtées là, bien au contraire. Transposer les textes poétiques à caractère érotique sur la scène, voilà le défi qui s’est concrétisé le 16 juin dernier.

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crédits photos: Emil Baroon et Renaud Poirier

Dans l’intimité du Lion d’Or, huit hommes et femmes nous racontent les mots des deux bloggeuses dans une mise en scène signée Jérémie Francoeur. Les textes ont été dévoilés dans une suite de tableaux osés, poétiques, humoristiques, mais toujours dans une approche franche et un réalisme assumé.

La première séquence a donné le ton pour ce qui a été une expérience sans pudeur ni jugement. Une jeune femme dos au public, à moitié nue, continue de se dévêtir en se déhanchant sur un homme. Douce torture pour tous. Puis, sa voix s’élève et nous raconte « une p’tite vite » dans une ruelle. Cette scène donnait une impression de déjà vu, mais avec une nuance : la parole d’une femme. Cette scène racontée par un homme ferait-elle un effet différent ? Il faut dire la liberté sexuelle et le féminin fait encore hausser les sourcils.

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crédits photos: Emil Baroon et Renaud Poirier

Cette liberté était éclatante sur les planches du Lion d’Or, à travers les histoires ouvertes sur une réalité et des questionnements communs, mais aussi grâce aux acteurs qui assument leur nudité sans que cela soit gratuit. On réussit à retrouver la beauté dans ce qui l’a finalement toujours été. Dans la complexité des rapports humains, ces confidences trouvent écho aux nôtres. Les monologues se sont enchaînés plongeant le spectateur dans un mélange nostalgique de souvenirs et d’espérance.

Le désir fut le matériau premier de cette théâtralité, mais également un enjeu auquel on  ne doit  pas cesser de réfléchir, lorsqu’on a fini de rougir. Je salue cette manière de mettre l’art au service de la réflexion et mine de rien, d’une forme d’éducation. La discussion ne doit pas s’arrêter là, ni les éclats artistiques.

Cet endroit entre tes cuisses a été présenté le 16 juin dernier au Lion d’Or.

 

Théatre

Bal d’Halloween

Pour l’Halloween, le Lion d’Or vous convie à un bal déguisé dès 22h! Cette année, venez célébrer la fête de l’horreur dans l’ambiance plus qu’appropriée du Lion d’Or.

Nous avons pour vous deux paires de billets à faire tirer pour le Bal qui suivra.

Vous aimeriez montrer votre plus beau costume et vos meilleurs mouvements de danse en une seule soirée?

Alors, dites-nous quels personnages de films d’horreur feraient le meilleur couple?

Pour vous inspirer :

Chucky & Tiffany du film « Bride of Chucky »

Vous pouvez aussi faire des mélanges incongrus! Lâchez-vous lousse plus bas!

Date limite pour participer au concours : mardi, 30 octobre à midi.

Variétés

Jardin Mécanique, 2 de 2 : les absents ont toujours tort

Bel attroupement devant le Lion d’Or à notre arrivée. Le hall croule sous les produits dérivés, sous l’œil tordu des toiles de Véronique Paquette qui ornent l’entrée et accueillent la foule timide. Lentement, tranquillement, nonchalamment, les gens pénètrent dans la salle, non sans avoir allégrement reluqué les bijoux steampunk de l’artisan Daniel Proulx.

20 h 20.

Noir.

Les trois acolytes nous font dos sur scène.

Ils regardent droit devant eux les projections sur la toile du fond, là où les prémisses de leur histoire nous sont contées par un narrateur absent.

Le reste, faut le voir pour le croire. Vous n’y étiez pas? Tant pis pour vous*. Anyway, je n’ose imaginer les tortures qui m’attendent si je vous en dévoile davantage.

Le show. L’album. Ça forme un tout. On ne peut prendre une pièce à part; il faut la voir dans son ensemble, dans son rapport aux autres, selon sa place dans la chronologie de La Sinistre histoire du Théâtre Tintamarre et vibrant des échos qu’elle prend sur scène, bien incarnée par les trois protagonistes. Il faut voir Augustache, Edwige et Camélius fondre dans la foule, armés jusqu’aux yeux, scandant un texte dément porté par une valse rapide. Il faut entendre la variation des rythmes et des mélodies, qui hypnotisent; on ne sait plus qu’en penser quand le trio désaxé revient de l’entracte sans autre forme de procès qu’a capella. Ça en est presque touchant; si ce n’était de leurs airs machiavéliques savamment étudiés, on croirait presque entendre un cantique de Noël. Sauf que les chérubins sont sanguinaires.

Monsieur Augustache. Crédit Photo : Sébastien Lavallée

Un gros pétard auditif et visuel, que ce Jardin Mécanique, une expressivité dans les mimiques qui n’a rien à envier à la caricature. La foule, conquise, en proie au délire, lui offre même une standup ovation, à cet univers pseudobaroque éthéré qui n’a certes pas fini de nous étonner.

Album Photo

*À venir :

18 octobre, Québec : spectacle complet à la COOP L’Agitée

20 octobre, Montréal : participation à la Marche des zombies

31 octobre, Montréal : grande fête d’Halloween au Théâtre Rialto

9 décembre, Trois-Rivières : spectacle complet à l’auditorium du cégep

Musique

Jardin Mécanique : du pur délire!

J’ai déjà peur de ce que je vais écrire et pis j’ai même pas commencé… On m’a torturée pour que je consente à vous livrer un article au sujet des trois débiles qui ont semé Jardin Mécanique. La seule façon de m’épargner d’atroces souffrances a été de leur promettre de commettre un papier à la hauteur de leurs ambitions tyranniques. Messieurs Augustache, Edwige et Camélius feront tout pour mettre leur plan à exécution. Mais ce plan, c’est quoi ? Pour le savoir, faudra aller faire un tour au Lion d’Or le mercredi 12 septembre prochain à 20 h : ils nous annoncent toutes sortes d’affaires abominables pour l’occasion…

En attendant cette séance qui, je l’avoue, me fout gravement la chienne, je me suis tapée le premier album qui a germé dans leurs cerveaux déjantés : La sinistre histoire du Théâtre Tintamarre, épisode 1, une galette de 9 pièces dangereusement inquiétante – et loufoque – qui envahira les magasins de disques dès le 11 septembre. On y trouve 35 minutes de délire musical addictif (ça fait juste 4 fois en ligne que je l’écoute aujourd’hui; il y a quelque chose de louche là-dessous…), un opéra rock nouveau genre bouturé de satire sociale, un univers burlesque très près du Burtonesque, un hybride de cirque ou de fête foraine conjugué de métal pur planté dans un décor de Poe ou de Verne, au choix. Une botanique détraquée dont les racines Chopin, Tchaikovsky ou Shostakovitch se retrouvent greffées autant à une marche militaire qu’à une mélodie de carrousel, une valse ou un rock cinglant… Maintes fois retournée, la terre de leur Jardin atteint maturité : les trois complices derrière le projet ont bichonné leur œuvre pendant des années; chaque son, chaque bruit, chaque détail, chaque clin d’œil a été vu et revu, ajusté et corrigé jusqu’à pleine satisfaction, jusqu’à démoniaque perfection.

Pochette d’album

Ce chaos mûri à point n’est pas sans être romantique, quoique décadent et dégoulinant de sarcasme. Baudelaire et Brel s’emmêlent les branches dans cette sanglante histoire de domination imaginée par trois vieux potes originaires de la Mauricie. Multi-instrumentistes, geeks de son, chanteurs, désormais acteurs, Philippe Coulombe, Sylvain Sicard de Carufel et Francis Gagnon, au fil des années, n’ont rien laissé au hasard et ont même créé leur propre étiquette de disques, Nuke Records, pour arriver à leurs fins. Leur Jardin Mécanique a su se nourrir de l’engrais de multiples collaborateurs de tous horizons, qu’on pense à l’artiste visuelle Véronique Paquette, qui a imaginé une toile par chanson et conçu le visuel de la pochette, à Yannick Chapdelaine, qui assure depuis déjà plusieurs mois la mise en scène et la direction artistique des personnages, ou à Daniel Proulx, qui leur a créé bijoux, costumes et accessoires dans l’esthétique steampunk/rétrofuturiste… et la liste est longue.

Adroitement – et presque imperceptiblement – , le trio désaxé a graduellement investi le paysage musical montréalais, s’attardant au Studio-Théâtre de la Place des Arts, au Divan Orange, au Théâtre Rialto dans le cadre du festival Vue sur la relève, au Quai des Brumes, Ô Patro Vys… Il y a même Monsieur Augustache qui s’est lancé en politique; le Parti Tintamarre du Québec revendique : « Oui à la lobotomie ». De bel augure…

Et à ce rythme-là, si j’étais vous, je ferais attention, on ne parlera bientôt plus que d’eux.

Partout.

Compte-rendu et photos du spectacle-lancement la semaine prochaine !

Jardin Mécanique

Spectacle-lancement La sinistre histoire du Théâtre Tintamarre, épisode 1
Mercredi 12 septembre 2012 – 20 h  au Lion d’Or

17 $ en pré-vente
23 $ à la porte

Jardin Mécanique sera de Comiccon au Palais des Congrès de Montréal du 14 au 16 septembre prochain.

Musique

Admirons le tendre Démon vert!

Dany Placard dévoilera son nouvel album, Démon vert, lors d’un 5 à 7 qui aura lieu le 28 août prochain au Lion d’Or auquel vous êtes tous conviés! À 36 ans, 15 ans de carrière à son actif, il avait envie de proposer un opus empreint de tendresse et de poésie, des chansons qui viennent du cœur et affranchies des restrictions du marché. C’est aussi une suite logique à son dernier album de facture plus rock paru en 2010. Placard revient avec un son folk/rock qui lui est propre.

Originaire de Laferrière, à quelques pas de l’inspirant Fjord-du-Saguenay, Dany Placard a fait paraître son premier album en 1998 (autoproduction) et a créé par la suite le groupe Plywood ¾ avec Éric Villeneuve. Ils ont ensemble produit deux albums. Suite à cette expérience, il a repris sa carrière solo et a proposé Rang de l’église (2005) et Raccourci (2008). Il a entre-temps collaboré avec quelques artistes dont Carl-Éric Hudon (Hudon-Placard, 2007) et Francis Toots Macbeth (Placard-Mecbeth, 2009). Quelques artistes lui ont enfin confié la réalisation de leur album : Chantal Archambault, Domlebo, Francis Faubert et Louis-Philippe Gingras.

Démon Vert propose 13 chansons enregistrées au studio Planète en compagnie de son « band » et de Pierre Girard à la prise de son. Un album introspectif qui raconte la vie d’un homme de son âge et des préoccupations qui s’y rattachent. Coucher a’c la lune est particulièrement représentative : elle nous parle de confiance en soi et à autrui, de l’amour qu’il éprouve pour sa femme avec laquelle il partage sa vie depuis 10 ans. Les chansons Robin et Luky Luke sont, quant à elles, des messages d’amour d’un père à ses deux fils. Avec l’album Démon vert, Dany Placard a décidément voulu se confier.

À mon avis, c’est un de ces artistes vrais et intègres. Au risque de déplaire aux exigences de notre industrie musicale, il reste près de ses convictions artistiques, personnelles et nous offre le fond de son âme. Après plusieurs écoutes de son album, j’ai compris la profondeur du personnage et son message :  être heureux avec ce que l’on a sans se stresser avec la vie!

Je verrai pour la première fois en spectacle Dany Placard mardi prochain et ce ne sera probablement pas la dernière. On se donne rendez-vous avec le Démon Vert,  le 28 août?

Visitez son site Internet pour en apprendre plus!

 Lancement, le 28 août 2012

Musique

Salut, mon ange gardien

Salut, mon ange gardien.

Ça beigne? C’est cool, t’es dans l’jus, ces temps-ci, non? Je sais, des fois je me plains, je geigne, je te demande plus de boulot… Mais bon vraiment, ces derniers jours tu t’es surpassé, y’a pas à dire.

Ouf, vraiment, j’écris ce billet, agrippée à mon verre de vin (qui n’est pas de refus), chez mon amie et gérante de vie et d’horaires, Geneviève Dubé (merci, ma douce, je ne serais rien sans toi) en me demandant comment je vais traverser ces prochaines semaines tout en conservant ma santé mentale.

Lundi, j’ai commencé à tourner la troisième saison de la web série Juliette en direct. En plus d’y jouer le rôle d’une ado presque détestable dans cette merveilleuse émission pour enfants, j’ai la chance de travailler avec l’équipe de Passez Go qui est formée des gens les plus adorables et talentueux en ville. Sérieux, en plus d’avoir des projets de « show jeunesse »  ambitieux et qui sont de grandes réussites, ils vous donnent carrément envie de vous lever à 6h du mat’ question de se pointer sur le plateau à 7 h. Vous en connaissez beaucoup des gens comme ça? Bon. Alors oui, c’est génial, mais bon Dieu que c’est tôt pour une pauvre « adulescente » comme moi. Allez hop, lundi, on set à 6 h 30, maquillage-coiffure qui me confèrent le look d’une gamine de 16 ans. Exaltation, joie et angoisse d’une bonne journée de tournage.

Le soir même, j’ai eu le plaisir d’être présente à la première du film d’animation Paranorman, en salle le 17 aout, dans lequel je prête ma voix à un des personnages. Dans la vie, c’est mon métier, le doublage. C’est ce que j’aime, ça me fait vibrer. Pas de game à jouer, pas de look à se créer : que du jeu pur, du jeu vrai, sinon aussitôt repéré. Une voix, ça ne peut pas tellement tromper. J’adore le fait de devoir coller à la peau et au rôle de quelqu’un. De devoir interpréter ses moindres intonations ou mimiques. Depuis que j’ai l’âge de 12 ans, j’ai du plaisir sans bon sens à être la version francophone de plusieurs comédiennes ou dessins animés. Et oui, je peux voir les films avant tout le monde! Muhahahah. Donc voilà, lundi j’étais au ciné pour voir le résultat de notre travail. Comme en témoigne la photo, nous étions (Jean-Carl Boucher que j’aime d’un amour sans borne, Alexis Plante, Mitsou, Émilien Néron, Éric Salvail et moi) présents en tant que doubleurs dudit film. Nous avons répondu et souri à qui mieux-mieux aux journalistes présents, et avons eu la chance de voir cet excellent film que je suggère à tout le monde. Mine de rien, c’est épuisant ce genre de soirée. Il faut être spirituel et alerte pour répondre aux questions. Penser à ne pas dire de conneries. À ne pas laisser voir sa gomme dans sa bouche. Faut dire que je ne suis pas très douée pour ça… Mais bon, ça s’est bien passé, et les gens de chez Alliance nous ont si bien encadrés que ça a passé très vite, dans le respect et la bonne humeur.

Mardi, je doublais une série animée en avant-midi et je jouais Le Malade imaginaire (dont je vous ai entretenu avec vigueur dans le précédent billet) le soir même. Donc je répétais dès midi : on a pratiqué les scènes, vérifié les détails techniques, repassé les costumes froissés, etc. Voici d’ailleurs une petite photo d’une partie de notre sympathique tribu (Pascale Brochu, Stéphanie Ribeyreix, Jean-Charles Fonti et moi) dans les somptueuses loges du Lion d’Or. Belle salle, public sympa. Mais héééé oui, qui dit « adrénaline » dit aussi « Salut-j’ai-besoin-de-boire-un-verre-et-de-tripper-avec-mes-amis-de-la-scène-après-avoir-joué-un-show-et-sué-ma-vie ». Oui, c’est ça que ça veut dire. Ce qui me mena insidieusement à me coucher quelque peu tard.

Ce matin (ou hier, c’est selon l’heure à laquelle j’envoie ce billet), j’étais de retour avec mes copains de « Juliette en direct ». Heureusement (et, franchement, quel bonheur!), dans la scène que l’on enregistrait à l’aurore, mon personnage Jessica était dans son lit. En pyjama. Alleluia.  Mais tout n’est pas si simple. J’ai quand même dû partager mon heure allouée pour dîner avec une audition à l’autre bout de la ville et un chauffeur de taxi. Fort sympathique, du reste, mais qui ne m’a pas nourri. Il a donc fallu que je compte sur Sarah, la cantinière du plateau, pour me tendre un « ficello », des pâtes et un RedBull.

Et, le soir venu… film tranquille et dodo… HAHAHAHA. Non. J’étais en doublage. Et ce matin, ça recommençait à 6 h 30.

Sacré ange-gardien. Tu m’en fais voir de toutes les couleurs. Maudit que je t’aime.

Théatre

La Compagnie de la Lettre 5 présente Le Malade imaginaire

Il y a de ces rencontres qui changent la vie. Des gens qui, presque sans vous connaitre, vous transporte quelque part qui ressemble à la maison. Feels like home, tsé. Des gens qui nous font nous dire qu’on serait bien con de ne pas les avoir dans notre entourage jusqu’à la fin des temps. Ou du moins du nôtre.

La Compagnie de la Lettre 5, c’est ça. Du timing, une énergie incroyable, une forte volonté de travailler ensemble, une folie un peu folle à la limite du weird, et une passion hors du commun pour notre métier. La preuve : René Migliaccio, Pascale Brochu, Stéphanie Ribeyreix, Jean-Charles Fonti, Émilie Fecteau et moi-même nous sommes rencontrés en avril, notre compagnie de théâtre est née en juillet, et nous jouons notre premier spectacle (Le Malade imaginaire de Molière) en ce moment, au Lion d’Or.

Évidemment, rien de tout ça ne fût de tout repos. Avoir un mois pour engager des acteurs (Rémy Ouellet, Denis Harvey et Jean-Philippe Richard, des acteurs avec qui c’est un immense bonheur de jouer), répéter le show, en créer les costumes, les décors, la mise en scène, en faire la promotion et par-dessus le marché, gérer tout le volet business que la création d’une compagnie exige (pour lequel on est loin d’être doués), ce n’est pas l’exemple typique de l’été « pieds-dans-la-piscine-martini-en-mains ». Disons qu’on a eu chaud et que l’univers a été de notre côté sur plusieurs aspects, genre il nous envoyait des signes de pouces déguisés en évènements inopinés qui nous ont sauvés les fesses. On a répété quatre heures presque tous les jours pendant un mois, en plus d’avoir nos horaires respectifs de travail et nos vies sociales (ou ce qui en reste) à gérer. C’est sans parler des moments pendant lesquels on courait de magasins en magasins pour trouver des costumes décents, ou de bureaux en bureaux pour se faire suer avec la bureaucratie. Plus ça avançait, plus on se demandait si on n’était pas un peu tarés de s’être lancés dans cette aventure.

Le soir de la première, le 7 août, René (le metteur en scène), est venu nous voir dans les loges du Lion d’Or 20 minutes avant le show, exactement au moment où je paniquais en me demandant pourquoi j’exerce ce métier-là. Classique. Il nous a dit que la salle était presque pleine. Qu’on avait rempli le Lion d’Or. J’y croyais pas! Quand, avant le spectacle, une voix a annoncé : « La Compagnie de la lettre 5 vous présente Le Malade imaginaire », j’y croyais pas. Quand, à la fin du show, après avoir eu tant de plaisir à être sur scène et à entendre le public rire, on s’est fait saluer et féliciter chaleureusement, j’y croyais toujours pas.

C’est à peu près à ce moment-là, shootée à l’adrénaline grave, que j’ai réalisé que la Compagnie de la Lettre 5 existe bel et bien, que j’trippe solidement sur mon métier, et à quel point la vie est bonne pour moi et qu’elle a eu la gentillesse de déposer sur mon chemin des êtres, des défis et des choses hors du commun.

Si vous ne me croyez pas, venez voir par vous-même, on vous reçoit au Lion d’Or pour deux soirs encore, le 14 et le 21 août. On a du plaisir, vous en aurez aussi.

Je vais bien entendu, au cours des trois semaines suivantes, vous saouler de photos de répétitions et de coulisses, de coulisses et de loges.

Catherine

Théatre

Catherine Brunet

Tous les articles de Catherine Brunet ici.

Chaque mois, dans sa rubrique « Artistes à la trace », le Lèche-Vitrine suit un artiste dans la planification ou la réalisation de son œuvre, qui vient partager des moments privilégiés et en toute intimité avec les lecteurs. L’instant de quelques billets, l’artiste ou le collectif artistique partage des confidences, des réflexions, des photos et des vidéos personnelles, invitant les lecteurs à découvrir leur univers de création.

Ce mois-ci : Les grands projets de Catherine Brunet

Catherine Brunet nous a éblouis dès son jeune âge par son interprétation de la petite Charlotte dans l’émission Le monde de Charlotte. La jeune comédienne a laissé sa marque dans plusieurs émissions pour enfants dont Macaroni tout garni, Jade et les mystères du temps, Watatatow. Elle interprétait également Constance dans la quotidienne ayant fait vibrer le cœur des jeunes et des plus vieux, Ramdam.

Avec une solide formation en diction et en doublage, Catherine s’illustre dans le milieu de la voix. En effet, son talent est mis au service des films d’Harry Potter, où elle prête sa voix au personnage de Luna Lovegood ainsi qu’à Coraline, dans le film du même nom. Sa voix est aussi celle de Miley Cyrus et d’Emma Stones, entre autres.

En plus de ses nombreux projets, elle a été formatrice au Conservatoire pour des ateliers de doublage pour les enfants et c’est maintenant au Studio Syllabes à qui elle prête sa voix et ses enseignements.

Multiplication des projets

Catherine a de nombreux projets en cours de réalisation. En plus d’être blogueuse pour Kebweb.tv et porte-parole de l’ANEB Québec, elle est également co-fondatrice de la Compagnie de la Lettre 5, un collectif né en mai 2012.

Le Malade Imaginaire multimédia, dans laquelle elle joue actuellement au Cabaret Lion d’Or, occupe une grande partie de son mois d’août. Elle nous partagera son évolution quotidienne dans son univers théâtral et artistique, à travers ses billets spontanés post-répétitions et ses moments forts sur scène. Cette jeune femme aux multiples talents entame une grande carrière, raison pour laquelle nous sommes fiers de la SUIVRE À LA TRACE!

Théatre