Lèche -  Vitrine

Plateforme interactive adjacente au calendrier culturel de La Vitrine, ce blogue se veut un lieu où passions et échanges d’informations culturelles fusionnent. Le Lèche-Vitrine s’engage à transmettre les nouveautés, la splendeur et la diversité de l’offre culturelle et artistique.

3 choses à savoir sur le chorégraphe chinois Tao Ye

Véritable star avant-gardiste de la danse chinoise, Tao Ye débarque à Montréal au FTA pour présenter 6 & 9, deux chefs-d’oeuvre chorégraphiques du Tao Dance Theater. Vous n’êtes pas familier avec cet artiste ? Voici trois choses à savoir sur lui.

1) Son style chorégraphique est basé sur la philosophie chinoise.

L’essence chorégraphique de Tao Ye se base sur la philosophie de Lao Tseu, fondateur du taoïsme. En s’inspirant de ses théories sur les chiffres, l’artiste chinois a bâti une série de neuf œuvres numérales portant chacune un chiffre comme titre, qui représente le nombre de danseurs sur scène.

En Chine, les numéros ont une signification importante : un symbolise le néant, deux le ying et le yang, etc. Comme chaque pièce de Tao Ye compte un nombre de danseurs relatif au titre de l’œuvre, la symbolique s’avère encore plus forte.

2) Il est un grand ami du monde de la mode.

TAO Dance Theater a collaboré avec plusieurs artistes et artisans du monde de la mode de la Chine et d’ailleurs. Le grand souci du détail apporté aux costumes minimalistes et monochromes de l’artiste a fait écho dans le monde de la haute couture. L’intérêt du chorégraphe pour le milieu a donné naissance à des rencontres intéressantes.

En plus d’apparitions dans le magazine Vogue Chine, Tao Ye a signé la mise en scène du défilé de la collection Y-3 de Yohji Yamamoto et Adidas.

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3) C’est un ambassadeur de la danse contemporaine chinoise.

Dans son pays d’origine, Tao Ye est une vraie vedette. Depuis la fondation de sa compagnie en 2008, l’artiste a remporté de nombreux prix et distinctions prestigieux.

Sa vision chorégraphique axée sur le corps, la réflexion, la répétition et le minimalisme basée sur le taoïsme résonne dans la culture chinoise tout en s’attirant les éloges des critiques de partout dans le monde, ce qui en fait une fierté nationale.

Aujourd’hui, la compagnie collabore avec des écoles et universités du pays. Elle y enseigne sa vision particulière de la danse.

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Ne manquez pas 6 & 9 en ouverture du #FTA2018 ! TAO Dance Theater se produira à la Place des Arts pour 3 soirs seulement, du 23 au 25 mai.

Danse

Bharti Kher : le bindi, ce troisième œil qui se souvient et qui nous regarde

Bharti Kher est une des artistes contemporaines phares de l’Inde et ses œuvres ont été exposées abondamment sur la scène internationale. Ce printemps, DHC/ART présente une exposition solo majeure de l’artiste intitulée Bharti Kher : Points de départ, points qui lient jusqu’au 9 septembre 2018.

Un motif qui parcourt une grande partie de l’œuvre de Kher est celui du bindi : un point habituellement appliqué sur le front entre les sourcils pour représenter le troisième œil, une forme de conscience qui fait le pont entre l’expérience du corps et de l’esprit. Le geste d’appliquer une multitude de bindis sur une surface est pour l’artiste un geste poétique évoquant la caresse, une manière de communier avec la matière pour créer une nouvelle expression, secrète et codée.

Bharti Kher, An absence of assignable cause (2007), photo : Frédérique Ménard-Aubin.

L’œuvre An absence of assignable cause (2007), la transposition sculpturale à l’échelle réelle d’un cœur de baleine bleue, en est un bel exemple. Les bindis agglomérés qui étreignent l’organe exposé fourmillent à travers les veines : ce qui appelle à un rapport de proximité et d’amour avec cet animal, plutôt qu’à ce rapport prévalent de domination et de distance, qui mène aux disparitions d’espèces animales aux catastrophes écologiques.

On retrouve aussi cette idée de langage secret et tactile dans l’œuvre The night she left (2011), composée d’un vieil escalier en bois et d’une chaise renversée, où un sari s’entortille et serpente, et où les bindis parcourent les surfaces. Cette œuvre évoque un corps de femme maintenant absent, qui laisse derrière lui la trace et le souvenir de sa présence. Considérant ici le bindi comme un témoin de la vie d’une femme, Kher affirme : « [Les bindis] portent en eux le souvenir d’un passé et d’un certain récit. Ils sont les témoins d’une journée dans la vie d’une personne, comme un reste de l’expérience de quelqu’un »

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Bharti Kher, The night she left (2007), photo : Frédérique Ménard-Aubin.

Dans sa série d’œuvres qui portent sur les cartes géographiques, Kher critique le mode cartographique dominant de la représentation de la terre. Ici, les mouvements des bindis sur les cartes remettent en question, entre autres, les frontières qui excluent et délimitent, pour proposer une manière d’habiter la terre fondée sur la fluidité, l’ouverture, l’échange et l’impermanence.

« [Les bindis] incarnent l’énergie des migrations et l’énergie de notre époque. […] Et j’adore cette idée que les œuvres nous observent en retour. Des milliers d’yeux qui nous regardent » — Bharti Kher.

Par Marie-Hélène Lemaire

Musée Exposition

Suivez le chef! : une visite pas comme les autres

Je m’attendais à une visite guidée traditionnelle. Vous savez, celle où le guide nous mène quelque part. Il pointe un truc, un bâtiment, une statue, et nous dit c’est quoi. Finalement, j’étais à côté de la « track »! Y’a bien un guide, il nous mène bien à différents endroits, mais avec un acolyte droit sorti du 18e siècle, c’était drôlement plus coloré que ce à quoi je m’attendais!

Le parcours d’environ 90 minutes nous fait traverser en quelques rues et arrêts plus de 375 ans d’influences alimentaires. Et ce sont les bâtiments et places du Vieux-Montréal qui mènent au sujet! Ici un marché, là un jardin disparu. Et ici? Un bâtiment comme plein d’autres dans le quartier : un magasin-entrepôt. Celui d’un importateur… qui jouait finalement un rôle important dans ce qui se retrouvait dans les assiettes de ses contemporains. Avant la Conquête, on mange à la française. Et puis après? On boit du thé! Bref, pleins d’anecdotes et d’informations qui remettent en perspective ce qui dicte notre alimentation actuelle!

C’est connu, parler de bouffe donne faim! Quelques bouchées sont donc aussi au programme, dont deux qui viennent directement de la cuisine du Gouverneur de Ramezay! Hum, l’histoire goûte bon!

Suivez le chef! Musée du Château Ramezay - photo Michel Pinault 2018

Suivez le chef! Musée du Château Ramezay – photo Michel Pinault 2018

Le dimanche où j’y étais, l’ambiance était excellente : les participants répondant aux répliques enflammées du chef Maupoint. Bon, il s’emporte bien un peu (surtout contre les Anglais ou plutôt leur cuisine!), mais c’est un sympathique larron. Il faut dire que le choc des valeurs est grand entre le 18e siècle et aujourd’hui! La complicité était tangible entre les deux comédiens et rendait la visite bien chaleureuse.

Le circuit s’est terminé au restaurant Les 3 Brasseurs, une bière à la main. Tous ont passé un bon moment. Pour ma part, je ne verrai plus le Vieux-Montréal, ni les tomates, ces fruits du diable(!), de la même façon!

Ah et je vous ai dit? On repart avec un livret de coupons-rabais dans des restos du secteur, prétexte, s’il en faut, pour prolonger le plaisir et prendre l’apéro ou le souper dans le Vieux!

Cette visite théâtrale historico-alimentaire est présentée les dimanches après-midi jusqu’à la fin du mois de mai par le Musée du Château Ramezay. Il ne reste que quelques représentations : ne tardez pas à réserver vos billets. Ma suggestion : arrivez un peu plus tôt et profitez du forfait incluant une visite du Musée!

Crédit photo: Château Ramezay –  Musée et site historique de Montréal, photo : Michel Pinault.

Musée Exposition

S’immiscer dans la réalité autochtone avec Lara Kramer

Lara Kramer est une chorégraphe canadienne d’origine ojibwée et crie. Son travail porte sur les relations tendues entre les peuples autochtones et la société coloniale. Vous avez peut-être vu Fragments (2009) ou encore Native Girl Syndrome (2013), des oeuvres percutantes qui témoignent des séquelles du génocide culturel autochtone.

Cette année, Lara Kramer présente une création originale au #FTA2018 : un diptyque nécessaire et touchant comprenant une exposition et une chorégraphie.

Phantom Stills & Vibrations : l’exposition

Phantom Stills & Vibrations est une expérience immersive qui rend hommage aux victimes de l’ancien pensionnat autochtone Pelican Falls, à Sioux Lookout, en Ontario. Une exposition difficile mais nécessaire qui fait remonter à la surface des récits cachés d’un génocide culturel qui se poursuit encore aujourd’hui.

Avec son complice Stefan Petersen (création et interprétation), Lara Kramer a bâti une oeuvre où dialoguent danse, photographie et conception sonore aux accents nordiques. Comment reconstruire alors que la violence se perpétue ? C’est la question sur laquelle l’artiste nous invite à méditer avec Phantom Stills & Vibrations, présentée dans le cadre de Montréal Arts Interculturels (MAI).

Ne manquez pas les performances qui accompagnent l’exposition ! Elles auront lieu les 10, 17, 24 mai ainsi que les 2 et 7 juin.

 Au MAI du 10 mai au 10 juin 2018

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Crédit photo: Stefan Petersen

https://go.fta.ca/phantom

 Windigo : la chorégraphie

Face à Windigo, le public se voit confronté à la longue histoire et aux conséquences douloureuses de violation de la terre et de la culture qu’on subi les peuples autochtones. Lara Kramer est retournée dans le pays de sa grand-mère, dans la réserve de Lac Seul, en Ontario, pour mieux comprendre son histoire. Windigo est le fruit de ce séjour : la chorégraphe a tiré de son expérience une chorégraphie dure et intense mettant en scène deux hommes (Peter James et Jassem Hindi).

Le duo cherche à tuer l’ennui dans une chorégraphie douloureuse qui mêle violence, solitude et détresse. Sur une scène dépouillée qui ressemble à un no mans land démantelé trônent de vieux matelas, des couteaux, de la nourriture et plusieurs objets incongrus. Fait intéressant : c’est Lara Kramer elle-même qui signe la conception sonore, la scénographie et les costumes.

À l’Espace Libre du 31 mai au 2 juin 2018

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Crédit photo: Stefan Petersen

https://go.fta.ca/windigo

Danse

LE SIDIM : 3 JOURS DE DÉCOUVERTES ET D’ACTIVITÉS 100% DESIGN!

Nouveautés. Découvertes. Tendances. Depuis longtemps reconnu comme la sortie culturelle annuelle pour les amateurs de design, le SIDIM rassemble exposants et visiteurs pour 3 journées d’inspiration, de découvertes et d’activités.

Géante vitrine des tendances influençant l’art de vivre en 2018, le Salon du Design vous permettra non seulement de vous inspirer, de vous divertir, mais surtout d’acheter design!

Architecture, décoration, œuvres d’art, luminaires, accessoires, aménagement extérieur, mobiliers, papeterie, produits locaux…

Les exposants du SIDIM offriront de tout pour ajouter une touche design à vos maisons, et en faire des endroits à l’image de votre personnalité!

Cette année, le SIDIM offrira plusieurs nouveautés, dont :

Les ateliers / workshops du Marché SIDIM

NOUVEAUTÉ. Confection de bombes de bain, fabrication de d’ornements muraux, conception d’applicateurs à bille d’huiles essentielles : des artisans créateurs donneront des ateliers d’une heure durant les 3 jours du Salon qui vous permettront de bricoler sur place et de repartir avec vos créations!

Une fête de quartier design

À l’occasion de son 30e anniversaire, le SIDIM a repensé la traditionnelle fête de quartier pour vous offrir une section à l’ambiance festive dans un décor design! Jeux et animation seront au rendez-vous! Et vous?

L’expérience Montréal Design

Le SIDIM désire vous faire découvrir les plus belles adresses de Montréal! Que ce soit pour manger, boire, acheter, se divertir ou se loger, les endroits suggérés par le SIDIM sur la liste Montréal Design vous par leur décor branché et leur ambiance unique. De plus, certains de ces endroits offrent une promotion spéciale aux visiteurs du salon!

L’espace Human Spaces, des espaces plus humains :

Le parcours coloré et innovateur de Human Spaces vous transportera dans l’environnement complètement repensé d’un bureau du futur. Vous y découvrirez l’ADN d’une journée au travail réimaginée par les architectes et designers d’ici!

L’espace et la conférence Lab-École :

L’équipe du projet Lab-École, parrainé par Ricardo Larrivée, Pierre Lavoie et Pierre Thibault, présentera un espace entièrement réservé à ce projet innovateur du milieu scolaire! Pour l’accompagner, Ricardo et Pierre Thibault présenteront aussi la conférence « Concevoir l’école de demain » le jeudi 26 avril de 16h à 17h30!

Découvrez encore plus de nouveautés, d’activités et d’espaces thématiques du Salon sur le site Web du SIDIM!

Pour acheter des billets : www.sidim.com/billetterie

Les coups de cœur culturels d’Anissa Ben Mansour

Chaque mois, découvrez un employé de La Vitrine à travers ses coups de cœur culturels. Ce mois-ci, Anissa Ben Mansour, coordonnatrice des relations avec le milieu, se prête au jeu! 

Parle-nous un peu de ton rôle au sein de La Vitrine?

Je suis coordonnatrice des relations avec le milieu (culturel et touristique). C’est moi qui mets en action, via divers médias, les campagnes de visibilité planifiées avec nos partenaires. Je suis également en charge de programmer tous les billets vendus via notre système de billetterie.

Qu’est-ce que tu aimes le plus de la culture montréalaise?

Sa diversité! D’autre part, je suis toujours ébahie par tous ces organismes et producteurs du milieu qui accomplissent de grandes choses avec peu de moyens.

Quelle est ta salle de spectacle favorite?

Avec beaucoup de nostalgie, je dirais le Métropolis. Je ne peux pas compter le nombre de concerts auxquels j’ai assisté durant mon adolescence… de très bons souvenirs!

Quel est ton spectacle favori à vie?

Le spectacle Opus de Circa; de loin le spectacle durant lequel j’ai versé le plus de larmes! Il s’agit d’une collaboration entre la troupe Circa et le Quatuor Debussy. Les numéros issus de ce mariage inusité dégagent une telle fougue, une telle véhémence; il est difficile de ne pas être émue par cette intensité.

Toutes disciplines confondues, que recommandes-tu ces temps-ci?

Je recommande de sortir de sa zone de confort! Nous restons souvent dans nos habitudes, car nous craignons de débourser pour un billet de spectacle que l’on risque de ne pas apprécier. Certains programmes permettent pourtant d’assister gratuitement ou à peu de frais à divers spectacles. Je pense notamment à  Accès culture avec la programmation des Maisons de la culture de Montréal et aux soirées d’humour ou de musique dans les bars où on peut assister à de très bons spectacles de la relève artistique montréalaise. C’est l’occasion d’oser, de faire de nouvelles expériences… Et qui sait, peut-être avoir un nouveau coup de cœur?

Quel est ton festival favori?

Il est difficile d’en choisir qu’un! Je dirais les concerts extérieurs des nombreux festivals de musique pendant la période estivale. L’ambiance est à la fête et la foule est fébrile. On éprouve la sensation de faire partie d’une expérience éphémère et mémorable.

Quel est ton crush culturel du moment?

Dernièrement, j’ai eu l’occasion de redécouvrir le circuit plus touristique de Montréal. Grâce à une amie en visite, je suis retournée dans le Vieux-Montréal, au Planétarium, au Stade Olympique, à l’Oratoire Saint-Joseph… Des lieux que j’avais pour ainsi-dire oubliés! Cela m’a permis de retomber en amour avec ma ville.

Qu’est-ce que Montréal représente pour toi?

Une ville bourrée de talents! Je me sens privilégiée de pouvoir assister à cette créativité et cette effervescence culturelle. D’ailleurs, cette effervescence semble être de plus en plus reconnue internationalement. Évidemment, étant native de Montréal, mon objectivité est peut-être à reconsidérer!

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Crédit photo: Marie-Claude Brault

AURA : un an de succès et une programmation pour toute l’année à la basilique Notre-Dame de Montréal

Il y a un an, la basilique Notre-Dame de Montréal lançait AURA, une expérience lumineuse produite et conçue par l’entreprise montréalaise Moment Factory. Les spectateurs d’ici et d’ailleurs se sont précipités pour admirer le travail exceptionnel de mise en valeur de l’architecture de la Basilique, et de ses œuvres d’art les plus majestueuses.

Bonne nouvelle pour ceux qui n’ont pas encore vécu l’expérience, AURA est programmée pour toute l’année 2018!

AURA, c’est quoi au juste?

Des effets lumineux qui vous amènent à une immersion totale, en commençant par un parcours qui présente certaines œuvres d’art de la Basilique. Dans la noirceur, vous pourrez les redécouvrir imaginées par Moment Factory : le tableau de Sainte Marguerite Bourgeoys peint par Marius Dubois, le Christ en Croix sculpté par Paul Jourdain appelé LaBrosse, ou encore L’enfant Jésus dans les bras de Saint-Joseph font partie des joyaux artistiques que vous pourrez (re)découvrir et admirer.

Vous êtes ensuite invités à prendre place au cœur de la Basilique pour un son et lumière des plus majestueux, d’une vingtaine de minutes.  Sur une musique orchestrale de Troublemakers, qui a pour l’occasion travaillé avec une trentaine de musiciens, une vingtaine de choristes et le majestueux orgue Casavant de la Basilique, laissez-vous éblouir et vivre un moment de beauté exceptionnel.

Et ça se passe quand?
Les représentations ont lieu 5 soirs par semaine, du mardi au samedi, sauf fermetures exceptionnelles. Certains lundi et jours fériés ont aussi des représentations.

Jusqu’au 29 décembre.

Informations

Pour l’horaire complet, les tarifs, et la billetterie en ligne : aurabasiliquemontreal.com/

 

Arts Médiatiques

Les coups de cœur culturels de Félicia Balzano

Chaque mois, découvrez un employé de La Vitrine à travers ses coups de cœur culturels. Ce mois-ci, Félicia Balzano, directrice des relations avec le milieu, se prête au jeu!

Parle-nous un peu de ton rôle au sein de La Vitrine Culturelle?

À titre de directrice des relations avec le milieu, je m’occupe d’accompagner le milieu culturel dans sa stratégie de communication dans l’optique de permettre une promotion efficace des spectacles et activités culturelles ainsi que le développement de nouvelles clientèles. Je développe également des partenariats avec les médias afin de promouvoir la culture sur des plateformes externes aux nôtres. Je suis également en charge des événements qui se déroulent dans le hall de La Vitrine au 2-22, dont notre événement annuel pour la Nuit blanche.

Qu’est-ce que tu aimes le plus de la culture montréalaise?

Le fait qu’elle se retrouve partout!

Quelle est ta salle de spectacle favorite?

Toutes les salles de la Place des arts! À mes yeux, c’est un classique qui ne se démodera jamais. J’affectionne aussi tout particulièrement la Tohu pour sa structure particulière.

Quel est ton spectacle favori à vie?

Je vous en nomme deux 😉 Body Remix de Marie Chouinard, pour sa scénographie tout simplement fabuleuse, ses costumes parfaitement pensés, le choix musical et l’envoûtante Dorothea Saykal. Vollmond de la compagnie de danse de la regrettée Pina Bausch, pour ses chorégraphies presque théâtrales, les décors irréalistes, la technique irréprochable des danseurs et bien sûr pour tout simplement avoir eu la chance de voir cette compagnie se produire sur scène!

Toutes disciplines confondues, que recommandes-tu ces temps-ci?

Martha Graham dance company du 22 au 24 février au Théâtre Maisonneuve, les films présentés dans le cadre du Rendez-Vous Québec Cinéma, Random Recipe au Club soda le 1er mars et les nombreuses activités gratuites de la Nuit blanche le 3 mars prochain!

Quel est ton festival favori?

Le Festival Mode & Design, sans aucun doute! J’en suis fan depuis sa première édition qui avait lieu sur le boulevard Saint-Laurent, il y a plus de quatorze ans. J’adore assister aux défilés extérieurs et aux spectacles qui y sont présentés. Je suis toujours enchantée de voir la mode représentée comme un art. Après tout, celle-ci est ancrée dans la culture de l’époque, elle représente donc un excellent portrait de notre société actuelle. De plus, se sont nos créateurs qui sont à l’honneur.

Quel est ton crush culturel du moment?

Les ateliers de danse tout public offerts par Danse Danse! En tant qu’enseignante et interprète en danse, j’adore l’idée de jumeler un spectacle à un atelier avec des danseurs de la compagnie qui performent le même soir.

Qu’est-ce que Montréal représente pour toi?

Un lieu de création!

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Crédit photo : Marie-Claude Brault

Les coups de cœur culturels de Laurence Hervieux

Chaque mois, découvrez un employé de La Vitrine à travers ses coups de cœur culturels. Ce mois-ci, Laurence Hervieux, coordonnatrice, ventes et projets spéciaux, se prête au jeu! 

Parle-nous un peu de ton rôle au sein de La Vitrine?

J’occupe le poste de coordonnatrice, ventes et projets spéciaux. Je travaille principalement sur le Passeport MTL, le Passeport MTL culture et le Passeport MTL étudiant international. Je suis responsable de faire le lien avec les attraits ainsi que les participants.

Qu’est-ce que tu aimes le plus de la culture montréalaise?

La variété, été comme hiver! Les festivals en tous genres et l’accessibilité à la culture.

Quelle est ta salle de spectacle favorite?

L’Espace Libre, une ancienne caserne de pompiers, est un beau lieu de création. La salle n’est jamais placée de la même façon! Ça donne un peu l’impression d’être dans un nouveau théâtre à chaque visite!

Quel est ton spectacle favori à vie?

C’est une grosse question! Je dirais que c’est la pièce de théâtre Romances et Karaoké de Francis Monty. C’est une création du Théâtre Le Clou, une troupe qui privilégie la rencontre avec le public adolescent. J’ai vu ce spectacle pour la première fois lorsque j’avais 13 ou 14 ans. C’est la pièce qui m’a fait aimer le théâtre. Je l’ai revue deux autres fois et grâce à ça, j’ai décidé d’aller étudier en théâtre! J’y ai aussi découvert la musique de Michel Fugain, du Big Bazar et le grand talent de Sandrine Bisson.

Toutes disciplines confondues, que recommandes-tu ces temps-ci?

Aura, le spectacle conçu par Moment Factory à La Basilique Notre-Dame. C’est un spectacle haut en couleur qui nous fait découvrir la Basilique d’une toute autre façon! Grâce aux projections et à la trame sonore, le spectateur est plongé dans un magnifique univers qui plaira à toute la famille.

Quel est ton festival favori?

Les Francofolies! Je suis une grande adepte de musique francophone. Nous avons la chance d’avoir de grands auteurs-compositeurs interprètes au Québec et ce festival me permet de découvrir les talents d’ici et d’ailleurs en faisant la promotion de notre belle langue.

Quel est ton crush culturel du moment?

Julie Le Breton! Oups, j’ai mal lu la question. En tant que victime de la dépression saisonnière, je dirais que mon crush culturel du moment est Luminothérapie à la place des Festivals. C’est un beau spectacle son et lumière qui illumine les yeux et réchauffe le cœur.

Qu’est-ce que Montréal représente pour toi?

Montréal, c’est ma ville et je ne cesse de la découvrir, jour après jour. C’est un beau lieu de création, toutes disciplines confondues. Montréal, c’est aussi une ville gastronomique. Un merveilleux mélange de cultures qui font notre richesse!

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Crédit photo : Marie-Claude Brault

Variétés

Saloon, la comédie acrobatico-musicale western qui vous fera mal aux zygomatiques!

Maxime Depasse, directeur des opérations à La Vitrine, prend d’assaut notre blogue afin de nous donner ses impressions sur le spectacle SALOON présenté au Monument National.

Le mariage entre le metteur en scène belge Emmanuel Guillaume et la famille Éloize est une vraie réussite! Un savoureux spectacle épique, viril et énergique qui vous emmène en musique dans un tourbillon de tableaux colorés. La mise en scène et les costumes sont éblouissants. On est plus proche de l’univers de Lucky Luke et de Jolly Jumper que de Clint Eastwood et on reconnait bien l’humour surréaliste belge du metteur en scène. Danse, mime, cirque, chants, jonglerie, humour sont au rendez-vous!

Si vous êtes prêts à mourir…de  rire, dans un duel de cowboys, Saloon vous ouvre les portes du Monument National jusqu’au 30 septembre!

Cirque