S’immiscer dans la réalité autochtone avec Lara Kramer

Lara Kramer est une chorégraphe canadienne d’origine ojibwée et crie. Son travail porte sur les relations tendues entre les peuples autochtones et la société coloniale. Vous avez peut-être vu Fragments (2009) ou encore Native Girl Syndrome (2013), des oeuvres percutantes qui témoignent des séquelles du génocide culturel autochtone.

Cette année, Lara Kramer présente une création originale au #FTA2018 : un diptyque nécessaire et touchant comprenant une exposition et une chorégraphie.

Phantom Stills & Vibrations : l’exposition

Phantom Stills & Vibrations est une expérience immersive qui rend hommage aux victimes de l’ancien pensionnat autochtone Pelican Falls, à Sioux Lookout, en Ontario. Une exposition difficile mais nécessaire qui fait remonter à la surface des récits cachés d’un génocide culturel qui se poursuit encore aujourd’hui.

Avec son complice Stefan Petersen (création et interprétation), Lara Kramer a bâti une oeuvre où dialoguent danse, photographie et conception sonore aux accents nordiques. Comment reconstruire alors que la violence se perpétue ? C’est la question sur laquelle l’artiste nous invite à méditer avec Phantom Stills & Vibrations, présentée dans le cadre de Montréal Arts Interculturels (MAI).

Ne manquez pas les performances qui accompagnent l’exposition ! Elles auront lieu les 10, 17, 24 mai ainsi que les 2 et 7 juin.

 Au MAI du 10 mai au 10 juin 2018

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Crédit photo: Stefan Petersen

https://go.fta.ca/phantom

 Windigo : la chorégraphie

Face à Windigo, le public se voit confronté à la longue histoire et aux conséquences douloureuses de violation de la terre et de la culture qu’on subi les peuples autochtones. Lara Kramer est retournée dans le pays de sa grand-mère, dans la réserve de Lac Seul, en Ontario, pour mieux comprendre son histoire. Windigo est le fruit de ce séjour : la chorégraphe a tiré de son expérience une chorégraphie dure et intense mettant en scène deux hommes (Peter James et Jassem Hindi).

Le duo cherche à tuer l’ennui dans une chorégraphie douloureuse qui mêle violence, solitude et détresse. Sur une scène dépouillée qui ressemble à un no mans land démantelé trônent de vieux matelas, des couteaux, de la nourriture et plusieurs objets incongrus. Fait intéressant : c’est Lara Kramer elle-même qui signe la conception sonore, la scénographie et les costumes.

À l’Espace Libre du 31 mai au 2 juin 2018

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Crédit photo: Stefan Petersen

https://go.fta.ca/windigo

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Plateforme interactive adjacente au calendrier culturel de La Vitrine, ce blogue se veut un lieu où passions et échanges d’informations culturelles fusionnen...