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Vieux-Port de Montréal

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Le Festival Orientalys, du soleil jour et nuit !

Le 11 août prochain, le Festival Orientalys ouvrira ses portes pour présenter sa 6e édition, sur le quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal. Une édition qui promet d’ores et déjà d’être une réussite avec un programme alléchant qui fera des quatre journées du festival un moment dédié à la rencontre entre les cultures d’ici et d’ailleurs.

L’esprit Orientalys réside dans la volonté de rapprocher les festivaliers des cultures orientales avec des spectacles de musique, de danse, des ateliers et des animations gratuites pendant 4 jours de festivités estivales, en plein centre de Montréal. Chaque année, il donne à voir toujours plus de pays représentés pendant l’événement, avec en plus du Maghreb et du Moyen-Orient, la Chine, l’Inde ou le Pakistan, et pour la première fois la Thaïlande.

Le Festival se compose de plusieurs volets. Tout d’abord la Scène d’Entrée accueille les visiteurs avec de courts spectacles tout au long de la journée et des DJ set orientaux en soirée. Ensuite, les festivaliers déambulent au sein d’une Médina inspirée des vieux souks et de l’ambiance des quartiers de Damas, de Casablanca et de Bagdad.

Le public découvre ou redécouvre la gastronomie riche de l’Orient, ses coutumes, ses arts et ses traditions. « La transformation du site en médina orientale fait de la traversée de l’espace occupée par le festival une activité à part entière. En investissant cet espace, le visiteur n’est plus seulement un spectateur passif mais devient un acteur, en participant activement aux différentes activités proposées.» explique Ghiwa Nakhlé, la directrice du festival.

Une tente spécialement dédiée aux ateliers propose en outre contes, poésies, jeu de Go et initiations en tout genre : danse chinoise, iranienne, broderie palestinienne, Kecak balinais, calligraphie, toujours gratuitement.

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Les festivaliers auront également l’embarras du choix concernant les concerts et spectacles avec une seconde scène en continu, la Scène de la Médina. À ne pas manquer : le folklore algérien d’Azzedine El Maghrabi, la danse indienne de Deepa Kamal, le défilé de mode Nestology, les tambours vietnamiens de Lac Viet ou la révélation Nomad’Stones et sa musique métissée.

Chaque journée sera clôturée par un ou deux concerts sur la scène principale du festival. « Cette année encore, nous sommes heureux de consolider notre partenariat avec L’Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel (AARC) qui sera très présente, notamment à travers la participation des deux groupes Raïna Raï et El Dey ainsi que de l’Espace Algérie de la Médina.», indique Nakhlé. Sont également au programme Delhi 2 Dublin et son inspiration bollywoodienne, le jeune Amin Bénarqia et sa transe Gnawa, les allemands d’Äl Jawala et leurs sons frénétiques des Balkans, enfin Al Arz et ses danseurs du Pays des Cèdres ainsi qu’Océanides et son imaginaire mythologique.

Orientalys est ancré à Montréal avec de multiples partenaires dans les nombreuses communautés qui y participent. « C’est important pour notre équipe que ces associations soient les actrices de leur animation dans leurs tentes et ce sont elles qui nous conseillent ou même présentent certains artistes sur nos scènes » nous dit la directrice. Car le Festival est avant tout rassembleur, autant dans son concept inclusif que dans le lieu central qu’il occupe et qui mélangent touristes, québécois de toutes origines et immigrants qui viennent découvrir, redécouvrir ou simplement profiter de toutes les activités et spectacles offerts pendant les 4 jours.

« Il permet de rapprocher des cultures entre-elles plutôt que de les opposer et c’est aussi l’occasion de porter un autre message à l’image de La Maison de la Syrie, qui est active pour la cause syrienne et qui vient présenter le meilleur de la culture et des traditions de ce pays. Les gens sont curieux de mieux connaître ce dont on parle aux informations, mais dans un autre contexte et avec de véritables interlocuteurs. C’est un levier formidable pour favoriser le dialogue ».

Article rédigé par l’équipe du Festival Orientalys

 

Variétés
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Galerie photo : Luzia

Mercredi dernier, le Cirque du Soleil présentait son tout nouveau spectacle Luzia au chapiteau installé dans le Vieux-Port de Montréal.

Le fil conducteur du spectacle se trouve à être ce parachutiste perdu, un clown silencieux, qui fait la rencontre de plusieurs personnages à travers son périple pour trouver de l’eau. Il faut noter que l’utilisation de l’eau est une première pour le Cirque sous le chapiteau. Un des numéros les plus réussis est sans contredit celui du contorsionniste, Aleksei Goloborodko. Le public n’aurait jamais soupçonné que le corps humain pouvait se torde de cette manière. Sans oublier l’intense chute d’eau au milieu de la scène à travers laquelle des images sont formés. Les costumes sont aussi majestueux qu’hauts en couleur, on peut y voir l’influence du thème principal du spectacle, le Mexique. Une autre nouveauté sous le chapiteau est la scène pivotante, qui permet à tous d’apprécier le spectacle à son maximum peu importe son emplacement. Finalement, les spectateurs conquis ont conclu le spectacle sous une tonne d’applaudissements, ce qui résume bien le sentiment général face à cette production des plus grandioses.

Luzia est présenté à Montréal jusqu’au 17 juillet 2016 pour ensuite s’installer à Toronto puis San Francisco.

Cirque
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Des requins au Vieux-Port de Montréal?

La saison estivale approche à grand pas et les programmations d’été s’affichent. Cette année, ce sont les requins qui occuperont le Centre des sciences de Montréal situé en plein milieu du pittoresque Vieux-Port de Montréal. Voilà enfin une bonne occasion de sortir toute la famille : les requins fascinent tout le monde. Le moment rêvé de jumeler cette sortie d’une longue ballade sur les quais, aux abords du majestueux fleuve Saint-Laurent qui borde notre île. Bref, un interlude éducatif accompagné d’une odeur de vacances.

J’ai été invitée à participer à la soirée de lancement, où il m’a été possible d’entendre un conférencier hyper intéressant : le porte-parole qui chaperonne l’exposition, nulle autre que Jeffrey Gallant, président directeur de l’Observatoire des requins du Québec[2] et de toute une panoplie d’organismes voués à l’étude des requins. Il en a rencontrés, lui, des requins, et ce, dans toutes les eaux du globe, même celles du Québec.

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Hein? Des requins au Québec? Probablement quelque part dans le Nord, près de l’entrée de la Baie d’Hudson. Non?

 En fait, 7 espèces de requins viennent visiter l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Et juste pour qu’on ait un ordre de grandeur, les organisateurs de cette exposition en ont fait une immense murale, où l’homme se fait tout petit aux côtés de ces monstres de mer. Mais peut-on qualifier les requins de monstres? L’imaginaire développé autour de Jaws (1975) qui mettait en vedette un requin arrivant de la profondeur des profondeurs pour attaquer d’innocents baigneurs sur la plage, ainsi que les subséquentes franchises du film, nous joue-t-il des tours, encore aujourd’hui? Qu’est-ce que le requin et est-il dangereux pour l’homme? C’est, pour être entièrement honnête, le but avoué de cette exposition, que de démystifier ce charmant poisson.

Pardon? Un poisson charmant, le requin. Non mais, ça va pas?

Redorer l’image du requin, voilà entre autres, la tâche que s’est assignée le Centre des sciences de Montréal. Une tâche qu’il accomplit en mettant en œuvre tout un réseau d’objets et d’informations. Tout d’abord, des tonnes de dents de requin sont exposées, servant de repères chronologiques. Une dent de requin, lorsqu’elle tombe, est remplacée en moins de 24 heures. Sa dentition n’est en fait qu’une série de séries de dents. C’est égratignant.

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Le requin, quel prédateur! Et pourtant… il est également une proie.

La présence de ce poisson est cruciale dans les milieux marins. En effet, selon Jeffrey Gallant, le requin est le « gestionnaire des océans ». Il vidange les eaux du globe et ramasse les carcasses. Pourtant, l’extinction le guette. Plus de cent millions de requins disparaissent chaque année. Le danger provient d’une pratique particulièrement destructive, l’« aileronage ». Cette pratique consiste à retirer du requin ses ailerons, et uniquement ses ailerons, afin de les vendre sur le marché de la gastronomie.

L’exposition est diversifiée et sa formule interactive est captivante. La possibilité de jouer sur les écrans tactiles avec des reconstructions de requin de plusieurs centaines de millions d’années est géniale. Les deux spécimens congelés, un requin mako de 226 kg et sa proie, un thon rouge du Pacifique de 312 kg, sont fascinants. Sans compter que l’idée de mettre à la disposition du public une cage servant à la plonger en territoire « hostile » est propice à d’excellents moments photographiques. Pour ma part, j’ai adoré m’asseoir devant les trois projections simultanées sur d’immenses écrans. Cela m’a hypnotisée. J’y ai passé une belle soirée en bonne compagnie, j’ai appris des trucs inconcevables dont, je l’ai déjà mentionné plus haut, cette histoire de dents, qui se remplacent en moins de 24 heures!

Musée Exposition