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Vieux-Port de Montréal

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Festival MUTEK : top 5 adresses pour en profiter!

Best of Québec prend possession de notre blogue pour vous faire découvrir les bonnes adresses et meilleures occasions autour d’un festival montréalais.

Ce mois-ci, découvrez leurs recommandations pour demeurer dans l’ambiance électrisante de Mutek, le plus important rendez-vous canadien annuel de musique électronique et de création numérique.

Laïka

À une dizaine de minutes de marche du Quartier des spectacles, le Laïka est un resto-bar lounge très agréable où l’on peut aisément se rendre entre deux performances de MUTEK. On peut y boire une bière ou un cocktail en écoutant la prestation en direct de DJs tous les soirs, mais aussi s’y partager un plat de nachos, prendre sur le pouce une tartine de gravlax de saumon, ou encore, si on a du temps devant soi, se régaler d’un parmentier de bœuf braisé à la bière noire.

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Blumenthal

Jouxtant littéralement les grandes scènes extérieures de la Place des Festivals, le resto-bar de la Maison du Festival a fait récemment peau neuve et nous reçoit désormais dans un cadre à la fois urbain et aéré – dont un véritable arbre planté au sol – que vient compléter une grande terrasse très populaire l’été. Un endroit tout désigné pour prendre un verre, grignoter ou s’offrir un repas bistro de bonne qualité.

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Hôtel W

Si vous aimez l’innovation sous toutes ses formes, le chic Hôtel W est un bel endroit à visiter à quelques minutes de marche du festival MUTEK. Son concept, qui mêle créativité montréalaise et avant-gardisme new-yorkais, se reflète dans des chambres ultra-modernes et agréables, mais aussi dans l’ensemble de son décor (superbe), ses bars branchés (dont le Wunderbar, où on apprécie les cocktails uniques, la musique travaillée et les projections vidéo) et son restaurant ê.a.t , aux assiettes aussi raffinées que la galerie d’art vivante qui y loge.

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SAT

À deux pas de la Place-des-arts, la Société des arts technologiques est un incubateur de talents. Elle sera d’ailleurs le lieu d’accueil de plusieurs spectacles de MUTEK. Qu’y retrouve-t-on au juste? Une grande salle au rez-de-chaussée multifonctionnelle pouvant accueillir des événements de grande ampleur, un labo à l’étage ou s’activent des artistes utilisant de nouvelles technologies, une Satosphère offrant sous un dôme unique des prestations artistiques diverses, et enfin un resto, la Labo culinaire, combinant recherche à partir de produits locaux, vins nature et une splendide terrasse.

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Bota Bota

Quelle idée géniale de créer un spa flottant en plein cœur du Vieux-Port montréalais! Le Bota Bota est l’escale parfaite pour reprendre des forces entre deux spectacles. Logé à l’intérieur d’un ancien paquebot amarré, il dispose d’un cadre moderne et épuré magnifique, d’une ambiance ultra-relaxante, d’installations complètes (dont un circuit d’eau nordique), d’une belle gamme de services (massages, traitements, boutique, restaurant santé, etc.) et, cerise sur le gâteau, de vues exceptionnelles de la ville de Montréal de jour comme de nuit.

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Bon festival MUTEK et bonnes découvertes!

Arts Médiatiques
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Montréal à l’heure orientale!

La 7e édition du Festival Orientalys débutera le 10 août au Quai de l’Horloge du Vieux-Port de Montréal. La programmation, placée sous le signe du pluralisme et de l’innovation, fera entrer en fusion Montréal, pour quatre jours et quatre nuits d’Orient.

En réunissant musiciens, danseurs, chanteurs et artisans, Orientalys offre chaque année un itinéraire de voyage différent à ses festivaliers. Du Maghreb à l’Asie en passant par le Moyen-Orient dans une atmosphère chaleureuse et festive mêlant tradition, authenticité et modernité. Pour la première fois le festival accueille l’Afghanistan et le Vietnam, l’occasion une fois de plus de déconstruire les préjugés et de venir à la rencontre de ces cultures de pays lointains.

Le festival se décline en trois volets, tout d’abord la Médina, qui invite les festivaliers à vivre l’expérience des vieux souks et de l’ambiance des quartiers de Bagdad, de Casablanca ou de Bangkok. Il s’agit de se plonger au cœur de ces espaces si caractéristiques des grandes villes orientales. Dans une cacophonie bien orchestrée, les visiteurs vont de découvertes en découvertes à travers des rencontres des plus improbables. Placés au centre de l’animation, les spectateurs peuvent participer gratuitement à des ateliers divers et variés pour petits et grands : danse, conte, poésie, calligraphie, broderie palestinienne, peinture sur soie, et bien plus encore.

Cette année le festival Orientalys promet à ses visiteurs de les emporter dans un tourbillon de spectacles. Ils pourront ainsi découvrir ou redécouvrir sur la scène Médina : la danse indienne avec les chorégraphies mêlant le traditionnel au moderne avec la chorégraphe Puja Amin, des défilés de mode du Nord de l’Afrique, les calligraphies lumineuses du tunisien Karim Jabbari, des cérémonies traditionnelles thaïlandaises ou encore une soirée sous la tente avec un live de musique du désert.

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Chaque journée sera clôturée par des spectacles sur la Scène TD, dernière étape de ce périple à travers l’Orient. « Nous nous félicitons des partenariats de plus en plus solides avec les organismes tels que l’Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel (AARC) qui présente Cheb Anouar, de retour à Montréal spécialement pour le festival ou encore le centre culturel marocain Dar Al Maghrib qui prend en charge le volet marocain et qui présente Sami Ray, le roi du raï marocain » nous dit Ghiwa Nakhlé, directrice du festival. Plus que jamais attachée à la collaboration entre artiste québécois et orientaux, le public pourra aussi assister à une représentation exceptionnelle de Nicolas Pellerin avec Abdelhak Benmedjebari le bassiste du groupe Grooz, ou encore la brillante Briga, qui donnera le coup d’envoi de ces quatre jours de folie avec sa musique aux multiples influences orientales et occidentales.

« Orientalys est définitivement bien installé à Montréal en s’appuyant sur de multiples partenaires privés, publics, médiatiques et culturels » indique Nakhlé. Il importe particulièrement à son équipe de pouvoir composer avec le riche tissu associatif présent sur le territoire. Le festival a pour vocation de participer activement à la communion de la pluralité grâce à l’interaction des acteurs en présence, en laissant place à la spontanéité. En bref, de montrer au monde une Montréal vivante, dynamique et harmonieuse pour un 375e anniversaire pleinement réussi.

Article rédigé par l’équipe du festival Orientalys

Variétés
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Leonard Cohen : Un projet d’exposition d’envergure pour le MAC

C’est dans le cadre des festivités du 375ème anniversaire de Montréal que le Musée d’art contemporain et CBC-Radio-Canada unissent leur force pour nous dévoiler une exposition majeure, la première à consacrer sa programmation complète à cet artiste de renommée planétaire.

Un projet entamé depuis maintenant deux ans par ses commissaires et artistes, cette exposition se veut non seulement un hommage aux 5 décennies de travail du poète et chanteur, mais aussi une exploration de l’impact et de l’héritage que son univers a pu laissé chez les artistes contemporains. « C’est un immense honneur et un privilège pour le MAC de pouvoir présenter cette exposition et de rassembler autant d’artistes talentueux, d’ici et d’ailleurs, pour célébrer et rendre hommage à notre ambassadeur le plus illustre » dit Victor Shiffman, commissaire invité, MAC.

Pendant 123 jours d’exposition le public aura la chance d’être témoin du travail visuel, cinématographique, performatif et sonore de plus d’une quarantaine d’artistes de renommée internationale. En plus de bénéficier de 18 œuvres inédites et d’une série de concerts et évènements hors les murs, c’est une expérience immersive complète que s’apprête à vivre les montréalais.

On commencera les festivités le 7 novembre au soir avec une projection de phrases issues des textes de Cohen réalisée par Jenny Holzer et présentée au Silot no. 5 situé dans le Vieux-Port de Montréal, pour ensuite bénéficier des œuvres à l’intérieur du Musée quelques jours plus tard.

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Au menu, une expérience de réalité virtuelle sur la pièce iconique Hallelujah crée par Zach Richter, un hommage cinématographique signé Candice Breitz impliquant 18 hommes de 65 ans et plus et fans incontestés de Cohen interprétant la chanson I’m Your Man.

Également, le travail des artistes Janet Cardif et son mari George Bures Miller, sera présenté grâce à leur toute nouvelle installation intitulée : Poetry Machine ainsi que Clara Furey qui proposera l’ambitieux projet d’offrir 90 représentations d’une performance de danse ôde à la poésie de Cohen.

Ari Folman (Waltz with Bashir) se prête au jeu quant lui en créant une Depression box, endroit où les visiteurs seront invités à plonger dans l’univers émotionnel de Cohen. Un thème qui aura su inspirer John Rafman et son œuvre d’animation qui tourne autour du sentiment de l’anxiété dans l’œuvre du poète.

Le Duo de photographes montréalais Carlos et Jason Sanchez fera également parti de l’imposante programmation du Musée cette fois-ci avec une installation vidéo inspirée et montée grâce à des documents d’archives. L’œuvre présentera la relation du jeune Cohen avec son chien adoré Tinkie suivant le décès de son père.

Une exposition qui plaira aux fans, intriguera les non-initiés et fera à coup sûr replonger les montréalais dans l’univers musical, lyrique et visuel de cette énigmatique figure qui aura touché la planète entière avec sa poésie et ses chansons.

Leonard Cohen – Une brèche en toute chose /A crack in everything à l’affiche du 9 novembre 2017 au 9 avril 2018 au Musée d’art contemporain de Montréal.

Musée Exposition
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Galerie photo : Volta

Depuis le 20 avril, le Cirque du Soleil présente le spectacle Volta dans le Vieux-Port de Montréal. Renaud Vinet-Houlet a capté quelques photos du spectacle inspiré par l’esprit d’aventure qui anime les adeptes de sports d’action.

Volta est présenté jusqu’au 23 juillet sous le grand chapiteau situé au Quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal.

Galerie photo par Renaud Vinet-Houle

 

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Le Festival Orientalys, du soleil jour et nuit !

Le 11 août prochain, le Festival Orientalys ouvrira ses portes pour présenter sa 6e édition, sur le quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal. Une édition qui promet d’ores et déjà d’être une réussite avec un programme alléchant qui fera des quatre journées du festival un moment dédié à la rencontre entre les cultures d’ici et d’ailleurs.

L’esprit Orientalys réside dans la volonté de rapprocher les festivaliers des cultures orientales avec des spectacles de musique, de danse, des ateliers et des animations gratuites pendant 4 jours de festivités estivales, en plein centre de Montréal. Chaque année, il donne à voir toujours plus de pays représentés pendant l’événement, avec en plus du Maghreb et du Moyen-Orient, la Chine, l’Inde ou le Pakistan, et pour la première fois la Thaïlande.

Le Festival se compose de plusieurs volets. Tout d’abord la Scène d’Entrée accueille les visiteurs avec de courts spectacles tout au long de la journée et des DJ set orientaux en soirée. Ensuite, les festivaliers déambulent au sein d’une Médina inspirée des vieux souks et de l’ambiance des quartiers de Damas, de Casablanca et de Bagdad.

Le public découvre ou redécouvre la gastronomie riche de l’Orient, ses coutumes, ses arts et ses traditions. « La transformation du site en médina orientale fait de la traversée de l’espace occupée par le festival une activité à part entière. En investissant cet espace, le visiteur n’est plus seulement un spectateur passif mais devient un acteur, en participant activement aux différentes activités proposées.» explique Ghiwa Nakhlé, la directrice du festival.

Une tente spécialement dédiée aux ateliers propose en outre contes, poésies, jeu de Go et initiations en tout genre : danse chinoise, iranienne, broderie palestinienne, Kecak balinais, calligraphie, toujours gratuitement.

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Les festivaliers auront également l’embarras du choix concernant les concerts et spectacles avec une seconde scène en continu, la Scène de la Médina. À ne pas manquer : le folklore algérien d’Azzedine El Maghrabi, la danse indienne de Deepa Kamal, le défilé de mode Nestology, les tambours vietnamiens de Lac Viet ou la révélation Nomad’Stones et sa musique métissée.

Chaque journée sera clôturée par un ou deux concerts sur la scène principale du festival. « Cette année encore, nous sommes heureux de consolider notre partenariat avec L’Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel (AARC) qui sera très présente, notamment à travers la participation des deux groupes Raïna Raï et El Dey ainsi que de l’Espace Algérie de la Médina.», indique Nakhlé. Sont également au programme Delhi 2 Dublin et son inspiration bollywoodienne, le jeune Amin Bénarqia et sa transe Gnawa, les allemands d’Äl Jawala et leurs sons frénétiques des Balkans, enfin Al Arz et ses danseurs du Pays des Cèdres ainsi qu’Océanides et son imaginaire mythologique.

Orientalys est ancré à Montréal avec de multiples partenaires dans les nombreuses communautés qui y participent. « C’est important pour notre équipe que ces associations soient les actrices de leur animation dans leurs tentes et ce sont elles qui nous conseillent ou même présentent certains artistes sur nos scènes » nous dit la directrice. Car le Festival est avant tout rassembleur, autant dans son concept inclusif que dans le lieu central qu’il occupe et qui mélangent touristes, québécois de toutes origines et immigrants qui viennent découvrir, redécouvrir ou simplement profiter de toutes les activités et spectacles offerts pendant les 4 jours.

« Il permet de rapprocher des cultures entre-elles plutôt que de les opposer et c’est aussi l’occasion de porter un autre message à l’image de La Maison de la Syrie, qui est active pour la cause syrienne et qui vient présenter le meilleur de la culture et des traditions de ce pays. Les gens sont curieux de mieux connaître ce dont on parle aux informations, mais dans un autre contexte et avec de véritables interlocuteurs. C’est un levier formidable pour favoriser le dialogue ».

Article rédigé par l’équipe du Festival Orientalys

 

Variétés
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Galerie photo : Luzia

Mercredi dernier, le Cirque du Soleil présentait son tout nouveau spectacle Luzia au chapiteau installé dans le Vieux-Port de Montréal.

Le fil conducteur du spectacle se trouve à être ce parachutiste perdu, un clown silencieux, qui fait la rencontre de plusieurs personnages à travers son périple pour trouver de l’eau. Il faut noter que l’utilisation de l’eau est une première pour le Cirque sous le chapiteau. Un des numéros les plus réussis est sans contredit celui du contorsionniste, Aleksei Goloborodko. Le public n’aurait jamais soupçonné que le corps humain pouvait se torde de cette manière. Sans oublier l’intense chute d’eau au milieu de la scène à travers laquelle des images sont formés. Les costumes sont aussi majestueux qu’hauts en couleur, on peut y voir l’influence du thème principal du spectacle, le Mexique. Une autre nouveauté sous le chapiteau est la scène pivotante, qui permet à tous d’apprécier le spectacle à son maximum peu importe son emplacement. Finalement, les spectateurs conquis ont conclu le spectacle sous une tonne d’applaudissements, ce qui résume bien le sentiment général face à cette production des plus grandioses.

Luzia est présenté à Montréal jusqu’au 17 juillet 2016 pour ensuite s’installer à Toronto puis San Francisco.

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Des requins au Vieux-Port de Montréal?

La saison estivale approche à grand pas et les programmations d’été s’affichent. Cette année, ce sont les requins qui occuperont le Centre des sciences de Montréal situé en plein milieu du pittoresque Vieux-Port de Montréal. Voilà enfin une bonne occasion de sortir toute la famille : les requins fascinent tout le monde. Le moment rêvé de jumeler cette sortie d’une longue ballade sur les quais, aux abords du majestueux fleuve Saint-Laurent qui borde notre île. Bref, un interlude éducatif accompagné d’une odeur de vacances.

J’ai été invitée à participer à la soirée de lancement, où il m’a été possible d’entendre un conférencier hyper intéressant : le porte-parole qui chaperonne l’exposition, nulle autre que Jeffrey Gallant, président directeur de l’Observatoire des requins du Québec[2] et de toute une panoplie d’organismes voués à l’étude des requins. Il en a rencontrés, lui, des requins, et ce, dans toutes les eaux du globe, même celles du Québec.

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Hein? Des requins au Québec? Probablement quelque part dans le Nord, près de l’entrée de la Baie d’Hudson. Non?

 En fait, 7 espèces de requins viennent visiter l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Et juste pour qu’on ait un ordre de grandeur, les organisateurs de cette exposition en ont fait une immense murale, où l’homme se fait tout petit aux côtés de ces monstres de mer. Mais peut-on qualifier les requins de monstres? L’imaginaire développé autour de Jaws (1975) qui mettait en vedette un requin arrivant de la profondeur des profondeurs pour attaquer d’innocents baigneurs sur la plage, ainsi que les subséquentes franchises du film, nous joue-t-il des tours, encore aujourd’hui? Qu’est-ce que le requin et est-il dangereux pour l’homme? C’est, pour être entièrement honnête, le but avoué de cette exposition, que de démystifier ce charmant poisson.

Pardon? Un poisson charmant, le requin. Non mais, ça va pas?

Redorer l’image du requin, voilà entre autres, la tâche que s’est assignée le Centre des sciences de Montréal. Une tâche qu’il accomplit en mettant en œuvre tout un réseau d’objets et d’informations. Tout d’abord, des tonnes de dents de requin sont exposées, servant de repères chronologiques. Une dent de requin, lorsqu’elle tombe, est remplacée en moins de 24 heures. Sa dentition n’est en fait qu’une série de séries de dents. C’est égratignant.

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Le requin, quel prédateur! Et pourtant… il est également une proie.

La présence de ce poisson est cruciale dans les milieux marins. En effet, selon Jeffrey Gallant, le requin est le « gestionnaire des océans ». Il vidange les eaux du globe et ramasse les carcasses. Pourtant, l’extinction le guette. Plus de cent millions de requins disparaissent chaque année. Le danger provient d’une pratique particulièrement destructive, l’« aileronage ». Cette pratique consiste à retirer du requin ses ailerons, et uniquement ses ailerons, afin de les vendre sur le marché de la gastronomie.

L’exposition est diversifiée et sa formule interactive est captivante. La possibilité de jouer sur les écrans tactiles avec des reconstructions de requin de plusieurs centaines de millions d’années est géniale. Les deux spécimens congelés, un requin mako de 226 kg et sa proie, un thon rouge du Pacifique de 312 kg, sont fascinants. Sans compter que l’idée de mettre à la disposition du public une cage servant à la plonger en territoire « hostile » est propice à d’excellents moments photographiques. Pour ma part, j’ai adoré m’asseoir devant les trois projections simultanées sur d’immenses écrans. Cela m’a hypnotisée. J’y ai passé une belle soirée en bonne compagnie, j’ai appris des trucs inconcevables dont, je l’ai déjà mentionné plus haut, cette histoire de dents, qui se remplacent en moins de 24 heures!

Musée Exposition