Tous les articles

Vieux-Montréal

cramezay-pagaie-a-travers-les-epoques-733x387

Un rallye familial pour revivre l’histoire!

Les traces du passé se cachent partout dans le paysage urbain, mais il est facile de passer à côté sans les apercevoir. Pour éveiller le sens de l’observation des Montréalais, le jeu historique «Pagaie à travers les époques» est offert gratuitement sur la place Jacques-Cartier, les fins de semaine de février et du 4 au 12 mars.

cramezay-pagaie-a-travers-les-epoques-6_largeur500px

Tout commence sur la place Jacques-Cartier, sous une tente au toit rouge, où des animateurs en costume d’époque accueillent les visiteurs. Quelques explications, un questionnaire et un crayon, et on est lâché sur la place à la recherche des réponses aux questions du quiz. Il y en a au total huit auxquelles on peut répondre en 10 à 15 minutes.

« Aucune connaissance en histoire n’est requise au préalable! », précise l’instigatrice du jeu, responsable de l’éducation au Musée du Château Ramezay, Louise Brazeau. « Toutes les réponses se trouvent sur la place, il suffit d’ouvrir l’œil. » C’est en effet en examinant les monuments et les bâtiments qu’il est possible de repérer les détails qui témoignent de l’histoire de la place Jacques-Cartier.

Une fois le questionnaire complété, les animateurs vous certifient « voyageur du temps » et offrent la possibilité de se photographier en costume avec le trophée du jeu, une pagaie d’or. Avis aux gourmands: finir le jeu donne aussi droit à un chocolat chaud à l’érable ou une tire à la boutique Délices Érable & Cie!

cramezay-pagaie-a-travers-les-epoques-8_largeur500px

« Pagaie à travers les époques » est une initiative du Château Ramezay – Musée et site historique de Montréal. L’objectif est de proposer une activité qui anime la place Jacques-Cartier en dehors de la haute saison, mais c’est aussi une manière ludique de prendre contact avec le patrimoine en famille ou entre amis.

« La place Jacques-Cartier est au cœur de l’histoire de Montréal », souligne Louise Brazeau. « Autochtones, officiers du roi, marchands… ils sont des millions à avoir foulé ce sol et nous voulons faire voir que la place s’est transformée et continue d’évoluer au fil des vies de ceux qui la parcourent et l’utilisent. »

cramezay-pagaie-a-travers-les-epoques-7_largeur500px

*Projet financé dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal par la Ville de Montréal et le ministère de la Culture et des Communications.

Rédigé par l’équipe du Château Ramzay

Musée Exposition
win_733

Bien plus qu’un tube digestif – Le retour de Wim Delvoye

De retour à Montréal après 9 ans d’absence, Wim Delvoye revient nous gâter avec une exposition rétrospective à DHC/ART Fondation pour l’art contemporain. Délaissant cette fois-ci son célèbre Cloaca no. 5, c’est en exposant plus d’une cinquantaine d’œuvres qu’il nous démontre encore une fois son génie.

Ayant fait l’objet de fresques médiatiques depuis une bonne décennie, notamment pour sa machine “digestive” et pour le tatouage de peaux de cochons chinois, c’est en « faisant bien les choses » que Wim choisi de se réinventer et faire un pied de nez à ce que plusieurs s’emploient à défendre comme véritable « objet d’art »

Cette rétrospective nous permet de replonger dans quelques-unes des œuvres phares de l’artiste et de replacer en contexte les questions derrière sa démarche. On nous fait se questionner sur la nature de l’objet d’art, de quoi est-il constituer, quelle est sa valeur, tant bien marchande que culturelle que spirituelle.

wim-delvoye_500

L’exposition s’étend sur plusieurs étages, le tout commençant au rez-de-chaussée avec l’imposante automobile d’aluminium embossé et un trio de sculptures tout aussi impressionnantes et minutieusement travaillées qui ne vont pas sans rappeler les cathédrales gothiques.

On aura la chance de revoir cette technique à l’embossage un peu plus haut dans les étages avec la série des valises sur roulettes. Situées sur le même plancher que les sculptures de pneus torsadés, ce fût pour moi un véritable coup de cœur de voir ses objets anodins du quotidien à qui on insuffle, par de multiples interventions manuelles, un air de prestige et de luxe.

Sculpture de pneus torsadés

La torsion, Wim Delvoye s’y adonnera également dans la série des crucifix. N’étant pas pratiquant ni même croyant, il choisira plutôt de travailler cet objet pour son caractère sacré et son universalité.  En le faisant tourner sur lui-même, on y décerne une pointe de sarcasme et on confronte le spectateur à remettre en question ses acquis.

Difficile de ne pas mentionner aussi dans cette rétrospective, l’exposition des peaux de cochons tatouées et des dessins préparatoires qui l’accompagnent.  On le sait, l’artiste a fait couler beaucoup d’encre à ce sujet, mais tatoueur de cochons depuis les années 1980, c’est un choisissant la peau de celui-ci qu’il réussit un coup de maître, à savoir rendre prestigieux et convoité un animal que l’on considère comme grossier. En s’assurant de leur offrir un habitat confortable et un traitement soigné, fait que le spectateur pourra constater dans un vidéo explicative au sous-sol de DHC/ART, Wim repousse les limites du marché de l’art et arrive encore une fois à redéfinir les règles du jeu.

 

Wim Delvoye en exposition à DHC/ART jusqu’au 19 mars 2017.

 

Musée Exposition
Centre Phi

1,61803399 ou Le Centre Phi

Quand j’ai vu le mot Phi dans le nom Centre Phi, j’ai eu une sueur froide. Oh non, des maths. Sauve qui peut. Je déteste les maths. En secondaire 5, je pleurais encore dans mes cours tellement ma répulsion était grande. Pas très winner, j’en conviens. Mais à 33 ans, j’ai réussi à me raisonner, quand même. Après tout « Phi » signifie le plus grand de tous les chiffres; le nombre d’or. Et c’est surement de là que provient le lien lorsque l’on constate la mine d’or culturelle et artistique qu’est le Centre Phi.

Situé dans le Vieux Montréal au coin des rues St-Paul et St-Pierre, le Centre Phi ressemble de l’extérieur à n’importe quel autre édifice du coin, mais en ses murs, se trouvent des locaux adaptés, que dis-je, carrément faits sur mesure pour favoriser la création mais aussi l’appréciation de celle-ci. Technologie de pointe, acoustique sans faille, composition architecturale favorisant l’interconnectivité, construction sous le modèle LEED®, soit écoresponsable. Espace vivant, ses salles se transforment selon les événements, selon les humeurs artistiques.

Ouvert il y a quelques mois uniquement, le Centre Phi s’impose déjà dans le milieu des arts comme une entité innovatrice et différente. Si jeune et si mature à la fois. Faut aller voir pour en saisir tout le sens. Le Center Phi ne s’explique pas mais se ressent, se vit, se découvre. Une visite et vous saurez.

Aussi fascinant et intriguant que le fameux 1,61803399, n’est-ce pas ?!

Environnement en mouvance, le Centre Phi se décrit comme « Un espace à l’intelligence créative ». Phoebe Greenberg, fondatrice et directrice du Centre Phi, a tout mis en oeuvre pour faire vivre la mission du Centre dans toutes les étapes de la création = production, distribution et diffusion. L’objectif est de créer, peu importe sa forme, son message. On s’y rend pour vivre une expérience artistique qui nous fera rêver, pleurer, sourire. Chaque visite est unique.

Salle cinéma Centre Phi

Unique, oui, mais aussi adaptée à chacun d’entre nous. Et pour vous, chers lecteurs cinéphiles, le Centre Phi a beaucoup à vous offrir; une programmation exclusive, variée et rafraîchissante.

En effet, le Centre Phi présente des films et reportages qu’autrement nous n’aurions pas l’occasion de voir. C’est le cas notamment de plusieurs des films qui ont été présentés dans le cadre de la programmation spéciale Skate or Die, qui a débuté cet été et qui est toujours en vigueur, soit jusqu’au 30 novembre prochain. Un événement couru par les amateurs et professionnels de skateboard, auquel a d’ailleurs participé le pro Tony Hawk. Quand je dis qu’il y en a pour tous les goûts, ben voilà!

Petit secret entre vous et moi : plusieurs films sont présentés au Centre Phi en avant-première avant de se retrouver dans les grandes salles de cinéma de Montréal. Ce fut le cas de The Master, Le Torrent, et à venir le 24 novembre prochain, Killing Them Softly de Andrew Dominik avec le beau Brad Pitt. Une chance unique pour les impatientes comme moi!

Fan de Sigur Rós ? (oui!) Le Centre Phi diffusera en exclusivité la projection originale Valtari Sigur Rós, une oeuvre magnifique dans laquelle sont présentées les créations de différents artistes sous l’écoute de l’album Valtari du groupe. J’imagine déjà la beauté des images, aussi planantes que les airs de Sigur Rós. Un pur ravissement pour les yeux et les oreilles.

Et ce n’est qu’une infime partie de ce que le Centre Phi nous réserve prochainement. Pour en savoir plus.

De plus, fidèle à sa mission, le Centre Phi ne fait pas que simplement projeter des films, il participe aussi à la production dans certains cas. Comme le court métrage Next Floor de Denis Villeneuve, un film hautement récompensé et avec lequel tout a commencé pour le Centre Phi.

Pourquoi ne pas profiter de votre prochain week-end pour aller vous réchauffer le coeur avec un bon café dans le Vieux Montréal et terminer votre après-midi avec un film présenté en exclusivité au Centre Phi, ou alors, tout simplement profiter des lieux.

Et il paraît que nous n’avons encore rien vu! Décidément, le Centre Phi prévoit pour nous plusieurs autres belles surprises…

Cinéma