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Musée des beaux-arts de Montréal

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Vous voulez une révolution?

Jusqu’au 9 octobre, le musée des Beaux-Arts de Montréal présente l’exposition Révolution, une rétrospective des éléments phare de la fin des années 1960.

Mouvements révolutionnaires, contre-culture, explosion musicale; en moins d’une décennie les rébellions culturelles et sociales ont marqué le monde moderne et bâti le mode de vie d’aujourd’hui. Révolution propose des tableaux qui revisitent les thèmes marquants cette époque.

Même si on aborde des sujets aussi variés que la mode, le design et les luttes sociales, la musique occupe une place prédominante dans la visite. On y vit une complète immersion musicale. À l’aide d’écouteurs, on se promène avec The Beatles, The Who, The Rolling Stones, Robert Charlebois et plusieurs autres monuments musicaux. L’univers musical changent selon le tableau ou l’œuvre devant laquelle on se trouve.

Nous sommes d’abord accueillis par les costumes portés par John Lennon en personne. On entre ensuite dans l’univers coloré du Swinging London avec ses vitrines colorées présentant minirobes et bottillons et autres accessoires mode. Dans un autre box, on se croirait chez un disquaire où on trouve les plus grands classiques de l’époque en disques vinyle, puis plonge dans le cinéma de l’époque avec extraits, images et affiches de film dont le fameux Blow-Up.

Costume porté par John Lenon

Costume porté par John Lenon

On entre ensuite dans le tableau plus sombre Dissidence. Mai 68, guerre du Viêt Nam et les Black Panthers ont mené à plusieurs mouvements de contestation partout dans le monde. Autour de nous, des pancartes aux slogans revendicateurs et des œuvres provocantes qui s’opposent à l’autorité. C’était aussi une époque de contestation féministe avec l’arrivée de la pilule et de personnages féminins décomplexés au cinéma.

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De cette révolte, on se dirige au plus marquant des moments Peace and Love de l’histoire. Dans nos oreilles, Give peace a chance accompagne les images de John Lennon et Yoko Ono pendant leur bed-in à Montréal.

On entend dans la salle d’à côté le son vrombissant d’une guitare électrique. On pousse des rideaux puis on se retrouve en plein cœur du festival de Woodstock. Un écran géant projette cette performance marquante de Jimi Hendrix pendant que nous sommes couchés sur du faux-gazon et des bean bags.

Les années 1960, c’est aussi le début de la société de consommation et de la classe moyenne. L’industrie de la publicité prend de l’ampleur et on peut le constater par des campagnes marquantes de l’époque et des objets iconiques.

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Révolution est une exposition absolument fascinante et captivante. Elle montre de façon éblouissante l’importance de ce moment charnière de notre histoire récente.

Musée Exposition
Entre les rangs_Place des festivals 5_c_Martine Doyon Quartier des spectacles

C’est au centre-ville qu’on fête!

L’avez-vous remarqué? Notre centre-ville a ce je ne sais quoi qu’on ne trouve pas ailleurs. Il est vivant 24 heures sur 24, et ce, hiver comme été. Pendant la période des Fêtes, il scintille. Il suffit d’y faire un tour pour s’en rendre compte.

L’esprit des Fêtes ne s’est pas encore emparé de vous? Hé bien, laissez-vous imprégner de sa magie par des spectacles qui vous en mettront plein la vue.  Avec les 80 lieux de diffusion du Quartier des spectacles et ses nombreux événements extérieurs, nul doute que la fête se trouve au centre-ville de Montréal. En plus, tout est à votre portée, grâce au transport collectif et aux nombreux stationnements intérieurs.

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Des suggestions? Voyez ou revoyez le grand classique Casse-Noisette ou mettez-vous dans l’ambiance en chansons avec Décembre, le Noël de Québec Issime. Les concerts de Noël se multiplient, quant à eux, de la Place des Arts au Musée des beaux-arts de Montréal, en passant par le Gesù et Ogilvy. Vous n’êtes pas très Noël? Ce n’est pas grave! Spectacles d’humour, de musique et de variétés…ce n’est pas le choix qui manque!

Comme l’hiver s’est déjà pointé le nez, vous aimez peut-être mieux les événements extérieurs? Faites une séance de luminothérapie collective avec deux expériences interactives uniques. Sur la place des Festivals, Entre les rangs, une œuvre lumineuse et sonore reproduit les ondulations du blé dans la campagne. Quant à Trouve Bob, c’est un grand jeu animé et projeté sur les sept façades de projection du Quartier des Spectacles.

Les Sphères lumineuses de Saint-Denis

Les Sphères lumineuses de Saint-Denis

Rue Saint-Denis, il y a de la magie sphéérique dans l’air. Des sphères lumineuses et interactives illuminent les arbres du Quartier latin. Créez des chorégraphies uniques en réglant leur couleur à l’aide de votre cellulaire.

Dans le Vieux-Montréal, participez aux nombreuses activités proposées lors de Montréal en Fêtes. Profitez de votre visite pour parcourir les petites rues du quartier historique à la découverte de nombreuses boutiques aux trésors, mais surtout, de la plus grande concentration de galeries d’art à Montréal. Tous les samedis du mois de décembre, les Feux sur glace TELUS y enflamment le ciel des Quais du Vieux-Port. Vous cherchez quoi faire pour souligner en grand la fin de l’année? Un party du jour de l’an festif à souhait en compagnie du groupe The Lost Fingers vous attend à la place Jacques-Cartier.

Les Feux sur glace Telus

Les Feux sur glace Telus

Le temps des Fêtes, c’est aussi le moment de nous rapprocher de ceux et celles qui comptent pour nous. Le centre-ville, c’est l’endroit idéal pour trouver le petit cadeau qui fera la différence. C’est également un lieu exceptionnel pour échanger en bonne compagnie dans l’un des nombreux restaurants, bistros et cafés. Si le cœur vous en dit, vous pouvez partager vos meilleurs moments sur la page Facebook du centre-ville de Montréal.

Le Vieux-Montréal décoré

Le Vieux-Montréal décoré

Que ce soit par ses décors féériques, ses événements hauts en couleur, ses nombreuses activités, ses propositions de sorties originales ou tout simplement pour son ambiance chaleureuse et festive, le centre-ville scintille!

C’est signé Céline Provost 
Chargée de rédaction et de diffusion pour l’Arrondissement Ville-Marie

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FIFA : l’art en boucle

Le Festival international du film sur l’art (FIFA) est de retour pour une 31e année consécutive. Et tout comme moi (!), le festival a grandi et mûri avec le temps, offrant aujourd’hui une programmation solide et incroyablement variée.

Comme une poupée russe, le FIFA offre de l’art dans l’art et pour l’art. Présenté du 14 au 24 mars, le festival propose des projections aux thèmes multiples : arts de rue, théâtre, musique, danse,  littérature, mode, peinture, photographie, design, architecture, bande dessinée… j’ai eu beau chercher ce qui pouvait manquer, je n’ai pas trouvé.

Évènement unique en Amérique, le FIFA est un des plus importants festivals de ce genre au monde. Il mélange les styles et les disciplines, offrant une programmation incroyablement divertissante et éducative.

Parmi toute l’offre présentée, mes dadas à moi sont la mode et la littérature. Je ne manquerai pas d’assister à Fashion!, une trilogie d’Olivier Nicklaus, qui dépeint la mode sur une trentaine d’années, de 1980 jusqu’à aujourd’hui. Dans Golden EightiesAntifashion et Go Global, nous assistons à la chute de la haute couture sous Yves St-Laurent et Givenchy pour voir émerger le prêt-à-porter avec Jean-Paul Gauthier, Tom Ford et Karl Lagerfeld.  Pour clore le tout, Go Global sera présenté dans le cadre d’une discussion sur les nouvelles avenues de commercialisation de la mode avec les designers Denis Gagnon et Ève Gravel et autres professionnels du milieu. Passionné(e)s de mode; c’est votre rendez-vous !

Amélie Nothomb, une vie entre deux eaux (2012)

Amélie Nothomb, une vie entre deux eaux (2012)

Côté littérature, j’ai donné rendez-vous à Amélie Nothomb pour la projection d’Amélie Nothomb, une vie entre deux eaux, où l’écrivaine de talent retrouve avec nostalgie le Japon, pays de son enfance et qui a été le lieu de plusieurs de ces romans, dont l’amusant et surprenant Stupeur et tremblements.

Pour les amateurs de musique, il ne faut pas manquer le documentaire sur Pink Floyd, ou alors celui sur Les Beatles, ou encore, celui portant sur Amy Winehouse dans Amy Winehouse — The Day She Came to Dingle, un film de Maurice Linnane, où la chanteuse confie ses réflexions sur sa musique et ses influences dans le cadre du Festival de Dingle.

Amy Winehouse — The Day She Came to Dingle.  South Wind Blows copyright. Photographer: Siobhan Dempsey

Amy Winehouse — The Day She Came to Dingle. South Wind Blows copyright. Photographer: Siobhan Dempsey

Il y a aussi un grand choix de projections sur le design et l’architecture, dont le film d’Alice Agneskirchner : Modern Ruins — Detroit: Hope for the Motor City, qui dépeint comment certains artistes de Détroit ont choisi de redynamiser la ville en proie a une économie difficile depuis le déclin de la production automobile. S’en suivra une discussion avec des professionnels du milieu concernant le développement de projets urbains.

Je pense aussi à  Crée-moi, crée-moi pas de Marie-Pascale Laurencelle, film très attendu, où l’on réfléchit sur la place qu’ont les femmes créatrices dans le milieu artistique, et ce, par le biais de diverses entrevues présentées,  avec entre autres, Nancy Huston, Anaïs Barbeau-Lavalette, Évelyne de la Chenelière, etc.

Crée-moi, crée-moi pas (2012)

Crée-moi, crée-moi pas (2012)

Je pourrais ainsi continuer des pages et des pages sur chacun des 250 films présentés et issus de 30 pays différents.  Cela sans compter les  expositions, performances, hommages et tables rondes mises en place par le FIFA, ainsi que la 3e édition du Marché international du film sur l’art (MIFA). Du mercredi 20 mars au samedi 23 mars, le Marché vise principalement à favoriser les rencontres entre professionnels du milieu cinématographique et culturel afin de susciter des occasions de partenariat, de partage des connaissances et de développement des réseaux.

Aussi, comme chaque année, le FIFA rend hommage à un artisan du milieu cinématographique. Cette année, c’est au tour du réputé documentariste Gerald Fox, qui a remporté de nombreux prix internationaux tout au long de sa carrière cinématographique et télévisuelle. Plusieurs de ses films seront disponibles pendant le FIFA, en plus d’une exposition spéciale qui présentera ses œuvres multimédias les plus récentes, et ce, sous un format fort intéressant.

Vos enfants ne sont pas en reste, car pour une 2e année consécutive, le FIFA propose une séance junior avec la projection du conte familial Les 4 saisons d’Antoine. Rendez-vous au Musée des beaux-arts ce dimanche 17 mars au matin avec votre jolie marmaille, pour passer un agréable moment en famille!

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Le FIFA se démarque aussi par son volet compétitif.  En effet, le festival est le cadre d’une compétition officielle, dont le jury est composé de grands noms du milieu, des professionnels d’ici et d’ailleurs. Cette année, 37 œuvres provenant de 16 pays différents seront en compétition. Il s’agit d’une occasion unique pour plusieurs cinéastes de se démarquer, sans compter que les films primés auront la chance de faire partie de la programmation d’une tournée mondiale présentée dans des lieux de diffusion hautement réputés internationalement.

Prenant d’assaut la ville, le FIFA offre ses multiples projections et expositions dans neuf lieux du centre-ville de Montréal, dont la Grande Bibliothèque, le Centre canadien d’architecture, la Cinémathèque québécoise, le Musée d’art contemporain de Montréal, le Musée des beaux-arts de Montréal, la Place des Arts, le Musée McCord et, pour la première fois et pour notre plus grand bonheur, le Centre Phi.

Du 14 au 24 mars 2013, mettez-vous en plein la vue avec la 31e édition du FIFA et découvrez tout ce qui se cache de bon et de beau dans l’univers de l’art cinématographique.

Cinéma
Les falaises à Étretat_Claude Monet

Ballade chez les Impressionnistes

Depuis le 13 octobre 2012, le Musée des Beaux Arts de Montréal présente l’exposition « Une histoire de l’impressionnisme », plus communément rendu par le « Il était une fois l’impressionnisme » des panneaux publicitaires du métro de Montréal. L’exposition se terminera le 20 janvier 2013. Oui! Oui! Après Noël. Vous avez donc encore plusieurs semaines devant vous pour aller faire votre visite.

Le musée profite de l’heureuse présence en ville de la collection du Sterling and Francine Clark Art Institute et nous présente un parcours de l’impressionnisme. L’exposition s’articule autour de la collection personnelle de « Mr. Anonymous », Robert Sterling Clark, héritier de la compagnie des machines à coudre Singer. L’organisation se veut quelque peu pédagogique, l’accrochage est généreux, l’atmosphère est chaleureuse. Vous ne connaissez rien des impressionnistes? Voilà votre chance! Sinon, vous êtes devant l’opportunité d’augmenter votre répertoire personnel. Ces grands peintres sont trop souvent connus pour un répertoire restreint et métonymique.

Une loge au théâtre (Au concert) par Pierre-Auguste Renoir
Limoges 1841 – Cagnes-sur-Mer, 1919.
© Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA
(Photo by Michael Agee)

Dimanche matin, 10 h, j’attends un ami qui m’accompagnera. Lui aussi en a vu d’autres des toiles impressionnistes. Mais nous ne les avons jamais toutes vues. C’est qu’ils en ont peint des tableaux les impressionnistes. La rapidité d’exécution le permettait. À titre d’échelle de grandeur, Les falaises à Étretat, peint en 1885,  est l’un des 50 tableaux qu’a peints Monet entre octobre et décembre… c’est pour dire. Il y a beaucoup de Renoir, mais regardez bien, dans les coins ou sur votre droite, vous trouverez d’autres peintres. Berthe Morisot, et ses Dahlias, peint en 1876, par exemple.

Nous sommes entrés par les grandes portes du pavillon principal (rarement ouvertes au public). Tout un honneur. La collection se trouve dans le pavillon Michal et Renata Hornstein, c’est-à-dire le pavillon original de l’emplacement actuel du Musée. Nous montons le grand escalier de marbre et débutons notre balade. De vieilles pièces possédant encore d’immenses moulures dont les lumières, tamisées, nous enveloppent.

Petite danseuse de quatorze ans par Edgar Degas
Paris 1834 – Paris 1917
© Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA
(Photo by Michael Agee)

Dans la première salle, dans un coin, le premier à gauche, il y a un tableau très doux. La lumière provenant de la fenêtre illumine ce qu’ils regardent, mais nous ne pouvons le voir. Ce sont des Amateurs d’estampes, peint par Honoré Daumier. La seconde salle, installe le ton, c’est la salle la plus impressionniste, au sens où il est coutume de connaître le groupe. Encore ici, allez dans les coins, voyez ce superbe Sisley, Les bords de la Seine à By, dont les branches rythment le mouvement et nous rappelle le vent. La troisième salle est la plus populaire. Vous allez y voir cette Petite danseuse de quatorze ans, par Edgar Degas. Scandaleuse, il y a de cela cent ans. Elle est exceptionnellement prêtée au Musée. Prenez la visite guidée, si cela vous plaît, le résultat en sera plus interactif. Enfin, la dernière salle met en parallèle les goûts éclectiques du collectionneur. Des toiles impressionnistes côtoie de la peinture académique : de jolies baigneuses, des paysages italiens, des scènes de genre et de l’orientalisme. Détournez votre regard de ce Charmeur de serpent, peint par Jean-Léon Gérôme, dont le bleu de l’arrière-plan captive vos yeux. Oui! Oui! Regardez à gauche, Gauguin, Toulouse-Lautrec et Bonnard. Quatre petits tableaux, sur un petit mur qui vous indique la sortie. Les quatre pièces les plus « inusités » de la collection. Mais quel visage cette Carmen!

Charmeur de serpents par Jean-Léon Gérôme
Vers 1879
© The Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA

De l’autre côté, dans les nouveaux locaux, vous avez également la chance de pouvoir ajouter à cette exposition quelques tableaux appartenant au Musée et peint par Monet et Sisley. Et comme nous sortions, et que c’était dimanche, journée sacrée, et que tous les deux n’avions pas encore visité la nouvelle aile du musée où se trouve l’art québécois et canadien, nous nous sommes permis une petite gâterie. Osez.

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Concours : Lyonel Feininger au Musée des beaux-arts de Montréal

Le Musée des beaux-arts de Montréal présente  LYONEL FEININGER : DE MANHATTAN AU BAUHAUS jusqu’au 11 mai 2012.

Une exposition portant sur l’oeuvre pluridisciplinaire de ce peintre expressionniste et caricaturiste d’origine allemande inspiré par le côté festif des carnavals, la musique et l’architecture.

Deux heureux gagnants auront la chance d’obtenir :
  • 1 laissez-passer double
  • 1 catalogue de 277 pages accompagnant l’exposition
  • 1 affiche officielle
Pour participer, dites-nous quel est votre plus grand plaisir lorsque vous assistez à un carnaval?
Exprimez-vous plus bas!
Fin du concours : mardi 3 avril 2012 à 13 h 
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