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Musée d’art contremporain de Montréal

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Humanorium – L’étrange fête foraine : Montréal à l’avant-garde

Best of Québec prend possession de notre blogue pour vous faire découvrir les bonnes adresses et meilleures occasions autour d’une activité montréalaise. Ce mois-ci, découvrez leurs recommandations de lieux et d’activités originales inspirées d’Humanorium – L’étrange fête foraine présentée aux Jardins Gamelin du 5 au 15 octobre.

Musée d’art contemporain

Fier flambeau du travail de pointe qui se réalise localement comme internationalement en arts visuels, une visite s’impose pour découvrir sa collection permanente, ses expositions itinérantes et sa boutique.

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Musée des Beaux-Arts de Montréal

Plus large dans son approche, le populaire MBAM est aussi le diffuseur, voire l’incubateur de grandes expositions d’avant-garde comme celle sur le couturier Jean-Paul Gauthier ou bien celle de l’artiste en verre soufflé Chihuly. Incontournable.

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Hôtel Épik Montréal

Parfaite adéquation d’un édifice ancestral et du luxe contemporain, le superbe Hôtel Épik est un havre idéal pour les amateurs d’avant-garde bien pensée.

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Bota Bota

Un esprit sain dans un corps sain, c’est important. Et lorsque cette combinaison se réalise dans un des endroits les plus originaux et design en ville, c’est encore mieux! Découvrez ce spa flottant unique en son genre, avec une vue imprenable sur Montréal et un décor digne des meilleurs magazines d’architecture.

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Tohu

La réputation de Montréal dans les arts du cirque n’est plus à faire, et elle se cristallise dans cet édifice moderne qui accueille des expositions, des spectacles et des festivals de grand calibre et souvent très avant-gardistes. À découvrir.

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Denis Gagnon

Véritable phénomène de la mode montréalaise, le designer aux lunettes imposantes qui a déjà exposé ses créations noires et blanches au MBAM dispose d’une boutique dans le Vieux-Montréal.

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Gaïa céramique

La céramique contemporaine est très vivante à Montréal, et en voici un fief avec une boutique qui combine formations et expositions d’une vingtaine de créateurs locaux.

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Le Fantôme

Salué par la critique, ce resto dans un lieu un peu improbable propose une cuisine très imaginative et travaillée sous la houlette du chef décomplexé Jason Morris.

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Mousso

Petit-fils du peintre Jean-Paul Mousseau et fils du chanteur Michel Rivard, Antonin Mousseau-Rivard a choisi la cuisine comme art d’expression et y réalise des merveilles! Ses créations très originales sont aussi belles que mémorables. Une grande table.

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Atelier Robuchon

Loin d’être un atelier comme les autres de ce prestigieux chef, ce bijou du Casino de Montréal est une table haut-de-gamme où le talent du chef Éric Gonzales prend toute sa dimension.

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Humanorium – L’étrange fête foraine est présentée aux Jardins Gamelin du 5 au 15 octobre.

 

Variétés
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Bloody caesars et art contemporain

C’est le 20 octobre dernier que la Fondation du Musée d’art contemporain de Montréal lançait officiellement la saison 2016-2017 du Cercle des Printemps. De retour en formule huîtres et Caesars, cette soirée phare pour l’amoureux des arts demeure un incontournable dans l’agenda culturel montréalais. La soirée permettait non seulement aux invités de découvrir le calendrier fourni des activités à venir pour le cercle cette année, mais aussi d’aller contempler les œuvres sélectionnées de la Biennale de Montréal 2016 – Le grand balcon

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Pour ceux qui ne sont pas familier avec le Cercle du printemps, il s’agit ici d’un regroupement de jeunes philanthropes qui ont à cœur d’assurer la relève et le rayonnement de la vie artistique de Montréal par le biais d’activités, de soirées branchées, de conférences exclusives, d’évènements de réseautage et par l’accès gratuit aux expositions et vernissages du musée. En bref, LE groupe auquel vous devez appartenir si vous êtes un jeune professionnel passionné d’art contemporain.

Les activités du cercle seront nombreuses encore une fois cette année. Au programme, la visite d’une collection corporative, la rencontre d’un artiste et la visite de son atelier, sans oublier la soirée des Printemps du MAC, soirée culminante de la programmation considérée par plusieurs comme l’un des événements les plus importants de la relève philanthropiques artistique de Montréal. Je vous invite à vous rendre sur le site du MAC pour consulter la programmation complète et en apprendre davantage sur la mission du cercle.

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En ce qui attrait aux œuvres de la Biennale 2016, on retient les sculptures de matériaux variés de l’artiste coréenne Haegue Yang, le plus récent projet de l’artiste québécoise Myriam Jacob-Allard qui revisite le patrimoine country québécois (récipiendaire de la prestigieuse bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain en 2015),  les sculptures de Valérie Blass qui jouent à la fois sur les notions du visibles et de l’invisible, l’installation vidéo au plancher de Tanya Lukin Linklater et bien sûr, le tableau de Lucas Cranach l’Ancien intitulé « le portrait d’une dame » , cette acquisition historique datant du début du 16ème siècle.

Librement inspirée de la pièce Le balcon de Jean Genet, la Biennale de Montréal 2016 sera à l’affiche du 19 octobre 2016 au 15 janvier 2017 au Musée d’art contemporain de Montréal et dans plusieurs sites participants à travers la ville.

Musée Exposition
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Avis aux noctambules, les Nocturnes se poursuivent!

Depuis mercredi les fins connaisseurs et curieux errent entre les murs du Musée d’art contemporain de Montréal, à la recherche d’expériences visuelles et auditives. En effet, Mutek et ses Nocturnes ont débuté, et plusieurs comme nous ont eu la chance d’assister à des soirées intenses en sons et en images. Plus particulièrement, la Nocturne 2 du jeudi 2 juin a su livrer une ambiance hypnotique et colorée, à la hauteur de nos attentes ! Voici un topo de la soirée.

Parmi les nombreuses soirées proposées au festival — que je résume ici —, les Nocturnes sont probablement les plus expérimentales. Se déroulant entre les étages du MAC, la programmation se divise en deux salles, soit : la salle principale et la salle BWR au -1. Libre à vous de vous balader d’une salle à l’autre, à la recherche de votre flamme musicale.

La soirée de jeudi comptait un bon nombre d’artistes femmes, entre autres Laura Luna, Sarah Davachi et Kara-Lis Coverdale. C’est d’ailleurs l’une des caractéristiques de la 17e édition du festival. Si la musique électronique est souvent associée à un univers masculin, pour Coverdale cette séparation genrée relève d’un conditionnement social, et non d’une prédisposition naturelle. L’artiste en provenance d’Hamilton a d’abord été formée comme claviériste classique. Productrice, musicienne et compositrice, elle s’intéresse particulièrement aux effets de collages entre techniques musicales traditionnelles et celles inhérentes à l’univers électronique. Son live set nous a transportés vers un univers onirique et hypnotique enivrant.

Laura Luna

Laura Luna

Coverdale a participé aux deux derniers albums de la tête d’affiche de la soirée, Tim Hecker. Accompagné des environnements visuels immersifs de Marcel Weber, alias MFO, l’artiste canadien y est allé d’une prestation épurée aux effets sonores et visuels simples, mais ô combien percutants ! Avec 20 ans de carrière et huit albums solos, le maestro de la musique électronique nous a offert un set d’ambiance noise hors du commun. L’aspect vaporeux de l’espace accentuait l’expérience sensorielle intense.

À notre plus grand plaisir, le set de fin de soirée de Peder Mannerfelt, alias Subliminal Kid, a été une merveilleuse découverte. Les expérimentations polyrythmiques de l’artiste suédois ont su faire grouiller l’audience. Dissimulé derrière une chevelure synthétique blonde, Mannerfelt a joué une musique expérimentale accompagnée d’effets visuels psychédéliques. En première nord-américaine, l’artiste a utilisé des synthés modulaires et analogues afin de produire des rythmes denses et vibrant à travers tout le corps.

Peder Mannerfelt

Peder Mannerfelt

Mutek c’est non seulement des soirées d’artistes renommés, mais également une opportunité inédite de découvrir des musiciens internationaux émergents. Jusqu’au 5 juin, les Nocturnes se poursuivent au Musée d’art contemporain de Montréal et promettent d’autres belles expériences ! Serez-vous de la partie ?

 

Musique
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À voir et à faire à Mutek17

L’été est finalement arrivé, et qui dit été à Montréal, dit lot de festivités ! Toujours paré à répondre aux attentes des adeptes de musiques électroniques et de créations numériques, le festival Mutek propose avec sa 17e édition une programmation éclatée. Artistes canadiens et internationaux, émergents et établis se côtoieront du 1er au 5 juin dans plusieurs lieux du Quartier des spectacles. Vous manquez de temps et voulez profiter au maximum de l’expérience ? Pas de panique, nous vous offrons une couverture des soirées et des évènements à ne pas manquer !

Pour démarrer en beauté, le festival vous propose, le mercredi 1er juin, une performance du maitre londonien de la techno Lee Gamble, accompagné de l’animateur et motion designer Dave Gaskarth. Cet évènement prend place dans le cadre des Nocturnes du Musée d’art contemporain, qui se déploieront tout au long du festival. En plus de pouvoir contempler l’exposition rétrospective de l’artiste québécois Edmund Alleyn, le musée vous offre une programmation double : dans la salle principale et dans la salle BWR au -1. On vous conseille également la performance sensorielle aux effets de brouillards et aux éruptions lumineuses de l’artiste sonore canadien, Tim Hecker, lors de la Nocturne 2.

Expérience au Jardin Gamelin

Expérience au Parterre de Quartier des Spectacles

Comme à l’habitude, le festival conquiert l’espace du Métropolis avec deux soirées enflammées, issues d’une collaboration avec le Red Bull Music Academy. Au menu, une programmation éclectique de techno big room avec des live sets inédits d’artistes internationaux, dont : Function (3 juin), pionnier de musique underground en résidence au célèbre Berghaim de Berlin ; Lakker (3 juin), un duo irlandais aux sonorités dub-techno ; et le producteur de tech house Barac (4 juin), en provenance de Bucarest.

Mutek vous offre également la chance de vivre des expériences audiovisuelles hors du commun à la salle Pierre-Mercure, lors des sessions A/VISIONS. Le samedi 4 juin, le festival accueille en première mondiale la performance Dark Hearts Of Space des artistes russes installés à Berlin, Dasha Rush et Stanislav Glasov. Développée avec le Banff Center, cette dernière explore, à travers la musique et les arts visuels, les effets poétiques des trous noirs.

Pour les incertains qui n’ont pas encore la piqûre du festival, les fins d’après-midis Expériences, présentées gratuitement au Parterre du Quartier des spectacles, sont une bonne option découverte. On vous recommande, notamment, celle du 4 juin avec Machinedrum, artiste américain connu également sous son récent projet Aden. L’as de la versatilité offre des live sets aux accents techno, jungle, hip-hop et footwork.

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Enfin, c’est encore sous l’Homme de Calder que se couronnera dimanche la 17e édition du festival, en raison de sa collaboration avec le Piknic Électronik. Quoi de plus plaisant que de vibrer aux rythmes de la musique acid house de Josh Wink, sous le soleil du parc Jean Drapeau ?

Mutek c’est aussi une programmation de jour avec des ateliers, des conférences et une exposition de réalité virtuelle au Centre Phi. Du 1er au 5 juin, cet évènement promet d’être aussi varié qu’exalté ! Et pour les billets, on fait quoi ? Tout ça est en vente sur le site de La Vitrine ! Alors, ça vous tente ?

Musique
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Vues d’une fenêtre… sur l’Arctique

Du 4 octobre 2012 au 6 janvier 2013, le Musée d’art contemporain de Montréal présente deux expositions aux thématiques distinctes. La première est un bilan critique de l’œuvre de Pierre Dorion, artiste peintre québécois et s’articule autour de Chambres avec vues, une exposition présentée en 1999 dans un appartement vide donnant sur le Parc Lafontaine à Montréal. La seconde, de l’artiste brooklynoise Janet Biggs, présente 4 œuvres vidéographiques réalisées entre 2010 et 2012 dans des paysages extrêmes et des situations limitrophes.

Dans la première salle se trouve des toiles représentant des intérieurs fournies, une invitation à visiter les plus petites salles qui se trouvent à droite. Plus intimistes, la lumière diffuse éclaire des tableaux évoquant des souvenirs, parcelles de lieu déjà visités. Débute les portes, les fenêtres, les ouvertures, vues de l’intérieur ou de l’extérieur. Une série d’objets quotidiens agencés. La mise en espace de ce qui nous entoure, de ce que nous voyons, ou de ce que nous ne voyons plus, tous les jours. Les salles s’ouvrent, les toiles s’organisent en triptyques, et elles se dépouillent. L’exposition a été conceptualisée autour de la pratique actuelle du peintre. Elle matérialise la problématique de l’installation et de l’accrochage qu’exploite l’artiste.

Cette problématique est rendue à travers le choix de la disposition des œuvres dans leurs rapports à la conception des salles qui reçoivent l’exposition. L’agencement des toiles avec le plan des salles, des portes et des passages nous porte vers le contenu de l’œuvre. Les plans larges de villes et de fenêtres progressivement se minimalisent, la thématique se resserre autour du cadrage pour littéralement nous le dévoiler. Une des dernières salles, composée d’agencement de toiles (des polyptyques) conçues pour cette exposition, fait disparaître le cadrage dans un jeu synoptique hypnotisant.

Vestibule (Chambres avec vues) 2000, Pierre Dorion. Photo : Musée d’art contemporain de Montréal.

Enfin, la dernière salle, légèrement circulaire, cache derrière le rideau de velours noir  un écran sur lequel est projeté le vidéo A Step on the Sun (2012) de Janet Biggs. L’artiste s’est rendue en Indonésie où elle a suivit un mineur lors de sa routine quotidienne. Il travaille sur les flancs d’un volcan, toujours en activité, à récolter des pierres, cristaux de souffre, d’un jaune-orange fascinant qui tranche avec  la morosité du sol. Des plans se prolongent sur un lac turquoise lui aussi contrastant avec l’environnement hautement toxique et décoloré du volcan. La couleur de ce lac est également le résultat de la présence du souffre, la même substance qui oblige la présence du travailleur.

A Step on the Sun (2012) par Janet Biggs. Photo : Musée d’art contemporain de Montréal.

Une porte nous mène vers d’autres êtres solitaires, une mineuse de charbon, Brightness all Around (2011), et un explorateur de l’Arctique, Fade to White (2010). Une touche documentaire, certes, mais l’œuvre ne se situe pas à l’intérieur de cette configuration. L’alternance des plans suggère plutôt une mise en poésie, articulée entre l’image et le son. Les différents fils conducteurs de chacune des vidéos, la lumière et l’écho sur les parois, nous transportent vers des lieux de solitudes. L’étrange beauté des paysages naturels contraste avec la dureté de ces formes d’existence. Enfin, l’exposition se termine, ou débute, selon l’entrée, par In the Cold Edge (2010), qui fait partie de The Artic Trilogy.

C’est dans le cadre du projet Montréal/Brooklyn, séries de rencontres et d’échanges culturelles entre deux capitales de l’art contemporain, que s’inscrit la présence de Janet Biggs. Elle est accompagnée de l’artiste montréalaise Aude Moreau qui présente une nouvelle œuvre vidéo, Reconstruction, un magnétique travelling de l’île de Manhattan. Ces deux artistes présenteront, du 12 janvier au 23 février 2013 à Brooklyn, de nouvelles œuvres spécialement conceptualisées pour l’évènement.

Reconstruction (2012) par Aude Moreau. Photo : Musée d’arts contemporain de Montréal.

Les deux expositions sont distinctes par leurs thématiques et par leurs médiums mais le résultat est fluide, et nous amène dans un mouvement de contemplation intérieure. Et c’est l’état dans lequel nous sommes. L’intimité des espaces de Pierre Dorion et la proximité de lieux et des personnes où nous transporte Janet Biggs, nous sont normalement inaccessibles. Alors que tout semble éloigner ces deux expositions, elles sont intimement liées en ce qu’elles nous font traverser des espaces qui sont aussi les nôtres. Transi, nous regardons ce lent travelling qui nous mènera vers la sortie du musée, et à l’intérieur de la ville.

Musée Exposition