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Monument-National

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Connaissez-vous…

Montréal en Histoires est fier de vous partager des petits trésors d’archive. Découvrez chaque semaine sur le blogue de La Vitrine des événements et personnages qui ont fait l’histoire de Montréal.

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Connaissez-vous Tit-Coq ?

Le théâtre est bien vivant à Montréal au milieu du 20e siècle : plusieurs troupes importantes y sont présentes et font émerger un nouveau style théâtral de répertoire canadien. Gratien Gélinas (1909-1999), auteur et comédien principaux de la pièce Tit-Coq, créée à Montréal au Monument national en 1948, est considéré comme l’un des fondateurs du théâtre québécois moderne. Il se fait connaître dès 1938 avec une série de spectacles d’actualités intitulés les Fridolinades qu’il poursuit jusqu’en 1946.

 

Crédit: Archive de la Ville de Montréal

Théatre
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Bête de scène : Entrevue avec Jérémy Du Temple-Quirion

Diplômé de l’École nationale de l’humour en 2013, Jérémy Du Temple-Quirion se fait de plus en plus remarquer, et pour cause. Même s’il mène présentement un véritable marathon de spectacles dans le cadre du Zoofest, l’humoriste de la relève a pris quelques minutes dans son horaire chargé pour discuter avec La Vitrine.

Comment t’es-tu rendu compte que tu étais comique?

Jérémy Du Temple-Quirion : J’ai grandi dans une famille qui rit beaucoup. On a le rire facile à la maison. J’ai grandi avec deux filles, et je ne pouvais pas me battre avec mes petites sœurs. Donc, pour faire réagir le monde, fallait que je les fasse rire. C’est peut-être là que ça a commencé… Tout le monde était pas mal comique à la maison : ma mère, mon grand-père, mon père, mes sœurs… Je ne dis pas qu’ils sont tout le temps drôles, mais on a le rire facile chez nous. Après ça, à l’école, je voyais que je me faisais accepter aussi quand j’étais comique. C’est quelque chose que j’ai remarqué.

Il y a des gens comiques qui décident d’être dentistes ou politiciens… Qu’est-ce qui t’a donné le goût de faire carrière en humour? L’argent, la gloire, les femmes, ou toutes ces réponses?

Jérémy Du Temple-Quirion : (Rires). Pour vrai, je pense que c’est aucune de ces réponses. Mes parents m’ont emmené à Juste pour rire quand j’étais jeune, et je ne comprenais pas que c’était une job. Je ne comprenais pas comment ça fonctionnait, mais je trouvais ça tellement nice! Je trouvais ça vraiment tripant, et à un moment donné, je me suis dit : « Crime, j’ai juste à essayer! ». Et j’ai essayé, en secondaire V, au gala de fin d’année. Mon premier spectacle à vie était à l’Étoile du quartier Dix30, devant toute mon école, tous les profs, toute la direction, et tous les parents. Ça a été l’un des moments les plus stressants de ma vie. J’avais peur de me planter, j’avais peur de me faire ridiculiser, puis finalement, dès que j’ai eu un rire, ma vie a changée. C’était le plus beau moment de ma vie, et je me suis dit que j’allais essayer de le reproduire le plus souvent possible. J’ai fait trois ans de Cégep, j’ai fait Cégeps en spectacle, je suis rentré à l’École de l’humour. Moi, je veux faire des shows à tous les soirs, parce que j’aime faire rire les gens, j’aime raconter des blagues. Je fais ça aussi pour mon plaisir personnel et, habituellement, ça passe par le rire des autres.

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Est-ce qu’il y a des humoristes qui t’ont influencé, ou des humoristes dont tu es jaloux?

Jérémy Du Temple-Quirion : Non, je ne suis pas un gars jaloux dans la vie, mais j’admire. J’admire la manière de travailler de certains humoristes, comme Gad Elmaleh, que j’ai découvert relativement jeune. Il fait rire les gens d’une manière tellement simple et pure, il est tellement intéressant à écouter. Beaucoup d’Américains aussi. Des Louis CK, Dave Chapelle, Chris Rock, Seinfeld, Jimmy Fallon… C’est des ultra-travaillants, des ultra-perfectionnistes. C’est beaucoup la manière de travailler des gens qui m’inspire. J’écoute beaucoup de documentaires sur eux, beaucoup d’entrevues, en plus de leurs stand-ups, pour vraiment voir les dessous du travail. C’est comme n’importe quoi. Tu veux être bon en nage, ben plonge dans l’eau, et nage. L’humour, c’est un peu la même chose. C’est vraiment ce que j’apprends en regardant ces gens-là, qui jouent à tous les soirs, tout le temps.

Il y a déjà quand même quelques humoristes au Québec… Est-il difficile de faire sa marque quand on débute en humour?

Jérémy Du Temple-Quirion : Je pense qu’il y a une certaine sélection naturelle qui se fait, dans le sens que la relève, on a un beau milieu, celui des bars. Le calibre est assez fort, ce qui fait que si tu ne travailles pas fort, que tu ne perfectionnes pas tes blagues et que tu n’arrives pas avec du nouveau matériel, ben, à un moment donné, tu ne te feras plus booker. Inévitablement, le milieu fait en sorte que t’as pas le choix de t’améliorer, t’as pas le choix de travailler. C’est sûr qu’au départ, tu ressembles aux gens qui t’influencent, sans trop le vouloir. C’est juste que c’est les gens que tu as le plus écouté, donc, inconsciemment, tu vas trouver une musicalité, ou une manière de puncher qui va leur ressembler, mais le but d’un humoriste évidemment, c’est de devenir le plus unique possible. Je pense que la seule façon de vraiment devenir unique, c’est de développer sa propre manière de jouer. C’est dur, mais en même temps, ça se fait un peu tout seul. Tu sais, je ne me suis pas dit : « Bon, moi, ça va être ça ». Je travaille sur mon matériel, je travaille sur la manière de lancer mes gags, puis à ce moment-là, je vais finir par trouver vraiment 100%, Jérémy Du Temple-Quirion, et 0% des autres.

Y’a t-il des sujets ou choses en particulier qui t’inspirent? De quoi aimes-tu rire?

Jérémy Du Temple-Quirion : J’ai le rire vraiment facile. Je suis un gars ben de bonne humeur, mais souvent, j’aime parler de ce qui se passe dans ma vie. Je suis un gars très honnête, donc, j’ai de la misère à mentir. C’est rare que je raconte des trucs qui sont faux sur scène. C’est beaucoup mes réflexions, ce que je vois, ce que je vis. Ça fait un an que j’ai déménagé, que j’habite tout seul, fait que, dans mon spectacle, je parle un peu de solitude, quelque chose qui est nouveau pour moi, comme je viens d’une famille de cinq. J’ai un numéro sur l’infidélité, qui est un thème que je trouvais très riche, qui n’est pas nécessairement comique, mais j’ai trouvé le comique là-dedans. J’étais content, parce que c’est nouveau pour moi, d’attaquer des sujets comme ça. Pour l’instant, je suis un gars assez léger. Je veux juste prouver aux gens que je suis le plus drôle possible, donc, je parle de mon chat, je parle de mon père, ma mère, mes sœurs… Je parle vraiment de mon entourage.

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Tu dis que tu fais de l’humour léger, mais j’ai lu quelque part que tu as déjà fait vomir de rire un spectateur. Est-ce que tu peux nous raconter la blague, ou c’est trop dangereux pour ceux qui viennent de manger?

Jérémy Du Temple-Quirion : (Rires). Hey, pour vrai, mon Dieu! Je faisais une demi-heure sur la rive-sud de Québec, et puis, à un moment donné, j’ai fait vomir de rire quelqu’un… Pour moi, il avait probablement pris une couple de bières de trop aussi… Je pense que c’est un mélange bouffe, bière, et rigolade… J’étais comme flatté, mais dégoûté en même temps (rires). C’était particulier.

Tu animes le Gala des refusés au Zoofest. Si je comprends bien, c’est un spectacle avec six autres humoristes qui ont été refusé à Juste pour rire?

Jérémy Du Temple-Quirion : Exactement. J’ai eu le flash de ce spectacle-là quand j’ai été refusé aux auditions… En fait l’année passée, j’ai eu une audition pour un gala. Je m’attendais à la même chose cette année, je ne m’attendais pas à faire le gala, mais je voulais au moins faire l’audition pour que l’équipe de Juste pour rire voit mon évolution et voit où je suis rendu. Quand j’ai été refusé, j’ai vécu un peu de frustration, puis j’ai vu qu’il y avait de mes amis et collègues qui vivaient aussi cette frustration-là, et je me suis dit « Pourquoi je monterais pas un show pour le fun, pour nous-autres, et pour rire un peu de cette situation-là? ». J’ai décidé de monter ce spectacle-là avec six humoristes vraiment fabuleux, Mehdi Bousaidan, Sam Breton, David Beaucage, François Boulianne, Didier Lambert, Alexandre Bisaillon et Guillaume Pineault. On a décidé de juste présenter le meilleur matériel, le meilleur des humoristes, pour notre plaisir personnel, et finalement, les gens ont vraiment répondu à la proposition : on est un des meilleurs vendeurs du festival, et on est ben ben ben contents de ça!

Ça aide à se sentir moins rejet…

Jérémy Du Temple-Quirion : Oui, pas mal (rires). Je suis content, parce que je pense que tout le monde a vraiment aimé l’idée, mais, en fait, c’était juste une excuse pour faire un spectacle en habit. C’est juste pour ça (rires).

Tu participes à un paquet de shows durant le Zoofest, parfois tu fais plus d’une prestation par jour. Certaines personnes pourraient penser que tu es le Geneviève Jeanson de l’humour. Alors ma question : est-ce que tu prends de l’EPO pour réussir à faire autant de spectacles?

Jérémy Du Temple-Quirion : (Éclate de rire). Non. Malheureusement non, je suis pur, et euh… Ma mère est venue me porter vraiment beaucoup de nourriture, donc, moi, mes seuls stéroïdes, c’est la nourriture à Nicole. C’est vraiment tout ce que je prends (rires).
 

Humour
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Tracé d’une Nuit blanche

Quand je me suis proposée pour couvrir la Nuit blanche, j’ai par la suite légèrement douté de mon choix. J’ai eu peur de n’avoir autre chose à décrire que le derrière de tête de mes co-festivaliers en ligne. Certes, les longues files et les grosses foules font depuis longtemps partie de cet évènement annuel, mais depuis l’ajout d’une grande roue et de l’allongement de la glissade, c’était rendu à la limite du supportable. Mais surprise, cette année tout coulait de source, et l’ambiance était géniale. Retour sur une soirée à profiter de ce que Montréal fait de meilleur, c’est-à-dire offrir des évènements culturels éclatés et éclectiques.

21h45 : Après avoir finalement réussi à réunir tout mon beau monde (quand vais-je apprendre à ne pas faire la Nuit blanche en grand groupe ?!), on démarre notre parcours par un arrêt à La Vitrine. En tant que point central de l’évènement, c’est l’idéal pour planifier notre visite. On se met dans l’ambiance avec l’excellent DJ du collectif Speakeasy qui manie ses vinyles au-dessus de la foule. Le conteur Ronald Poiré fait le récit d’anecdotes de l’époque du Red Light pendant qu’un cadavre exquis rédigé par les noctambules se dessine sur écran géant. On fouine dans le programme, avant de se dire « au diable » et de décider de suivre notre instinct. Le programme prend le bord dans la sacoche et on prend le bord de la sortie.

Hall du 2-22. Photo : Karine St-Germain Blais

Hall du 2-22. Photo : Karine St-Germain Blais

22h03 : Premier arrêt : pas très loin. On traverse la rue pour admirer les danseuses burlesques de UnionStyles Dance Group sur les passerelles de l’édifice 2-22. Après avoir entendu des touristes s’exclamer sur le spectacle inhabituel dans la façade extérieure de l’édifice, on se dirige vers la Société des arts technologiques (SAT).

22h09 : Pas de file, on entre directement. On s’arrête le temps d’un verre dans l’installation hypnotisante de Manuel Chantre projetée sur une série de panneaux. La diversité de l’offre de la soirée titillant la fébrilité de mes coéquipiers, nous nous rendons à l’étage de la Satosphère.

22h14 : Le DJ Madeskimo est excellent, mais  les spectateurs ne prennent pas le temps de rester pour danser, c’est le dommage collatéral du butinage d’une activité à une autre; les gens font de brefs passages à différentes activités et afin de faire le plus d’activités possible. Un petit tour dans la yourte, un arrêt au Labo culinaire où l’on déguste un excellent sandwich au flanc de porc, puis déjà, on repart.

Satosphère. Photo: Karine St-Germain Blais

Satosphère. Photo: Karine St-Germain Blais

22h38 : On se félicite d’être arrivé tôt, car devant la porte de la SAT, une file tantôt inexistante s’est matérialisée de nulle part. En riant dans notre barbe, on traverse la rue vers le Monument-National. Un concert du très énergique Antoine Gratton nous donne envie de danser; on reste un petit moment. Je laisse bientôt mes comparses pour monter à l’étage rencontrer le créateur du jeu documentaire Fort McMoney. Un petit café gratuit en main, j’écoute David Dufresne présenter le processus et nous démontrer une partie en direct. Si vous ne connaissez pas déjà ce jeu à la SimCity sur le thème de l’industrie pétrolière à Fort McMurray, je vous intime d’aller y jouer à l’instant !

23h13 : Je ne veux surtout pas manquer le concert de We Are Wolves à la soirée de clôture des Rendez-vous du cinéma québécois, et j’oriente tout mon beau monde vers la Cinémathèque québécoise. En chemin, on se retrouve au beau milieu de la mascarade interactive de Projet Coro devant l’UQAM. On profite un peu de l’ambiance surréelle peuplée de masques vénitiens en D.E.L. et de Pierrots larmoyants avant de s’engouffrer à la Cinémathèque dans une marée humaine gigotant au rythme de l’excellent groupe montréalais. L’ambiance est électrique, je souris de toutes mes dents.

Montréal Créative par MASSIVart. Photo : Karine St-Germain Blais

Montréal Créative par MASSIVart. Photo : Karine St-Germain Blais

01h39 : On rebrousse chemin vers la Place des Arts. Arrêt à l’exposition Montréal Créative par l’agence MASSIVart  à l’ARTVstudio : un pédalier à images, un photomaton, une immense balançoire, des œuvres au mur. On en profite !

2h10 : On sort sur le très joli site principal de Montréal en lumière. Montréal, tu es belle sous ton voile de neige paresseuse. Je décide alors d’arrêter mon chemin ici, car ma soirée ne pourrait mieux finir.

 

La Nuit blanche avait quelque chose de magique, ce soir-là. La programmation est chaque année plus foisonnante et audacieuse, et chacun peut y trouver son compte un peu partout dans la ville. L’année prochaine, c’est décidé, je vais explorer des lieux de culture plus décentrés.

La Nuit blanche clôt chaque année Montréal en lumière. La prochaine édition du festival aura lieu du 19 février au 1er mars 2015.

 

Variétés
Crédit photo : Julie Caron

Simon Delisle, en 60 minutes

Pour son premier spectacle solo, qui s’inscrit d’abord à la programmation du festival Zoofest 2013, puis à celle des productions de la série 60 minutes avecprésentée au Monument-National, Simon Delisle a délibérément choisi d’aborder un sujet qu’il maîtrise parfaitement, et qu’il souhaite faire davantage connaître au public, c’est-à-dire, lui !

Question d’identité

Car sous ces apparences tranquilles (et cette bouille franchement sympathique) se cache un cerveau hyperactif, stimulé par un environnement et une société en constant changement, qui le poussent à se questionner et à réagir. Et nul besoin de préciser que l’humoriste a beaucoup à dire et à raconter!

Pour l’artiste de 28 ans qui n’en est guère à ses premiers balbutiements dans le domaine (lui qui multiplie les performances scéniques depuis sa sortie de l’École nationale de l’humour, en 2010 et qui consacre la plupart de son temps à l’écriture humoristique), ce spectacle se veut à la fois une occasion unique de conquérir un auditoire encore timide et de séduire bon nombre d’adeptes déjà ravis. « 60 minutes avec Simon Delisle, c’est un peu comme ma carte de visite… », me dit-il en entrevue. « C’est un aperçu général de mon travail, de mon humour, et de qui je suis », poursuit-il. Ce dernier partagera ainsi ses réflexions et ses impressions sur une multitude de thèmes qui le tiennent en alerte, l’inspirent, l’amusent, et façonnent sa personnalité.

Et puisqu’il n’a que très peu de temps devant lui (après tout, il ne dispose que d’une heure), il procède rapidement aux présentations avant d’interagir directement avec son public.

En guise d’introduction, un bref et sympathique montage photographique, regroupant de précieux souvenirs de jeunesse (et ceux d’une époque pas si lointaine), est projeté sur un écran géant, à l’arrivée des spectateurs. S’ensuit une courte vidéo mettant en vedette l’humoriste à 60 jours de son 60 minutes, que l’on prend soin de diffuser quelques secondes avant que les projecteurs ne s’allument. Ces initiatives, des plus efficaces et des plus ingénieuses, suscitent instantanément l’intérêt des quelque cent personnes réunies pour l’occasion, et donnent le ton à la soirée.

Accueilli en véritable héros lors de son entrée sur scène (on comprendra rapidement pourquoi !), Simon Delisle paraîtra visiblement heureux de retrouver un public si enthousiaste et chaleureux.

Crédit photo : Julie Caron

Crédit photo : Julie Caron

À son image

Grâce à un discours ponctué d’anecdotes divertissantes et d’histoires cocasses dont lui seul est le protagoniste, Simon Delisle enchaîne les blagues et provoque à coup sûr de nombreux rires sincères. Ses observations des mille et une petites choses du quotidien qui le tourmentent et le tracassent, le fâchent, l’insultent ou l’irritent (dont la météo, les publicités trompeuses, le gaspacho, ce potage que l’on mange froid et qui ressemble étrangement au populaire jus de tomate, et certains commentaires anodins qu’on peut lui adresser) agissent à titre de fils conducteurs et lui permettent d’explorer tout autant de pistes intéressantes.

Il en viendra ainsi à parler de sa maladie, et plus particulièrement du diabète, et de ses visites régulières chez le médecin, de la télévision et des émissions qui contribuent à sa paresse, de ses nombreuses connaissances sur une panoplie de sujets qu’il juge complètement inutiles et irrationnels (à quoi ça sert de tout savoir sur le céleri?), de la corrélation entre la musique et le déroulement de sa journée, de son plus récent voyage à Cuba et enfin, des projets qu’il souhaite réaliser avant de mourir.

Avec ce premier spectacle, l’artiste, qui se produira au Monument-National jusqu’au 21 juillet prochain, livre une performance irréprochable grâce à des textes brillants, des idées parfaitement ficelées, une vivacité d’esprit et un réel plaisir d’être sur scène, qui nous prouve avec conviction que sa place y est. Et si le nom de Simon Delisle se faisait un peu plus discret jusqu’à aujourd’hui, il y a fort à parier qu’il sera bientôt sur toutes les lèvres.

60 minutes avec Simon Delisle, au Monument-National, les 19 et 20 juillet, 22 h, ainsi que le 21 juillet, à 20 h 30.

Simon Delisle participera également à Ça suffit la comédie ! ainsi qu’au Geek Show, deux spectacles présentés dans le cadre du festival Zoofest 2013.

Humour
Martin Perizzolo credit David Richard

Martin Perizzolo : parlez-moi d’amour (mais surtout de sexe)

Que les oreilles chastes s’abstiennent : jusqu’au 27 juillet 2013, dans le cadre du festival Zoofest, l’humoriste Martin Perizzolo occupe la scène du Cabaret du 4e du Monument-National afin de nous présenter son premier spectacle solo, Q, et de nous parler…de sexe.

De sexe, vraiment?

Si le thème semble avoir été exploré sous tous ses angles et revisité plus d’une fois, le sexe demeure un sujet de conversation intarissable. Le mot parvient à se nicher sur toutes les lèvres, à infiltrer des discussions, et tantôt à piquer la curiosité, tantôt à créer un certain malaise.

Pendant de nombreuses années, Martin Perizzolo a préféré se censurer et a choisi de ne pas s’aventurer sur ces sentiers (ô combien de fois) battus. Mais pour ce premier spectacle à ses commandes, il a volontairement décidé de sortir de sa zone de confort et de s’amuser avec cette matière riche et modelable. Lui qui a commencé à travailler sur le concept en janvier 2012 avoue avoir aujourd’hui suffisamment gagné en maturité pour s’assumer, et assumer ses textes, tout comme son choix de sujet.

« Il ne faut pas oublier que le sexe, ce n’est pas juste le sexe. Ça va au-delà du terme, au premier sens qu’on lui donne », me confie-t-il lors de notre entretien. « Le sexe, c’est aussi ce qui peut renforcer la communion entre deux personnes, ce qui parvient à briser des couples ou à donner la vie. C’est à la fois une passion, quelque chose d’unique, de différent et de complexe. Il y a beaucoup à dire et à raconter », poursuit-il.

C’est donc de cette complexité, articulée autour de diverses sphères de la sexualité, qu’il appuiera ses propos au cours des 60 minutes partagées avec un auditoire averti (18 ans et plus). Celui-ci prend par ailleurs un réel plaisir à le voir se livrer à ce nouvel exercice, alors que  l’humoriste troque ses discours habituellement cérébraux pour des réflexions un peu plus libertines.

crédit photo : Mathieu Doyon

crédit photo : Mathieu Doyon

Le sexe, de A à Z

Ou plutôt de A à Q, se plairait-il à dire. Car un thème aussi large que substantiel ne peut être analysé dans son entièreté en un si court laps de temps.

Mais qu’importe. Perizzolo, avec son humour à la fois niais et intelligent, nous propose une heure des plus divertissantes et des plus drôles. Ses textes brillants, ponctués d’anecdotes, de faits divers, d’expériences personnelles, de questionnements et de beaucoup, beaucoup, de vérités, interpellent rapidement chacun des spectateurs, notamment lorsque le célibat, les relations de couple, les ruptures amoureuses ou la peur de l’engagement y sont traités. Ses idées sont franches, rafraîchissantes, et exploitent des mots justes, qui parviennent à se détacher de la vulgarité, du mauvais goût et des clichés, même lorsqu’il décide de s’attarder sur des aspects plus pointus, tels que les problèmes érectiles, ou encore, les jouets pour adultes. Sa manière d’aborder la question est unique, et réussit à sortir des chemins maintes fois empruntés par d’autres.

Avec Q, on a peine à croire que Perizzolo explore un terrain qui lui est encore un peu inconnu, tant il semble être confiant devant son public.

Et c’est ce qui est admirable chez lui; qu’il soit sur scène ou au petit écran (c’est lui le célèbre Poudy de la série télévisée L’Gros Show et l’attachant Benoit de la populaire campagne publicitaire des Fromages d’ici), sous ou derrière les projecteurs (il a notamment été auteur pour Un gars, une fille), ce dernier demeure en pleine possession de ses moyens. Chacun des projets auquel il prend part rayonne, nous prouvant ainsi qu’il est un véritable artisan à l’efficacité redoutable. Et assurément, Q figurera sur la liste de ses meilleures réalisations.

Q est présenté au Cabaret du 4e du Monument-National jusqu’au 27 juillet 2013. Tous les jours, relâche les dimanches et lundis. 18 ans et plus.

Photo principale : David Richard

Humour
cosmic mandrill

Cosmic Mandrill ou un univers d’encens, de Moomins et d’animaux mécaniques

À la recherche de l’évènement le plus curieux du mois de décembre dans le calendrier de La Vitrine, je suis tombé sur Cosmic Mandrill au Monument-National. Comme c’est un spectacle musical et que je n’ai pas encore couvert ce genre d’évènement, je me dis : « pourquoi pas? »… D’autant plus que le descriptif nous promet un « projet de musique Post-Rock/Ambiant Solo » qui offre un « voyage élevant et mélodieux au coeur des sentiments et idéaux de l’âme humaine. ». Ça a l’air trop mystique, faut que j’y aille!

J’arrive donc au Monument-National vers 19 h 50 où l’on m’indique que le spectacle a lieu au 4e étage : allons-y pour les escaliers! Plus je m’approche de la salle, plus mes narines sont assaillies par une odeur d’encens, quand je parlais de mystique. Arrivé au lieu-dit, je constate que nous serons dans ce qui doit être la salle la plus intime du Monument. Quand je dis intime, c’est très intime, disons que j’ai plus de doigts et d’orteils que la quantité de personnes qui se trouvent déjà sur place; sans compter qu’ils semblent pas mal tous se connaître (amis? famille?). Là, c’est clair, je sais que je suis à la bonne place : si ce gars-là devient populaire, je pourrai dire que MOI, je l’ai vu à son premier concert public. Comme le dit souvent ma relectrice préférée : « il n’y a pas d’avant-gardistes, il n’y a que des retardataires » et pour une fois, je ne traînerai pas de la patte!

Revenons au concert en soi. Avant que le tout commence, je m’approche de la petite scène sur laquelle sont posés un clavier, une guitare, un micro et un étrange cheval blanc en métal d’où émane l’encens. Ma petite inspection terminée, je retourne m’asseoir et c’est à ce moment que les lumières se tamisent et qu’entre, sur scène, un jeune homme d’une vingtaine d’années. Un sourire, à demi-gêné, il se lance dans sa première pièce au clavier. Puis, s’enchaînent avec lenteur et rêve des pièces classiques au piano, soft-rock à la guitare. Après 3-4 morceaux arrive le moment de gloire du fameux cheval qui trône sur la scène : Samuel Paré, le nom du singe cosmique, l’active et le cheval fait aller sa tête et sa queue dans tous les sens… Au plus grand plaisir des spectateurs qui rient dans la salle. Drôle de cassure avec le côté onirique installé précédemment, mais qui n’est pas pour me déplaire. Malgré la prestation du cheval, ma préférence va sans contredit à une reprise électro au clavier d’une musique dans le dessin animé des Moomins, dessin animé de mon enfance plutôt mélancolique, mais que j’appréciais beaucoup. En fait, je trouve que les Moomins n’est pas anodin : ça cadre bien avec son univers musical, qui porte sur l’amour, l’état de la société, l’humanité avec une pointe de romantisme et de vaporosité (dans le sens de vaporeux). Après une courte heure de musique, le tout se termine sur une pièce dédiée à l’espoir.

Je profite de la fin du spectacle pour aller poser quelques questions au maître de cérémonie. J’apprends que le nom Cosmic Mandrill est tiré d’une « discussion nowhere » sur les singes et l’espace, mais qu’après coup le nom a pris un tout autre sens. En effet, en décomposant Man/drill, on se retrouve avec l’homme-perceuse. En fait, il espère, avec sa musique, percer la couche d’indifférence des humains. De son côté, le fameux cheval a été trouvé dans le fond du placard de son coloc’ (notons qu’à la taille du cheval, il doit avoir un méchant grand garde-robe). À terme, Samuel aimerait avoir toutes sortes d’animaux mécaniques qui décoreraient la scène et s’animeraient pendant ses prestations. Il m’a dit aussi posséder une libellule géante, qui malheureusement était hors-service ce soir-là, bien dommage…

Il a de la motivation et c’est très chouette à voir. Je lui souhaite beaucoup de succès avec Cosmic Mandrill. Si vous voulez vous aussi partir et flotter un peu en attendant son prochain concert, je vous invite à jeter un œil – et une oreille – à son seul vidéoclip fait maison pour l’instant.

Musique

Improvisation à la manière des Belles-Soeurs

À l’occasion du quarantième anniversaire de la création de la pièce culte de Michel Tremblay, le metteur en scène René Richard Cyr avec la complicité du compositeur Daniel Bélanger transforme ce classique de la dramaturgie québécoise en théâtre musical et Belles-Sœurs devient un irrésistible party. Quinze femmes fortes et délurées interprètent quinze chansons drôles et tendres et émouvantes et folles et vraies.

Après un succès phénoménal au Théâtre du Rond-Point en France, le théâtre musical BELLES-SOEURS revient à Montréal!

Vous voudriez assister à cette fête? Nous avons 1 paire de billets à offrir pour la grande première au Monument-National, ce jeudi 20 septembre à 20 h!

Pour participer, il suffit d’inventer une petite histoire à la manière des « Belles-Soeurs » ayant pour thème « Bingo ». Improvisez plus bas!


Le concours se termine le 19 septembre 2012 à 17 h! Bonne chance à tous!

Variétés

Portraits animaliers

C’est en galopant – à peu près comme un lièvre, je crois – que j’arrive, à l’ultime minute, toute vaporeuse des efforts de ma précipitation, dans la petite salle cabaret La Balustrade du Monument-National, tout en haut du bâtiment. Là, se sont réunies quelques dizaines de créatures de tout poil, férues de théâtre, ou de curiosités, pour assister à Ménageries, un show écrit et mis en scène par Jean-Philippe Baril Guérard.

Ménageries, c’est d’abord un recueil de contes publié chez les rafraîchissantes Éditions de ta mère, et illustré par les charmants dessins de Benoit Tardif. L’auteur, dont la jeunesse ne l’empêche pas de compter déjà plusieurs textes et quelques prix à son actif, a judicieusement décidé de porter à la scène son verbe au registre très vivant. Ici, il troque donc les animaux bicolores, qui parsèment les pages de l’œuvre papier pour des figures humaines hautes en couleur. Ce qui reste, dans les mots, chez les protagonistes, c’est la nature animale : cruauté, instincts primaires, amoralité, égoïsme.

Sur la scène, les rideaux ont été ouverts sur une baie vitrée montrant le haut du paysage urbain d’une Montréal nocturne, et un néon chaud, en silhouette de couronne, orne simplement le mur du fond, à côté. Installé sur une chaise, intimement près des spectateurs, un guitariste qui, tout en apportant son soutien musical aux contes, écoute, lui aussi, observe et réagit. Car ce jeune joueur de hockey ambitieux, cette célibataire désespérée, ce bear séropositif, cette nunuche impulsive, les personnages excessifs et ordinaires qui feront leur entrée, défilant un après l’autre, relateront bientôt leur histoire qui, pourtant – on s’en rend compte petit à petit –, n’est pas très avouable. Ils nous transporteront ainsi, fort exotiquement, de Victo au Village, en passant par Saint-Hyacinthe. Pourtant, il sera là question de tigres et de cougars, de porcs, de génisses, d’ours, de loutres et de licornes; mais ces bibittes en apparence attachantes se révéleront mordre et griffer, grincer des dents.

La dernière représentation de Ménageries est ce soir, le 24 juillet dans le cadre du festival Zoofest. Le livre ainsi que toutes les autres très recommandables œuvres produites par Les Éditions de ta mère sont disponibles selon la maison : « dans toutes les bonnes librairies, ainsi que dans certains endroits mal famés », de même que par Internet.

Quant à vous, lequel de ces petits personnages à épines aurez-vous envie d’adopter?

Théatre

Stefie Shock et Gaële : histoire d’un soir!

Je vous annonçais dans un récent billet la tenue prochaine d’une série de spectacles intitulée Les Monumentales. Le premier a eu lieu mardi dernier alors que Stefie Shock et Gaële se partageaient la scène. Petit rappel du concept : un artiste émergent invite un artiste établi à se joindre à lui pour la présentation d’un spectacle complet. 

Étrangement, je n’avais jamais vu Stefie Shock en spectacle. Il en était autrement pour Gaële dont j’avais vu un spectacle dans le cadre des soirées des Cabarets « Entre le rouge et le noir » au Petit Medley. J’avais alors eu un véritable coup de cœur. Elle a participé par la suite à l’un de mes projets dans le cadre de mes études à l’École du Show Business. La retrouver sur scène accompagnée d’un artiste connu 5 ans plus tard a donc éveillé chez moi de beaux souvenirs. La soirée promettait déjà.

On m’invite à m’assoir au milieu de la salle pour que je puisse apprécier toutes les nuances. Les lumières s’éteignent, ça commence. Les artistes arrivent sur scène, Stefie Shock prend sa guitare, place son micro et nous salue. Musique, le spectacle commence en force!

On peut déjà sentir par les regards et les sourires, la complicité que Stefie et Gaële ont développée durant le peu de temps de préparation du spectacle. Leurs genres, leurs textures musicales respectives fusionnent bien : l’un plus « rough » et rock et l’autre plus tendre et feutré. Éric Lucas, depuis ses machines au fond de la scène, enrichit l’univers sonore.

Gaële prend le micro : « Quand j’ai demandé à Stefie qu’est ce qu’on fera de ce spectacle-là ? Il m’a répondu : « Mais toi, tu joues au tennis, non? » alors finalement, pour mieux parler du spectacle et pour mieux s’imprégner de nos chansons, nous sommes allés jouer au tennis. Ça a créé tout un événement parce que je me suis fait battre à plat de couture. Mais c’est pas grave parce que je me suis dit que je j’allais le laisser gagner parce que j’aimerais beaucoup qu’il joue de la batterie dans mes chansons. Je me suis demandée ce qui pourrait bien faire plaisir à un homme si ce n’est que de gagner au tennis pour pouvoir jouer de la batterie. » Pendant que Gaële nous parle, Stefie va s’installer derrière la batterie… et 1-2-3-4, musique!

On la sentait bien, la complicité dont je vous parlais. Voir Stefie à la batterie amenait une autre perception de lui, en accompagnateur plutôt qu’à l’avant-scène. Il semblait vraiment s’amuser. Entre les chansons, les deux prenaient le temps de parler au public et échangeaient entre eux, comme si, finalement, il n’y avait pas de public mais une grande scène avec tout l’monde dessus. A quelques reprises, Gaële invitait le public à chanter avec elle et lançait même des œufs (percussions) aux spectateurs pour qu’ils puissent participer.

Tous deux porte-paroles d’une cause, la Fondation Dédé Fortin pour Gaële et l’organisme REVIVRE pour Stefie, ils ont en plus proposé un encan silencieux qui proposait deux toiles de Yves Labonté. Ce dernier, déjà bassiste, s’est donc activé à l’achèvement des toiles tout en alternant avec ses présences sur scène. L’exercice a rapporté 420 $.

Ce que je retiendrai de cette soirée? Ce fût un spectacle de partage et de plaisir entre deux artistes qui s’aiment et se respectent. À aucun moment je n’ai senti que l’un était plus connu que l’autre ou cherchait à briller aux dépens de l’autre. C’est l’essence de la réussite d’une série de spectacles tels que « Les Monumentales ». Pari réussi.

Pour le prochain spectacle : cliquez ici.

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Les Monumentales : Stefie Shock encourage les artistes émergents!

Mardi passé, je rencontrais Stefie Shock  au Café du Nouveau Monde pour discuter du spectacle Les Monumentales. Le concept est simple : un artiste émergent invite un artiste établi à se joindre à lui pour la présentation d’un spectacle complet à la Scène Financière Sun Life du Monument-National. C’est donc demain que l’auteure-compositeure-interprète Gaële invite Stefie Shock à se joindre à elle pour le spectacle.

Rencontre avec Stefie Shock

J.D : Gaële t’a invité à concevoir le prochain spectacle des Monumentales. À quoi aurons-nous droit?

S.S : Nous avons commencé par choisir les chansons que nous voulions faire de part et d’autres et ensuite on s’est demandé quel genre de formule on prendrait pour les jouer. Nous serons 5 sur scène : Amélie Mandville multiinstrumentiste (chant, bassiste, percussions, etc.), Yves Labonté bassiste et peinture en direct ainsi que Lucas Paris DJ qui mettra des rythmes.

J.D : Ce que Lucas Paris fait, appelle-t-on ça de l’exploration sonore?

S.S : Oui, ce sera notre designer sonore pour la soirée. On ne sait pas ce qu’il fera. Tout au long du spectacle, il va bidouiller avec ses machines.

J.D : Tu chanteras et tu joueras de la guitare j’imagine?

S.S. Oui. Je jouerai aussi de la batterie, car nous avons trouvé des arrangements et des reprises que nous interpréterons ensemble. Nous avons vraiment procédé chanson par chanson, c’est à dire que, pour chacune, nous nous sommes questionnés sur la manière de la rendre. Il y aura donc beaucoup de nuances, de sonorités différentes. Notre démarche était d’avoir une bonne idée pour chaque chanson, sinon on la laissait tomber pour en choisir une autre.

J.D : Je comprends donc que vous jouerez ensemble tout au long du spectacle? Qu’un accompagnera l’autre?

S.S : À une exception près, Gaële fera partie de toutes mes chansons. Elle aurait pu prendre une pause, mais je me suis demandé pourquoi, dans l’fond! La pause c’est entre les deux parties du spectacle… et après!

J.D. : J’aime bien votre idée de peinture en direct par l’artiste Yves Labonté. Que ferez-vous ensuite avec sa toile?

S.S. : Elle sera vendue au bénéfice des causes que nous soutenons : la mienne, REVIVRE, et celle de Gaële, La Fondation André Dédé Fortin. Comme je suis porte-parole de cette cause, j’essaie toujours d’en faire le maximum. C’est très généreux de la part d’Yves Labonté d’offrir ainsi son talent.

J.D : Si on retourne dans le temps, au début de ta carrière, as-tu participé à un événement (spectacle) du genre, où tu étais jumelé avec un artiste plus établi?

S.S : Pas vraiment dans le même genre, mais en 2001, Jean Leloup m’avait invité à faire sa première partie pour deux spectacles. C’est certain que Jean Leloup avait un gros 10 ans d’avance sur moi! Ça m’a donné un « boost » incroyable. J’avais accès à son public qui est stimulant, jeune, expressif et énergisant. J’ai été chanceux d’avoir une telle opportunité.

J.D : Comme tu es porte-parole de l’organisme REVIVRE et que tu as parlé ouvertement de ton trouble anxieux, je me demandais comment tu composes avec le stress d’être sur scène ?

S.S : En fait, je n’ai jamais eu de problème d’anxiété sur scène, jamais. C’est toujours arrivé à peu près n’importe où sauf sur les planches. Le trac avant un spectacle est pour moi autre chose. Ça n’a pas rapport! J’ai été chanceux j’imagine. Peut-être parce que, sur scène, je suis si préoccupé par mon show, que ça mobilise mes pensées.

La repas arrive, fin de l’entrevue … Merci beaucoup, Stefie, de ta générosité et au plaisir de te voir sur scène demain soir  dans le cadre des Monumentales au Monument-National.

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