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Montréal

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Deux sacs de plastique dans les pieds, un gros manteau, des mitaines et une tuque

C’est samedi dernier, le 19 janvier, que se sont révélés à moi les attraits d’une soirée à l’Igloofest. La région d’Ottawa-Gatineau peut bien se vanter d’avoir son Bal de neige avec la plus grande patinoire du monde et ses queues de castor, Québec son traditionnel Carnaval duquel la ville peut être plus que fière, mais Montréal n’est certainement pas en reste avec l’Igloofest. Depuis 7 ans, ce festival urbain transforme les quais du Vieux-Port en gigantesque piste de danse malgré le froid qui doit se déclarer vaincu par autant d’enthousiasme ! 

Rendez-vous à 19 h (apéro et préparation) :

En ce samedi plutôt enneigé, je me rendais chez mon amie Anne (chroniqueuse, Électrons libres) pour y prendre l’apéro et se préparer à vivre une soirée hors du commun. Pour nous mettre dans l’ambiance : vin, fromage et musique. Elle choisit de mettre un disque qu’elle vient de recevoir  « Music of imaginary » du duo canadien-suisse Berry Weight. Parfaite pour commencer la soirée, cette musique aux rythmes électro légers et très langoureux. La soirée avançant, elle choisit  de me faire entendre un autre duo français-québécois, Numéro #, dont les rythmes sont nettement plus accélérés. En l’écoutant, on se demande ce qu’ils peuvent bien devenir et évoquons le souhait d’entendre du nouveau matériel de ces deux comparses. On culmine avec Portishead, tout en nous préparant à affronter le froid : sacs de plastique aux pieds, mitaines, tuque et hop !!

Igloofest. Photo : Elise Apap

Arrivée à Igloofest :

Ça fait 9 ans que j’habite Montréal, j’ai souvent visité le Vieux-Port, mais jamais encore je n’avais vu un tel décor et senti cette énergie. Attiré dès la sortie du taxi, je souhaitais aboutir le plus vite possible sur le site! Des panneaux lumineux ornent l’entrée du site pour indiquer clairement la direction à prendre et des agents d’accueil munis de porte-voix nous souhaitaient la bienvenue et nous fournissaient toutes l’information pertinente à propos du festival. Super!

De plus, la météo était favorable : petite neige et température clémente pour vivre une soirée extérieure comme celle-là!

Igloofest. Photo : Vivien Gaumand

Un tour de piste :

L’impressionnante scène principale, « Scène Saporo », où sont accueillis les DJs internationaux et locaux plutôt grand public, n’a rien à envier aux autres festivals de ce genre. Des VJs proposent leurs créations sur d’immenses murs qui encerclent la scène et proposent un décor moderne digne de la qualité de l’ensemble de la programmation. Partout où je me suis baladé sur le site, je suis resté dans l’ambiance. Il faut se le dire : à l’Igloofest, oui, il y a un igloo (en matière plastique format abri tempo) baptisé pour l’occasion « Igloo Virgin Mobile ». C’est d’ailleurs sur la scène de cet igloo que l’équipe de la programmation propose une sélection de DJs plutôt marginaux et spécialisés. Le style ne convient pas nécessairement à un vaste public, mais plutôt à des fanatiques amateurs de musique électronique en soif de découverte.

Igloofest. Photo : Miguel Legault

Pour connaître la programmation complète c’est ici.

Sinon sur le site du festival, vous pourrez également écouter des extraits des DJs et y retrouver de l’information à leur propos.

Il reste trois fins de semaine d’Igloofest et je vous suggère fortement d’y faire une virée!

Musique
Montréal, 2012 © Mimmo Jodice

Mimmo Jodice, Villes Sublimes. Qui nous regarde?

Quel mois de décembre! Une fin de session qui s’éternise, j’ai à peine eu le temps de faire un saut au musée McCord. Je souhaitais, pour la première fois, mettre les pieds au Musée McCord et voir sa collection. D’une pierre deux coups, j’en ai profité pour donner un coup d’œil à l’exposition Villes Sublimes de Mimmo Jodice. Et vous, si le désir vous prend de voyager tout en restant à Montréal, l’exposition fait présence jusqu’au 10 mars 2013.

J’ai donné rendez-vous à mon partenaire de musée favori, un dimanche matin. Le musée était à peine murmurant. Plusieurs familles étaient présentes pour l’exposition ludique Jouets 3. Nous en avons profité pour faire un tour complet et contempler toutes les autres expositions. La fin du monde… en caricature, Marie-Claude Bouthillier|Familles, Montréal – Points de vue.

Nous étions là pour ces superbes photos que nous rencontrons souvent dans le métro. Paris et Venise, deux villes qui nous font rêver. Elles occupent une place importante dans notre imaginaire de voyage, et aussi dans notre imaginaire romantique. Sur place, il y a plus. Naples, Rome, Moscou, São Paolo, Tokyo, New York, Boston, Londres, Lisbonne et Berlin. De quoi ramener à la mémoire des images de ces nombreux voyages passés. La cerise, ce sont ces photos de Montréal. Mimmo Jodice, un des plus importants photographes italiens de sa génération, présente cette ville, notre ville, dans son rapport avec la lumière et le ciel. Les photos de Montréal ont été prises spécialement pour cette exposition.

Venise, 2011
Tirage jet d’encre aux pigments de carbone sur papier coton, 2012 © Mimmo Jodice

Montréal nous est dévoilée telle que nous la connaissons, et telle que nous ne l’avons jamais vue. La lumière est évanescente. Beaucoup parlent de l’intemporalité de ses photos, de sa recherche de la lumière du ciel et des édifices. Il dit qu’il ne choisit pas les villes, que les villes le choisissent. Quel lien entretient-il avec ces villes? Les photos sont effectivement sublimes, elles ne montrent pas le quotidien. Il n’y pas de figuration humaine, ou presque, certains lieux sont inévitablement habités mais ces présences restent fantomatiques.

Villes Sublimes, voilà un titre qui m’interpelle. Qu’est-ce que le sublime? Ce qui mérite l’admiration, qui est haut dans la hiérarchie des valeurs. C’est ce que mon Petit Robert dit. Il ajoute des mots-clés, beau, divin, élevé, éthéré, transcendant. Qu’ont-elles de sublimes ces photos? Elles parlent de notre rapport à ce qui nous entoure, à ces architectures et leur rapport à l’espace. Sur plusieurs photos, nous voyons de l’eau, non pas interprétée comme habituel miroir, mais comme quelque chose qui entoure, qui isole.

Dans cette exposition, on ne trouve pratiquement aucun texte. Seulement le nom des villes. Rien de plus. Ce qui laisse beaucoup de liberté au regard. Les photographies sont toutes en noir et blanc, toutes issues de l’argentique. Elles sont agencées selon un jeu de formes et de volumes qui porte à la contemplation. Le noir et blanc propose souvent une certaine nostalgie qui, elle, ne se retrouve pas dans cette série. La nostalgie parle du temps, et si ces photos sont bien intemporelles, il n’y pas lieu de l’évoquer. S’il existe une nostalgie, c’est la mienne. Plusieurs jours plus tard, les photographies se présentent encore à ma mémoire. Elles me font caresser du regard des profils de villes recouvertes de la dernière bordée de neige. Quelles photographies aurait-il prises de ce nouveau paysage urbain emmitouflé?

Musée Exposition

Improvisation à la manière des Belles-Soeurs

À l’occasion du quarantième anniversaire de la création de la pièce culte de Michel Tremblay, le metteur en scène René Richard Cyr avec la complicité du compositeur Daniel Bélanger transforme ce classique de la dramaturgie québécoise en théâtre musical et Belles-Sœurs devient un irrésistible party. Quinze femmes fortes et délurées interprètent quinze chansons drôles et tendres et émouvantes et folles et vraies.

Après un succès phénoménal au Théâtre du Rond-Point en France, le théâtre musical BELLES-SOEURS revient à Montréal!

Vous voudriez assister à cette fête? Nous avons 1 paire de billets à offrir pour la grande première au Monument-National, ce jeudi 20 septembre à 20 h!

Pour participer, il suffit d’inventer une petite histoire à la manière des « Belles-Soeurs » ayant pour thème « Bingo ». Improvisez plus bas!


Le concours se termine le 19 septembre 2012 à 17 h! Bonne chance à tous!

Variétés

Au-delà du Pop Art | Tom Wesselmann

Le Musée des beaux-arts de Montréal présente TOM WESSELMANN : AU-DELÀ DU POP ART jusqu’au 7 octobre 2012.

De tous les grands artistes américains associés au Pop Art, Tom Wesselann (1931-2004) est le seul de sa génération dont l’œuvre n’a jamais fait l’objet d’une rétrospective en Amérique du Nord, une situation d’autant plus surprenante lorsque l’on considère l’immense impact visuel et la pertinence des sujets de cet artiste qui n’a eu de cesse de se réinventer en explorant une grande variété de techniques tout au long de De tous les grands artistes américains associés au Pop Art, Tom Wesselann (1931-2004) est le seul de sa génération dont l’œuvre n’a jamais fait l’objet d’une rétrospective en Amérique du Nord, une situation d’autant plus surprenante lorsque l’on considère l’immense impact visuel et la pertinence des sujets de cet artiste qui n’a eu de cesse de se réinventer en explorant une grande variété de techniques tout au long de sa carrière.

Fait particulier, Tom Wesselmann adorait la musique country :

« J’aime surtout la musique country, et je me rends compte que, une fois qu’une chanson vraiment spéciale s’est terminée, elle reste globalement présente, de manière presque aussi particulière qu’un tableau. Malgré son caractère linéaire et rythmé, elle a un impact multidimensionnel qui plane dans l’air et dans l’esprit de la même façon. J’ai le sentiment qu’un bon tableau est un résumé de nombreux choix de composition et de résonances et reste en suspens, comme si c’était un morceau de musique tout juste achevé1. »

Quelle chanson vous inspire l’oeuvre de Wesselmann?

Pour participer, exprimez-vous plus bas! 2 personnes remporteront :

  • 1 laissez-passer double
  • 1 livre d’art accompagnant l’exposition
(Chaque prix est d’une valeur de 75 $)
Le concours se termine le 11 septembre 2012! Bonne chance à tous! 

1. Passage non daté dans le journal « noir » de 1999, archives de l’atelier de Tom Wesselmann, New York. Source : site Web du Musée des beaux-arts de Montréal

Musée Exposition

Rencontre au soleil avec Birdy Nam Nam

Neuf mois après avoir attaqué la tournée de leur troisième album, Defiant Order, à Montréal, les Français de Birdy Nam Nam se préparent à chauffer les planches d’Osheaga ce vendredi. De passage dans le sud de la France à l’occasion du Big festival de Biarritz à la fin juillet, on a profité du soleil plombant pour s’arrêter un moment et faire le point.

Survivants de trois mois de pluie parisienne, les quatre Djs de Birdy Nam Nam étaient pour le moins ravis de se retrouver face à  l’immensité de l’Atlantique, les fesses fumantes sur des escaliers de pierre. « C’est ici, il y a 13 ans, que j’ai fumé mon premier joint – devant un concert des Beach Boys – alors que je faisais une tournée en tant que dj. » se remémore Dj Pone avant de s’exclamer de bonheur au passage d’une volée de goélands.

Loin d’être des moussaillons de l’électro, les garçons se sont tous rencontrés au fil des différents championnats de France de Djs. D’abord connus sous le nom de Scratch Action Hiro, ils furent en 2002 sacrés champions du monde de Djs en équipe au concours DMC. Inutile de dire, donc, que les gars savent se défendre sur les platines, mais aussi et surtout que les Birdy Nam Nam supportent mal le statut quo.  « On cherche tous à progresser individuellement, ce qui nous apporte des cartouches en plus, mais surtout on s’intéresse énormément à la musique. Les courants vont extrêmement vite aujourd’hui et on est entourés de gens hyper talentueux qui nous donnent envie d’aller plus loin. Mais la vérité, c’est qu’on a toujours cherché à mettre la technique de côté pour faire passer la musicalité. C’est exactement pour ça qu’on est sortis du circuit des « compètes » : pour exprimer de la musique sans avoir à s’attacher à la manière dont elle était produite. »

Ainsi, après neuf mois de concerts, Defiant Order sur scène a subi de grandes mutations. «Avant de lâcher un show, on compte trois mois de répètes, et ensuite c’est un peu comme du bon vin (sauf que le vin t’as rien à foutre pour qu’il devienne meilleur sauf te retenir de le boire) : plus ça va dans le temps, plus on joue, plus on se rend compte des trucs qui le font ou pas. Mais c’est très long : six ou sept mois. On avait une base de show en juillet dernier et on est encore en train de changer des trucs. »

Une chose est certaine, le public montréalais aura droit au remix de la vedette du dubstep Skrillex, qui en une semaine s’est hissé au numéro un du palmarès électronique d’iTune USA. « On se raccroche à ce qu’on peut – c’est très moderne que de quantifier la musique comme ça -, mais le fait que le public américain nous découvre nous touche beaucoup. C’est un peu quelque chose dont on rêvait et l’album qui est sorti l’année dernière en France va pouvoir avoir une dimension internationale qu’il n’avait pas eue. Ce n’est pas un accomplissement parce qu’on a encore tout à faire, mais c’est une chance énorme et on est ravis. »

Si le EP (maxi) comportant des remix de Skrillex et de Pelican Fly était mis sur le marché le 16 juillet dernier, les plus patients auront bientôt un album entier de remix à se mettre sous la dent. Un trentaine de remix des morceaux de Defiant Order sera téléchargeable gratuitement au courant du mois d’août sur le www.birdynamnam.com.

En attendant, Birdy Nam Nam promet d’en mettre plein la vue à ceux qui se déplaceront vendredi à Osheaga. Mais attention, les billets de cette journée qui propose aussi Sigur Ros, MGMT, Construct et Justice s’envolent vite : moins de 1 500 places sont encore invendues pour cette chaude journée d’ouverture.

Site : www.birdynamnam.com
Info : Osheaga

Musique

Top 3 – Divers/Cité

En 1993, la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) du Québec connaissait une toute autre réalité. Beaucoup de travail de dénonciation, de prévention et de sensibilisation devait être fait. C’est avec l’intention d’améliorer cette situation que le duo Suzanne Girard et Puelo Dier crée le premier festival LGBT d’envergure au Québec, Divers/Cité. Les mentalités ayant heureusement évoluées depuis les 20 dernières années, le festival s’est rapidement ouvert à tous pour devenir une grande fête à laquelle toute la population est maintenant conviée.

Les organisateurs n’ont pas pour autant oublié qu’à la base, l’objectif était de renforcer l’esprit communautaire. Conscients de l’existence de nombreux combats, ils lancèrent en 2007 avec la collaboration du milieu les Célébrations LGBTA Montréal, organisme visant précisément à concentrer tous les aspects de la vie LGBT : organisation communautaire, défense des droits, prévention et revendication. Depuis, Divers/Cité se concentre de son côté sur la programmation artistique et culturelle qui fait vibrer la communauté, l’ensemble de la population et les nombreux touristes qui viennent découvrir cet événement d’envergure internationale!

Pour souligner son 20e anniversaire, le Festival Divers/Cité s’installe au Vieux-Port de Montréal du 2 au 5 août. Pour l’occasion, je vous propose mon top 3!

1.  Mascara, la nuit des drags

Il y a 15 ans, Luc Provost alias Mado Lamotte imagine et conçoit un cabaret excentrique. Un divertissement populaire à grand déploiement qui met en valeur le talent d’une centaine de drag queens : « Je peux maintenant l’affirmer, c’est le plus grand spectacle de drags au monde! Depuis 1980, c’était l’évènement Wigstock de New York, mais maintenant ça n’existe plus. Mascara, la nuit des drags!c’est 20 000 spectateurs, 40 pieds de scène, 50 drag queens avec environ 200 danseurs, maquilleurs, coiffeurs et chorégraphes qui se réunissent pour présenter des numéros flamboyants. », raconte Luc Provost, l’artiste derrière la célèbre Mado Lamotte.

4 août, 20 h

2.  Lesbomonde

L’évènement lesbien par excellence sera présenté cette année au Cabaret du Mile-End dans le  quartier du même nom.  On nous promet une soirée tout au féminin! À la demande générale pour la deuxième année consécutive, ce rendez-vous permettra aux Montréalaises d’apprécier le duo torontois au son tribal-house : Kish/Delish. Pour découvrir le tandem, le Festival Divers/Cité vous propose une pièce exclusive.

4 août, 21 h 30

3.  La Grande danse 

Le 10e anniversaire de La Grande danse se tiendra sur le Quai Jacques-Cartier. Selon les organisateurs, c’est la plus grande danse en plein air. La journée débutera à 14 h avec le Dj Montréalais Alain Jackinsy pour faire place aux pionniers Iberican Sound movement et Chus + Ceballos qui ont notamment travaillé avec Madonna, Paris Hilton et Deep Dish. Finalement, la soirée se clôturera sur les notes de la star Dj David Morales des États-Unis, producteur et remixeur actif dans le milieu depuis 1987.

5 août, dès 14 h

Pour consulter l’ensemble de la programmation du Festival Divers/Cité.

Bon festival!

Variétés

VOS suggestions pour le week-end

Qu’est-ce qu’il ne faut surtout pas rater ce week-end à votre avis? Voici quelques-unes de vos suggestions sur Facebook, Twitter et même Instagram!

N’oubliez pas d’ajouter #MTLDADA à vos photos! 

Marie-Sophie Villeneuve
« Voir trois spectacles à Zoofest. Le Geek Show, Cabaret Coups de Gueule et Cabaret Insolent. Je suis bien contente, j’ai profité de ce festival à fond!  »

Audrey Plante
« Groenland ce soir au Divan et Our book and the authors demain au Lambi. Finalement, dimanche c’est le 4 @ 7 Rock’n Roll à l’Île Noire! »

Caroline Jolicoeur
« Musée des Beaux-Arts demain pour Au-delà du Pop Art. »

Lucie Cruz
« SLASH à L’Olympia ce soir. »

Danielle Trinque
« Fresque de nuit à Mont-Laurier, spectacle gratuit. »

Dudettegaby
« Coldplay ce soir! »

François Audette
« Expositon des véhicules anciens de Granby ce week-end, l’expo de Saint-Hyacinthe, visiter la petite école de 110 ans à Sainte-Sabine, c’est gratuit visiter cette école qui est un musée! »

Joseph Mathieu Langevin
« Squarepusher au parc Jean-Drapeau samedi soir! À ne pas manquer! »

Jclafontaine
« Zoofest! »

Éric Dumais
« Sans oublier Fantasia qui se poursuit et The XX au Métropolis ce dimanche! J’y serai!! »

D’autres recommandations?

Variétés
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La folie Fantasia

Ça y est, c’est parti pour la folie contagieuse du Festival Fantasia qui fête cette année son 16e anniversaire. À 16 ans, on en fait des conneries, mais surtout, on repousse nos limites (et surtout celles de nos parents). C’est pas mal la même chose pour Fantasia qui nous présente jusqu’au 9 août, une programmation éclatée, excentrique et qui s’enligne pour plusieurs soirées de fête et d’abus cinématographique. Vivement le « sweet sixteen » de Fantasia!

Je dis folie Fantasia car il s’agit bel et bien d’un engouement bien présent, autant du public que des artisans de l’industrie du cinéma. Instauré en 1996 par Martin Sauvageau, André Dubois et Pierre Corbeil, Fantasia est aujourd’hui un des plus importants festivals de sa catégorie au monde! Et pour ses festivaliers, Fantasia représente la seule chance qu’ils ont de visionner des films qui autrement, resteraient méconnus du public montréalais.

À en voir les étoiles qu’un d’entres-eux a dans les yeux lorsque je lui demande pourquoi il aime Fantasia, je n’ai plus de doutes sur le caractère unique du festival : « C’est « THE » occasion de visionner des films étrangers et canadiens différents de ce que le marché régulier nous offre ».

Pour bien d’autres, c’est le côté « gore » du festival qui les attirent ainsi. Il faut y être pour comprendre; zombies et sushis meurtriers ont leur lot de fans et l’ambiance qui règne dans une des deux principales salles de visionnement (Théâtre Concordia Hall et la Salle J.A de Sève (Université Concordia)) est digne d’un show rock. Beaucoup plus de rires que de peurs dans bien des cas, bien que la programmation offre aussi de véritables films d’horreur avec des revenants pis d’autres créatures ben épeurantes, pour vrai. Le genre d’images qui te restent dans la tête juste au moment d’éteindre les lumières. Classique.

Mais Fantasia, c’est bien plus que du fantastique et de l’horreur, car même s’il s’agit d’une portion importante de sa programmation, des films d’animation, des drames, des comédies romantiques et de nombreux films d’humour sont aussi présentés. Malgré les nombreuses années d’existence du festival et les 75 000 spectateurs de l’an passé, les préjugés sont encore très présents face au genre de films présentés. Combien de « ce n’est pas mon style de films » ai-je entendu de la bouche des personnes à qui j’ai demandé ce qu’ils pensaient de Fantasia.

À ceci, un fan répond qu’il est carrément impossible de ne pas trouver au minimum un film intéressant, peu importe le « style » cinématographique préféré de la personne. Suffit de prendre connaissance de la programmation, par genre de film par exemple, et hop, la liste des films correspondants défilera. Allez, jetez-y un œil pour voir!

Exercice que j’ai d’ailleurs fait et qui m’a mise dans le plus grand des dilemmes : trop de films intéressants à voir pour l’horaire dont je dispose! Je me suis limitée, c’est le cas de le dire, à une vingtaine de films. Avec ça, je fais office de « consommatrice modérée » si on en juge par la quantité impressionnante de personnes qui peuvent aller voir jusqu’à 40, voire 50 films en 22 jours de festival!

J’ai donc choisi pour l’occasion un heureux mélange de comédies (Wrong, Alter Egos, Lloyd of the Conqueror, New Kids Turbo, etc.) de drames (Sons of Norway, Starry Starry Nights, etc.), de films d’animation (Wrinkles, ParaNorman, The King of Pigs, etc.), d’horreur et de zombies (Isn’t Anyone Alive, Excision, Sleep Tight, A little bit zombie, Zombie Chic, etc.) de fantastique (Dans le ventre du dragon, The Fourth Dimension, Robo-G, The Sorcerer and the White Snake, etc) et bien sûr, la fi-fille que je suis ne pouvais passer à coté de quelques films d’amourrr avec For Love’s Sake, Love Fiction, et Nakedness Which Wants to Die Too Much.

Outre la variété de films, la provenance de ceux-ci est particulièrement intéressante et éclectique. Même s’il est vrai que lors des tous débuts de Fantasia, les films présentés provenaient exclusivement de Hong Kong et du Japon, celle-ci s’est beaucoup diversifiée au cours des années. Cette année, sur un total de 160 films, on compte plus d’une trentaine de pays participants. Le Japon reste toujours un des pays les mieux représentés au festival avec plus de 35 films mais plusieurs autres proviennent du Canada, des États-Unis, de la Corée du Sud, du Royaume-Uni, de Cuba, et j’en passe.

Autre point fort imputable à Fantasia; le festival offre une chance unique à son public de rencontrer des gens de l’industrie du cinéma : réalisateurs, producteurs, acteurs et autres, qui souvent, font honneur de leur présence et de leur temps. Conférences et rencontres spéciales sont donc aussi au rendez-vous. À mettre à votre agenda, s’il vous reste du temps!

Bon, c’est bien beau tout ça, mais j’ai justement un film qui m’attend. J’ai déjà hâte d’aller m’imprégner de l’univers de Jordan Gallan pour son film Alter Egos, présenté en première mondiale ce soir. Il s’agit d’un genre de Woody Allen à la sauce super-héros, comme le décrit Tony Timpone via le site du festival. Et si je suis chanceuse, je pourrai peut-être y rencontrer certains des acteurs du film ainsi que le réalisateur… une occasion unique et possible grâce à Fantasia.

Convaincu(e) ?!

Cinéma
LaVitrine

Fantasia – Ton titre de film!

Depuis sa fondation en 1996, le Festival international de films Fantasia est maintenant reconnu comme le plus grand et plus influent festival de sa catégorie en Amérique du Nord, une référence majeure sur la scène internationale du cinéma de genre et l’un des événements cinématographique les plus courus au pays.

Nous avons 4 lisières de 10 billets à offrir pour l’édition 2012 du festival Fantasia!

Tente ta chance, INVENTE UN TITRE DE FILM DE CINÉMA DE GENRE! 

Date limite : vendredi, 11 h am

Cinéma

Dans les coulisses des festivals avec Montréal Festimania

Qu’y a-t-il à voir et à faire cet été à Montréal, ville des festivals ? Montréal Festimania a demandé à ceux engagés à fond dans l’organisation et la programmation des meilleurs festivals de l’été de nous fournir leurs coups de cœur. Parce que tant qu’à demander des bonnes plogues, on aimait mieux que ça vienne de ceux qui savent de quoi ils parlent, tsé!

NICK FARKAS, OSHEAGA FESTIVAL MUSIQUE ET ARTS

Qu’est-ce que tu fais au sein d’Osheaga ?
Je suis en charge de la programmation du festival, avec l’aide de mon équipe, bien sûr.

Quels sont les spectacles à ne pas manquer à Osheaga cette année ?
MGMT, qui avait fait une prestation mémorable en 2009 (on a bien hâte de voir ce que Andrew VanWyngarden et Ben Goldwasser nous réservent cette année !) et The Jesus and Mary Chain, un groupe marquant de l’histoire de la musique que nous avons le privilège de recevoir. 3 août, Parc Jean-Drapeau

Osheaga 2011 | Photo : Tim Snow

VÉRONIQUE DEMERS, L’INTERNATIONAL DES FEUX LOTO-QUÉBEC PRÉSENTÉ PAR TELUS

Quelle est ta fonction en quelques mots ?
Je suis en charge de l’accueil des artificiers étrangers et de la logistique entourant leur participation. J’organise aussi tous les évènements privés de la compétition.

Quel est LE feux d’artifice à voir?
Pour moi, le spectacle coup de cœur est la Finale des étoiles Loto-Québec. Cette année ce sera un hommage au groupe musical Queen. C’est aussi la remise des Jupiters d’or, d’argent et de bronze aux gagnants de la compétition. Cette soirée est magique parce que notre équipe est directement impliquée dans le montage et la conception de ce spectacle. Notre directeur technique Paul Csukassy a créé la bande sonore, l’équipe italienne Panzera S.A.S a fait la conception pyrotechnique et nos artificiers installeront les pièces pyrotechniques. C’est un beau moment de partage de connaissances qui se reflète dans le ciel. 3 août, La Ronde

FRANÇOIS LÉGER, L’INTERNATIONAL DES FEUX LOTO-QUÉBEC PRÉSENTÉ PAR TELUS

Que fais-tu pour le festival ?
Je suis artificier sénior, en charge de l’installation des pièces pyrotechniques de 120 mm et plus, tout en m’assurant du respect de la réglementation et de la sécurité.

Quels sont tes 2 coups de cœur cette année ?
Le Portugal et l’Italie vous réservent des surprises ! 24 et 27 juillet, La Ronde

International des Feux Loto-Québec | Italie

ÉLÉONORE GENOLHAC, MEG MONTRÉAL FESTIVAL

Tes fonctions en quelques mots?
Assistante aux communications. Comme pour tout festival, la communication, c’est un sacré gros morceau. Alors je prête main-forte à notre chargée de com préférée (mais débordée), Clothilde Ménard, avec une spécialisation dans l’assemblage de mots. Je les choisis, les juxtapose et j’essaie de faire en sorte qu’ils sonnent en des textes percutants.

Tes deux spectacles « coup de cœur » de la programmation?
Sur plus d’une trentaine, le choix est délicat. Mais s’il ne devait en rester que deux, je choisirais d’abord Goose Hut et Our Books and the Authors. J’ai découvert ces bands en travaillant au MEG, et depuis, ils tournent en boucle sur mon iPod, impossible de décrocher. De l’indie pop fraîche et acidulée, qu’on écoute comme on mange des sucreries… un régal! 28 juillet, Club Lambi

Pour le deuxième, c’est clairement le MEG Boat ! Ne serait-ce que pour l’originalité du concept. Je veux dire, imaginez une soirée à bord du Cavalier Maxim, passée à vous déhancher sur les beats les plus trendy du moment. De quoi se sentir vivant, non ? 4 août, Cavalier Maxim | Quai Alexandra

MEG BOAT | Photo : Cloé Jourdain

ARMAN AFKHAMI, JUST FOR LAUGHS – FESTIVAL JUSTE POUR RIRE

Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?
Représentant, ventes et marketing touristique. Je m’assure que tout le monde (et particulièrement les gens venus d’ailleurs) ait une expérience montréalaise euphorisante et que rire et plaisir soient au rendez-vous.

Quels spectacles sont immanquables pour tout festivalier qui se respecte ?
The Muppets All Star Comedy Gala. Les seuls « chouuu » que vous entendrez seront ceux de Statler et Waldorf ! 26 juillet, Place des Arts

Aziz Ansari. Son album Dangerously Delicious est sorti en janvier dernier et son nom est depuis, sur toutes les lèvres. C’est un des humoristes anglophones les plus hot de l’heure ! Du 25 au 27 juillet, Métropolis

Improv Everywhere | Photo : Julia C Vona

MARTIN DUROCHER, ZOOFEST

Quelles sont tes fonctions ?
Directeur général et artistique de Zoofest. Je tente de dompter et maîtriser la bête étrange et sauvage qu’est le Zoofest.

Quels sont les deux shows les plus hot cette année à Zoofest ?
Insolite Cabaret Insolent, un cabaret complètement fucké, cinglé et rocambolesque, absolument délirant, entrecoupé de passages musicaux assez cocasses. Jusqu’au 29 juillet, Église au toit rouge

Aussi, les Fills Monkey, deux drummers français qui manient avec brio les percussions et l’humour, avec un résultat rythmé et comique. À ne pas manquer ! Jusqu’au 29 juillet, Théâtre La Chapelle

CLAUDE MYRE BISAILLON, ZOOFEST

Qu’est-ce que tu fais à Zoofest ?
Directrice de la programmation. J’assister à une multitude de spectacles au Québec mais aussi en France et à Édimbourg afin de dénicher des spectacles hors de l’ordinaire et la crème de la relève des arts de la scène.

Quels sont les shows à Zoofest cette année que tu es particulièrement fière de présenter ?
La communion des Sœurs Boulay. Deux sœurs, deux belles filles de la Gaspésie, qui ont remporté cette année les Francouvertes et qui vont à coup sûr vous charmer avec leur douce voix, leur guitare et leur ukulélé. 27 juillet, Église au toit rouge

Sinon, Mon frère est enceinte, récipiendaire du Cochon d’Or, met en scène Johanna Nutter, qui nous raconte l’histoire de sa sœur, devenu son frère, tombé enceinte. Ce n’est pas compliqué, c’est même très bon ! 25 juillet, Théâtre La Chapelle

Zoofest

SUZANNE GIRARD, DIVERS/CITÉ

Quel est ton poste ?
Cofondatrice et directrice générale de Divers/Cité.

Quels sont tes deux coups de cœur ?
Il s’agit de deux de nos événements gratuits sur le Quai Jacques-Cartier !

Le nouveau happening alternatif baptisé Apocalipstik est le fruit de la collaboration entre Divers/Cité, le Royal Phoenix Bar et de jeunes talents montréalais qui ont reçu carte blanche pour la programmation. Le résultat est une soirée absolument éclatée avec, entre autres, Sarah Neufeld (de Arcade Fire / Bell Orchestre), Fanny Bloom, FOXTROTT, la formation torontoise Dirty Mags, DJ B’UGO, les DJs Frantastik & Montag (Mec Plus Ultra), le Kid Savant de Brooklyn, une performance du collectif montréalais Glam Glam Productions et plusieurs autres. Le devant de la scène sera également une place de choix pour voir, en même temps que le spectacle, la Finale de l’International des Feux Loto-Québecqui illuminera le ciel au-dessus du Quai ! 3 août, Quai Jacques-Cartier

Aussi, l’un des événements phare de Divers/Cité, Le Grand Bal, qui revient cette année dans une grande envolée musicale et artistique. Le festival est fier d’y présenter, pour la première fois au Canada, la formation israélienne de l’heure, The Young Profesionnals (TYP) ! Nous y présentons également LIMITLESS, une production du chorégraphe favori de Divers/Cité, Scott Fordham, les voix de Kim Richardson et Marie-Alice Depestre dans un hommage aux grandes Black Divas de la musique, Sandy Duperval, DJ Abeille et le Boogie Wonder Band ! 5 août, Quai Jacques-Cartier

Divers/Cité | Photo : David Romero

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