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Montréal

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Galerie photo: MURAL

Du 8 au 18 juin dernier, avait lieu la 5e édition du festival MURAL. Depuis les cinq dernière années, ce festival ne cesse de nous impressionner et de gagner le cœur du public. À l’occasion des derniers jours des festivités, notre photographe Marie-Claude Brault s’est promenée sur le boulevard Saint-Laurent afin de croquer sur le vif quelques moments qui ont su retenir son attention. Si vous n’avez pas eu la chance profiter du festival, vous pouvez toujours déambuler dans les rues et ruelles afin d’admirer les murales jusqu’à la prochaine édition, un must à Montréal !

Musée Exposition
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Dépasser le réel – Entrevue avec Raphaël Navarro

Nous nous sommes donné rendez-vous via Skype. C’est bien la meilleure manière de parler à quelqu’un qui se trouve dans un fuseau horaire différent, de l’autre côté de l’océan. Il est 19h00 chez lui, nous sommes en pleine journée chez moi. Raphaël Navarro vient présenter son spectacle Rêveurs Définitifs au Théâtre St-Denis 2 dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal et du Festival Juste pour rire à la fin juin. J’ai un jour entendu qu’il fallait croire en la magie, que c’est ça qui la rendait réelle. Rencontre avec un metteur en scène qui dépasse le réel.

  1. Qu’est-ce qui t’a amené à faire ce métier-là à la base?

Je me suis dit quelque part dans ma vie d’adulte que ce que je voulais, c’était de descendre la courbe du magique. C’est mon combat, dans le sens positif du terme. Et je ne parle pas de l’illusion, mais bien de la magie avec un grand M. Celle qui nous propulse.

  1. Et qu’est-ce qui t’a attiré dans ce domaine?

C’est un mix entre l’envie de mystère et l’émotion. Le mystère va avec l’idée de s’approprier le réel. L’émotion représenta la magie elle-même, car on parle de celle-ci comme d’un spectacle. Je me suis rendu compte que j’aimais me plonger là-dedans. Puis, d’autres personnes s’en sont rendus compte et nous avons pu construire à partir de là.

  1. Ta compagnie a été l’investigatrice du mouvement de la magie nouvelle. Parles-moi un peu de ce mouvement et en quoi il diffère de la magie traditionnelle?

J’ai initié ce mouvement avec 2 autres personnes, Clément Débailleul et Valentine Losseau. Notre but était de nous intéresser à toutes les formes de magie, même celles qui ne font pas nécessairement parties d’un spectacle ; donc la magie d’un point de vue plus anthropologique. C’est comme ça qu’on s’est mis à travailler la magie de l’humain, notamment avec des artistes de rue en Inde et au Mexique. Nous avons exploré la manière dont l’humain vient au monde et passe sa vie à vouloir dépasser le réel. Nous, on appelle cela de la magie, mais ça peut prendre d’autres formes ; spirituelle, médicale, traditionnelle. C’est un grand éventail qui fait que les fans de divertissement ont de la variété dans une forme spectaculaire et cela permet de faire reconnaître la magie comme forme artistique. De plus, le vrai terme de la magie que tu appelles traditionnelle est la magie moderne. Celle-ci date du 19e siècle. J’imagine que tu faisais allusion aux cartes, aux foulards et aux colombes? La magie traditionnelle vient de plus loin encore. Il y avait des pratiquants au Moyen Âge et il y en a encore aujourd’hui. De notre côté, nous créons avec un langage plus contemporain, qui tend vers quelque chose de plus esthétique, avec un mode de création et d’apprentissage différent.

  1. C’est un spectacle qui semble très multidisciplinaire. Est-ce que c’est important pour toi t’intégrer plusieurs formes d’arts?

La magie n’a pas d’incarnation, c’est ce qui la bonifie. Elle n’est pas de corps, elle est dans tout ce qui n’est pas le réel. Pourtant, à l’intérieur du réel, quand on vit ou on voit quelque chose de très beau et d’inattendu, qui ne pourrait pas arriver normalement, on lui attribue un caractère magique. On prend corps sur quelque chose et la magie se met alors à exister. Ce qui devient intéressant, c’est lorsqu’elle s’incarne en croisant avec d’autres langages. On a bien compris cela en intégrant le cirque, l’acrobatie, la danse et même le théâtre dans notre spectacle.

  1. Comment se passe la création de ce genre de spectacle? Par où l’on commence?

Rêveurs définitifs est un cabaret-musique. Il s’agit donc de numéros. Certains ont été écrits particulièrement pour le spectacle, mais d’autres existaient déjà. Nous avions envie de jumeler plusieurs créations. Dans ce projet-là, je suis metteur en scène, mais je suis également co-auteur de tous les numéros. Il n’y en a aucun que j’ai écrit tout seul, se sont tous des collaborations avec des gens avec qui je travaille très régulièrement. Nous avons eu envie de réunir la vision que j’ai de la magie avec celle des multiples collaborateurs et humains avec qui j’ai déjà partagé la scène. Le spectacle a eu un bon succès en France, ça nous a même un peu dépassé, même si nous étions très content. Ça nous a encouragé, parce que ça marchait bien. Il y avait justement une diversité dans les propositions et dans les descriptifs qui faisaient un tout très cohérent. Les spectateurs sont invités à partir en voyage.

  1. Tu impliques beaucoup de nouvelles technologies dans ton spectacle. Trouves-tu cela important?

C’est important, mais ce n’est pas cela qui fait que c’est intéressant! Ce qui l’est, c’est la façon dont on s’en sert! Il y a plein de formes de technologies, parfois visible, parfois non, mais il faut surtout que ça soit intéressant et que ça aide à raconter quelque chose. Il y a un numéro qui travaille beaucoup avec un procédé de cinéma-théâtre. Je ne sais pas si cela s’appelle aussi comme ça en québécois, parfois les termes sont différents! Il y a donc un écran sur scène et l’acteur entre dans l’écran, mais il est également représenté à l’aide d’hologrammes. Le personnage est donc en double, même en triple. Il y a le réel, l’espace virtuel et le virtuel dans le réel. Le but est de faire dialoguer les trois! Puis, on ajouter la magie et on crée un autre espace que l’on peut exploiter. Cela devient extrêmement comique, poétique et spectaculaire à la fois!

  1. Est-ce que c’est un spectacle pour tous?

Oui! Absolument! Je pense que tout le monde peut apprécier.

  1. Et pourquoi on devrait aller voir Rêveurs définitifs?  Faites-moi votre  »pitch » de vente!

Moi je suis metteur en scène, c’est difficile! (rire) C’est une bonne question! Je pense qu’il y a quelque chose qui relève du merveilleux qui est rarement vu sur scène. C’est à la fois très spectaculaire, il y a des vols humains, des hologrammes, énormément de technologies, des objets qui volent au-dessus du public, mais aussi très touchant. Un des numéros a été sacré champion du monde comme étant le numéro le plus primé de l’histoire de la magie! Les interprètes sont complètement dingues! Cela donne une œuvre qui fait vibrer les gens qui la voient.

  1. Est-ce que c’est la première fois que tu amènes le spectacle en Amérique? As-tu des attentes?

C’est la première fois, oui! Mais j’ai plusieurs projets à Montréal, avec beaucoup d’artistes différents. Donc je sais déjà qu’il y a une vie, une curiosité. J’ai une très grande confiance, un grand respect et une grande amitié pour ces projets-là et pour la ville elle-même! Je me dis, j’espère, que le spectacle devrait aussi toucher le public québécois! Puis, c’est une ville avec une effervescence incroyable! Ça reste un des endroits où il se fait des choses les plus intéressantes artistiquement! Ça se passe beaucoup à Montréal, particulièrement pendant l’été où il y a énormément de festivals. Vous réussissez à réunir tellement d’artistes talentueux, ça me fait briller les yeux!

  1. Ce ne sera donc pas ta première visite chez nous?

Non non! Je suis venu quelques fois! C’est une ville que j’aime énormément. Comme je disais, je suis déjà sur plusieurs projets. J’y suis allé pour des raisons professionnelles et amicales!

  1. Quels sont tes plans pour la suite, qu’est-ce qui est à surveiller?

Je vais mettre en scène un spectacle pour la Comédie-Française! J’ai aussi des collaborations avec le Cirque du Soleil qui s’en viennent. Il y a aussi des spectacles d’envergures avec des grands musiciens, dont je ne peux pas encore beaucoup parler. J’ai aussi des projets avec des opéras! Et, bien sûr, je vais encore tourner avec Rêveurs Définitifs en France et à l’extérieur.

Rêveurs Définitifs est présenté à Montréal jusqu’au 8 juillet 2017.

 

Variétés
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La Fête nationale

La Fête nationale a connu des années de véritable effervescence. Passant par le spectacle mémorable de 1 fois 5 avec Gilles Vigneault et Yvon Deschamps, en 1976, jusqu’aux belles soirées avec Guy A. Lepage au parc Maisonneuve, sans oublier les dernières années de pures folies avec Louis-José Houde. Ces célébrations endiablées ont marqué l’esprit et l’histoire des Québécoises et des Québécois chaque mois de juin.

C’est avec des mélodies plein la tête et le cœur plein d’amour pour le Québec que la Fête nationale vous offre, une fois de plus, des festivités aux couleurs d’ici. Maintenant à la 183e édition, la Fête nationale présentée en collaboration avec La Coop fédérée se renouvelle une fois de plus pour vous en mettre plein la vue… et les oreilles! La Fête célèbre notre fierté, notre culture, notre créativité et l’inclusion de tous, mais c’est sans oublier toutes les nouveautés que réserve l’édition 2017. C’est donc avec grand plaisir que, pour la toute première fois, Guillaume Lemay-Thivierge animera le Grand spectacle de Montréal accompagné de monuments de la chanson et d’artistes de la relève.

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Le Défilé de Montréal «Il était une fois…» vous offrira un visuel dynamique et ludique le 24 juin. Des grandes figures inspirées des défilés européens surplomberont les rues du centre-ville. Ces têtes surdimensionnées, à l’effigie de certaines personnalités qui ont marqué la métropole telle que nous la connaissons aujourd’hui, vous impressionneront et donneront des airs carnavalesques aux festivités. Dans une perspective de souvenir, la reconstitution de certains chars allégoriques des 19e et 20e siècles est aussi un projet d’envergure.

Le Défilé de Montréal présenté par Hydro-Québec se déplace sur la rue Saint-Denis. La traditionnelle célébration ambulante se renouvelle avec un parcours de plus de 2,4 kilomètres, racontant l’histoire du Québec ô combien remplie de passions, d’émotions et d’innovations.

Les Fêtes locales de Montréal et de Laval se réinventent elles aussi avec la Porte de la francophonie. Cette nouveauté technologique permet d’interagir et de festoyer simultanément avec des francophones de Winnipeg, WhiteHorse, Toronto, Moncton, Ottawa et Québec!

Il est vrai que la Fête nationale a connu des années de grandes festivités par le passé.  Afin d’alimenter ce feu rassembleur, cette 183e édition se démarque des autres et ne vous laisse pas bredouille! Elle raconte 183 ans d’histoire, 183 ans de réjouissances, et, surtout, 183 ans d’amour autour de cette Fête forgée à notre image au fil des décennies.

Article rédigé par l’équipe de la Fête nationale

Variétés
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Aura : lumière, son et émerveillement

Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai mis les pieds dans un bâtiment religieux au Québec, mais quand on m’a parlé d’un spectacle son et lumière à la Basilique Notre-Dame de Montréal, je dois avouer que ça a piqué ma curiosité! J’ai donc décidé de renouer avec les lieux de culte en allant voir le spectacle Aura vendredi dernier.

Donc, Aura, c’est quoi?

Pendant une quinzaine d’années, la Basilique Notre-Dame a présenté le spectacle Et la lumière fût. Avec une volonté de faire quelque chose de nouveau pour le 375e anniversaire de Montréal, l’équipe a fait appel à l’expertise de Moment Factory afin de créer un nouveau spectacle. L’objectif premier était de mettre de l’avant les principales œuvres dans la Basilique dont le Christ en croix de Paul Jourdain dit LaBrosse et la Sainte Marguerite Bourgeoys de Marius Dubois, mais aussi l’orgue Casavant, l’Autel de célébration et les confessionnaux. C’est donc plus d’une centaine de personnes qui ont travaillé à la conception et à la réalisation du projet. La musique a été créée par l’équipe de TroubleMakers, spécialisée dans la création de musique pour des jeux vidéo et films (Laurence Anyways de Xavier Dolan). L’œuvre musical comprend 32 musiciens, 20 chœurs et un orgue.

Ça donne quoi?

À mon arrivée, j’ai été surpris de voir la longue file d’attente devant la Basilique. En discutant avec une des employées, j’ai appris que 600 personnes peuvent assister à une seule représentation. Une fois à l’intérieur, j’ai compris pourquoi : c’est grand une basilique! Alors que je patiente, on me donne un petit feuillet donnant quelques informations sur les œuvres qui sont à l’honneur. J’y apprends, à ma grande surprise, que l’autel de célébration contient des reliques de saints et que la plus vieille œuvre remonte à 1741.

La visite se déroule en deux parties. Durant la première, 30 minutes sont accordées pour faire le tour des principales œuvres mises de l’avant par des projections uniques. J’ai eu un coup de cœur pour l’orage avec un effet en 3D dans le confessionnal, mais aussi pour le lever et le coucher de soleil sur le tableau de Marius Dubois. Lors de la seconde partie, c’est le temps de s’asseoir afin d’admirer l’incroyable projection. Je me suis assis en première rangée et c’était une excellente idée : je me suis plongé dans l’œuvre composée d’une série de tableaux immersifs, tantôt abstraits tantôt plus concrets, toujours accompagnés d’une musique puissante. Je souligne le moment où j’ai eu l’impression de me retrouver dans un navire géant battu par les flots d’une mer déchainée.

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Et au final?

Aura, c’est un spectacle hors norme qui m’a fait oublier que j’étais dans une basilique tout en découvrant les particularités architecturales du lieu. Bravo à tous ceux qui ont travaillé sur ce projet! Je n’ai eu qu’une seule déception : vingt minutes pour la deuxième partie, ce n’est clairement pas assez!

Bref, si vous êtes aussi frileux que moi à entrer dans une église, n’hésitez pas et allez-y! C’est une expérience unique qui vaut le détour. Si votre horaire est bien remplit, pas de soucis : les représentations d’Aura ont lieu jusqu’au 30 décembre à la Basilique Notre-Dame de Montréal.

À noter : si vous n’avez pas eu le temps de faire le tour de toutes les projections lors de la première partie, il est possible de le faire après la présentation principale (personnellement, j’en ai profité pour jeter un deuxième œil à mes préférés).

Arts Médiatiques
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Portraits d’une ville complexe, plurielle et contradictoire

Dans le cadre du 375e anniversaire de la ville de Montréal, le Jamais Lu et le Festival TransAmériques se sont associés pour présenter un projet tentaculaire où la pluralité des voix et la complexité de la métropole sont mises de l’avant.

Le projet se décline en deux temps. D’abord, le festival Jamais Lu (qui assure la promotion de textes dramaturgiques de la relève) permettra à  sept auteurs et trois photographes de présenter leurs carnets « touristiquement incorrects » élaborés lors d’explorations diverses dans Montréal. Photographes et auteurs ont été jumelés et assignés à un quartier de la ville qu’ils connaissaient peu.  Leur mandat était assez large : s’imprégner du lieu investi pour ensuite écrire ou ramener des images de leur expérience.

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L’auteur Pierre Lefebvre a ainsi exploré le quartier Parc-Extension, un endroit qu’il n’a pas l’habitude de fréquenter de façon régulière. « Il y a quelque chose d’intéressant de parler d’un quartier de la ville qu’on ne connaît pas », souligne-t-il. Lefebvre dit avoir été marqué par le multiculturalisme du quartier et plus particulièrement, par une église de la rue St-Roch qui a en quelque sorte été sa porte d’entrée dans le quartier. L’auteur a également été surpris de découvrir que les délimitations du quartier (viaducs, voie ferrée, parc) contribuaient à faire de ce quadrilatère un lieu enclavé et difficile d’accès. « Ce qui m’a frappé, c’est à quel point les frontières du quartier sont assez étanches », explique Lefebvre. Cette question des frontières tombe à point avec l’édition 2017 du Jamais Lu, qui s’intéresse cette année à interroger la norme et les cloisons, en plus de souligner la diversité.

Jérémie Battaglia, photographe pour les quartiers Beaconsfield, St-Michel et Westmount, croit pour sa part que les divers quartiers font cohabiter au sein de la même ville des « univers radicalement différents » dans lesquels les montréalais ont parfois tendance à se cantonner. « Je dis souvent qu’il y a un Montréal par personne : chacun vit Montréal d’une façon différente», souligne Battaglia. Celui-ci, dont le travail se caractérise par une approche documentaire, s’est intéressé à «trouver trois histoires atypiques en lien avec l’histoire de chaque quartier, des histoires d’espoir de solidarité ». Battaglia a notamment rencontré une famille juive de Westmount qui parraine des réfugiés syriens. C’est en approfondissant ces récits qu’il a pu ancrer son travail photographique dans les quartiers qu’il a investis. « Ce que j’aime, c’est intégrer des univers que je ne connais pas et pour ça il faut entrer dans les maisons et abandonner la description exhaustive du quartier», explique-t-il.

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Jusqu’où te mènera Montréal?

Après la présentation des carnets au Jamais Lu, le projet se transformera sous la direction de Martin Faucher pour le projet Jusqu’où te mènera Montréal? au FTA. Faucher travaillera à partir des différents textes issus des explorations des auteurs. Ce sont ces écrits qui lui permettront de mettre en scène une « grande forme théâtrale poético-cabaret » présentée en début juin. Le projet fera état de la complexité et des contradictions de Montréal, de ses mutations et des similarités ou univers distincts qui constituent chacun des quartiers.

C’est donc un projet en plusieurs étapes, mettant de l’avant plusieurs voix et regards sur la ville que nous proposent le Jamais Lu et le FTA. La forme du projet, en mutation d’un festival à l’autre, promet d’être à l’image de la métropole.

Jamais Lu / Carnets touristiques
Vernissage de l’expo photo le 6 mai à 16 h
Présentation des carnets touristiques du 6 au 12 mai 2017 à 18 h
Théâtre Aux Écuries

Festival TransAmériques / Jusqu’où te mènera Montréal?
7 et 8 juin 2017 à 20 h
5e salle, Place des Arts

Théatre
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Une performance magnétique

Vendredi dernier, le groupe Edward Sharpe and the Magnetic Zeros avait donné rendez-vous à ses fans au Métropolis pour un spectacle généreux et rassembleur.

C’est sans flafla que le leader du groupe, Alex Ebert, et ses musiciens sont entrés sur scène alors que les lumières de la salle n’étaient même pas encore éteintes. Vêtu d’une vieille redingote, de souliers orange, d’un bas rouge monté au genou comme un cycliste et coiffé d’un chignon dépeigné, le chanteur à l’origine de la formation du groupe affichait une dégaine nonchalante et un sens tout à fait théâtral sur scène. Buvant du vin et fumant, il représentait le stéréotype même de l’artiste bohème, alimentant l’effet d’un personnage pourtant extrêmement généreux à l’égard son public.

À de nombreuses reprises pendant le spectacle, Ebert s’est adressé directement à la foule. S’asseyant sur une caisse de son pour demander aux spectateurs dans les premières rangées quelles chansons ils aimeraient entendre ou descendant de la scène pour les faire chanter ou jouer des instruments.

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Au total, dix musiciens forment le groupe. Piano, guitare, batterie, contrebasse et cuivres se côtoient pour créer un ensemble impressionnant. La voix du chanteur tient différents registres allant d’une voix puissante et éraillée sur la pièce Life is hard à une voix haute perchée, presque nasillarde, sur Hot coals.

Le spectacle s’est terminé sur une version chorale de la célèbre pièce Home entonnée par un public conquis connaissant les paroles par cœur. Comme le groupe vit dans un bus de tournée, la chanson détient une signification encore plus importante aujourd’hui, aux dires du chanteur.

Pour le temps d’une soirée, leur maison, c’était Montréal.

Musique
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Galerie photo : Le début de spectacle

Hier soir le 6 juillet, l’artiste Thierry Marceau a pris d’assaut les passerelles du 2-22 avec Le début du spectacle dans le cadre de la 4e phase du projet 1/100 du 2-22,  »J’aime Montréal et Montréal m’aime ».
Grâce à une oeuvre numérique et artistique haute en couleur, l’artiste a su capter l’attention des centaines de spectateurs regroupés devant le 2-22 du côté de la façade Sainte-Catherine. De nombreux curieux se sont aussi joins à la foule afin d’admirer le spectacle de 21h30 et de 22h30.
Dans le cadre de la politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement (1%), l’artiste Thierry Marceau a été sélectionné pour concevoir une oeuvre d’art performatif au 2-22 présentée sur cinq ans. Le Début du spectacle était l’avant-dernière phase du projet.

Notre photographe Renaud Vinet-Houle était présent sur les lieux afin de capter les meilleurs moments !

Arts Médiatiques
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Galerie photo : Fête nationale du Québec à Montréal

Le 23 juin dernier sur la Place des Festivals se tenait le traditionnel spectacle pour la Fête nationale du Québec. Animé par Louis-José Houde, de nombreux artistes en solo ou en duo ont donné tout qu’un spectacle ; Yann Perreau, Les Soeurs Boulay, Brigitte Boisjoli, Éric Lapointe et son protégé Travis Cormier de La Voix, Jean-Pierre Ferland, Koriass et Samian.

Musique
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Fête nationale du Québec à Montréal

LE GRAND SPECTACLE DU 23 JUIN | C’est beau comme on s’aime ! — présenté par la SAQ

Louis-José Houde sera de retour à la barre de cette 182e célébration de la Fête nationale à Montréal. Avec ses airs badins, il nous jouera toutes les nuances de notre Québec en compagnie d’Éric Lapointe, Yann Perreau, Les Soeurs Boulay, Brigitte Boisjoli, Koriass, Samian, Florent Vollant et Natasha Kanapé Fontaine. Sous la gouverne et la mise en scène de Pierre Séguin et avec la maestria de Julie Lamontagne à la direction musicale, la soirée nous annonce de belles virées et quelques surprises qui marqueront les esprits.

Vivez la Fête à la Place des Festivals, où dès 20 h 10, le groupe QW4RTZ nous réchauffera de ses voix harmonieuses avant le coup d’envoi du Grand spectacle à 21 h— qui sera diffusé au soir du 24 juin sur les ondes d’ICI Radio-Canada Télé à 20 h et disponible sur Tou.tv par la suite.

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LE TRADITIONNEL DÉFILÉ DU 24 JUIN | Mon Québec, je l’aime grand comme ça ! — présenté par Hydro-Québec

Un kilomètre et demi de chars, de participant-e-s et de divertissement sur un trajet de 2,2 km ! Le Défilé 2016 de la Fête nationale à Montréal paradera exceptionnellement sur la rue Sainte-Catherine.

Soyez au rendez-vous, le 24 juin à 13 h, et emmenez votre famille et vos amis tout au long du trajet sur Sainte-Catherine, entre les rues Guy et De Bleury — à l’entrée de la place des Festivals. Le Défilé sera télédiffusé sur les ondes d’ICI Radio-Canada Télé à 17 h le 24 juin et disponible sur Tou.tv après l’événement.

Mis en scène par Joël Legendre et animé par Élyse Marquis et l’historien Éric Bédard, plus qu’un Défilé, c’est un véritable spectacle qui se déroulera sous nos yeux. Le scénographe Éric Noguès a conçu les multiples tableaux et chars allégoriques pour illustrer combien « Mon Québec, je l’aime grand comme ça ! » Une histoire d’amour : à la grandeur de notre Québec, de notre culture, de notre envergure et de notre avenir.

Le Comité de la Fête nationale invite tous les Québécois et Québécoises à venir vivre le Défilé en y participant en tant que figurant-e-s. Pour s’inscrire, il suffit de remplir le formulaire disponible sur notre site Web : http://fetenationale-montreal.qc.ca/participer-au-defile/

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LES FÊTES DE QUARTIER | Québec, de l’art pur

Les 23 et 24 juin, plusieurs quartiers de Montréal et de Laval vous proposent des festivités locales : spectacles, artistes de renom et de la relève, feux d’artifice, feux de joie et des activités familiales de toutes sortes, pour tous les goûts. Profitez-en pour venir faire la fête entre voisins, avec les enfants et les amis !

Dans un esprit rassembleur, des artistes tels que Mara Tremblay, Colectivo, Joseph Edgar, Domlebo, Yelo Molo, Philippe Brach, Louis-Jean Cormier, Cherry Chérie, France d’Amour, pour ne nommer que ceux-là, s’unissent à la Fête en chanson. Le Centre de la nature de Laval accueille Patrick Watson, Richard Séguin, Les BB, Martine St-Clair, Alex Nevsky, Bernard Adamus… et bien d’autres surprises au soir du 24 juin !

 

#StJeanMTL

Texte rédigé par l’équipe de la Fête nationale du Québec à Montréal.

Musique
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Saviez-vous que…

Montréal en Histoires est fier de vous partager des petits trésors d’archive. Découvrez chaque semaine sur le blogue de La Vitrine des événements et personnages qui ont fait l’histoire de Montréal.

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Saviez-vous que le Ouimetoscope a été le premier cinéma permanent de la ville?

Le Ouimetoscope ouvre ses portes le 1er janvier 1906 à Montréal, au coin des rues Sainte-Catherine et Montcalm. Il s’agit du premier cinéma permanent à Montréal et même au Canada. Il est fondé par Léo-Ernest Ouimet (1877-1972), éclairagiste et électricien. On y présente des « vues animées », c’est-à-dire de petits films muets qui impressionnent beaucoup le public. En 1907, Ouimet ouvre une deuxième salle de cinéma qui deviendra la plus luxueuse en Amérique avec 1200 places. Dès 1906, il présentera ses propres films d’actualités. Dans les années 1970 et 1980, le Ouimetoscope est une salle de cinéma de répertoire fréquentée par les cinéphiles.

Crédit: Archives de la ville de Montréal

 

 

Cinéma