Tout débute quelque part…

Un premier pas. Un deuxième pas. Levée de rideau. Sauter le pas. La jeunesse en danse vibre, vivante et généreuse. Vibrons avec elle.

Relève, relève. Parlons-en encore et toujours. Je l’ai déjà fait, il y a quelques semaines. Il s’agissait alors d’un festival levant le rideau sur de jeunes professionnels, toutes disciplines confondues. Aujourd’hui, il ne s’agit que de danse. Et d’étudiants. Première scène, pour certains. On les regarde, on les examine, on les juge. Eux, ils dansent, comme ils savent si bien le faire. Sans artifices.

L’École de danse contemporaine de Montréal, qui fête son 30e anniversaire, également, il faut dire, une sorte de renaissance, nous gâte énormément avec des spectacles soutenus par leurs étudiants. Du 16 au 19 mai, au Studio Hydro-Québec du Monument-National, les étudiants de première et deuxième année y présentaient le fruit de leur travail. Les premiers ont interprèté quelques extraits de la pièce Anatomies du chorégraphe José Navas, qui nous avait proposé en janvier dernier, Personae. Quant aux étudiants de deuxième année, on a eu droit à deux créations originales : D’abord un fleuve, puis, autrement tranquille d’Emmanuel Jouthe et You blink, breathing little de Darryl Tracy.  Le tout accompagné par les musiciens de la Faculté de Musique de l’Université de Montréal.

Je dois dire que cette soirée (la première) a été empreinte d’une franche vitalité. On pouvait déceler dans leurs regards, leurs expressions, cette lueur qui affirmait : « Moi, je suis heureux d’être là! » Et c’était beau à voir. Ces artistes, déjà. Harmonie entre les corps. Aucune fausse note. De la fluidité et de la confiance en soi.

Mais bien entendu, ce n’est pas tout. Il y a les finissants, qui au terme de nombreuses années de labeur, vont nous dévoiler les Danses de mai. Le passage délicat entre l’école et leur vie professionnelle (enrichissante, on la leur souhaite). Le communiqué nous met l’eau à la bouche quant à ce qui nous attend du 24 au 26 mai à la Maison de la culture Frontenac. D’abord, l’interprétation de Joe et Rodolphe de Jean-Pierre Perreault et Les 24 préludes de Chopin de Marie Chouinard, adaptés par Ginelle Gagnon et Isabelle Poirier. Du côté des œuvres originales, ils auront le plaisir de danser Vie et mort de l’élégance de Marie Béland et Mes meilleurs amis de Dominique Porte.

Que de belles choses en perspective.