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Les Démons

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Les Rendez-vous du cinéma québécois : panorama du talent d’ici

C’est au cœur du Quartier Latin, à la Cinémathèque québécoise, que le festival s’installe du 18 au 27 février 2016. Les Rendez-vous du cinéma québécois présentent leur programmation complète aujourd’hui, mercredi le 3 février à 11h. Au moment d’écrire ces lignes, le festival a seulement fait connaître ses films d’ouverture et de fermeture qui annonce une programmation de haute qualité. C’est le dernier opus de Denis Côté, Boris sans Béatrice, qui inaugure le début des festivités, et c’est Avant les rues de Chloé Leriche qui clôt. Les deux films sont d’ailleurs présentés à la 66e Berlinale, grand festival de cinéma réputé à Berlin, dès le 11 février.

Une programmation variée

Denis Côté, enfant terrible du cinéma, présente son dernier long-métrage mettant en vedette James Hyndman. Après le remarqué Curling (2010), Bestiaire (2012), Vic et Flo ont vu un ours (2013) et Que ta joie demeure (2014), le cinéaste ne perd pas de temps avec Boris sans Béatrice (2016) qui a jusqu’à maintenant dévoilé deux bandes annonces très intrigantes. Le film Avant les rues de Chloé Leriche a été un coup de cœur pour le directeur de la programmation, Dominique Dugas : « un film d’une belle luminosité ». La jeune réalisatrice présente son premier long métrage lors de la cérémonie de clôture. Chloé Leriche a déjà réalisé des courts-métrages avec Wapikoni, un organisme de création et de production cinématographique mobile pour les Premières Nations.

Avant les rues de Chloé Leriche

Avant les rues de Chloé Leriche

Pour monsieur Dugas, la programmation veut dresser un panorama d’une année de cinéma avec les films qui sont incontournables, ceux dont on a parlé et ceux dont on a un peu moins parlé aussi. « On a 46 longs-métrages, dont tous les longs-métrages qui ont été des succès populaires de cette année ». On peut aussi compter sur des belles primeurs dont Les Démons de Phillip Lesage et son plus récent film Copenhagen a love story. Également du côté documentaire, des primeurs tel que Cris sur le Bayou de Champoux qui s’intéresse à la communauté des Cajuns en Nouvelle Orléans. Également, MTL New Wave d’Éric Cimon qui s’intéresse à la montée du New Wave à Montréal au début des années 80, pas seulement le monde musical, mais aussi tout autour de cette vague dont les arts visuels.

Les courts-métrages

Les courts du festival pourront cette année concourir dans un volet compétition cette année. « C’est à peu près les 2/3 des films qu’on présente sont des courts-métrages. C’est un genre assez foisonnant. On s’y intéresse de façon toute particulière, parce que c’est beaucoup les jeunes auteurs qui feront le passage vers le long-métrage de fiction » explique Dominique Dugas.

Les séances de courts-métrages sont généralement combinées par thème ou par genre, chose certaine : « La programmation des courts, c’est tout un art! » souligne avec raison monsieur Dugas. Il faut en effet reconnaître la tâche ardue de combiner les genres aussi variés dans le monde du court-métrage dans une seule séance.

Les Rendez-vous du cinéma québécois révèlent leur programmation complète aujourd’hui. Visitez leur site pour découvrir également tous les évènements du festival qui célèbre et souligne le talent d’ici.

 

Cinéma
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Des films, des films, et des chefs d’œuvres!

Après 11 jours de festivités, la 44e édition du Festival du nouveau cinéma (FNC) a tenu sa soirée de clôture samedi le 17 octobre. Avec ses 151 longs métrages et 203 courts métrages, la ville de Montréal a accueilli une variété impressionnante de talents locaux et internationaux.

Coup d’œil sur la programmation

Le festival s’est ouvert avec Le tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael. Le film d’ouverture est l’un des nombreux films de la programmation qui ont passé à Cannes avant d’arriver dans les salles montréalaises. C’est le cas aussi de Fatima de Philippe Faucon qui prenait part à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes l’été dernier. Ce l’est également pour le controversé Love de Gaspar Noé qui a été présenté en présence du réalisateur.

Le tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael

Le tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael

«C’est beaucoup de travail. Il y a les distributeurs, il y a les contrats internationaux, il y a des disponibilités de copies, des stratégies de festival… à un moment donné tout s’enligne!» explique Julien Fonfrède, programmateur pour le festival. Du côté québécois, Endorphine d’André Turpin a attiré l’attention dès le début. Le film se présente comme un film entremêlant suspense et thriller autour d’une intrigue complexe. Selon monsieur Fonfrède, c’est un film «À voir avant qu’Hollywood n’en fasse un remake trop propre réalisé par Christopher Nolan.» Le film sortira certainement en salle à l’hiver et le public pourra alors en juger par lui-même.

Un festival qui rayonne et qui ose

L’équipe du festival travaille depuis plusieurs années à bâtir un festival axé sur la nouveauté. Cette vocation lui a permis de se démarquer sur la scène internationale et d’amadouer des réalisateurs qui reviennent souvent rendre visite. Il y a entre autres Win Wenders, un ami du festival, qui présentait son dernier film Everything will be fine (2015). On connaît Win Wenders pour des films comme Paris, Texas (1984) et plus récemment pour Le Sel de la Terre (2014), présenté à Cannes la même année.

Everything will be fine de Win Wenders

Everything will be fine de Win Wenders

Dans le thème de la nouveauté, le FNC proposait cette année une expérience culinaire et narrative. Pendant que Nuno, le chef sur place, cuisinait un plat, les participants étaient guidés par un narrateur dans une biographie culinaire en lien avec chaque bouchée. Les food sessions se sont déroulées pendant seulement deux jours et ont vraiment été appréciées par le public confirme Julien Fonfrède. Il s’agit d’une activité ludique autour de l’univers de Nuno, un chef qui a perdu le sens du goût. Pour en savoir plus sur cette expérience, visitez le site inthemouth.ca.

Les grands gagnants de l’année (les films à surveiller)

Le grand gagnant de la Louve d’Or est El Club de Pablo Larrain. Un film chilien qui s’était déjà démarqué à la Berlinale 2015, célèbre festival allemand. Du côté québécois, le prix du meilleur long métrage de l’Association Québécoise des Critiques de Cinéma (AQCC) est remis au film Les Démons de Philippe Lesage avec une mention spéciale pour Walking Distance d’Alejandro Guzman Alvarez. Pour la sélection Focus, c’est Le coeur de Madame Sabali de Ryan McKenna qui a remporté le premier prix et pour la section Temps O, le film The Green Room de Jeremy Saulnier est parti avec le premier prix.

El Club de Pablo Larrain

El Club de Pablo Larrain

Le festival a terminé sa 44e  édition alors que le froid s’empare de Montréal pour de bon. Quelques-uns des films de la programmation sortiront en salle cet hiver, pour les cinéphiles tristes de ne pas avoir tout vu!

Cinéma