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Lorsqu’un androïde a des rêves

La 46e édition du Festival du Nouveau Cinéma a été lancée le 4 octobre dernier, avec la première du nouveau film tant attendu de Denis Villeneuve : Blade Runner 2049.

La suite du maintenant célèbre film culte Blade Runner était très attendue et l’ambiance à la Place des arts était survoltée. Après les discours et remerciements des organisateurs et programmeurs du festival et de Pierre-Karl Péladeau en personne, c’était au tour de Denis Villeneuve de prendre la parole. Nous souhaitant un bon film, il a eu droit à une ovation spontanée, montrant clairement l’excitation qui régnait dans la salle.

Blade Runner est un classique de science-fiction. Il a su, à son époque et surtout suite à la sortie du director’s cut en 1992 définir le genre et le façonner selon certains critères que plusieurs autres films adopteront par la suite. L’ambiance y est glauque et teintée d’une inquiétante étrangeté. On va se le dire franchement, ce n’est pas du tout un film grand public.

Il faut absolument avoir cela en tête en allant voir Blade Runner 2049. Il faut également avoir vu le premier volet. Il est important de noter qu’il s’agit bel et bien d’une suite, et non pas d’un remake ou d’un remaniement de l’univers dystopique proposé par Ridley Scott. Il existe un lien intrinsèque entre les deux volets. Blade Runner 2049 a lieu 30 ans après le premier film. Bien que nous ayons droit à un nouveau protagoniste comme meneur d’action (Ryan Gosling), nous retrouvons aussi Deckard (Harrison Ford). C’est donc tout un défi pour Denis Villeneuve de prendre le flambeau de cette oeuvre culte de Ridley Scott. Plusieurs, lui le premier, craignaient que le film soit une piètre reproduction de ce qui a tant marqué dans le premier opus.

C’est loin d’être le cas.

Le spectateur suit l’histoire de K (Ryan Gosling), un blade runner. Ceux-ci ont pour mission de mettre hors service les réplicants Nexus, une ancienne génération de robots qui est devenue un peu trop humaine au goût des autorités. Pourtant, K est lui-même un réplicant. Au cours d’une mission qu’il croyait comme les autres, il ouvrira une boite de pandore qui aura la possibilité de changer le cours de l’histoire. Je ne vous en dis pas plus, question de ne pas gâcher le plaisir!

Denis a un style bien à lui, qu’il a su raffiné au fil du temps. Les connaisseurs remarqueront son rythme et ses traditions. La présence de la neige, par exemple, ou alors l’exploitation de l’environnement sonore. D’ailleurs, la direction artistique est à couper le souffle. La présence de plusieurs climats et environnements différents permet au film d’exploiter plusieurs esthétiques qui servent l’ambiance insolite de 2049. Ryan Gosling cambre très bien le rôle de K, au côté d’un Harrison Ford égal à lui-même. Peut-être aurait-il fallu définir plus amplement la quête de Niander Wallace, le personnage campé par Jared Leto, afin de pouvoir bien en comprendre la profondeur et les enjeux. D’ailleurs, quelques sentiers empruntés dans le film donnent l’impression qu’une suite serait possible…l’avenir nous le dira!

Les fervents admirateurs trouveront peut-être le film un peu trop  »américanisé » à leur goût, mais force est d’admettre que Denis Villeneuve a fait un travail incroyable. Sans être la copie du style de Ridley Scott, il a su garder le triste sinistre qui se dégageait du premier film tout en y ajoutant sa couleur. Il a rendu Blade Runner 2049 un peu plus grand public que le premier, certes, mais il faut également comprendre que le genre a évolué avec le temps. Je crois qu’il s’agit d’une suite logique, quoique peut-être un peu moins biblique et philosophique que le premier opus. Il est certain que la communauté Sci-Fi doit avoir bien hâte de voir ce qu’il fera avec Dune, un autre film culte du genre. Gageons qu’on ne sera pas déçu.

Galerie photo: Marie-Claude Brault

Cinéma
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5 étapes gourmandes montréalaises lors du Festival du nouveau cinéma

Best of Québec prend possession de notre blogue pour vous faire découvrir les bonnes adresses et meilleures occasions autour d’un festival montréalais.

Ce mois-ci, découvrez leurs recommandations pour profiter du Festival du nouveau cinéma. Pourquoi ne pas profiter de ce festival pour embrasser ce qui fait l’unicité de Montréal? Voici cinq adresses célébrant notre métropole dans ce qu’elle a de plus gourmand.

La banquise

Lorsqu’on pense au Québec, une spécialité nous vient tout de suite en tête : la poutine! Et l’un des temples de ce plat roboratif mais ô combien gourmand n’est autre que La banquise. Depuis 1968, cette institution de la rue Rachel Est décline ce plat emblématique à une trentaine de saveurs inspirées du monde entier, comme la Mexicaine aux piments forts, la Reggae au guacamole, la Santorini au fromage féta et au tzatziki… et même une version totalement végane qui se tient. À découvrir!

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Schwartz’s Deli

Autre arrêt incontournable à Montréal, Schwartz est le parfait exemple du succès que peut avoir la rencontre de cultures différentes. Tout premier delicatessen au Canada fondé en 1928, ce resto est le concepteur de la célèbre viande fumée mise au point par un immigrant juif d’origine roumaine, viande à présent connue dans le monde entier. On peut la déguster sur place sous plusieurs formes, mais pour les puristes, rien ne vaut celle du sandwich de pain de seigle.

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Binerie Mont-Royal

Fondée en 1938 par Monsieur Joachim Lussier, voici une autre institution réputée pour ses bines (fèves au lard), mais qui sert aussi en toute simplicité d’autres spécialités de la Belle province comme la tourtière, la soupe aux pois, le pâté chinois et le pouding chômeur. Le tout arrosé comme il se doit de bière d’épinette.

Binerie Mont-Royal - Philippe Brunet

Binerie Mont-Royal – Anne Moy

Juliette et chocolat

Montréal ne dispose peut-être pas de la réputation de la Belgique et de la Suisse en matière de chocolat, mais elle compte dans ses rangs d’excellents chocolatiers (dont Christophe Morel, champion du monde dans cette discipline) qui ont à cœur la qualité et l’originalité de leurs produits. C’est vraiment le cas de Juliette, la pétillante créatrice d’une chaîne de bars à chocolat populaire dès son lancement en 2003. Son secret? Un menu mariant les versions connues du chocolat (crêpes, chocolats chauds, gâteaux) et d’autres plus nichées (shooters de grands crus de chocolat, tablettes de dégustation) ou ludiques (les produits saisonniers sont à craquer). Vous ne résisterez pas.

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Manitoba

Toutes les cultures culinaires se rencontrent et se mêlent à Montréal, une grande richesse qui fait d’elle une vraie capitale gastronomique. Parallèlement, la redécouverte des produits locaux et des trésors dont recèle le terroir québécois constitue sans doute la plus grande tendance gourmande à suivre. Plusieurs chefs ont suivi cet élan et réalisent des créations saluées par les mangeurs les plus exigeants, comme celles de Simon Mathys au restaurant Manitoba, spécialisé en cuisine boréale dans ce qu’elle a de plus unique et sauvage.

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Le Festival du nouveau cinéma a lieu du 4 au 15 octobre.

Cinéma
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Quoi voir au Festival du Nouveau Cinéma

Dans quelques jours débutera la 45e édition du Festival du nouveau cinéma à Montréal. Depuis 1971, le FNC a comme mission de célébrer le 7e art en le mettant de l’avant sous toutes ses formes et en servant de tremplin pour certaines œuvres inédites. Avec une programmation de plus de 300 titres internationaux; longs métrages, courts métrages, documentaires, installations multimédias, conférences et autres évènements, présentés dans 11 lieux différents de la métropole, il y aura de quoi être divertie.

Le film de Kim Nguyen, Two Lovers And A Bear, ouvrira le festival le 5 octobre au Théâtre Maisonneuve, sous invitations seulement. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes cette année, le nouveau film du réalisateur de Rebelle est grandement attendu. À noter que le film prendra l’affiche deux jours plus tard à Montréal.

En primeur cette année, la SAT (Société des arts technologiques), explorant le futur du cinéma en collaboration avec le FNC depuis 2007, nous présentera FNC eXPLore. Cette nouvelle section entièrement gratuite du festival, nous offre la possibilité de vivre l’expérience de la réalité virtuelle et d’assister à des conférences sur le sujet. À travers une série d’oeuvres innovantes, nous pourrons plonger dans l’imaginaire d’un de ces créateurs du futur et de s’envoler dans un monde initiatique sensoriel.

À mettre à l’agenda dans cette catégorie:

  • Late Shift de Tobias Weber, premier film cinématique interactif au monde.
  • Be Boy, Be Girl de Frederik Duerinck & Marleine van der Werf, une expérience multisensorielle.
Be Boy Be Girl

Be Boy, Be Girl

Dans la catégorie « compétition internationale », courtes et longues histoires ardentes venant des 4 coins du monde et tous en lice pour les Oscars, je vous propose la sélection suivante :

Maudite Poutine

Maudite Poutine

Pour ce qui est des films venant du Québec et du Canada, voici ceux qui sont marqués à mon calendrier :

  • Mean Dreams de Nathan Morlando, v.o.Anglaise
  • Stealing Alice de Marc Séguin, v.o. Française
  • WereWolf de Ashley Mckenzie, v.o. Anglaise
  • Tout simplement de Raphaël Ouellet, v.o. Française, s.t. Anglais
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Mean Dreams

Dans la catégorie des oeuvres « mordantes » de réalisateurs « rebelles », voici la liste de ceux qui ont attiré mon attention :

  • Alipato : The Very Brief Life Of An Ember de Khavn De La Cruz, v.o. phillipino, s.t. Anglais
  • Antiporno de Sion Sono, v.o. Japonaise, s.t. Anglais
  • The End de Guillaume Nicloux, v.o. Française, s.t. Anglais

Ensuite, il faudra voir le documentaire Le peuple interdit d’Alexandre Chartand qui traite du mouvement indépendantiste en Catalogne. Et puis, A quiet Passion, le film biographique de la poète Emily Dickinson réalisé par Terence Davies. Les Colons de Shimon Dotan, film présenté dans plusieurs festivals cette année. Pour en savoir plus sur l’histoire de cette communauté controversée que sont les colons israéliens.

Le Peuple Interdit

Le Peuple Interdit

Dans les « Incontournables ! » à voir, American Honey de la réalisatrice Andrea Arnold mettant en vedette Shia Leboeuf. Pour les cinéphiles endurcis, il y aura le tout récent film de Wim Wenders, Les beaux jours d’Aranjuez, l’adaptation d’une pièce de théâtre. Pour ceux qui auront envie d’une comédie romantique, je propose le film Français-Islandais; L’effet aquatique de Solveig Anspach. Et parce que je suis une amoureuse des images, je suggère d’aller voir The Land of the enlightened de pieter-jan de pue, qui a remporté le prix de la meilleure photo au festival Sundance cette année. ET bien sûr son Making-Of, The Last Omelette, qu’il faudra voir ne serait-ce que pour apprécier d’autant plus le film qui aura pris 7 ans à tourner, et ce dans les conditions extrêmement précaires et dangereuses que sont celles de tourner un film en zone de guerre.

Et pour clôturer notre aventure cinématographique, le festival présentera Maliglutit de Zacharias Kunuk qui fait un retour au FNC après 15 ans. On se rappelle qu’il aura remporté la caméra d’or au Festival de Cannes pour son film Atanarjuat, la légende de l’homme rapide en 2001.

Bon festival à tous!

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Des films, des films, et des chefs d’œuvres!

Après 11 jours de festivités, la 44e édition du Festival du nouveau cinéma (FNC) a tenu sa soirée de clôture samedi le 17 octobre. Avec ses 151 longs métrages et 203 courts métrages, la ville de Montréal a accueilli une variété impressionnante de talents locaux et internationaux.

Coup d’œil sur la programmation

Le festival s’est ouvert avec Le tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael. Le film d’ouverture est l’un des nombreux films de la programmation qui ont passé à Cannes avant d’arriver dans les salles montréalaises. C’est le cas aussi de Fatima de Philippe Faucon qui prenait part à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes l’été dernier. Ce l’est également pour le controversé Love de Gaspar Noé qui a été présenté en présence du réalisateur.

Le tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael

Le tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael

«C’est beaucoup de travail. Il y a les distributeurs, il y a les contrats internationaux, il y a des disponibilités de copies, des stratégies de festival… à un moment donné tout s’enligne!» explique Julien Fonfrède, programmateur pour le festival. Du côté québécois, Endorphine d’André Turpin a attiré l’attention dès le début. Le film se présente comme un film entremêlant suspense et thriller autour d’une intrigue complexe. Selon monsieur Fonfrède, c’est un film «À voir avant qu’Hollywood n’en fasse un remake trop propre réalisé par Christopher Nolan.» Le film sortira certainement en salle à l’hiver et le public pourra alors en juger par lui-même.

Un festival qui rayonne et qui ose

L’équipe du festival travaille depuis plusieurs années à bâtir un festival axé sur la nouveauté. Cette vocation lui a permis de se démarquer sur la scène internationale et d’amadouer des réalisateurs qui reviennent souvent rendre visite. Il y a entre autres Win Wenders, un ami du festival, qui présentait son dernier film Everything will be fine (2015). On connaît Win Wenders pour des films comme Paris, Texas (1984) et plus récemment pour Le Sel de la Terre (2014), présenté à Cannes la même année.

Everything will be fine de Win Wenders

Everything will be fine de Win Wenders

Dans le thème de la nouveauté, le FNC proposait cette année une expérience culinaire et narrative. Pendant que Nuno, le chef sur place, cuisinait un plat, les participants étaient guidés par un narrateur dans une biographie culinaire en lien avec chaque bouchée. Les food sessions se sont déroulées pendant seulement deux jours et ont vraiment été appréciées par le public confirme Julien Fonfrède. Il s’agit d’une activité ludique autour de l’univers de Nuno, un chef qui a perdu le sens du goût. Pour en savoir plus sur cette expérience, visitez le site inthemouth.ca.

Les grands gagnants de l’année (les films à surveiller)

Le grand gagnant de la Louve d’Or est El Club de Pablo Larrain. Un film chilien qui s’était déjà démarqué à la Berlinale 2015, célèbre festival allemand. Du côté québécois, le prix du meilleur long métrage de l’Association Québécoise des Critiques de Cinéma (AQCC) est remis au film Les Démons de Philippe Lesage avec une mention spéciale pour Walking Distance d’Alejandro Guzman Alvarez. Pour la sélection Focus, c’est Le coeur de Madame Sabali de Ryan McKenna qui a remporté le premier prix et pour la section Temps O, le film The Green Room de Jeremy Saulnier est parti avec le premier prix.

El Club de Pablo Larrain

El Club de Pablo Larrain

Le festival a terminé sa 44e  édition alors que le froid s’empare de Montréal pour de bon. Quelques-uns des films de la programmation sortiront en salle cet hiver, pour les cinéphiles tristes de ne pas avoir tout vu!

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La course aux films

Du cinéma, en voulez-vous en voilà! Il suffit de jeter un coup d’œil à la programmation du Festival du nouveau cinéma (FNC) ou encore à celle des Rencontres internationales du documentaire de Montréal pour admirer la variété qui s’en vient sur les écrans de la métropole! Vivre les festivals, c’est toujours un marathon. On dédit nos journées à décortiquer les grilles horaires et  nos soirées à les coordonner avec notre propre horaire, puis on passe nos journées à courir entre les salles, comme si notre vie en dépendait.

Pour sa 43e édition, qui se déroulera du 8 au 19 octobre, le  FNC n’offre rien de moins et même toujours plus d’activités, de projections, d’expériences expérimentales et de beaux partys thématiques. Le quartier général cette année est situé dans « le dôme », directement sur la place des Festivals. Difficile à manquer!

Que préfèrez-vous? Voir des films qui seront en salle ici en avance ou encore voir des films qui ne seront peut-être jamais distribués dans nos salles de cinéma? Question déchirante. En entrevue avec Julien Fonfrède, programmateur au festival depuis 2004, il souligne un fait : « Ce n’est pas évident, surtout quand il y a autant de films, d’aller voir quelque chose qu’on ne connaît pas! » Mais voilà, le FNC vous incite au contraire à être curieux et à oser! C’est le souhait du festival qui tente d’allier le cinéma grand public et le cinéma de répertoire. Les quelque 380 films de la programmation du FNC sont tous répertoriés dans le catalogue du festival, que j’appelle aussi « la bible du festivalier ».

Le film d’ouverture est nul autre que le dernier opus américain de notre cher Philippe Falardeau, The Good Lie. Sans aucun doute poignant, c’est une valeur sure. Le film de clôture est certainement tout autant alléchant ne serait-ce que pour les images que nous offre la bande-annonce… j’en ai des frissons! Le sel de la terre est réalisé par Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado et porte sur la vie du photographe Juliano Ribeiro Salgado offrant une direction de la photographie exceptionnelle.

Le Sel de la Terre

Le Sel de la Terre

Toujours en entrevue avec le programmateur Julien Fonfrède, je l’interroge sur ses préférences et ses propres coups de cœur. Question difficile pour un programmateur qui a déjà vu la majorité des films. « Je programme comme un spectateur » dit-il, « Il y a définitivement des films que je veux revoir avec un public dans la salle de projection. C’est un vrai plaisir ! » C’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’il souligne la venue du réalisateur japonais Shinya Tsukamoto. « En tant que programmateur, j’ai essayé de l’inviter sur tous ses films depuis 1997! […] C’est une grande victoire et un vrai plaisir de le recevoir cette année, le fan en moi ressort! » Le réalisateur japonais sera donc pour la première fois dans la ville de Montréal pour le  FNC pour présenter son film Fires on the plain et recevoir le prix de la louve d’honneur.

En ce qui concerne ses coups de cœur? Vous verrez sûrement Julien à la projection de Tokyo Tribe de Sion Sono, Réalité de Quentin Dupieux, Fires on the plain de Shinya Tsukamoto et The tales of princess Kaguya de Isao Takahata.

J’ajoute également mes 5 coups de coeur :

Xenia de Panos H.Koutras (2014) 128 min.

Le cinéma grec a assurément beaucoup de choses à dire et à exprimer. Ce long-métrage de fiction s’est déjà démarqué à Cannes, sélectionné dans la compétition Un certain regard. Dany, 16 ans, et son frère Odysseas, 18 ans, partent à la recherche de leur père suite au décès de leur mère. Albanais et étrangers dans leur propre pays, leur père pourrait leur offrir au moins une chose : la nationalité.

Fucké de Simon Gaudreau (2014) 85 min.

Un documentaire qui nous parle de gens pas comme les autres, d’un mode de vie discutable, mais surtout de marginalité.  C’est fait ici, par des gens d’ici; pourtant, c’est un monde qu’on ne connaît pas tellement.

Fort McMoney de David Dufresne (2014) 52 min.

Ce n’est peut-être pas la première fois que vous lisez ou entendez sur Fort McMoney et sûrement pas la dernière. D’abord présenté sous la forme interactive au dernier RIDM, il nous offre maintenant le moyen-métrage. Un sujet très controversé, dont on ne parle pas assez et une seule projection est prévue!

Réalité

Réalité

Réalité de Quentin Dupieux (2014) 87 min.

J’adore Quentin Dupieux, je dois l’avouer. Depuis Rubber (2011), il m’a tellement surpris que je ne veux que renouveler l’expérience. Laissez-vous surprendre par son univers absurde et imprévisible!

Incompresa de Asia Argento (2014) 103 min.

Non, ce n’est pas Christiane F., mais dans le genre. Ce film rebelle raconte l’histoire trash d’une fillette de 9 ans. Hystérie, rêve, violence, c’est le cri d’une génération présentée avec style et rythme.

Aussi, ne manquez pas Felix et Meira de Maxime Giroux, L’amour au temps de la guerre civile de Rodrigue Jean, Wild de Jean-Marc Vallée et le troublant, mais combien intriguant film The Tribe de Myroslav Slaboshpytskiy (Ukraine).

Je conclus en soulignant que le Festival des rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) se déroulera du 12 au 23 novembre. Ce festival entièrement dédié au documentaire en est maintenant à sa 17e édition. Le festival offre le documentaire comme on le voit rarement : des films hybrides, animation, autobiographie, documentaire d’époque ou actuel, chinois, argentin, lituanien… on en voit de toutes les couleurs et de tous les horizons. Préparez-vous au marathon!

Pour plus d’informations sur le Festival du Nouveau cinéma c’est ici.

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La cloche a sonné, vite à vos écrans!

J’aime l’automne orangé. Avec sa douce lumière qui tapisse les feuilles des arbres, il n’y a pas plus romantique comme saison. Mais sous ses airs de tranquillité, l’automne déborde d’activités à faire, de sorties culturelles, et de soirées cinéma parfaites!

Pour vous chers lecteurs, j’ai donc pris comme mission de vous faire l’inventaire des festivals et programmations spéciales ayant attrait au cinéma, afin que vous puissiez vous en mettre plein la panse! Sortez votre iPhone, ouvrez votre iCalendar et faites-vous un horaire automnal digne de ce nom!

On a commencé en beauté le mois de septembre avec le Festival des films du monde, une programmation qui s’est étalée inclusivement jusqu’au 4 septembre. Des films de partout, offrant une belle diversité via un cinéma de qualité et innovateur. Le FFM nous a permis de nous rapprocher (au sens physique!) des artisans du cinéma international.

Как и русское кино?!* Si oui, et bien croyez-le ou non, vous serez servis grâce au Cinéma du Parc qui présentera du 31 août au 27 septembre les œuvres des plus marquants cinéastes russes : Tarkovski (Stalker), Sokourov (Faust) et Zviaguintsev (Elena – sortie prévue 31 août). Chacun d’eux ayant un style cinématographique bien distinct. Certainement une chance unique pour les connaisseurs, mais aussi pour les non-initiés, de découvrir un cinéma riche et poétique. Plus d’info

Ivan’s Chilhood au Cinéma du Parc

On poursuit avec une programmation toute spéciale projetant les œuvres de réalisatrices britanniques telles que Sally Potter (Orlando, The Tango Lesson), Andrea Arnold (Fish Tank) et Lynne Ramsay (Ratcatcher) à la Cinémathèque québécoise. Vous aurez du 5 au 30 septembre pour visionner des films d’un hyperréaliste troublant, tels que Red Road, Fish Tank, We need to talk about Kevin, Wuthering Heights, Ratcatcher, et j’en passe. Plus d’info

Plus tard en octobre (du 10 au 21 octobre), aura lieu le 41e Festival du nouveau cinéma. Pour les passionnés de cinéma que vous êtes, c’est THE festival à ne pas manquer! À chaque année, c’est une véritable fête, un party jubilatoire de découvertes cinématographiques et de rencontres mémorables entre public captivé et créateurs captivants. Le FNC, ce sont aussi des films de tous horizons, repoussant les limites du conventionnel grâce à l’utilisation des nouvelles technologies. On l’aime pour son audace, son unicité, son caractère innovateur et tout le plaisir qu’il nous offre. Pour cette 41e édition, une rétrospective de l’oeuvre du  photographe et réalisateur américain William Klein sera présentée  au FNC en collaboration avec la Cinémathèque québécoise. Plus d’info

Rétrospective William Klein au FNC

Novembre… pour certains, il s’agit du mois des morts, mais entre vous et moi, il n’a absolument rien d’éteint grâce aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal, du 7 au 18 novembre. Pour sa 15ième année, le RIDM propose une sélection impressionnante des meilleures œuvres documentaires provenant d’ici et d’ailleurs. Ouvrez vos yeux et votre esprit aux préoccupations contemporaines via des documentaires frappants, voire dérangeants. Des films proposant une formule artistique, jonglant parfois entre la fiction et la réalité. Et pour les plus intéressés d’entre-vous, il est aussi possible de participer à des tables rondes ainsi qu’à des discussions thématiques offertes à tous. Plus d’info

Mais ce n’est pas tout! Je ne pourrais faire une rentrée culturelle cinématographique sans faire un petit survol des films à venir en septembre dans un cinéma près de chez-vous. Alors en vrac, voici quelques recommandations :

  • L’affaire Dumont, un film québécois réalisé par Podz et basé sur un fait vécu.  (14 septembre) (image à la une)
  • Rapailler l’homme, un documentaire qui redécouvre Gaston Miron à travers les douze artistes ayant participé à l’album Douze hommes rapaillés. (14 septembre)
  • Après la neige de Paul Barbeau, producteur et réalisateur québécois. Une histoire de famille jouée par d’excellents acteurs. (21 septembre)

Voilà déjà votre agenda bien rempli! Chose certaine, la rentrée culturelle 2012 a tout pour charmer, des plus timides aux plus ardents cinéastes.

Allez hop, à vos écrans!

* Merci, Google Traduction!

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