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Montréal à l’heure orientale!

La 7e édition du Festival Orientalys débutera le 10 août au Quai de l’Horloge du Vieux-Port de Montréal. La programmation, placée sous le signe du pluralisme et de l’innovation, fera entrer en fusion Montréal, pour quatre jours et quatre nuits d’Orient.

En réunissant musiciens, danseurs, chanteurs et artisans, Orientalys offre chaque année un itinéraire de voyage différent à ses festivaliers. Du Maghreb à l’Asie en passant par le Moyen-Orient dans une atmosphère chaleureuse et festive mêlant tradition, authenticité et modernité. Pour la première fois le festival accueille l’Afghanistan et le Vietnam, l’occasion une fois de plus de déconstruire les préjugés et de venir à la rencontre de ces cultures de pays lointains.

Le festival se décline en trois volets, tout d’abord la Médina, qui invite les festivaliers à vivre l’expérience des vieux souks et de l’ambiance des quartiers de Bagdad, de Casablanca ou de Bangkok. Il s’agit de se plonger au cœur de ces espaces si caractéristiques des grandes villes orientales. Dans une cacophonie bien orchestrée, les visiteurs vont de découvertes en découvertes à travers des rencontres des plus improbables. Placés au centre de l’animation, les spectateurs peuvent participer gratuitement à des ateliers divers et variés pour petits et grands : danse, conte, poésie, calligraphie, broderie palestinienne, peinture sur soie, et bien plus encore.

Cette année le festival Orientalys promet à ses visiteurs de les emporter dans un tourbillon de spectacles. Ils pourront ainsi découvrir ou redécouvrir sur la scène Médina : la danse indienne avec les chorégraphies mêlant le traditionnel au moderne avec la chorégraphe Puja Amin, des défilés de mode du Nord de l’Afrique, les calligraphies lumineuses du tunisien Karim Jabbari, des cérémonies traditionnelles thaïlandaises ou encore une soirée sous la tente avec un live de musique du désert.

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Chaque journée sera clôturée par des spectacles sur la Scène TD, dernière étape de ce périple à travers l’Orient. « Nous nous félicitons des partenariats de plus en plus solides avec les organismes tels que l’Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel (AARC) qui présente Cheb Anouar, de retour à Montréal spécialement pour le festival ou encore le centre culturel marocain Dar Al Maghrib qui prend en charge le volet marocain et qui présente Sami Ray, le roi du raï marocain » nous dit Ghiwa Nakhlé, directrice du festival. Plus que jamais attachée à la collaboration entre artiste québécois et orientaux, le public pourra aussi assister à une représentation exceptionnelle de Nicolas Pellerin avec Abdelhak Benmedjebari le bassiste du groupe Grooz, ou encore la brillante Briga, qui donnera le coup d’envoi de ces quatre jours de folie avec sa musique aux multiples influences orientales et occidentales.

« Orientalys est définitivement bien installé à Montréal en s’appuyant sur de multiples partenaires privés, publics, médiatiques et culturels » indique Nakhlé. Il importe particulièrement à son équipe de pouvoir composer avec le riche tissu associatif présent sur le territoire. Le festival a pour vocation de participer activement à la communion de la pluralité grâce à l’interaction des acteurs en présence, en laissant place à la spontanéité. En bref, de montrer au monde une Montréal vivante, dynamique et harmonieuse pour un 375e anniversaire pleinement réussi.

Article rédigé par l’équipe du festival Orientalys

Variétés
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Festival Présence autochtone

À chaque année, lorsque le début du mois d’août arrive et que le maïs est un délice, je découvre, sur la Place des Festivals, tout un éventail de cultures, de saveurs et d’artisanats en provenance des Premières Nations du Canada et des Amériques. C’est pendant le Festival Présence autochtone qu’on peut découvrir, entre autres, des œuvres cinématographiques qui abordent les réalités, l’imaginaire et les mythes des peuples habitant des territoires autochtones parfois « non cédés », comme c’est le cas de Tiohtià:ke (Montréal en langue Mohawk), lieu de rassemblement et de commerce. À chaque année, c’est une occasion unique pour moi de faire le point sur les tendances et les réalités des communautés qui y sont conviées et d’être témoin de leurs prestations artistiques. Il y a tant à découvrir devant le grand tipi, la tortue, les caribous et les sapins baumiers qui modifient si agréablement cette place montréalaise rebaptisée Place du Makushan l’année dernière, selon un acte de Toponymie sauvage, qui signifie « place de la fête ». Le moment fort de cette année a été Ioskeha et Tawiscara : le grand Jeu de la création, théâtre épique inspiré de la cosmogonie traditionnelle avec des marionnettes géantes, danseurs et musique des Buffalo Hat Singers et du DJ Ziibiwan.

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Pour la septième édition, le défilé de l’amitié Nuestroamericana démontre que Montréal est la ville par excellence où se rassemblent et se côtoient des gens venant de tous les horizons et qui montre avec fierté les coutumes issues de leurs identités singulières.

Le mardi 8 août à Concordia, François Girard va nous parler du film emblématique du 375e anniversaire de Montréal : Hochelaga, terre des Âmes en présence de collaborateurs autochtones. C’est une rencontre que je ne manquerai pas et qui est dans l’esprit de ce festival! Les films au programme sont des fenêtres ouvertes sur le monde et en plus, certaines séances sont gratuites. J’ai hâte de découvrir le documentaire Rumble, the Indians who rocked the World le mercredi 9 août au Cinéma du Parc – un des films qu’il faut voir. Pour clore les festivités, rendez-vous à 23 h au Catalyseur d’imaginaires urbains le mercredi 9 août.

Article rédigé par Jacques Galois

Variétés
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Créateurs en liberté !

Du 6 au 17 septembre 2016, des artisans de réflexions, de rires, d’émotions et d’émerveillement investissent Montréal. Provocation, sensibilité et humour se côtoient pour la 14e édition du Festival Quartiers Danses (FQD) !  Un danseur changé à jamais à la suite d’un accident, un quatuor qui s’enduit de vase des pieds à la tête, un baiser langoureux qui s’étire de minute en minute et des interprètes qui se jouent des stéréotypes masculins et féminins : voilà qui promet d’offrir une large gamme d’émotions ! Cette fougueuse édition du FQD compte entre autres dans sa programmation :

Des artistes internationaux

Alex Neoral | Rio de Janeiro, Brésil

Crédit photo : Cintia Pimentel

Crédit photo : Cintia Pimentel

En performance aux États-Unis, en France, en Italie, en Allemagne et maintenant au Québec, ce jeune chorégraphe, danseur et entrepreneur remporte un franc succès auprès de divers publics par la pluralité de ses œuvres. Son spectacle culte As Cancoes que voce Dançou Pra Mim, qui clôture le FQD, a tourné et joué plus de 245 fois au Brésil, en France, en Italie, au Portugal et aux États-Unis.

Maya Orchin | New York, États-Unis

Crédit photo : Marie Letkowski

Crédit photo : Marie Letkowski

Un brin acrobate, Maya Orchin combine la danse et le théâtre dans un alliage puissant de prouesses physiques qui garderont votre regard bien ancré sur scène. Maya Orchin nous révèle Transport Fade, une œuvre hautement physique avec une combinaison de mouvements à couper le souffle!

Julie Dossavi | Poitiers, France

crédit photo : Gregory Brandel

crédit photo : Gregory Brandel

Super héroïne africaine, papillon curieux ou un corps sous l’emprise d’une cithare, Julie Dossavi parcours le monde physique et psychique à grandes enjambées !  Elle nous offre trois brillantes représentations. Deux en extérieur, gratuites : Adjalin et À chaque vent le papillon se déplace sur le saule. En salle, La JuJu, spectacle familial (dès 5 ans) déjanté dans lequel une super-héroïne voyage à travers l’espace-temps.

Des artistes locaux et nationaux

Jane Mappin | Montréal, Canada

crédit photo : Michael Slobodian

crédit photo : Michael Slobodian

Dans une trilogie poétique, Je marche à côté de moi, la chorégraphe montréalaise nous rappelle la dignité des personnes vivant avec une maladie mentale lors d’une soirée-bénéfice en collaboration avec  la Fondation de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. Les fonds recueillis seront divisés entre les deux organismes et permettront entre autres de bonifier les activités de médiation culturelle du FQD.

Jeffrey Hall | Montréal, Canada

crédit photo : Michael Slobodian

crédit photo : Michael Slobodian

Chorégraphe pour le Cirque du Soleil, Jeff Hall a su cultiver le talent d’acteurs, d’acrobates, de danseurs ou encore d’athlètes. Ses œuvres sont teintées de son parcours prolifique! Il propose en soirée d’ouverture cette année, Falling, qui rend honneur au défi et à l’histoire du chorégraphe, changé à jamais suite à un accident.

Fleuve | Espace Danse | Saint-Jean-Port-Joli

Crédit photo : Jean-Sébastien Veilleux

Crédit photo : Jean-Sébastien Veilleux

Chantal Caron sait exprimer sa sensibilité à son environnement en donnant vie à ce qui nous est familièrement immobile, à ce qui, avec lenteur, se métamorphose au fil des neiges, des eaux, des marées, des séismes, des vents…  En collaboration avec 20 figurants, Chantal Caron met en scène un quatuor d’Hommes de vase, inspiré d’éléments qui façonnent la nature tels que la neige, les marées, le soleil et les tremblements de terre.

Et plus encore !

Le FQD offre des spectacles en salle et en extérieurs gratuits, pour tous et pour tous les goûts, ainsi que des activités gratuites : projections de courts-métrages, tables-rondes, exposition photo.

Venez encourager des artistes établis, de la relève d’ici et d’ailleurs dans une atmosphère de partage et d’échange.

Suivez la programmation complète en visitant quartiersdanses.com et profitez d’un tarif réduit pour les étudiants, les aînés, les membres du RQD et les 30 ans et moins.

Vivez Montréal au rythme de la danse!

Texte rédigé par l’équipe du Festival Quartiers Danses

Danse
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Galerie Photos : Lancement Mode et Design

Mercredi soir, le prestigieux festival Mode et Design a dévoilé sa nouvelle programmation qui promet d’être pour le moins époustouflante! Du 17 au 22 août,  nous vous attendons dans le Quartier des spectacles! Cet événement d’envergure à ciel ouvert en plein cœur du centre-ville de Montréal célèbre la créativité et la culture tant à l’échelle nationale, qu’internationale. [crédit photo : Mathilde Carpentier]

 

Design Mode
Citizens! SAT

Ooh LaLa! Festival!

Le festival de Los Angeles qui célèbre la musique française débarque à la SAT le 16 octobre!

Le festival OohLaLA ! c’est l’événement francophone par excellence pour les francophiles de Los Angeles depuis 2009, il pousse les limites des découvertes en s’efforçant de présenter les meilleurs talents émergents de la France.

Cette année il s’étend à travers l’Amérique du Nord en passant par New York, San Francisco et Montréal.

Le spectacle de mardi met en vedette : Tomorrow’s World, Citizens !, Housse de Racket, Lescop

Vous aimeriez assister à ce festival unique?

Alors, dites-nous quelle est votre expression typiquement française favorite !

Exprimez-vous plus bas :

Date limite pour participer au concours : lundi, 15 octobre 2012 – 15 h

Musique

5 maisons : 5 chambres littéraires au FIL

Il était une fois un village au cœur du Quartier des spectacles, fait de cinq petites maisons. Chacune des cinq maisons est en fait une chambre littéraire, lieu à la fois intime et public, qui présente une thématique de la littérature ou de notre rapport à elle. Sur la place du village et à travers ses ruelles, le FIL vous invite à pénétrer à l’intérieur de cette cité érigée en l’honneur de l’écriture et de la lecture, une cité parfois endormie, parfois passive et libre à explorer, parfois animée de rencontres, d’ateliers et de courtes performances en interactivité. Inscrivez-vous, écrivez vous aussi au Festival international de la littérature : pas moins de 40 activités gratuites vous attendent!

Les Chambres littéraires, premier site extérieur du FIL, est une grande aventure pour le Festival.

Pour tout vous dire, pour reprendre du début, il était une fois une professeure passionnée au DESS en design d’événements de l’École de design de l’UQAM, Céline Poisson. Cette professeure affectionnait tout particulièrement la littérature, au point de mettre le Festival international de la littérature à l’étude de son cours.

Tous les étudiants de sa classe eurent à concevoir et proposer une installation qui prendrait lieu sur le parterre du Quartier des spectacles pour le FIL. Tous présentèrent des projets les plus fabuleux les uns que les autres qui témoignaient de leur époustouflante créativité! Ici on trouvait des fleurs parapluies pleines de citations, là des modules à formation mouvante, là aussi des terrains de jeux littéraires, ou encore un livre géant tombé du ciel pour nous raconter des histoires! Toutes les propositions étaient plus tentantes les unes que les autres, quand une jeune femme a présenté non pas qu’un projet, mais une histoire, dans laquelle elle racontait son propre lien à la littérature dans un espace où ses rêves devenaient cité. Il n’en fallait pas plus pour que le coeur du FIL batte en résonance.

Pour permettre à plusieurs talents de se joindre à l’aventure, le FIL a demandé à trois autres étudiants dont le travail avait été des plus inspirants de se joindre à la jeune femme. Ainsi, avec Morgane Lemetayer, Jean-Baptiste Bouillant, Mathilde Mertina et Dorothée Noirbent se sont prêtés mains fortes pour donner vie à un village éphémère, tout dédié aux mots, à la lecture, à l’écriture et aux rencontres.

Et c’est ainsi qu’il était une fois, les Chambres littéraires

Elles sont :

La Tour de Babel : Espace consacré à la lecture individuelle. Il s’agit de la bibliothèque de ce village littéraire composé de centaines de livres recueillis par le FIL et mis à la disposition du public.
La Page blanche : Espace consacré à l’écriture. Des écrivains reconnus ou en herbe pourront donner libre cours à leur imagination en laissant leurs traces sur les murs de cette chambre.

Le Jardin secret : Espace consacré surtout à l’enfance et au plaisir de se faire raconter des histoires. On pourra y écouter des lectures de contes pour enfants préenregistrées.

L’Obscure : Espace consacré à l’imaginaire littéraire. Petit cabinet de curiosités avec des objets qui évoquent tous les aspects de la littérature dans une atmosphère d’étrangeté. On pourra y écouter des lectures de textes préenregistrées.
La Théâtrale : Espace scénique consacré à la lecture publique. C’est le lieu où auront lieu des lectures de textes écrits par le public, des micros ouverts, des flash mobs mais aussi de petits spectacles acoustiques.

En plus…

La Place du village : Lieu d’accueil et de rencontres avec le public. C’est l’endroit dans le village où auront lieu, entre autres, les cercles de lecture.

Jusqu’au 30 septembre, venez faire la fête aux mots aux Chambres littéraires du FIL!

Toute la programmation ici.

Littérature
FIL

Le FIL fête ses 18 ans!

La littérature fait partie de ma vie quotidienne. Depuis l’enfance jusqu’à aujourd’hui, je n’ai jamais vécu une «journée sans livres». J’aime lire des romans, de la poésie et des essais. J’aime fouiller dans les dictionnaires et les encyclopédies. J’aime bouquiner dans les librairies et fréquenter les bibliothèques. Et ce, depuis toujours. La lecture est pour moi ce que l’écrivain Valery Larbaud appelait un «vice impuni».

Michelle Corbeil

J’ai toujours pensé que le plaisir de lire pouvait être contagieux et qu’il n’était pas réservé à un petit groupe d’initiés. Pour rendre la littérature accessible au plus grand nombre, je crois qu’il ne faut pas hésiter à la désacraliser mais sans toutefois la rabaisser. Et c’est ce que fait depuis dix-huit ans un événement comme le FIL en offrant tant aux grands lecteurs qu’aux lecteurs de demain – et peu importe leur âge, leur origine ou leur compte en banque! – une chance unique de redécouvrir des auteurs connus, d’en découvrir de nouveaux, et ce, dans des formes sans cesse réinventées et originales.

Depuis 1994, plus de 3 000 écrivains et artistes de toutes disciplines, de toutes générations et de tous horizons, ont participé à notre grande fête des mots où la littérature est mise en scène, en musique, en mouvement et en images. Au fil des ans, les festivaliers littéraires ont été de plus en plus nombreux. C’est avec fierté que nous pouvons affirmer que, lorsqu’il est question de littérature, le public est désormais au rendez-vous. Un public fidèle et curieux.

Le Festival international de la littérature (FIL) n’est pas, et ne sera jamais, un événement politique. Ce n’est ni sa mission, ni sa raison d’être. Il existe pour vous donner envie de lire davantage. Plus que jamais, en cette époque marquée par tant de bouleversements et de tensions, je crois cependant que c’est dans les livres que nous pouvons trouver des réponses à tant de nos interrogations. Les livres sont notre rempart contre toute forme d’obscurantisme. Ou encore de léthargie, ce qui n’est guère mieux. Oui, comme l’a écrit Dany Laferrière, je crois que «la lecture nous sauve de ce monstre qui tue à petit feu». Et c’est pourquoi, j’ai voulu que cette édition soit le lieu de paroles fortes et inspirantes, quelques fois rebelles et sauvages, mais toujours souveraines. On y entendra tous les bruits du monde, ceux des poètes libertaires, des écrivains amérindiens, des auteurs musiciens, des filles qui ont de la gueule, des figures incontournables de notre littérature et des jeunes qui n’ont pas peur des mots.

Si l’expérience littéraire – lire, écrire – est tout d’abord, et évidemment, solitaire, rien n’empêche que notre rapport aux mots, à la fiction ou à la poésie devienne une expérience collective en prenant d’assaut l’espace public. C’est dans cet esprit que le FIL convie les festivaliers à une expérience littéraire ludique sur le Parterre du Quartier des spectacles. Pendant toute la durée du festival, vous pourrez y visiter les «Chambres littéraires du FIL», conçues par des étudiants de l’École de design de l’UQAM, et participer aux nombreuses activités de médiation culturelle qui auront lieu sur ce site. Nous entendons ainsi (re)donner à la littérature toute la place qui lui revient dans la cité et témoigner de l’importance de la lecture dans la vie quotidienne de chaque citoyen, parce que garante d’une société plus démocratique et d’une ouverture sur le monde.

Si Montréal est aujourd’hui désignée comme Ville Unesco du design, il ne faut pas oublier qu’en 2005 elle fut aussi «capitale mondiale du livre». Nous croyons, comme tous nos partenaires de la Saison de la lecture à Montréal, qu’il est temps qu’elle redevienne vraiment «la ville de la littérature au pays», titre auquel elle a pourtant droit avec tous les écrivains et les éditeurs qui y vivent ainsi que toutes les bibliothèques et librairies qui y ont pignon sur rue.

Un vent de liberté, d’audace et de créativité flotte sur cette 18e édition et je m’en réjouis! Au moment d’écrire ces quelques lignes, je ne peux cependant m’empêcher de penser que le FIL a bien failli ne pas fêter ses 18 ans… Ce n’est plus un secret: l’année dernière, à pareille date, nous apprenions que nous perdions une part importante de notre financement public. Cela ne nous a pas empêché de vous offrir une très belle édition en 2011 mais pour la première fois, depuis sa fondation en 1994, le FIL s’est retrouvé ensuite confronté à une situation financière précaire mettant en péril son développement et son avenir.

J’ai déjà écrit que je me sentais par moment comme un Don Quichotte avec ses moulins à vent, tentant de convaincre les uns et les autres de l’importance d’un événement littéraire comme le FIL. Ce n’est plus le cas. Je tiens à remercier tous les écrivains, artistes, partenaires et donateurs ainsi que les subventionnaires qui ont soutenu le FIL tout au long de cette crise. Au cours de la dernière année, nous avons reçu des dizaines de lettres d’encouragement d’ici et d’ailleurs. Nous avons été les heureux bénéficiaires de la première soirée Coup de coeur de Renaud-Bray. Notre soirée bénéfice du mois de mars dernier a connu un immense succès qui a dépassé toutes nos espérances. Et puis, il y a eu tout récemment cette nouvelle inattendue: le Patrimoine canadien nous accorde à nouveau sa confiance en nous redonnant une partie importante du financement qui nous avait été retiré en 2011. Bien sûr, la partie n’est pas totalement gagnée pour les années à venir mais c’est avec soulagement et bonheur que nous vous accueillerons du 21 au 29 septembre 2012 au 18e Festival international de la littérature (FIL).

Je vous souhaite un excellent festival et de très belles lectures,

Michelle Corbeil
Directrice générale et artistique

PHOTOS DU LANCEMENT

Littérature

Désert Rock

Il fait une chaleur de grille-pain à Montréal. C’est la fin de l’été. Août tire à sa fin et on n’en revient pas encore de la fantastique saison estivale qu’on a eue. Après un repos bien mérité à la suite du Jazz et des Francos, je m’y remets, et pas qu’à moitié le temps d’une journée : cette fin de semaine, c’était le premier week-end du tout nouveau festival de musique à Montréal, Expérience Mtl. La Hochelagaïenne d’adoption que je suis n’aurait pu être plus ravie : des shows, des shows, des shows, une programmation plus que remplie dans un lieu qu’on se réapproprie, l’Esplanade du Stade olympique.

D’entrée de jeu, on est pas mal excités à l’idée de voir autant d’artistes qu’on chérit et on oublie rapidement que c’est un festival payant (12 $ pour la journée / gratuit* ou 6 $ avant 15 h / 30 $ par week-end). Quelques mises au point ont été/seront nécessaires : première année oblige, on apprend, il y a certes lieu de s’ajuster dans le but d’offrir une expérience optimale aux festivaliers. Après quelques imbroglios au sujet de nos accès et billets, le photographe et moi apprenons qu’une fois sur le site, impossible d’en sortir et d’y revenir sans payer de nouveau… Pas très pratique, cette règle a vite été abolie et remplacée par une belle étampe en forme de cœur pour notre grand bonheur. Yé !

Canailles

On les entendait plus que bien jusque sur la rue Hochelaga, le soleil était un peu trop de la partie et on plaignait les musiciens qui perlaient, de fort bonne humeur malgré la petitesse de la foule qui s’abreuvait allégrement de Bud à 4 $. On ne perd pas de temps; les artistes sont rodés au quart de tour : 30 minutes de prestation chacun, 14 minutes de changement de set et hop, on passe au suivant ! Format davantage showcase que spectacle complet, les performances des musiciens ne donnent pas lieu de s’ennuyer; ça commence à peine qu’ils nous disent déjà au revoir… Se sont ainsi succédés sur scène, à la vitesse de l’éclair sous la bannière du Cabaret du Musée du rock’n’roll du Québec : Les Revenants, Le Kid et les Marinellis, Canailles, Alaclair Ensemble, Les Sexareenos, Malajube et Galaxie, coincés entre 16 h 45 et 22 h.

Le Kid et les Marinellis

D’environ 40 personnes pour l’ouverture sonnée par Les Revenants, on est passés à peut-être 200-300 un peu plus tard pour Malajube… une occasion inespérée quand on connaît la popularité du groupe ! Il y a lieu de se questionner sur la portée de l’événement qui, quoique des plus intéressants, n’a semble-t-il pas été très publicisé/médiatisé…

Malajube

C’est en fin de soirée, en passant à côté de L’Express du Musée du rock’n’roll (un beau bus des années 90 trafiqué en musée mobile), que j’en ai profité pour engager un brin de jasette avec Patrice Caron, Directeur général et Conservateur du Musée du rock’n’roll du Québec, celui-là même derrière la programmation des deux premières journées d’Expérience Mtl. « Organisme dédié à la préservation du patrimoine, à sa mise en valeur et à la survie de ce courant musical, le Musée du rock’n’roll a été fondé pour célébrer son histoire et contribuer à ce que celle-ci continue à s’écrire le plus longtemps possible. » Bref, initié par quelques passionnés de l’histoire de la musique du Québec, le Musée, faute de subventions pour s’établir dans un lieu fixe, tente par ses propres moyens de léguer l’héritage du rock’n’roll québécois en sillonnant la province par le biais d’expositions thématiques, d’événements ponctuels, de concerts à tout casser… comme ceux de vendredi et de samedi. Patrice Caron, donc, de ses yeux bleus étincelants, en quelques minutes à peine, a su me communiquer tout son amour pour le rock québécois. Et sa déception aussi, de voir comme son histoire sombre dans l’oubli, faute de soutien.

Patrice Caron

Ainsi donc, il s’est retrouvé sur le tard avec des tas de billets à ne plus savoir quoi en faire pour les deux journées rock’n’roll du festival, il s’est désolé que, sur certaines radios, on annonçait le début des festivités pour 19 h et que nombreuses sont les personnes à avoir lu un encart dans Le Devoir seulement le matin même… Extrêmement dommage pour les groupes qui passaient avant et qui se sont donnés plus qu’à fond pour une poignée de fans. Espérons qu’il y eut plus de monde le lendemain, alors que la programmation était tout aussi alléchante : Pagliaro, Grim Skunk, Artist of the year, Les Goules, Solids, Uncle Bad Touch, Hey Sugar, Brutal Chérie, Hugo Mudie et Fred Jacques. Et le week-end prochain est loin d’être en reste : Duchess Says, Atari Teenage Riot, Jeff Barbara, Jah Cutta, Koriass, Public Ennemy, pour ne nommer qu’eux, en plus de la panoplie d’autres activités organisées pour ces cinq journées à l’ombre (où ça ?) du grand mât : école du rock’n’roll, mini Maker Faire, compétition de cartes postales, école du skate, journée hip-hop… Une diversité éclectique qui, il y a fort à parier, contribuera certainement à remettre « Hochelag Beach » sur la map du Montréal culturellement in.

Galaxie

Pour consulter l’album photo complet

Expérience Montréal
Vendredi 24, samedi 25, dimanche 26, vendredi 31 août et samedi 1er septembre 2012
Métro Pie-IX

*Laissez-passer gratuits dans quelques commerces d’Hochelaga Maisonneuve.

Photos : Sébastien Lavallée

Musique

(An) Jamaican Jubilee

To all of you who thought the Jamaican wave was going to slow down after the Olympics, think again, Montrealers! Until Sunday, the Old Port is hosting the 9th edition of the Montreal International Reggae Festival; that is a three-day party with good music, good food and more!

Once again, centered around the theme « United Against Violence », this edition is even more exciting as the Caribbean island is also celebrating its 50th year of independence. This year’s rich and eclectic line-up presents a great overview of Jamaican artists and genre from yesterday and today.

On Friday, the festivities will open will local acts like the one and only DJ Poirier, one of Quebec’s most creative DJs who is also a real connoisseur of the West-Indian musical scene. Signed to London-based Ninja Tune label, DJ Poirier needs no introduction; a veteran of Montreal’s dance and club scenes! Poirier has been experimenting with hip-hop, electro, crunk, rock and dancehall (and much more) for many years. One thing is for sure, when Poirier is on the mix, the crowd goes wild! Other Canadian artists include Jamhaitian and C-Kool Slim. Also, the artist formerly known as Baby Cham will perform all of his biggest hits, including the classic Ghetto Story.

Saturday is solely dedicated to Dancehall and the festival decided to invite la crème de la crème of the genre, many of which performed at this July’s 20th edition of the Reggae Sumfest2012 in Montego Bay. Performers like Popcaan, Konshens, Khago, Christopher Martin and Assassin will fire up the stage with their up-beat tracks and make you dance and sweat for hours.

On Sunday, things will slow down just a bit with performances by newcomer, crooner Romain Virgo, vocalist Tarrus Riley and finally, Jimmy Cliff! The reggae icon will present his first EP in 8 years, the critically acclaimed Rebirth. After a lengthy detour in the pop, radio-friendly world, this album marks the (long-awaited) return of Cliff to its ska and reggae roots. We can expect a raw and colorful set from an artist who’s been performing and touring for over 5 decades. Born in Saint-James, Jamaica, Jimmy Cliff is a true veteran of the Jamaican musical scene, having released more than 25 albums. The 64-year-old singer whose hit singles include the 1962 track Miss Jamaica, Many rivers to cross, Reggae Night rose to fame in the late 1960 after signing to Island Record. His contribution to Jamaican culture is certainly not limited to music as Cliff also starred in the now classic 1972 flick, The Harder They Come, in which he played the main character Ivanhoe « Ivan » Martin. In the subsequent years, Cliff toured, performed in Europe, Asia and North America where his music brought him awards and accolades from the public and the industry alike. And in 2010, he joined the Rock and Roll Hall of Fame. For this particular performance, Jimmy Cliff will be backed up by Tarrus Riley’s talented band Black Soil band. The festival organizers couldn’t have found a better ambassador than Jimmy Cliff to close this 9th edition!

Founded in 2002, the Montreal International Reggae Festival has now become one of North America’s largest reggae festivals and it seems that the organizers are not resting on their laurels. The preparations for next year’s edition are well underway, and the 10 year anniversary will be rich and full of amazing surprises!

Musique

Rencontre au soleil avec Birdy Nam Nam

Neuf mois après avoir attaqué la tournée de leur troisième album, Defiant Order, à Montréal, les Français de Birdy Nam Nam se préparent à chauffer les planches d’Osheaga ce vendredi. De passage dans le sud de la France à l’occasion du Big festival de Biarritz à la fin juillet, on a profité du soleil plombant pour s’arrêter un moment et faire le point.

Survivants de trois mois de pluie parisienne, les quatre Djs de Birdy Nam Nam étaient pour le moins ravis de se retrouver face à  l’immensité de l’Atlantique, les fesses fumantes sur des escaliers de pierre. « C’est ici, il y a 13 ans, que j’ai fumé mon premier joint – devant un concert des Beach Boys – alors que je faisais une tournée en tant que dj. » se remémore Dj Pone avant de s’exclamer de bonheur au passage d’une volée de goélands.

Loin d’être des moussaillons de l’électro, les garçons se sont tous rencontrés au fil des différents championnats de France de Djs. D’abord connus sous le nom de Scratch Action Hiro, ils furent en 2002 sacrés champions du monde de Djs en équipe au concours DMC. Inutile de dire, donc, que les gars savent se défendre sur les platines, mais aussi et surtout que les Birdy Nam Nam supportent mal le statut quo.  « On cherche tous à progresser individuellement, ce qui nous apporte des cartouches en plus, mais surtout on s’intéresse énormément à la musique. Les courants vont extrêmement vite aujourd’hui et on est entourés de gens hyper talentueux qui nous donnent envie d’aller plus loin. Mais la vérité, c’est qu’on a toujours cherché à mettre la technique de côté pour faire passer la musicalité. C’est exactement pour ça qu’on est sortis du circuit des « compètes » : pour exprimer de la musique sans avoir à s’attacher à la manière dont elle était produite. »

Ainsi, après neuf mois de concerts, Defiant Order sur scène a subi de grandes mutations. «Avant de lâcher un show, on compte trois mois de répètes, et ensuite c’est un peu comme du bon vin (sauf que le vin t’as rien à foutre pour qu’il devienne meilleur sauf te retenir de le boire) : plus ça va dans le temps, plus on joue, plus on se rend compte des trucs qui le font ou pas. Mais c’est très long : six ou sept mois. On avait une base de show en juillet dernier et on est encore en train de changer des trucs. »

Une chose est certaine, le public montréalais aura droit au remix de la vedette du dubstep Skrillex, qui en une semaine s’est hissé au numéro un du palmarès électronique d’iTune USA. « On se raccroche à ce qu’on peut – c’est très moderne que de quantifier la musique comme ça -, mais le fait que le public américain nous découvre nous touche beaucoup. C’est un peu quelque chose dont on rêvait et l’album qui est sorti l’année dernière en France va pouvoir avoir une dimension internationale qu’il n’avait pas eue. Ce n’est pas un accomplissement parce qu’on a encore tout à faire, mais c’est une chance énorme et on est ravis. »

Si le EP (maxi) comportant des remix de Skrillex et de Pelican Fly était mis sur le marché le 16 juillet dernier, les plus patients auront bientôt un album entier de remix à se mettre sous la dent. Un trentaine de remix des morceaux de Defiant Order sera téléchargeable gratuitement au courant du mois d’août sur le www.birdynamnam.com.

En attendant, Birdy Nam Nam promet d’en mettre plein la vue à ceux qui se déplaceront vendredi à Osheaga. Mais attention, les billets de cette journée qui propose aussi Sigur Ros, MGMT, Construct et Justice s’envolent vite : moins de 1 500 places sont encore invendues pour cette chaude journée d’ouverture.

Site : www.birdynamnam.com
Info : Osheaga

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