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Festival International Nuits d’Afrique

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Galerie photo : Meiway & Le Zo Gang

Hier avait lieu la dernière soirée du Festival International Nuits d’Afrique et pour clôturer cette 30e édition, le festival avait invité Meiway & Le Zo Gang sur la scène Loto-Québec. Meiway, une des plus belles voix du continent africain, offrait aux spectateurs différents folklores du sud de la Côte d’Ivoire habillé de sons modernes.

 

Musique
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Voyage multiculturel et innovation au rendez-vous : Festival International Nuits d’Afrique

Le 12 juillet prochain, le Festival International Nuits d’Afrique soufflera ses 30 bougies. Une édition qui promet et qui réserve aux amoureux de la musique du monde, une programmation diversifiée et innovante pour célébrer cette 30e édition. Suivi de mon entrevue avec le porte-parole de l’évènement, Herby Moreau.

« Les Nuits d’Afrique est le festival qui ressemble le plus à Montréal par son aspect multiculturel. C’est un festival qui permet aux Québécois de souche et d’adoption de pouvoir voyager dans leur propre ville et de voyager en musique. C’est aussi une occasion de bouger et de s’éclater» mentionne Herby Moreau, porte-parole de la 30e édition du festival.

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Moreau n’est pas à sa première fois en tant que porte-parole de l’évènement, toutefois, il avait passé le flambeau à d’autres pour mieux le reprendre en cette année bien spéciale. « Je fais partie de la famille de Nuits d’Afrique. C’était une année charnière et importante et ça me fait plaisir d’être de retour pour cette grande occasion! » mentionne-t-il.

L’évènement risque effectivement d’attirer la foule. La programmation  propose pas moins de 700 artistes venus de 35 pays différents, en passant des pays africains à l’Amérique latine. Plus de 110 concerts et activités prévues à l’horaire.

« Le festival s’effectue en 2 temps. Le 1er temps se déroule en salle. Des concerts sont présentés dans différentes salles de Montréal, dont le Balatou, le Métropolis, et la Sala Rossa. En 2e temps, à partir du 19 juillet, il y aura des concerts extérieurs gratuits tous les soirs, et ce pendant 6 jours », indique Moreau. Une 6e journée s’est ajoutée pour sa 30e édition afin de rendre à tous encore plus accessible la musique du monde. « Les concerts auront lieu au Parterre du Quartier des spectacles, en face de la Maison symphonique, dans le Village des Nuits d’Afrique. Il y aura aussi des kiosques avec de la nourriture et de l’art africain ainsi qu’un espace dédiée aux familles.», reprend-il. En effet, le Village Nuits d’Afrique a été agrandi et enrichi cette année pour donner une expérience unique aux festivaliers. On peut entre autres participer à des ateliers à ciel ouvert afin d’apprendre les rudiments des instruments traditionnels et danses africaines et latines.

Les festivaliers auront l’embarras du choix concernant les concerts. En effet, 8 séries de spectacles sont prévues dont une nouvelle catégorie qui a vu le jour cette année soit, la série « Les Voix du Monde ». Cette série met en lumière les artistes qui utilisent leur voix comme instrument de leur art. Chaque série propose un concept différent et célèbre toutes les tendances des musiques du monde en passant de l’electro-reggae à la pop métissée.

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On ne peut passer à côté de l’hommage qui sera rendu à l’artiste emblématique Manu Dibango, père du célèbre titre Soul MaKossa, qui a grandement influencé l’histoire de la musique du monde et qui a été à maintes reprises parrain du festival. À noter à votre agenda, la performance de Rachid Taha le 13 juillet prochain. «Taha est une sommité en Afrique du Nord en matière de musique rïe. C’est les 30 ans des Nuits d’Afrique, mais c’est aussi les 30 ans du raï. Comme Taha est une bête de scène, ce sera tout un spectacle » mentionne Moreau. L’énergie puissante de Tabou Combo, le doux folk de Yael Naim et le blues touareg mystérieux de Faris font également partie des coups de cœur de la programmation d’Herby Moreau. Toutefois, le porte-parole se laisse aller à la découverte et s’imprègne par l’ambiance du festival.

Autre nouveauté cette année, le nouvel Espace Agor’Afrique. « L’Agor’Afrique offre une panoplie d’activités, des minis concerts, des ateliers participatifs. C’est une expérience immersive. Il y a vraiment des activités pour tout le monde. C’est une bonne façon de faire connaître une autre culture aux enfants québécois et de faire connaître la culture d’où ils viennent aux enfants de 2e génération qui n’ont pas eu la chance de retourner au pays » partage le porte-parole.

« Tout ça a commencé il y a 30 ans devant le Balattou et là, depuis quelques années, le festival a pris sa place au cœur du Quartier des spectacles», mentionne Moreau à propos de l’histoire de cet évènement maintenant reconnu sur la scène internationale.

Pour en savoir plus sur la programmation du Festival International Nuits d’Afrique qui aura lieu du 12 au 24 juillet prochain au Quartier des spectacles, rendez-vous sur La Vitrine.

 

 

 

Musique
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À l’aube des Nuits d’Afrique : Entretien avec Stefie Shock

Difficile de croire que le Festival International Nuits d’Afrique a débuté en 1987 dans un bar de quartier, le Club Balattou, tant la renommée de ce festival est importante sur la scène internationale aujourd’hui. Devant son immense succès, il s’est promené du Club Balattou au boulevard St-Laurent, puis sur la place Émilie-Gamelin pour finalement atterrir au Quartier des spectacles où ce dernier peut accueillir plus de 100 000 voyageurs venus se dépayser. À l’aube de cette 29e édition du Festival International Nuits d’Afrique accueillant quelque 650 artistes de 35 pays, je m’entretiens avec Stefie Shock, porte-parole et passionné des musiques du monde.

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As-tu déjà mis le pied en sol africain?

Une seule fois, je suis allé jouer dans un festival au Mali. C’était un festival humanitaire autour du coton et des artisans du coton. Ils se réunissent à Bamako en mars toutes les années et la musique est un bon prétexte pour emmener les gens. C’était principalement des musiciens et des chanteurs africains, moi j’étais le représentant de l’Amérique du Nord. C’était spécial de faire partie de ce festival, je détonnais disons franchement parmi les artistes qui étaient là, mais j’aime ça détonner donc j’étais servi!

Quand on pense au Festival International Nuits d’Afrique, la musique sonne chaleureuse, conviviale, dansante et imprégnée d’histoires, est-ce une musique qui rejoint la tienne?

Oui, parce que j’ai toujours eu des influences de musiques tropicales, de musiques africaines et j’ai mélangé ça à d’autres influences que j’aie et ça a souvent donné une musique qui a des allures rythmiques, qui rappelle certaines de ces musiques-là.

Tu as la chance d’échanger avec des artistes d’une trentaine de pays, ce festival est-il aussi un tremplin pour leur carrière franco-canadienne ou encore un lieu de nouvelles collaborations?

Il y en a qui sont venus souvent, qui ont pu profiter de ce qu’on peut appeler un tremplin par le passé et qui reviennent justement. Ils se sont faits connaître par le festival et il y en a qu’on voit cette année pour la première fois et on ne sait jamais. Il y aura toujours des gens qui vont toucher du monde, on va se rappeler d’eux et vont être réinvités. C’est un gros festival qui est attendu et il y a des noms qu’on ne connait pas qui suscitent de la curiosité, donc à partir de là tout est possible.

Le festival est divisé en plusieurs «séries», quest-ce qui les distingue?

Il y a différentes salles et chaque salle a une thématique. Par exemple, il y a une salle intime comme le Gesù, où on peut voir justement les concerts dans une certaine intimité. Il y a une série où le croisement et le métissage des styles sont à l’honneur, ceux-ci sont de plus en plus nombreux et sont issus de collaborations et de découvertes qui donnent des sonorités nouvelles. Il y a aussi une série de DJ qui est un peu ce qu’on appelle la World 2.0, le côté plus électro qui se sert justement de sonorités traditionnelles pour les mélanger à de l’électronique, ils seront à la Sala Rossa. Il y a aussi la série qu’on appelle Rythmes d’ailleurs, où les artistes montréalais d’origines diverses sont à l’honneur, donc une saveur locale. C’est des sons qui viennent de chez nous et chez nous c’est partout en fait et c’est la beauté des grandes villes comme Montréal.

Pour ceux qui feront leurs premiers pas au festival et qui cherchent des valeurs sûres, qui va-t-on écouter?

C’est une question de goût mais je peux vous donner les miens! C’est sûr que la Nuit de la Kora, le 10 Juillet, pour ceux qui aiment cet instrument, c’est fascinant! C’est une sonorité typiquement africaine, c’est quasiment céleste tout en étant très rythmée. C’est du beau! Il y a le groupe Ondatropica qui fait partie certainement de mes coups de cœur du festival et Chico Trujillo que je ne connaissais pas, mais avec leur nouvelle chanson qu’on entend sur la compilation de Nuits d’Afrique, je ne voudrais pas manquer ça! C’est le genre de groupe de métissage un peu comme Ondatropica, un mélange de cumbia et de musique jamaïcaine. Il y a Paulo Flores de l’Angola qui est une valeur sûre. C’est aussi le retour d’Antibalas pour ceux qui aiment l’afrobeat, un des groupes phares de ce style. Il y a aussi un groupe de Montréal que je ne veux pas manquer, le Gypsy Kumbia Orchestra, un croisement qu’on entend depuis quelques années, qui moi m’a toujours plu, de musique colombienne et d’Europe de l’est, de musique des Balkans. Je trouve ça très fascinant, c’est un show gratuit et c’est le 19 juillet.

J’ai également entendu parler du Village des Nuits d’Afrique, ça me semble être le parfait événement pour toucher et goûter à plusieurs cultures. Quelles activités peut-on retrouver?

C’est un événement très estival et familial, il y a de tout, des musiciens, des danseurs et des acrobates en performance. Il y a aussi des ateliers de danse et de musique et des aires de restauration où on sert des mets typiquement africains ou d’influences africaines. Il y a un marché appelé Tombouctou avec des artisans, on se sent comme dans un souk, avec des disquaires qui ont une sélection qu’on ne retrouve pas nécessairement ici. Faut voir ça comme un tout mini microcontinent africain organisé sur la Place-des-festivals. C’est grouillant!

Coups de cœur d’artiste

Quel est ton deuxième festival de prédilection à Montréal?

Je vais donner une réponse teintée de favoritisme me concernant, c’est sûr que c’est les Francofolies!

Si tu veux écouter de la musique africaine toute l’année dans la métropole, où est-ce que tes pieds vont te mener?

Au Balattou! Je ne sors pas souvent, mais quand je sors et que j’ai envie d’entendre un bon DJ, le Balattou c’est bon! Et pour entendre des groupes live, Les Bobards, où la musique du monde est toujours mise en valeur.

Quel artiste montréalais te ferait faire la ligne pendant deux heures pour avoir des billets?

Il n’y a pas d’artiste d’où que ce soit qui me ferait faire pendant deux heures la ligne mais si je joue le jeu de la question, je vais renommer le groupe Gypsy Kumbia Orchestra!

Peux-tu me nommer un film que tu as vu récemment qui t’a fait oublier ton steak sur ton barbecue?

La semaine dernière j’ai vu le film le Duel de Steven Spielberg. C’est un film prenant de poursuite que j’avais jamais vu et qui est devenu instantanément un film culte pour moi. Je n’ai pas de barbecue, mais si j’en avais eu un, mon steak aurait brulé certainement!
Selon toi, ça ressemble à quoi une nuit en Afrique?

Ça dépend on est où, mais si j’y vais de l’expérience que j’ai vécu où j’étais au Mali, une nuit d’Afrique ça ressemble à de la poussière de sable dans le ciel, tout simplement.

La 29è édition du Festival International Nuits d’Afrique aura lieu du 7 au 19 juillet.

 

 

Musique
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La chaleur épicée des Nuits d’Afrique se poursuit !

Salut, tout le monde :jambo, salama? (« Bonjour, ça va bien? » en swahili); Eh bien, de mon côté : Salama très bien!

Juillet remplit ses promesses de chaleur épicée : le Festival International Nuits d’Afrique commence enfin ce mardi, 8 juillet, au Club Balatou, le coeur même de la grande aventure africaine à Montréal. C’est le Mozambique qui nous invite à déguster Banda Kakana, ses rythmes traditionnels mêlés d’Afro, de Rock et de Jazz où bouillonnent les accents de créole portugais.

Cette mise en bouche nous permet de décoler pour l’Afrique dès le lendemain, mercredi 9 juillet, avec notre parrain, l’ivoirien qui voit loin : Tiken Jah Fakoly. Son dernier album, déjà un succès, s’envole avec « Dernier Appel », une invitation à la conscience et l’éveil africains sur un Reggae savoureux dont il a le secret. Tiken Jah  sera à l’Olympia de Montréal (et moi aussi pour le voir!) à 20h30. Mais ce n’est pas tout : au Club Balatou dès 21h on va se régaler avec Yao, slameur d’origine togolaise, enraciné en Ontario, qui nous emballe avec son slam teinté de Blues qui lui a valu le prix Étoile-Galaxie.

La semaine sera folle, comment choisir entre tous ces spectacles? Je vais devoir tirer cela aux dés ou, mieux encore, me faire lire les cauris pour savoir à quel saint me vouer. Jeudi, 10 juillet, au Cabaret du Mile-End, j’ai envie de goûter à l’ambiance festive et à l’éthiogroove de Debo Band, une fanfare résolument avant-gardiste aux racines éthiopiennes et aux branches totalement world.

C’est aussi le coup d’envoi de la série Nuits d’Afrique Sound System World 2.0 : Uproot Andy et Djs Masala vont faire trembler la Sala Rossa dès 21h30 avec des remix tropicaux puissants – mais moi qui suis plus tranquille – mais pas mémère!!! – j’irai plutôt déguster la rencontre éclatée et virtuose de Joe Driscoll et Sékou Kouyaté, un duo insolite composé d’un britannique et d’un guinéen, frottant les riffs d’une kora électrisante à des rythmes urbains, créant un Afro-Blues revigorant, trempé de Hip-Hop et de Folk. Oui oui oui, c’est tout à fait ma tasse de cacao, ça!

Los Van Van

Los Van Van

Avec un peu de chance je naurai pas trop abusé des bonnes choses et je serai super en forme le vendredi, 11 juillet, pour une soirée salsa de première classe au Métropolis dès 20h30 avec les mythiques Los Van Van, ces Rolling Stones de la salsa qui nous arrivent de Cuba et qui fêtent leurs 45 ans d’une carrière fulgurante. J’y vais avec ma copine Tina, salsera accomplie et photographe hors-pair, dans l’espoir de me faire inviter à danser et faire semblant de savoir le faire! Eh oui, il suffit d’un bon danseur, on a qu’à suivre, je vous assure! Pendant ce temps-là, au Cabaret du Mile-End, si on n’est pas branché salsa, on profite de la Série Urban Africa avec Nomadic Massive, groupe Hip-Hop bourré d’une énergie irrésistible et contagieuse, multilingue, inclassable et franchement cool!

Au National, samedi 12 juillet, deux occasions à ne pas rater, selon l’humeur du moment. Pour les mélomanes, le poète kabyle Cheikh Sidi Bémol nous présente son nouvel album qu’il promène partout en Europe lors d’une grande tournée : il fait escale au Cabaret du Mile-End pour mieux nous enchanter, Pour les fans de sound system, gros son et textes forts, la Guadeloupe nous prête Admiral T, le dandy engagé, porte-parole d’une jeunesse défavorisée, qui, avec son débit ahurissant, nous livre sa poésie urbaine et ses formules choc sous les rythmes de Reggae Dancehall taché d’Electro, R&B et Soca.

Dimanche, ça va faire tellement du bien de retourner au Balatou pour écouter Ernesto Dabo! On pourra se reposer de toutes ses sensations fortes avec une musique ondoyante, une voix au velours légèrement éraillée et la beauté du créole de Guinée-Bissau…

Et, bien sûr, il sera temps de raconter à nos amis les trésors musicaux que nous aurons savourés… tout en gardant du jus pour la semaine suivante, car ce n’est pas fini! Dès lundi 14 juillet, il y aura la bête de scène Féfé! Et dire que du mercredi 16 juillet, s’ouvrira le Village des Nuits d’Afrique…

Bon, je ne vous en dis pas plus : on se voit là-bas, je vous tiens au courant en tweetant et en bloguant, à moins que je n’oublie tous mes devoirs en dansant… Kwaheri!

C’est signé Bia 

Musique
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Illuminer vos Nuits d’Afrique avec Bïa

Bïa tisse des ponts entre les cultures qui l’habitent, incluant celles de son Brésil natal, de la France et du Québec, où elle est maintenant établie. Que ce soit avec sa voix envoûtante et ses rythmes chauds, ou par la publication d’un roman… Elle porte souvent les textes de grands auteurs dans ses différentes langues : Félix Leclerc en portugais, Chico Buarque en français, Georges Brassens en espagnol, etc. Elle a aussi l’occasion de chanter en duo dans cet esprit de partage (Yves Duteil, Georges Moustaki, Gianmaria Testa…) et de mettre sa plume multiculturelle au service d’autres voix, notamment celles d’Henri Salvador et d’Yves Desrosiers.

En tout ce qu’elle touche, Bïa sait créer de la beauté qui fait rêver, réfléchir et sourire. Elle est cette année fière porte-parole de la 28e édition du festival International Nuits d’Afrique et, dans cet esprit, elle nous livrera durant trois mercredis, à partir d’aujourd’hui, le blogue de Bïa, qui portera les couleurs des Nuits d’Afrique.

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Chaud, très chaud: ainsi s’annonce juillet avec l’invasion de notre paysage sonore et visuel par une pléiade d’étoiles tropicales!

Le Festival International Nuits d’Afrique nous revient cette année – sa 28e – plus fort que jamais: du 8 au 20 juillet, 100 concerts et activités trippantes et ludiques, 600 artistes de 35 pays proposant une gamme de performances allant des plus profondes racines africaines aux plus modernes alchimies urbaines.

Qu’ils nous arrivent directement de Mama Africa ou de ses enfants métis – Brésil, Cuba, Haïti – les artistes qui illumineront nos Nuits d’Afrique sauront rassasier nos désirs de danse, de transe, de recueillement, de découverte ou de fête urbaine, de nuits blanches ou de journées de ballade en famille au milieu d’une explosion de couleurs, de saveurs et de musiques.

Pour mieux nous orienter dans la dégustation de ces multiples propositions, Nuits d’Afrique nous propose des séries regroupant des styles particuliers :

Série Révélations : Chez nous pour la première fois, Banda Kakana débarque du Mozambique avec son album aux irrésistibles mélanges d’Afro, Rock, Jazz et folklore portugais, Serenata, un véritable coup de cœur de notre programmation; l’Ethiopie nous régale avec Debo Band, un ensemble festif et inclassable où l’énergie de la fanfare s’inspire de traditions éthiopiennes pour mieux nous emporter dans leur envolée; mon coup de cœur personnel : Ernesto Dabo, de Guinée Bissau, avec ses rythmes chaloupés et un grain dans la voix qui vient toucher la corde sensible de ceux qui s’ennuient de Cesária… et des beaux accents du créole portugais.

Série Grands Évènements : les noms consacrés, incontournables, les Papes, quoi! Tiken Jah Fakoly, parrain du Festival, bien sûr, mais aussi Los Van Van qui valent le poids d’un voyage vers leur Cuba natal! 45 ans de route, les « Rolling Stones de la salsa » sont un must! D’Algérie, en escale chez nous en plein milieu d’une grande tournée européenne, se pose Cheikh Sidi Bémol, poète kabyle et explorateur culturel à l’âme sensible dont vient de paraître le 9e album, Âfya.

Les Soirées World 2.0 sont taillées pour les amateurs de condiments osés, avec les remix tropicaux de Uproot Andy & DJ Masala à la Sala Rossa, le débit ahurissant et les textes engagés du guadeloupéen Admiral T au National ou encore la révélation Radio-Canada, Pierre Kwenders, prince congolais de la techno qui avec DJ Massala fera trembler les murs de la Sala Rossa!

Ciselées délicatement pour les oreilles mélomanes, les soirées de la Série Prestige auront lieu au Gesù et mettent en vedette la fée éthiopienne Meklit ( prononcer Mouklit! :)), auteur-compositeur inteprète à la grâce et la douceur swinguée d’une India Arie, ainsi que deux virtuoses de la kora, la harpe africaine: un corécital réunit en effet en une même soirée Mamadou Diabaté, malien, gagnant d’un Grammy, et Zal Sissokho, sénégalais et dont la carrière internationale prend un essor formidable à l’heure actuelle.

Et tout ça sans parler des activités se déroulant à l’Agor’Afrique! Eh oui, un lieu unique de rencontres avec les artistes où l’on peut flâner, apprendre, écouter, échanger, participer et, au Marché Tombouctou, marchander pour repartir avec un bijou en cauris ou une sculpture magnifique…

Bref, entre soleil et étoiles, l’Afrique vient épicer nos jours et nos nuits, éveiller nos sens et colorer notre quartier des spectacles!

Visitez le site du Festival pour savoir tout tout tout et pour profiter des super passeports et autres prix réduits.

Moi, je vous y retrouverai dès l’ouverture le 8 juillet avec Banda Kakana au Club Balatou, et je publierai les « billets de Bïa » sur la page Facebook des Nuits d’Afrique pour des impressions sur le vif!

Kwaheri! (au revoir en swahili)

C’est signé Bïa
Envoyé en l’air

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