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Vous voulez une révolution?

Jusqu’au 9 octobre, le musée des Beaux-Arts de Montréal présente l’exposition Révolution, une rétrospective des éléments phare de la fin des années 1960.

Mouvements révolutionnaires, contre-culture, explosion musicale; en moins d’une décennie les rébellions culturelles et sociales ont marqué le monde moderne et bâti le mode de vie d’aujourd’hui. Révolution propose des tableaux qui revisitent les thèmes marquants cette époque.

Même si on aborde des sujets aussi variés que la mode, le design et les luttes sociales, la musique occupe une place prédominante dans la visite. On y vit une complète immersion musicale. À l’aide d’écouteurs, on se promène avec The Beatles, The Who, The Rolling Stones, Robert Charlebois et plusieurs autres monuments musicaux. L’univers musical changent selon le tableau ou l’œuvre devant laquelle on se trouve.

Nous sommes d’abord accueillis par les costumes portés par John Lennon en personne. On entre ensuite dans l’univers coloré du Swinging London avec ses vitrines colorées présentant minirobes et bottillons et autres accessoires mode. Dans un autre box, on se croirait chez un disquaire où on trouve les plus grands classiques de l’époque en disques vinyle, puis plonge dans le cinéma de l’époque avec extraits, images et affiches de film dont le fameux Blow-Up.

Costume porté par John Lenon

Costume porté par John Lenon

On entre ensuite dans le tableau plus sombre Dissidence. Mai 68, guerre du Viêt Nam et les Black Panthers ont mené à plusieurs mouvements de contestation partout dans le monde. Autour de nous, des pancartes aux slogans revendicateurs et des œuvres provocantes qui s’opposent à l’autorité. C’était aussi une époque de contestation féministe avec l’arrivée de la pilule et de personnages féminins décomplexés au cinéma.

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De cette révolte, on se dirige au plus marquant des moments Peace and Love de l’histoire. Dans nos oreilles, Give peace a chance accompagne les images de John Lennon et Yoko Ono pendant leur bed-in à Montréal.

On entend dans la salle d’à côté le son vrombissant d’une guitare électrique. On pousse des rideaux puis on se retrouve en plein cœur du festival de Woodstock. Un écran géant projette cette performance marquante de Jimi Hendrix pendant que nous sommes couchés sur du faux-gazon et des bean bags.

Les années 1960, c’est aussi le début de la société de consommation et de la classe moyenne. L’industrie de la publicité prend de l’ampleur et on peut le constater par des campagnes marquantes de l’époque et des objets iconiques.

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Révolution est une exposition absolument fascinante et captivante. Elle montre de façon éblouissante l’importance de ce moment charnière de notre histoire récente.

Musée Exposition
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Leonard Cohen : Un projet d’exposition d’envergure pour le MAC

C’est dans le cadre des festivités du 375ème anniversaire de Montréal que le Musée d’art contemporain et CBC-Radio-Canada unissent leur force pour nous dévoiler une exposition majeure, la première à consacrer sa programmation complète à cet artiste de renommée planétaire.

Un projet entamé depuis maintenant deux ans par ses commissaires et artistes, cette exposition se veut non seulement un hommage aux 5 décennies de travail du poète et chanteur, mais aussi une exploration de l’impact et de l’héritage que son univers a pu laissé chez les artistes contemporains. « C’est un immense honneur et un privilège pour le MAC de pouvoir présenter cette exposition et de rassembler autant d’artistes talentueux, d’ici et d’ailleurs, pour célébrer et rendre hommage à notre ambassadeur le plus illustre » dit Victor Shiffman, commissaire invité, MAC.

Pendant 123 jours d’exposition le public aura la chance d’être témoin du travail visuel, cinématographique, performatif et sonore de plus d’une quarantaine d’artistes de renommée internationale. En plus de bénéficier de 18 œuvres inédites et d’une série de concerts et évènements hors les murs, c’est une expérience immersive complète que s’apprête à vivre les montréalais.

On commencera les festivités le 7 novembre au soir avec une projection de phrases issues des textes de Cohen réalisée par Jenny Holzer et présentée au Silot no. 5 situé dans le Vieux-Port de Montréal, pour ensuite bénéficier des œuvres à l’intérieur du Musée quelques jours plus tard.

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Au menu, une expérience de réalité virtuelle sur la pièce iconique Hallelujah crée par Zach Richter, un hommage cinématographique signé Candice Breitz impliquant 18 hommes de 65 ans et plus et fans incontestés de Cohen interprétant la chanson I’m Your Man.

Également, le travail des artistes Janet Cardif et son mari George Bures Miller, sera présenté grâce à leur toute nouvelle installation intitulée : Poetry Machine ainsi que Clara Furey qui proposera l’ambitieux projet d’offrir 90 représentations d’une performance de danse ôde à la poésie de Cohen.

Ari Folman (Waltz with Bashir) se prête au jeu quant lui en créant une Depression box, endroit où les visiteurs seront invités à plonger dans l’univers émotionnel de Cohen. Un thème qui aura su inspirer John Rafman et son œuvre d’animation qui tourne autour du sentiment de l’anxiété dans l’œuvre du poète.

Le Duo de photographes montréalais Carlos et Jason Sanchez fera également parti de l’imposante programmation du Musée cette fois-ci avec une installation vidéo inspirée et montée grâce à des documents d’archives. L’œuvre présentera la relation du jeune Cohen avec son chien adoré Tinkie suivant le décès de son père.

Une exposition qui plaira aux fans, intriguera les non-initiés et fera à coup sûr replonger les montréalais dans l’univers musical, lyrique et visuel de cette énigmatique figure qui aura touché la planète entière avec sa poésie et ses chansons.

Leonard Cohen – Une brèche en toute chose /A crack in everything à l’affiche du 9 novembre 2017 au 9 avril 2018 au Musée d’art contemporain de Montréal.

Musée Exposition
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Les Jeux olympiques de 1976: une aventure d’hier à aujourd’hui

Alors que les Jeux olympiques d’été de Rio de Janeiro commenceront dans à peine quelques jours et que plusieurs seront rivés sur leur téléviseur, le Parc olympique de Montréal vous propose cet été de replonger 40 ans en arrière, au moment des premières olympiades d’été du Canada.

Le 17 juillet 1976 précisément, Montréal accueillait 6084 athlètes, de 92 pays différents, venus s’affronter dans 196 épreuves sportives, devant 76 000 spectateurs. Au total, on comptera 3 195 170 spectateurs et 1 milliard de téléspectateurs. Un moment historique pour la deuxième plus grande ville du Canada, qui pour l’occasion fait appel à l’architecte Roger Taillibert afin de construire le plus haut mât incliné au monde, nommé le stade olympique. En entrevue avec Cedric Essiminy, conseiller en relations publiques au Parc olympique, nous avons eu la chance de discuter de cette fabuleuse aventure qu’a connue Montréal, à travers l’exposition Souvenirs de 1976.

« J’étais encore trop jeune pour savoir c’était quoi l’ambiance à l’époque », nous confie d’abord Essiminy, « même pour quelqu’un qui a 35 ans passés, ce sont des choses nouvelles ». De manière chronologique, l’exposition nous amène à vivre l’organisation des Jeux et les 15 jours d’exaltations qui l’on suivit. « À l’époque en 76, on n’avait pas vraiment confiance en nous, en tant que Québécois, et puis c’était vraiment de se rendre compte que le monde entier débarquait chez nous. »

Au travers du parcours, les visiteurs sont invités à découvrir des récits, des anecdotes, des artéfacts, des images d’archives, des documents écrits, et même des exploits filmés de figures marquantes. C’est effectivement en 1976 à Montréal que la jeune roumaine de 14 ans, Nadia Comaneci, atteint une note parfaite aux barres asymétriques, et que Bruce Jenner, maintenant connue sous le nom de Caitlyn Jenner, accomplit au décathlon une performance épique, inscrivant dès lors un nouveau record du monde.

Exposition au Musée Dufresne-Nincheri

Exposition au Musée Dufresne-Nincheri

Voir grand, faire grand

À l’instar de l’Exposition universelle de 1967, les Jeux olympiques de Montréal sont nés de l’esprit ambitieux du maire Jean Drapeau, celui-là même qui assurera dès le départ aux citoyens qu’« il est aussi impossible pour les Jeux olympiques de Montréal de produire un déficit que pour un homme de devenir enceint[e] ». Une affirmation qui s’avèrera malheureusement fausse.

Les Jeux ne se sont effectivement pas réalisés sans embuche. Prenant du retard dans la construction en raison de grèves ouvrières, de la complexité architecturale et de l’augmentation imprévue des prix des matériaux, le mât du stade sera complété qu’en 1987, soit après les Jeux olympiques. « En 75, il n’y avait pratiquement rien. On était tellement dernière minute que la veille de l’ouverture des Jeux on posait le gazon ! », nous lance Essiminy en riant. Entretemps, Drapeau, qui s’était désigné maitre de chantier, se fera remplacer par la RIO (Régie des installations olympiques), un organisme paragouvernemental créé spécialement pour régler la situation.

Il faut dire qu’à l’époque c’était pratiquement inimaginable de recevoir un tel évènement au Québec, surtout lorsqu’on se l’était vu refuser déjà 3 fois auparavant. « Les organisateurs étaient dans la jeune vingtaine, ils ne savaient pas dans quoi ils s’embarquaient. Celle qui s’occupait de la gymnastique nous a dit : “on a reçu le cahier de charge qui provenait de Munich, tout rédigé en allemand. On a regardé ça, personne ne savait lire l’allemand, on l’a pris et on s’est lancé.” »

Les Bâtisseurs à la Maison de la culture Maisonneuve

Les Bâtisseurs à la Maison de la culture Maisonneuve

Revivre les olympiades de Montréal

L’exposition met en évidence les faits saillants généralement oubliés. Plusieurs tensions sociales et politiques sont évoquées, notamment le boycottage des Jeux par les pays africains, en raison de la participation de la Nouvelle-Zélande. Cette dernière avait envoyé une équipe de rugby en Afrique du Sud, pays très marqué au cours du XXe siècle par l’apartheid.

C’est également la chance de revivre, par l’entremise de textes ou d’installations vidéos, des performances et de découvrir certains athlètes oubliés. C’est le cas du gymnaste Nikolai Andrianov, qui s’est vu attribuer 7 médailles dont 4 d’or, soit plus que quiconque à Montréal, de même que de Nelli Kim, qui a obtenu une note parfaite après Comaneci.

Pour ceux qui souhaiteraient même incarner un athlète, une expérience de réalité virtuelle, vous mettant dans la peau d’un plongeur de 10m, vous est proposée. De quoi faire frissonner les petits comme les grands !

Ce qu’il reste de 1976

Les Jeux de 1976 ont véritablement marqué le Québec. Une fois qu’ils se sont terminés, le COJO (Comité organisationnelle des Jeux olympiques) a donné ses installations à la RIO, ce qui a permis le déploiement de fédérations sportives.

Qu’on en parle en bien, qu’on en parle en mal, il fait nul doute que Montréal ne serait pas ce qu’elle est sans son stade, devenu au fil des ans une figure emblématique. « Rares sont les installations de cette envergure qui 40 ans après sont encore en mesure de servir autant qu’elles servent présentement. », exprime Essiminy. En effet, le Parc olympique accueille toutes sortes d’évènements : du sport, aux salons, des spectacles, tout y passe ! Une foule d’activités vous est offerte cet été, notamment un concert de l’Orchestre Symphonique de Montréal gratuit le 10 août prochain, le café/biergarten Les Jardineries, des food trucks les Premiers Vendredis, le festival sportif Jackalope, et bien d’autres.

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« On a tout eu ici ! », s’exclame Essiminy. En 40 ans, le stade a reçu la visite d’une kyrielle de figures marquantes : « New Kids on the Block est passé ici, Michael Jackson, les Expos, le pape Jean Paul II, Céline Dion, Diane Dufresne, Muhammad Ali, Pink Floyd, David Bowie, The Police. Tous les grands des dernières décennies sont passés ici ! »

Bien plus est à découvrir au Stade Olympique avec Souvenirs de 1976. L’exposition se déploie également au musée Dufresne-Nincheri, qui célèbre l’architecture du stade, et à la Maison de la culture Maisonneuve, qui rend hommage aux bâtisseurs.

 

Musée Exposition
In the Cold Edge(2010)_Biggs_MAC

Vues d’une fenêtre… sur l’Arctique

Du 4 octobre 2012 au 6 janvier 2013, le Musée d’art contemporain de Montréal présente deux expositions aux thématiques distinctes. La première est un bilan critique de l’œuvre de Pierre Dorion, artiste peintre québécois et s’articule autour de Chambres avec vues, une exposition présentée en 1999 dans un appartement vide donnant sur le Parc Lafontaine à Montréal. La seconde, de l’artiste brooklynoise Janet Biggs, présente 4 œuvres vidéographiques réalisées entre 2010 et 2012 dans des paysages extrêmes et des situations limitrophes.

Dans la première salle se trouve des toiles représentant des intérieurs fournies, une invitation à visiter les plus petites salles qui se trouvent à droite. Plus intimistes, la lumière diffuse éclaire des tableaux évoquant des souvenirs, parcelles de lieu déjà visités. Débute les portes, les fenêtres, les ouvertures, vues de l’intérieur ou de l’extérieur. Une série d’objets quotidiens agencés. La mise en espace de ce qui nous entoure, de ce que nous voyons, ou de ce que nous ne voyons plus, tous les jours. Les salles s’ouvrent, les toiles s’organisent en triptyques, et elles se dépouillent. L’exposition a été conceptualisée autour de la pratique actuelle du peintre. Elle matérialise la problématique de l’installation et de l’accrochage qu’exploite l’artiste.

Cette problématique est rendue à travers le choix de la disposition des œuvres dans leurs rapports à la conception des salles qui reçoivent l’exposition. L’agencement des toiles avec le plan des salles, des portes et des passages nous porte vers le contenu de l’œuvre. Les plans larges de villes et de fenêtres progressivement se minimalisent, la thématique se resserre autour du cadrage pour littéralement nous le dévoiler. Une des dernières salles, composée d’agencement de toiles (des polyptyques) conçues pour cette exposition, fait disparaître le cadrage dans un jeu synoptique hypnotisant.

Vestibule (Chambres avec vues) 2000, Pierre Dorion. Photo : Musée d’art contemporain de Montréal.

Enfin, la dernière salle, légèrement circulaire, cache derrière le rideau de velours noir  un écran sur lequel est projeté le vidéo A Step on the Sun (2012) de Janet Biggs. L’artiste s’est rendue en Indonésie où elle a suivit un mineur lors de sa routine quotidienne. Il travaille sur les flancs d’un volcan, toujours en activité, à récolter des pierres, cristaux de souffre, d’un jaune-orange fascinant qui tranche avec  la morosité du sol. Des plans se prolongent sur un lac turquoise lui aussi contrastant avec l’environnement hautement toxique et décoloré du volcan. La couleur de ce lac est également le résultat de la présence du souffre, la même substance qui oblige la présence du travailleur.

A Step on the Sun (2012) par Janet Biggs. Photo : Musée d’art contemporain de Montréal.

Une porte nous mène vers d’autres êtres solitaires, une mineuse de charbon, Brightness all Around (2011), et un explorateur de l’Arctique, Fade to White (2010). Une touche documentaire, certes, mais l’œuvre ne se situe pas à l’intérieur de cette configuration. L’alternance des plans suggère plutôt une mise en poésie, articulée entre l’image et le son. Les différents fils conducteurs de chacune des vidéos, la lumière et l’écho sur les parois, nous transportent vers des lieux de solitudes. L’étrange beauté des paysages naturels contraste avec la dureté de ces formes d’existence. Enfin, l’exposition se termine, ou débute, selon l’entrée, par In the Cold Edge (2010), qui fait partie de The Artic Trilogy.

C’est dans le cadre du projet Montréal/Brooklyn, séries de rencontres et d’échanges culturelles entre deux capitales de l’art contemporain, que s’inscrit la présence de Janet Biggs. Elle est accompagnée de l’artiste montréalaise Aude Moreau qui présente une nouvelle œuvre vidéo, Reconstruction, un magnétique travelling de l’île de Manhattan. Ces deux artistes présenteront, du 12 janvier au 23 février 2013 à Brooklyn, de nouvelles œuvres spécialement conceptualisées pour l’évènement.

Reconstruction (2012) par Aude Moreau. Photo : Musée d’arts contemporain de Montréal.

Les deux expositions sont distinctes par leurs thématiques et par leurs médiums mais le résultat est fluide, et nous amène dans un mouvement de contemplation intérieure. Et c’est l’état dans lequel nous sommes. L’intimité des espaces de Pierre Dorion et la proximité de lieux et des personnes où nous transporte Janet Biggs, nous sont normalement inaccessibles. Alors que tout semble éloigner ces deux expositions, elles sont intimement liées en ce qu’elles nous font traverser des espaces qui sont aussi les nôtres. Transi, nous regardons ce lent travelling qui nous mènera vers la sortie du musée, et à l’intérieur de la ville.

Musée Exposition

Au-delà du Pop Art | Tom Wesselmann

Le Musée des beaux-arts de Montréal présente TOM WESSELMANN : AU-DELÀ DU POP ART jusqu’au 7 octobre 2012.

De tous les grands artistes américains associés au Pop Art, Tom Wesselann (1931-2004) est le seul de sa génération dont l’œuvre n’a jamais fait l’objet d’une rétrospective en Amérique du Nord, une situation d’autant plus surprenante lorsque l’on considère l’immense impact visuel et la pertinence des sujets de cet artiste qui n’a eu de cesse de se réinventer en explorant une grande variété de techniques tout au long de De tous les grands artistes américains associés au Pop Art, Tom Wesselann (1931-2004) est le seul de sa génération dont l’œuvre n’a jamais fait l’objet d’une rétrospective en Amérique du Nord, une situation d’autant plus surprenante lorsque l’on considère l’immense impact visuel et la pertinence des sujets de cet artiste qui n’a eu de cesse de se réinventer en explorant une grande variété de techniques tout au long de sa carrière.

Fait particulier, Tom Wesselmann adorait la musique country :

« J’aime surtout la musique country, et je me rends compte que, une fois qu’une chanson vraiment spéciale s’est terminée, elle reste globalement présente, de manière presque aussi particulière qu’un tableau. Malgré son caractère linéaire et rythmé, elle a un impact multidimensionnel qui plane dans l’air et dans l’esprit de la même façon. J’ai le sentiment qu’un bon tableau est un résumé de nombreux choix de composition et de résonances et reste en suspens, comme si c’était un morceau de musique tout juste achevé1. »

Quelle chanson vous inspire l’oeuvre de Wesselmann?

Pour participer, exprimez-vous plus bas! 2 personnes remporteront :

  • 1 laissez-passer double
  • 1 livre d’art accompagnant l’exposition
(Chaque prix est d’une valeur de 75 $)
Le concours se termine le 11 septembre 2012! Bonne chance à tous! 

1. Passage non daté dans le journal « noir » de 1999, archives de l’atelier de Tom Wesselmann, New York. Source : site Web du Musée des beaux-arts de Montréal

Musée Exposition

Star Wars Identités

Ce concours est terminé! Merci d’avoir participé en grand nombre! 

Comment Luke et Anakin sont-ils devenus des personnes si différentes, eux qui ont pourtant grandi sur la même planète et qui partagent le même bagage génétique?

Pour tout découvrir, nous offrirons la chance à 5 familles de 4 personnes de visiter la première mondiale de l’exposition STAR WARS IDENTITÉS. Dans le cadre de votre visite, vous serez invités à créer votre propre héros Star Wars grâce à la « quête identitaire interactive ».

Maîtriserez-vous le Côté lumineux de la Force ou le Côté Obscur? Pour participer, exprimez-vous plus bas!

Fin du concours : 22 août 2012 – Règlements du concours

Musée Exposition
McCord

Mary Pickford sous les feux de la rampe

Le dernier (et seul!) film muet que j’ai vu, c’est The Artist.  Il faut dire que la tendance dans le domaine du cinéma, c’est plus les effets spéciaux que le noir et blanc d’avant guerre, mais il y a visiblement un intérêt pour les styles cinématographiques différents, et The Artist en est le parfait exemple.  Nominé et récompensé maintes fois, ce film nous rappelle les débuts du 7ième art.  Et pour des cinéphiles comme moi, c’est toujours bon de connaître la base. Mary Pickford fait justement partie de ces pionniers du cinéma muet et pour qui le Musée McCord consacre une exposition complète réunissant plus de 200 objets. Suivez le guide! 

C’était la première fois que j’allais au Musée McCord.  J’ai tout vu ce que ces lieux avaient à m’offrir, dont une splendide exposition sur Montréal, Montréal – Points de vue, avec des images géantes de notre belle ville, tapissées sur les murs.  C’est cependant dans une salle au décor rappelant les salles de cinéma des années 20 que j’ai débuté mon apprentissage sur les premières années de l’histoire du cinéma hollywoodien, mais aussi et surtout, sur l’une des toutes premières stars de cette époque : Mary Pickford.

Il est possible que comme moi, vous ne saviez pas avant aujourd’hui qui était cette Mary Pickford.  La plupart d’entre nous connaissons probablement mieux Charlie Chaplin, avec qui d’ailleurs, elle cofonda la United Artists en 1919.  Surnommée la « la fille aux boucles d’or », Mary Pickford conquit rapidement le cœur de ses spectateurs et devint une véritable icône du cinéma muet américain. Née Gladys Louise Smith en 1892 à Toronto, elle fît ses premières armes au théâtre, notamment à Broadway, pour finalement faire carrière au cinéma.  55 films et 141 courts-métrages en 27 ans de carrière. Dur à battre… je dis bonne chance aux Taylor, Kristen et Miley de ce monde!

Mary Pickford, film Coquette, tirage d’époque, photographe inconnu, 1929

Autant d’années de métier, ça commence à faire beaucoup d’archives!  Réalisée par Sylvia Frank, directrice du Film Reference Library and Special Collections du TIFF,  et scénographiée par Denis Carrier de Carrier Communication,  l’exposition Mary Pickford et la création du star-système du Musée McCord présente d’une façon intéressante et magnifiquement imagée la carrière et la vie personnelle de la star chérie du cinéma muet.  L’exhibition souligne aussi l’influence qu’eut le cinéma muet dans l’évolution cinématographique que nous connaissons aujourd’hui. Nous pourrions être tentés de croire que notre génération a tout inventé, mais plusieurs des mêmes techniques aujourd’hui utilisées l’étaient déjà à cette époque : montage ultra-rapide, superposition d’images, plan rapproché… le cinéma muet ce n’est pas seulement de la claquette.  Parlez-en à Gabriel Thibaudeau, porte-parole de l’exposition, compositeur et spécialiste de l’accompagnement du cinéma muet.  Lui, il s’y connaît plutôt bien dans le domaine! Et lorsqu’il parle de Mary Pickford, il en parle avec beaucoup de passion : « Malgré les apparences et la fragilité de ses personnages, Mary était une femme forte, une femme d’affaires. Elle fût d’ailleurs la 1ère et seule femme à avoir possédé un studio à Hollywood ».

Des centaines d’objets-souvenirs exhibés provenant de la Collection Rob Brooks Mary Pickford de la Film Reference Library du TIFF, on peut y admirer de magnifiques affiches originales faites à la main, parfaitement « vintage », des photographies, des couvertures de magazine dont l’édition Maclean’s de septembre 1918, des produits de cosmétique Mary Pickford (les produits dérivés étaient nés!), des robes, dont une splendide Jeanne Lanvin.  Et de tous ces objets, c’est une toute petite chose qui m’a le plus fascinée : sa carte de membre de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences.  Elle était le membre numéro 3.  Imaginez, l’académie compte aujourd’hui plus de 6000 membres provenant de 36 pays différents!¹

Il est aussi possible de visionner des extraits de films muets mettant en vedette la belle Mary.  Confortablement assise sur de véritables bancs de cinéma, j’ai pu me délecter de quelques extraits qui tantôt m’ont fait rire, tantôt effrayée!  Vous riez, mais dans Sparrows (1926) la scène du marécage plein de crocodiles avec Mary tentant désespérément de sauver sa trâlée d’enfants perchés sur une branche au-dessus de la marre… angoissant!

C’est donc via le parcours de l’enfant-chérie de l’Amérique que je suis plongée dans ces années où tout était à faire, tout était possible. L’avenir appartenait à ces vedettes et rien ne semblait vouloir ébranler leur rayonnement.  Mais, les choses étant ce qu’elles sont,  l’arrivée du cinéma parlant fît passer Mary Pickford de « première icône à première has been ». La précarité du star-système faisait ses premières victimes…

L’exposition Mary Pickford et la création du star-système est au Musée McCord jusqu’au 8 octobre 2012. 

Crédits photos : Musée McCord

¹Source

Cinéma
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La force de l’identité

Qu’est-ce qui forge notre identité? Qu’est-ce qui fait que nous sommes tous différents? Saviez-vous qu’il faudrait que votre mère fasse 1 billiard de bébés pour qu’un seul possède le même bagage génétique que vous? Ce sont des questions auxquelles répond l’exposition « Star Wars Identités », présentée en première mondiale du 19 avril au 16 septembre 2012 au Centre des sciences de Montréal.

À travers une quête identitaire et à la manière d’un jeu dont vous êtes le héros, le visiteur produit son propre personnage de Star Wars. Pour créer un aspect plus scientifique à ses questionnaires, les concepteurs de l’exposition se sont basés sur le test du Big 5. Ce test de personnalité repose sur cinq dimensions formant les lettres OCEAN (Ouverture à l’expérience, Caractère consciencieux, Extraversion, Agréabilité, Névrotisme). Ainsi, pour l’extraversion, les concepteurs ont pris le thème de l’amitié et ont créé un parallèle avec les alliances formées dans la série.Cette méthode est d’ailleurs l’une des plus utilisées en mesure de la personnalité. L’équipe a aussi travaillé en étroite collaboration avec Julien Morizot de l’École de psychoéducation pour concevoir tout le côté scientifique de l’expo. À l’aide d’un bracelet contenant une puce RFID, nous enregistrons nos choix selon les divers aspects de la quête : nos origines, notre occupation, nos parents, etc. Ce qui est bien, c’est que cette exposition, réalisée par le consortium X3, est très interactive, car en plus de cette recherche d’identité,  un audioguide nous est fourni à l’entrée nous permettant d’écouter les différents reportages liés à chaque thématique du test identitaire. Vous y trouverez des extraits des films de la série pour soutenir les propos, de même que des anecdotes sur Star Wars. Par exemple, pourquoi Anakin et Luke Skywalker, malgré leur bagage génétique similaire, ont-ils fait des choix très différents? On y fait des liens fort pertinents construits sur le thème de l’identité.

 « La « pierre angulaire » de l’expo, ce sont les 200 objets de collection venus tout droit du SkyWalker Ranch de George Lucas, en Californie. »

De plus, la « pierre angulaire » de l’expo, ce sont les 200 objets de collection venus tout droit du SkyWalker Ranch de George Lucas, en Californie et dont certains sont présentés pour la première fois. Ces derniers sont mis en valeur grâce à des éclairages futuristes uniques créés par des néons et en ce sens, l’emballage visuel est impeccable. Nous y retrouvons Yoda, les robots C-3PO et R2-D2, le Pod Racer grandeur nature, ainsi que les costumes de personnages les plus célèbres comme Dark Vador et Chubacca. Des sculptures et des esquisses qui ont été réalisées dans le cadre du processus d’élaboration des films sont aussi exposées.

Parmi les anecdotes intéressantes, vous apprendrez que les yeux de Yoda, créés par Stuart Freeborn, sont inspirés de ceux d’Albert Einstein. Selon Michel Groulx, lui et son équipe « ont réuni un comité scientifique composée d’une douzaine d’experts en génétique, en neuropsychologie et en psychologie, afin de valider les contenus de l’exposition. » La mission éducative du Centre des sciences de Montréal est donc très bien menée tout au long de l’excursion, parmi les nombreux artefacts mis en valeur.

« Les yeux de Yoda, créés par Stuart Freeborn, sont inspirés de ceux d’Albert Einstein. »

Il est certain que les plus grands admirateurs de la série y retrouveront leur compte, mais les néophytes ne seront pas laissés à eux-mêmes. En effet, au cours de la visite, nous avons droit à une introduction au film et à des explications sur chacun des personnages. Même moi, qui ne suis pas un fin connaisseur en la matière, j’ai adoré! La visite est tout sauf monotone et elle est unique en son genre.

Comptez une bonne heure et demie pour parcourir l’exposition complète. Vous pourrez personnaliser votre avatar et le voir tel un hologramme à la toute fin en plus de recevoir une fiche descriptive par courriel.

Que la force… de l’identité soit avec vous!


Musée Exposition

(An) On Conceptual art in Canada

Until April 28th, Concordia University’s Leonard & Bina Ellen Art Gallery is hosting Traffic: Conceptual Art in Canada 1965-1980, a two part exhibit featuring works by some of Canada’s most prolific conceptual artists.

Earlier this year, from January to February, the gallery welcomed the first installment, Traffic: Conceptual Art in Canada 1965-1980 part 1which focused on works by conceptual artists in Quebec and Ontario (Montreal, Toronto, London, and Guelph)

With this second exhibit, we travel to the West Coast of the country with works by Dan Graham, David Askevold, Christos Dikeakos, Ian Wallace, Gerald Ferguson and Martha Wilson.

In the 1970’s, places like Nova Scotia College of Art and Design (NSCAD), the University of Calgary and the Alberta College of Art in Calgary were at the forefront of this refreshing artistic movement.

Focusing on the influence of conceptual art in the Canadian creative scene Traffic: Conceptual Art in Canada 1965-1980 is the very first event of its kind. Featuring hundreds of artworks and archival documents, by more than 70 artists who were all active participants in the development of the genre here, in Canada from the mid 60’s to the early 80’s.

But what exactly is Conceptual art? Coined in the late 1960’s the term refers to  »an art form in which the artist’s intent is to convey a concept rather than to create an art object »*. In other words, with Conceptual art, the art practice supersedes the object, the creation. A collaborative effort by some of the countries most influential artistic institutions  (Art Gallery of Alberta, the Justina M. Barnicke Gallery, the Vancouver Art Gallery, Halifax INK and Concordia University). There’s no doubt that this second installment will be as successful as part 1 which received positive reviews from critics and the public alike.

The exhibition is organized and circulated by the Art Gallery of Alberta, the Justina M. Barnicke Gallery (University of Toronto), and the Vancouver Art Gallery, in partnership with the Leonard & Bina Ellen Art Gallery (Concordia University), and Halifax INK.

Finally to close the Montreal leg of the project, a round table discussion will be held at the gallery featuring Traffic 2 curators. The curators of the exhibit: Grant Arnold (Vancouver), Catherine Crowston (The Prairies and the Arctic), Barbara Fischer (Toronto), Michèle Thériault with Vincent Bonin (Montreal), and Jayne Wark with Peter Dykhuis (Halifax) will all be present Saturday April 21 at the The Ellen Gallery.

After a stop at the prestigious Vancouver Art Gallery later this year, this traveling exhibition will complete its tour with a final stint in Karlsruhe (Germany) at the Badischer Kunstverein.

For more info, visit Traffic: Conceptual Art in Canada 1965-1980 or the Leonard & Bina Ellen Art Gallery website for more info on the April 21 round table.

Merriam-Webster.com | 2012

Musée Exposition

Le Musée des beaux-arts de Montréal de fond en comble

C’est le calme plat. Les différentes caméras de surveillance montrent des lieux déserts et désertés. Puis, il y a un tableau devant lequel on retrouve deux personnes qui contemplent l’œuvre à des distances contraires. Défilent ensuite des images de diverses salles du Musée des beaux-arts de Montréal.

À travers différentes interventions, on retrace l’histoire de ce complexe muséal qui a fait sa place sur la rue Sherbrooke, au pied du mont Royal. Lorsqu’il fût fondé en 1860, l’endroit portait le nom de Art Association of Montreal. C’était une galerie d’art qui n’était réservée qu’aux collectionneurs, même si parfois, elle était accessible au grand public le dimanche. La tradition des beaux-arts ne date pas d’hier, si bien qu’au fil des ans, l’idée d’ouvrir un musée a fait son chemin. Ainsi, dans ce documentaire présenté dans le cadre du Festival international du film sur l’art, le réalisateur Luc Bourdon nous montre les coulisses de ce dernier.

On apprend que l’institution possède une collection de plus de 30 000 objets, sculptures et tableaux. Quelques œuvres sont gardées précieusement dans la voûte du musée. On remarque aussi le travail ô combien ardu des restaurateurs et de ceux qui s’occupent des acquisitions pour la collection permanente ou celles destinées aux expositions temporaires comme Le verre selon Tiffany et We want Miles. Tout le processus nécessaire pour arriver à ces excellents résultats nous est transmis : des maquettes de base préliminaires à l’installation en salle. J’ai été fort surpris de constater la délicatesse nécessaire pour restaurer les vitraux de Tiffany et et les différentes étapes de construction du pavillon sur l’art canadien et québécois. L’histoire du complexe muséal se déroule devant nous avec une douce musique donnant vie et âme aux oeuvres. Avec des images d’archives, Luc Bourdon nous fait traverser diverses époques, notamment celle où l’entrée ne coûtait que 25 cents…

Bref, ce voyage à l’intérieur du complexe m’a permis de redécouvrir les coulisses sous un nouvel angle. Le documentaire se conclue comme il a commencé, c’est-à-dire par des images captées par des caméras de surveillance pour nous montrer que la vie continue même en dehors des heures d’ouverture.

Sachez qu’il sera présenté du 29 mars au 1er avril au Cinéma ONF et qu’une diffusion à la télévision est prévue.

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