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Club Soda

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On fait le Oobopopop!

Le 1er mars dernier, dans le cadre de Montréal en Lumière, c’était soir de première montréalaise pour le groupe Valaire au Club Soda qui s’est rapidement changé en piste de danse tropicale!

Le chanteur Kahli Abdu a d’abord réchauffé la salle en première partie et a donné le ton à une soirée qui s’annonçait complètement groovy.

Si Valaire, ou Misteur Valaire jusqu’à tout récemment, a perdu la moitié de son nom, il n’a absolument rien perdu de son énergie sur scène. Enchaînant les pièces de son dernier album aux accents tropicaux Oobopopop, les garçons originaires de Sherbrooke ont fait danser la foule de la première à la dernière note grâce à leur électro soul pleine de cuivres. Le groupe a également repris quelques succès de son album Golden Bombay paru en 2010, au grand plaisir des spectateurs qui entonnaient les paroles. La température a monté d’un cran lorsque les collaborateurs de l’album Alan Prater et Pierre Kwenders sont montés sur scène pour se joindre au spectacle, maintenant devenu party.

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Et visuellement ? Des panneaux lumineux diffusant des messages, des vestes exotiques, des combinaisons d’aviateurs et… des surprises. De quel genre ? Vous savez ces grands bonshommes soufflés qui bougent dans tous les sens et qui sont souvent mis pour attirer l’attention près des centres commerciaux ? De ce genre-là. Qui se déploient soudainement pendant une chanson. Un beau clin d’œil kitsch qui soulève une foule. Ou encore, après une pause de quelques minutes, les garçons sont revenus sur scène avec des marionnettes géantes à leur effigie qui ont parcouru la salle de main en main.

Pendant cette soirée, on a dansé, on a chanté, on a sauté et on a eu chaud. C’est ça Valaire!

Ils sont présentement en tournée. Ils seront de passage le 1er avril à La Chasse-Galerie.

Musique
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Le coup de cœur Avec pas d’casque

L’édition 2016 du festival Coup de cœur francophone s’ouvrait jeudi dernier au Club Soda avec le groupe Avec pas d’casque qui a livré une performance intimiste et enveloppante.

On soulignait plusieurs anniversaires pendant cette soirée d’ouverture : les 30 ans de Coup de cœur francophone, les 15 ans du label Dare to care et les 10 ans d’union d’Avec pas d’casque. Stéphane Lafleur et sa bande ont joliment célébré ces événements devant une salle remplie à ras bord.

La soirée s’est amorcée avec la douce musique de Catherine Leduc, ex-Tricot Machine, en première partie qui a « cassé » quelques nouvelles chansons. Avec un brin de nervosité qui a occasionné des débuts de chanson un peu ratés, mais qu’on ne peut que pardonner à la charmante jeune femme.

Catherine Leduc Crédit photo: Jean-François Leblanc

Catherine Leduc Crédit photo: Jean-François Leblanc

Les membres d’Avec pas d’casque sont montés sur scène devant leur public attentif pour entamer leurs chansons au folk aérien. Quatre ans après la sortie de l’incontournable album Astronomie, on retrouve dans leur nouvel opus Effets spéciaux cette même poésie du quotidien singulière qui prend au cœur par sa simplicité.

Spectacle plutôt minimaliste, le public est rapidement entré dans l’intimité du groupe, lui offrant une qualité d’écoute exceptionnelle et provoquant même des moments de communion. Soit, en entonnant en chœur les paroles de La journée qui s’en vient est flambant neuve ou dans un moment de grâce où le chanteur Stéphane Lafleur a demandé de répéter une mélodie de gorge, que même les plus orgueilleux pouvaient chanter sans que ça paraisse, qui s’est prolongée tout au long de la pièce Hu-hum, et même lorsque la musique a cessé. Un moment émouvant où le Club Soda s’est réuni dans une seule voix.

Avec pas d'casque Crédit photo : Jean-François Leblanc

Avec pas d’casque Crédit photo : Jean-François Leblanc

On a souvent ri pendant ce spectacle. Stéphane Lafleur, très drôle pendant ses interventions, a entre autres rappelé de tourner son matelas de côté et de changer ses piles de détecteur de fumée au changement d’heure avant la chanson Il fait noir de bonne heure. Il a également réalisé des entrevues de match avec les membres du groupe pour avoir leurs impressions de leur performance « à chaud », à la manière de joueurs de hockey.

Une soirée d’ouverture qui a réchauffé les cœurs du mois de novembre et qui promet une belle édition du festival.

Coup de cœur francophone se poursuit jusqu’au 13 novembre.

Musique
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30 bougies pour Coup de cœur francophone!

Pour ses 30 ans, Coup de Cœur Francophone (CCF) ne fait pas dans la nostalgie mais se permet un petit retour dans le passé avec certains artistes qui ont grandi aux côtés de CCF. C’est le cas de Sylvie Paquette et Richard Séguin qui sont «un petit clin d’œil au temps qui passe» m’explique Steve Marcoux, programmateur du festival depuis 7 ans déjà.

Du 3 au 13 novembre, Coup de cœur francophone présente une multitude d’artistes francophones connus et moins connus dans différentes salles telles que le Club Soda et l’Astral mais aussi le Lion d’Or et le Divan orange. Klô Pelgag, Philippe Brach, Yann PerreauLes Goules, tous des groupes qui ont figurés dans la programmation du festival et qui sont de retour cette année.

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Steve Marcoux. crédit photo : Julie Morin

Le mandat de CCF a toujours été de présenter un panorama créatif de la scène francophone.  C’est pourquoi le travail de Steve en tant que programmateur est d’être bien au courant. À raison de trois à quatre fois semaines, il sort écouter ce qui se joue dans les différentes salles de Montréal aussi bien au club soda qu’au divan orange dans la même semaine et parfois dans la même soirée!

Bien que le festival célèbre ses 30 ans,  chaque édition est digne d’un anniversaire car le financement est difficile, m’explique Steve Marcoux. Alors que le festival amorce sa trentaine, je lui ai demandé qu’est-ce qui a changé depuis son arrivée dans l’équipe. Deux éléments sont ressortis du lot, la série Au cœur de la nuit et le lien entre les artistes et le festival.

La série «Au cœur de la nuit»

Ce volet de la programmation qui offre des spectacles débutant à 22h dans les salles phares de la scène underground de l’Esco, du Quai des brumes et du Divan Orange s’est beaucoup développé.  «C’est un gros morceau de notre programmation. Il y a plein d’artistes qu’on ne connaît pas.  On est content, c’est un bel espace de découverte.», me dit Steve. C’est dans ce volet qu’on peut découvrir ou revoir Vincent Appelby, le trio comique Bleue jeans bleu et le groupe folk Bolduc Tout Croche entres autres.

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Bleu Jeans Bleu

Le lien entre CCF et les artistes

Plus qu’auparavant, le lien entre les artistes et le festival est plus solide. Bien que certains artistes pourraient se louer une salle d’eux-mêmes et la remplir sans problème, ils décident plutôt de collaborer au festival. Karim Ouellet, Avec pas d’casque, pour ne nommer que ceux-ci, sont des exemples d’artistes qui retournent aux côtés de CCF. «On réussit à garder un lien avec des artistes qui pourraient se présenter d’eux-mêmes. Ils sont fières de faire partie de Coup de cœur.», explique Steve.

Avec pas d'casque. crédit photo Jérôme Guibord

Avec pas d’casque. crédit photo Jérôme Guibord

Finalement, chaque année après les festivités, un artiste fait ensuite une tournée canadienne jusqu’en décembre. Cette année, c’est Philippe Brach qui ira performé dans des communautés francophones de partout au Canada grâce à CCF.

Découvrez la programmation complète du festival juste ici.

Musique
Boy and bear / crédit : Frédérique Ménard-Aubin, Festival International de Jazz de Montréal

Quand l’Australie fait vibrer le Festival International de Jazz de Montréal !

Le 9 juillet, dans le cadre du Festival International de jazz de Montréal, le groupe australien Boy and Bear a offert une prestation intime et envoutante au Club Soda. L’audience composée d’à peine 200 personnes était plutôt discrète au tout début du spectacle, mais s’est vite laissée prendre par l’énergie désinvolte et contagieuse du groupe composé de cinq musiciens.

J’ai été surprise par leur énergie typiquement australienne qui se marie particulièrement bien à celle des Québécois. Probablement un certain son ou une certaine ambiance qui nous rappelle nos racines communes. Un son folk, mais moderne ainsi que des harmonies douces, mais puissantes.

Boy and bear / crédit : Frédérique Ménard-Aubin, Festival International de Jazz de Montréal

 

Le groupe a entamé le spectacle avec plusieurs chansons au rythme soutenu, un choix judicieux qui a ravi la foule. Mais c’est réellement en jouant les premières notes de la chanson Southern South, tirée de leur album Harlequin Dream sorti en 2013, que le groupe a conquis le public. En enchainant avec deux autres chansons du même album, le groupe Boy and Bear a bien compris que les spectateurs présents étaient de ceux qui les connaissaient et les chérissait. Pour ma part, c’était la première fois que je voyais le groupe en concert et c’est le bassiste David Symes qui m’a particulièrement charmé. Complètement habité par la musique, la tête couverte d’un chapeau, vêtu d’une simple chemise blanche et d’un pantalon noir moulant, celui-ci dégageait une énergie particulière qui a su retenir mon attention.

Le clou du spectacle a certainement été la reprise de la chanson Back to Black d’Amy Winehouse. Le groupe a entamé la mélodie bien connue de tous avec candeur et chaleur. Ils ont savamment interprété  le morceau en y apposant leur signature indie folk. Le chanteur Dave Hosking s’était visiblement approprié la chanson et sa voix s’y prêtait parfaitement.

J’espère sincèrement qu’à leur prochain passage à Montréal davantage de Québécois viendront découvrir leur musique. C’est un privilège d’écouter ce groupe de musiciens s’éclater et offrir une performance haute en couleur et en masculinité.

 

Crédit photo : Frédérique Ménard-Aubin, Festival International de Jazz de Montréal

 

Musique
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Montréal en lumière en 4 temps

Pour sa 17e édition, le festival Montréal en lumière présenté du 18 février au 5 mars promet une belle diversité d’activités. De plus, cette année, c’est la ville chinoise de Shenzhen qui est à l’honneur et teinte la programmation. Le festival propose des activités pour tous les goûts et tous les âges afin de mettre en avant-plan la richesse culturelle montréalaise. Montréal en lumière c’est l’un des plus grands festivals d’hiver au monde. Un bon moyen d’oublier, pour un instant, les aléas de Dame Nature.

L’art et le spectacle
Les arts de la scène font partie intégrante du festival. Nous aurons droit, entre autres, à des prestations musicales, des pièces théâtrales uniques et des expositions extravagantes. Ce sera également une occasion de découvrir la musique classique, les arts du cirque, la danse et même l’improvisation.

L’auteure-compositrice-interprète française Zaz offrira une prestation le 23 février à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts et présentera quelques morceaux de son dernier opus Paris. Sa voix grave et rauque vous donnera envie d’aller déambuler le long de la Seine. Toujours dans la lignée musicale folk, Peter Henry Phillips, qui a jadis collaboré avec DJ Champion et Jorane, vous transportera le 25 février prochain au Club Soda dans son univers réconfortant. Sinon, allez vous réchauffer sous la musique électro-pop de Foxtrott le 26 février également au Club Soda.

L’exposition Spazuk propose des œuvres uniques concoctées à partir de la suie. Un résultat impressionnant et inusité. L’exposition est présentée tous les jours durant le festival à la Maison du Festival. Il y a également une bande dessinée théâtrale s’intitulant Louis Riel : A comic-strip stage play, basée sur l’oeuvre de Chester Brown, acclamé par la critique, qui sera présentée du 25 au 27 février au Théâtre La Chapelle.

Les foodies
Une autre belle façon de profiter du festival est de s’initier à la gastronomie. Plusieurs restaurants mettront notamment l’emphase sur la cuisine asiatique en l’honneur de Shenzhen. L’idée derrière cette initiative est de créer des jumelages et de proposer des mets suite à la rencontre des chefs de Shenzhen et de Montréal.

Vous pourrez déguster de la raclette à volonté au Bistro Beaver Hall ou bien manger un repas gastronomique où la truffe sera à l’honneur à la Brasserie T! Pour les amateurs d’huîtres, vous pourrez prendre part, tous les vendredis du festival, aux 5 à huitres à la Place des Festivals et déguster un vin parfaitement harmonisé. Durant la semaine de relâche, plusieurs établissements participeront à l’initiative Paie ton âge qui permet de faire découvrir des mets aux enfants et aux adolescents de 16 ans et moins dont leur repas s’élève au prix de leur âge !

Crédit photo : Renaud Vinet-Houle

Crédit photo : Renaud Vinet-Houle

Se divertir gratuitement
Cette année encore, vous pourrez profiter d’un tour dans la Grande Roue ou dans la glissade à la Place des Festivals qui seront toutes les deux illuminées. Sur place, vous pourrez en profiter pour prendre un verre ou casser la croûte au bar à grilled cheese. Vous aurez également l’occasion de visiter la station interactive Artlux qui permet aux participants de créer des œuvres numériques projetés en direct. Pour les curieux, plusieurs artistes s’exposent, dans leurs disciplines respectives dans le cadre de L’art érotique s’expose à l’ARTVstudio.

Une nuit sans fin
Pour une 13e année consécutive se tiendra la Nuit Blanche, qui propose aux adeptes de la vie nocturne des activités jusqu’aux petites heures du matin dans trois quartiers de Montréal. La Nuit Blanche se tiendra le samedi 27 février prochain. Un rendez-vous qui a su faire des adeptes depuis quelques années. Étant organisé en collaboration avec la STM, vous aurez l’occasion de profiter du réseau de transport ouvert toute la nuit. Plus de 200 activités, pour la plupart gratuites, vous sont proposées.

Le Elvis Gratton Picture Show est très attendu. Il s’agit d’un montage du premier film d’Elvis Gratton sous la musique rythmée de Misteur Valaire qui sera en prestation live. Cette expérience se veut très interactive et souhaite permettre aux spectateurs de pouvoir souffler quelques répliques mythiques du film !

À l’occasion de la Nuit Blanche, neuf bars du Quartier Latin seront exceptionnellement ouverts jusqu’à 6 heures du matin. Il s’agit du Pub Quartier latin, le Bistro à Jojo, le Saint-Bock Brasserie artisanale, le Saint-Houblon, le bar En cachette, le Cinko, le Café Hookah Lounge, le Patrick’s Pub Irlandais et L’Île noire.

Vous pourrez aussi aller essayer des jeux de société au Centre Pierre-Charbonneau dans le cadre du festival Montréal Joue. Si vous avez aimé l’émission de télévision Série Noire, vous pourrez aller rencontrer les comédiens de la série et fêter avec eux au party thématique qui se tiendra à la Cinémathèque québécoise dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois.

L’exposition de l’artiste islandais Ragnar Kjartansson au Musée d’art contemporain vaut vraiment le détour. On y présente, entre autres, une œuvre musicale vidéographique The Visitors où l’on retrouve des musiciens qui jouent en simultané sur des écrans géants. Le tout donne un résultat spectaculaire, romantique et mélancolique à la fois. Vous aurez de la difficulté à ne pas vous y poser pendant des heures.

Enfin, à l’occasion des Rencontres internationales du documentaire de Montréal, vous pourrez assister à un YouTube Battle pour laquelle s’affronteront 16 équipes. Toujours en humour, un Zoofest polaire sera également présenté à La Vitrine où vous pourrez voir des humoristiques se prêter au jeu de DJ silencieux.

Pour connaître tous les détails de la programmation de Montréal en lumière, rendez-vous sur le site : www.montrealenlumiere.com.

Notre photographe, Renaud Vinet-Houle, a également assisté au spectacle de The Seasons samedi le 20 février. Il a également pris la photo d’en-tête.

Variétés
LNI

La LNI, toujours en vie

Dans le coin droit, l’équipe des Rouges. Dans le coin gauche, l’équipe des Bleus. La 39e saison de la Ligue Nationale d’Improvisation (LNI) s’amorçait lundi dernier au Club Soda. Les vétérans et les nouvelles recrues ont bien réchauffé la patinoire et un public enthousiaste.

Ça faisait longtemps que j’avais entendu parler de la LNI. Étant moi-même, jadis, une improvisatrice dans la prestigieuse équipe de l’école secondaire Félix-Leclerc, j’ai eu très peu de contact avec l’impro depuis ces midis où je cabotinais dans l’agora devant une bande d’ados semi-amorphes.

La ligue a effectivement connu des difficultés dans les dernières années. Le financement de la ligue est un défi constant et, pour contrer cette impasse financière, on a fait appel à des partenaires qui sont maintenant propriétaires de chacune des équipes. Ainsi, les équipes des Bleus, des Rouges, des Verts, des Jaunes et des Oranges appartiennent désormais à des syndicats, à une entreprise de taxis électriques, à une firme d’architecture et à un grand groupe de médias. Le trophée Yvon-Leduc, quant à lui, a changé son nom pour celui d’un logiciel de correction orthographique bien connu. Des changements qui apporteront un peu d’eau au moulin de la LNI.

Une fois les joueurs sur la glace, on oublie immédiatement les ennuis financiers pour se concentrer sur la finesse de l’improvisation théâtrale. Ce sport, calqué sur les règles du hockey et imaginé par Robert Gravel dans les années 1970, n’a pas prix une ride. Aux « vieux de la vieille » tels que Réal Bossé, Sophie Caron et Salomé Corbeau s’ajoutent de nouveaux visages de la jeune génération tels que Virginie Fortin, Pierre-Luc Funk, Arnaud Soly et un certain Patrick Huard qui entame sa première saison dans la LNI.

Gagnants

L’équipe des Bleus

Ce lundi, l’équipe des Rouges de l’entraîneur Jean-Philippe Durand affrontait celle des Bleus de Christian Laurence dans une joute très serrée qui s’est conclue par une victoire de 8-7 pour les Bleus. La première période a donné lieu à des impros mixtes un peu désordonnées pour laisser place, en deuxième, à des impros comparées où chacune des équipes a pu montrer son talent dans l’installation d’histoires et de personnages mieux campés. Virginie Fortin a été éblouissante dans une impro ayant pour titre Las Vegas où elle a interprété une Céline Dion sur scène dévastée par la mort de son mari. Nous avons également assisté à des improvisations chantées jouissives. Alors qu’Ève Landry des Rouges a livré le poignant blues d’un commis de dépanneur, personne n’aurait pu se douter que le joueur Arnaud Soly, dont c’était le premier match au sein de la LNI, lui volerait le point avec la pop effrénée d’un joggeur qui fait le tour du monde.

Assister à des matchs de la LNI, c’est avoir l’impression de prendre part à des petits moments privilégiés, uniques. Cette (ré)incursion dans le monde de l’impro m’aura certainement convaincue de revenir à mes anciens amours.

Humour
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Galerie photo : Louis-Jean Cormier

Du 18 au 21 novembre dernier se tenait M pour Montréat mettait de l’avant une panoplie d’activités et de concerts à travers la ville. Jeudi, notre photographe a assisté au concert spécial SiriusXM avec Louis-Jean Cormier, Plants & Animals et Foreign Diplomats. Ce spectacle était au profit du Garage à musique de la fondation du Dr. Julien. Crédit photo : Renaud Vinet-Houle.

 

Musique
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Galerie Photo : Salomé Leclerc

Salomé Leclerc était en spectacle samedi soir au Club Soda dans le cadre de Coup de Coeur Francophone. Elle était accompagné en première partie du chanteur Dimoné. Crédit photo : Renaud Vinet-Houle

Musique
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Un weekend illimité

Montréal foisonne de bons plans culturels! En manque d’inspiration pour vos sorties ce week-end? Voici quelques activités à ajouter à votre calendrier pour une fin de semaine haute en couleur! Du Quartier des spectacles en passant par le Vieux-Montréal, vers le Marché Atwater, vous serez comblés avec ce palmarès de bons plans pour un week-end illimité réussi! 

Vendredi 14 juin

Rendez-vous à la Société des arts technologiques [SAT] pour assister à  CORPS CÉLESTES, l’œuvre immersive de  Marie Chouinard et Luc Courchesne. Profitez pleinement de la performance des danseurs Lucy M. May et Manuel Roque, bien allongés sous le dôme de la Satosphère.

Société des arts technologiques
1201, boulevard Saint-Laurent
Station de métro Saint-Laurent ou bus ligne 55, direction nord
19 h

Puis déplacez-vous vers l’Esplanade de la Place-des-Arts pour le spectacle rock/ blues de Gros Mené.  La qualité des pistes de leur nouvel album Agnus Dei contribuera à faire de votre vendredi une soirée parfaite.

Esplanade de la Place-des-Arts
175, rue Sainte-Catherine Ouest
Station de métro Place-des-Arts
23 h

Gros Méné

Gros Méné

Samedi 15 juin

Débutez la journée en musique en vous rendant à la 6e édition du Festival Folk sur le canal! Ce sera l’occasion d’écouter des artistes de talent tels que  Maxime Lefebvre et le groupe Will Driving West -tout en peaufinant votre bronzage !

Ilot Charlevoix, Marché Atwater
1361, rue Charlevoix
Station de métro Charlevoix ou bus ligne 36
Dès  13 h

Will Driving West

Will Driving West

Puis, poursuivez la journée en beauté en assistant au Nouveau Cabaret, un amalgame créatif de poésie, de musique, de théâtre, de photographie, d’écrits et d’écrans. Présenté pour la première fois au public ce week-end,  ce cabaret éclaté vous en mettra plein la vue !

Centre PHI
407, rue St-Pierre
Bus ligne 61 ou bus ligne 129
20 h

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Dimanche 16 juin

Visitez vos stars favorites au Grévin Montréal et photographiez-vous aux côtés des répliques de cire de plus de 120 personnalités.

Grévin Montréal
705, rue Sainte-Catherine Ouest, suite 5-104
Station de métro McGill ou bus ligne 15
Dès 11 h

Zombie Boy au Musée Grévin

Zombie Boy au Musée Grévin

Terminez votre week-end en grand en assistant au spectacle de Karim Ouellet, donné dans le cadre des FrancoFolies de Montréal. Nommé Révélation Radio-Canada 2012, le jeune chanteur saura vous séduire avec son folk / pop/électro / soul.

Club Soda
1225, boulevard Saint-Laurent
Station de métro Saint-Laurent ou bus ligne 55
19 h

Karim Ouellet

Karim Ouellet

Finalement, pour ceux plus endurcis à la vie nocturne, rendez-vous au Métropolis pour danser sous les rythmes festifs de DJ Fun pour une nuit de folie!

Métropolis
59, rue Sainte-Catherine Est
Station de métro Saint-Laurent ou bus 358 Sainte-Catherine (nuit)
23 h 45

Profitez du même coup du titre de transport  Week-end illimité offert  par la STM.  Pour seulement 12$, vous pourrez aller et venir partout dans la métropole, du vendredi 18h jusqu’au lundi 5h. Prêt pour un week-end rythmé ?

Profitez de votre week-end illimité !

Variétés
PETER_PETER_09FEV2013_crédit photo Sébastien Lavallée

Peter Peter dans un showcase juste pour toi

Y fait plutôt frette, mais on s’en fout : dans une couple de minutes, on atterrira bien au chaud entre les quatre murs du disquaire Aux 33 tours sur Mont-Royal. Et ce soir, c’est soir de première, parce qu’on y présente le premier « In Store » de l’endroit, avec le « très talentueux (et très esthétique) »* Peter Peter en formule intimiste.

Un tabouret, un ampli, une petite console, un micro et une guitare, voilà tout l’attirail de l’artiste, qui s’est installé comme chez eux un peu avant 19 h 30 samedi soir, prélude d’une belle soirée, intro réconfortante et douce avant les folies de la nuit. On n’est pas 25 dans la place, on est timides, respectueux, polis, on sait pas trop où se mettre, quelque part entre les rangées de vinyles, pas loin de la porte, parce qu’on est ben trop gênés pour aller se coller sur lui. On n’a pas ses couilles, nous. Parce que n’empêche, donner une petite prestation solo, à la bonne franquette, devant un si maigre public dans une boutique de Montréal un beau soir d’hiver, franchement, fallait pas avoir froid aux yeux.

Ce fut bref, une petite vite allongée, une première date maladroite mais complice et généreuse, où, pour nous rendre plus à notre aise, Peter Peter sollicitait nos demandes spéciales, pendant que nos bottes dégoulinaient pour faire des traces grosses comme des nuages sur le tapis détrempé du local. On aurait dit qu’on était assis en cercle autour d’un feu, à se conter des histoires pis à manger des guimauves, sauf qu’on était debout près de la caisse, avec nos coats, nos mitaines, nos caches-oreilles pis notre inconfort, les uns adossés au mur de CD, l’autre à genoux à faire ses photos, l’autre encore à faire des vidéos verticaux, « parce que ça faisait beau ». Moi je me demandais : ils sont où, les gens ? Une petite performance solo de même, quasi privée en début de soirée, moi je trouve ça parfait parfait. Je me sens privilégiée, t’sais. Avec de la place pour une cinquantaine de curieux, on aurait pu être le double. Anyway, les absents ont toujours tort, tout le monde sait ça. Mais c’est pas grave, il y en aura d’autres, y paraît, des In Store Aux 33 tours… En attendant, je sais pas, on a eu quoi ? une trentaine de minutes de tounes, des accords de guitare entremêlés du déclenchement d’obturateur de l’appareil de mon photographe – maudit que j’aime ça ce son-là.

Peter Peter. Crédit photo Sébastien Lavallée

Peter Peter. Crédit photo Sébastien Lavallée

La version complète de Peter Peter, full band, comporte à ce qu’on me dit cinq musiciens, dont un des frères Mineau de Malajube, et s’offre pour la Valentin ce jeudi au Club Soda. Pour le moment, il nous fait ça pas de set list, à sa guise, sans trop savoir où il s’en va d’une pièce à l’autre, et c’est précisément ce qui charme : il se laisse aller, nous gratte des pièces de ses deux albums, blague au sujet d’« une chanson que j’ai écrite pour une fille… encore », attrape sa grosse 50 canette savamment posée à ses côtés sur l’ampli, s’enquiert auprès de son gérant s’il peut en faire encore une autre, nous remercie tout plein d’être là, ici, avec lui. Il est gentil, aussi timide que nous, et pas malhabile du tout dans son rôle de musicien tout seul, d’entertainer, de centre d’attraction ; il a l’air flatté qu’on soit là, nous le sommes d’avoir eu la chance de profiter de cette petite vitrine intime pour le découvrir, du moins ceux qui, comme moi peut-être, entendent son nom circuler depuis un bon petit bout déjà, mais ne s’étaient pas encore donné la peine d’aller voir de quel bois ça se chauffe c’te petite bête-là.

On lui souhaite en tout cas tout le meilleur du monde : après un opus plutôt folk, dont la pièce Homa a été élue « Meilleure chanson francophone de l’année » par iTunes en 2011, la seconde galette donne plutôt dans l’électropop mâtiné de saxophone, un disque consacré pour sa part « Album francophone de l’année 2012 » par iTunes Canada, également célébré par les radios universitaires nord-américaines et parmi les meilleurs albums de 2012 selon le Voir. Ça va donc plutôt bien pour lui : après s’être fait voir dans la plupart de nos festivals montréalais, il perce au sud, à l’ouest et à l’est ; bientôt, ce sera SXSW au Texas, puis, plus près, la Canadian Music Week, où les Independant Music Awards le placent en lice dans la catégorie « Francophone Artist of the Year ». Et y’a les Européens qui trippent sur son cas aussi, semble-t-il…

Et cette semaine, disais-je, show au Soda, sorte de rentrée montréalaise où il présentera pour la toute première fois le spectacle de son 2e album, Une version améliorée de la tristesse, dans une mise en scène d’Olivier Morin (Otarie, Clothaire Rapaille, l’opéra rock ; L’assassinat du président). Un concert que je regrette de devoir manquer, mais que je vous encourage fortement à mettre à l’agenda. La Saint-Valentin, anyway, c’est un peu (pas mal) surfait. Sors ta blonde dans un resto n’importe quel soir de la vie, c’est moins quétaine, dis-lui qu’tu l’aimes tous les jours, pis ça va lui faire ben plus plaisir que ce passage obligé de Cupidon pis de ses maudits petits cœurs à la cannelle dégueulasses.

Peter Peter
Une version améliorée de la tristesse
Spectacle mis en scène par Olivier Morin
Club Soda
Jeudi 14 février, 20 h
Première partie : Beverlay

*dixit l’attachée de presse de la soirée, Isabelle Ouimet

Musique