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Cinéma du Parc

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Festival Présence autochtone

À chaque année, lorsque le début du mois d’août arrive et que le maïs est un délice, je découvre, sur la Place des Festivals, tout un éventail de cultures, de saveurs et d’artisanats en provenance des Premières Nations du Canada et des Amériques. C’est pendant le Festival Présence autochtone qu’on peut découvrir, entre autres, des œuvres cinématographiques qui abordent les réalités, l’imaginaire et les mythes des peuples habitant des territoires autochtones parfois « non cédés », comme c’est le cas de Tiohtià:ke (Montréal en langue Mohawk), lieu de rassemblement et de commerce. À chaque année, c’est une occasion unique pour moi de faire le point sur les tendances et les réalités des communautés qui y sont conviées et d’être témoin de leurs prestations artistiques. Il y a tant à découvrir devant le grand tipi, la tortue, les caribous et les sapins baumiers qui modifient si agréablement cette place montréalaise rebaptisée Place du Makushan l’année dernière, selon un acte de Toponymie sauvage, qui signifie « place de la fête ». Le moment fort de cette année a été Ioskeha et Tawiscara : le grand Jeu de la création, théâtre épique inspiré de la cosmogonie traditionnelle avec des marionnettes géantes, danseurs et musique des Buffalo Hat Singers et du DJ Ziibiwan.

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Pour la septième édition, le défilé de l’amitié Nuestroamericana démontre que Montréal est la ville par excellence où se rassemblent et se côtoient des gens venant de tous les horizons et qui montre avec fierté les coutumes issues de leurs identités singulières.

Le mardi 8 août à Concordia, François Girard va nous parler du film emblématique du 375e anniversaire de Montréal : Hochelaga, terre des Âmes en présence de collaborateurs autochtones. C’est une rencontre que je ne manquerai pas et qui est dans l’esprit de ce festival! Les films au programme sont des fenêtres ouvertes sur le monde et en plus, certaines séances sont gratuites. J’ai hâte de découvrir le documentaire Rumble, the Indians who rocked the World le mercredi 9 août au Cinéma du Parc – un des films qu’il faut voir. Pour clore les festivités, rendez-vous à 23 h au Catalyseur d’imaginaires urbains le mercredi 9 août.

Article rédigé par Jacques Galois

Variétés
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BGL de fantaisie par Benjamin Hogue

BGL ça commence par trois jeunes artistes qui se rencontrent à l’université Laval en 1996. Le genre de rencontre qui change une vie… ou plutôt qui sera responsable de la tracer, cette vie, du moins pour les prochaines décennies!

Le B c’est pour Jasmin Bilodeau, le G pour Sébastien Giguère, et le L pour Nicolas Laverdière…un trio de poètes bricoleurs aux coeurs immuablement jeunes, qui, depuis 20 ans maintenant, continu de manœuvrer leur art sans jamais perdre le vent dans les voiles, bien au contraire!

Avec leur imaginaire fertile et loufoque, le collectif de joyeux lurons n’a pas cessé de nous subjuguer que ce soit leurs cabines téléphoniques en bois intitulés Rejoindre quelqu’un installées dans le décor champêtre de St-Jean Port-Joli en 1999, ou leur fameuse installation au MAC  À l’abri des arbres  au message environnemental frappant, ou encore leur carrousel de paniers d’épiceries installé à Sudbury…BGL émerveille, et saisit aussi. S’ils n’éveillent pas la magie ou l’enfant en nous, ils incitent à une réflexion sociale ou humanitaire.

En 2015, Benjamin Hogue, producteur et réalisateur de documentaires (Lemoyne, Le chômeur de la mort, Godin) se trouve à passer la nuit dans l’atelier de BGL. Il observe cet espace reflétant l’esprit burlesque du trio d’artistes et devient rapidement fasciné par leur génie et leur excentricité. L’envie de les épier se fait sentir et il parvient à les convaincre de, non seulement lui laisser une petite place dans leur bulle, mais de tourner les projecteurs vers eux pour la première fois, ce qui semble être un exploit en soi. Les trois partagent la même nature discrète et peut-être même un peu sauvage, du moins face à la célébrité.

On se sent donc privilégié d’entrer dans leur univers et de découvrir leur processus de création bien unique, surtout que le « timing » était parfait : Hogue a démarré la production de son film au moment où le groupe se voyait offrir les trois plus gros projets de leur carrière (Canadassimo pour la Biennale de Venise, le Pool Lane pour le centre sportif Pan-Am de Toronto, et La vélocité des lieux pour le carrefour Henri-Bourrassa-Pie IX à Montréal).

Le réalisateur a rempli son mandat d’être invisible pour enrichir son film de moments extrêmement intéressants, comme de les voir réfléchir sur les aspects techniques des installations ou alors de les retrouver délirants en fin de soirée au moment où les yeux chauffent d’épuisement, mais que les coups de pinceau persistent au rythme des divagations qui se disent, ou se chantent.

On aime découvrir la naissance du trio d’art contemporain par l’entremise d’archives insérées au fabuleux montage du film, et ensuite comprendre le fil conducteur entre chacune de leurs œuvres : cette préoccupation pour ce qui est menacé, ce qui disparaît, la dénaturation des choses et le passage du temps.

BGL de Fantaisie est présenté jusqu’au 1er juin à la Cinémathèque québécoise et au Cinéma du Parc.

Cinéma
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La cloche a sonné, vite à vos écrans!

J’aime l’automne orangé. Avec sa douce lumière qui tapisse les feuilles des arbres, il n’y a pas plus romantique comme saison. Mais sous ses airs de tranquillité, l’automne déborde d’activités à faire, de sorties culturelles, et de soirées cinéma parfaites!

Pour vous chers lecteurs, j’ai donc pris comme mission de vous faire l’inventaire des festivals et programmations spéciales ayant attrait au cinéma, afin que vous puissiez vous en mettre plein la panse! Sortez votre iPhone, ouvrez votre iCalendar et faites-vous un horaire automnal digne de ce nom!

On a commencé en beauté le mois de septembre avec le Festival des films du monde, une programmation qui s’est étalée inclusivement jusqu’au 4 septembre. Des films de partout, offrant une belle diversité via un cinéma de qualité et innovateur. Le FFM nous a permis de nous rapprocher (au sens physique!) des artisans du cinéma international.

Как и русское кино?!* Si oui, et bien croyez-le ou non, vous serez servis grâce au Cinéma du Parc qui présentera du 31 août au 27 septembre les œuvres des plus marquants cinéastes russes : Tarkovski (Stalker), Sokourov (Faust) et Zviaguintsev (Elena – sortie prévue 31 août). Chacun d’eux ayant un style cinématographique bien distinct. Certainement une chance unique pour les connaisseurs, mais aussi pour les non-initiés, de découvrir un cinéma riche et poétique. Plus d’info

Ivan’s Chilhood au Cinéma du Parc

On poursuit avec une programmation toute spéciale projetant les œuvres de réalisatrices britanniques telles que Sally Potter (Orlando, The Tango Lesson), Andrea Arnold (Fish Tank) et Lynne Ramsay (Ratcatcher) à la Cinémathèque québécoise. Vous aurez du 5 au 30 septembre pour visionner des films d’un hyperréaliste troublant, tels que Red Road, Fish Tank, We need to talk about Kevin, Wuthering Heights, Ratcatcher, et j’en passe. Plus d’info

Plus tard en octobre (du 10 au 21 octobre), aura lieu le 41e Festival du nouveau cinéma. Pour les passionnés de cinéma que vous êtes, c’est THE festival à ne pas manquer! À chaque année, c’est une véritable fête, un party jubilatoire de découvertes cinématographiques et de rencontres mémorables entre public captivé et créateurs captivants. Le FNC, ce sont aussi des films de tous horizons, repoussant les limites du conventionnel grâce à l’utilisation des nouvelles technologies. On l’aime pour son audace, son unicité, son caractère innovateur et tout le plaisir qu’il nous offre. Pour cette 41e édition, une rétrospective de l’oeuvre du  photographe et réalisateur américain William Klein sera présentée  au FNC en collaboration avec la Cinémathèque québécoise. Plus d’info

Rétrospective William Klein au FNC

Novembre… pour certains, il s’agit du mois des morts, mais entre vous et moi, il n’a absolument rien d’éteint grâce aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal, du 7 au 18 novembre. Pour sa 15ième année, le RIDM propose une sélection impressionnante des meilleures œuvres documentaires provenant d’ici et d’ailleurs. Ouvrez vos yeux et votre esprit aux préoccupations contemporaines via des documentaires frappants, voire dérangeants. Des films proposant une formule artistique, jonglant parfois entre la fiction et la réalité. Et pour les plus intéressés d’entre-vous, il est aussi possible de participer à des tables rondes ainsi qu’à des discussions thématiques offertes à tous. Plus d’info

Mais ce n’est pas tout! Je ne pourrais faire une rentrée culturelle cinématographique sans faire un petit survol des films à venir en septembre dans un cinéma près de chez-vous. Alors en vrac, voici quelques recommandations :

  • L’affaire Dumont, un film québécois réalisé par Podz et basé sur un fait vécu.  (14 septembre) (image à la une)
  • Rapailler l’homme, un documentaire qui redécouvre Gaston Miron à travers les douze artistes ayant participé à l’album Douze hommes rapaillés. (14 septembre)
  • Après la neige de Paul Barbeau, producteur et réalisateur québécois. Une histoire de famille jouée par d’excellents acteurs. (21 septembre)

Voilà déjà votre agenda bien rempli! Chose certaine, la rentrée culturelle 2012 a tout pour charmer, des plus timides aux plus ardents cinéastes.

Allez hop, à vos écrans!

* Merci, Google Traduction!

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