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Vélo Paradiso : top 5 adresses pour en profiter

Best of Québec prend possession de notre blogue pour vous faire découvrir les bonnes adresses et meilleures occasions autour d’un festival montréalais.

Ce mois-ci, découvrez leurs recommandations pour profiter de cinéma sous les étoiles! Eh oui, grâce à Vélo Paradiso, un concept amusant de vélo-projecteur qui sillonnera jusqu’à la mi-octobre les rues et parcs de cinq arrondissements montréalais, des projections extérieures coordonnées par le Wapikoni Mobile ont lieu chaque semaine. Chouette, n’est-ce pas? Et encore plus lorsqu’on sait où faire une petite halte sympathique dans les quartiers concernés. Suivez le guide!

Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension

Ce quartier a beaucoup changé au cours des dernières années et dispose à présent d’une belle gamme d’endroits qui peuvent précéder ou suivre une projection extérieure. Il suffit de penser au restaurant Tapeo, dans lequel la chef Marie-Fleur Saint-Pierre exalte la cuisine espagnole, pour s’en convaincre. Vous pouvez aussi vous rendre les yeux fermés au restaurant apportez-votre vin Tandem, dont la cuisine est aussi délicieuse que l’accueil, ou encore au Alep, une excellente adresse pour les amateurs de cuisine moyen-orientale et végétarienne.

Tandem

Tandem

Rosemont-Petite-Patrie

Quartier familial et convivial, Rosemont-Petite-Patrie recèle plein de petits trésors à connaître si vous assistez à Vélo Paradiso. Pour manger, direction Frites alors!, le paradis des frites belges qui les décline sous forme de cornets, de poutines et d’accompagnements pour burgers, hot-dogs et sandwichs. Un endroit sympathique, au bon rapport qualité-prix et coloré à souhait! Et pour boire un verre dans un cadre accueillant, nous vous suggérons La Distillerie N.3, au décor inspiré de saloons du XIXe siècle et aux cocktails intéressants.

Frite alors

Frite alors!

Mercier-Hochelaga-Maisonneuve

Homa, comme le surnomment affectueusement de nombreux Montréalais, est un quartier qui s’est beaucoup dynamisé et dont les résidents ont maintenant beaucoup de choix dès qu’il est question de sortir. Pourquoi ne pas faire une halte-repas, avant votre projection, au charmant restaurant Cabotins? Ultra-accueillant avec son décor fait de matières recyclées, ultra-ouvert aux familles et ultra-salivant avec sa cuisine à la fois responsable, de qualité et originale, vous adorerez l’endroit. Et pour ceux d’entre vous qui aimeraient veiller après votre cinéma sous les étoiles, n’hésitez pas à vous rendre au Blind Pig, un petit bar chaleureux et bien animé, ou encore au Monsieur Smith, dont vous dorerez les cocktails.

Cabotins

Cabotins

Côte-des-Neiges

Ah, Côte-des-Neiges et sa grande diversité ethnique et culturelle. De nombreux étudiants choisissent ce quartier pour ses petits prix et son offre métissée. Asiatiques, caribéens, indiens, italiens, grecs, moyen-orientaux; il y a l’embarras du choix à chaque coin de rue si l’on veut se restaurer. Même chose du côté des bars, avec tout de même une recommandation pour le Pub McCarold, à la fois rustique et chaleureux, qui propose une vaste sélection de bières et de whiskys. Coup de cœur gourmand, également, pour la boulangerie-pâtisserie artisanale Chez Fred, qui produit des pains, viennoiseries et pâtisseries salées comme sucrées réalisés dans les règles de l’art, avec le savoir-faire et la passion d’un vrai boulanger qui n’utilise que les meilleurs produits. Psst! Commandez une tasse de vrai chocolat chaud fondu à l’ancienne pour accompagner votre dégustation sur place!

Chez Fred

Chez Fred

Ville-Marie

Centre par excellence des affaires et de la trépidante vie urbaine, Ville-Marie regorge de petites et de grandes adresses ou se rendre avant comme après une projection. Afin de demeurer dans l’esprit sortie en plein air et sans chichi, une petite visite au Vladimir Poutine, ou l’on retrouve parmi les meilleurs poutines en ville à prix très doux (tout comme d’autres petits plats sympas), peut être une bonne idée. Pour boire un verre ou deux, tout en écoutant de la très bonne musique en direct cinq jours sur sept et en profitant d’un décor exceptionnel, rendez-vous au Le Vieux-Dublin, le pub irlandais historique de Montréal. Vous trouverez sur place une des plus belles sélections de bières en fût et de scotchs en ville. Enfin, pour admirer de très haut Montréal, montez au sommet de la tour Ville-Marie et essayez le resto Les Enfants Terribles, à la cuisine réconfortante et aux cocktails bons à toute heure du jour comme de la nuit (il est toujours cinq heures quelque part, n’est-ce pas?).

Bon cinéma sous  les étoiles!

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Dévoilement de la programmation : Festival Fantasia

La semaine dernière avait lieu le lancement de la programmation de la 21e édition du Festival international de films Fantasia. Cette année, c’est plus de 150 longs-métrages et 300 courts-métrages qui sont projetés entre le 13 juillet et le 2 août. Comme d’habitude, il y en aura pour tous les goûts et les genres.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce festival de films, Fantasia est le rendez-vous annuel des amateurs de films de genre : action, horreur, thriller, fantastique, science-fiction et bien plus. Le festival fait aussi la part belle au cinéma asiatique cette année avec notamment des films du Japon, de la Chine, de la Corée du Sud, mais aussi de la Thaïlande et du Cambodge. On peut aussi y retrouver des films provenant d’autres coins du globe comme la Hongrie, la Colombie et l’Ouganda. C’est l’occasion idéale pour voir un cinéma différent! La majorité des projections se font dans cinq emplacements près de l’université Concordia ainsi qu’à la Cinémathèque québécoise et au Musée McCord.

Ce qui rend ce festival si particulier, c’est clairement l’ambiance lors des projections. En effet, le public réagit avec énergie : rire, cris, blagues, etc. Cependant, n’y voyez pas là un manque de respect aux films, c’est au contraire une façon de montrer que les films touchent le public. En fait, une salle silencieuse à Fantasia est presqu’un mauvais signe… Et, en plus, ça donne l’impression d’être dans son salon avec ses amis!

Et maintenant, la question qui tue : quels films aller voir? Vous avez certes l’embarras du choix, mais voici quelques titres recommandés par l’équipe du festival : En ouverture, The Villainess de Jung Byung-gil pour les fans de films d’action survoltés. Jojo’s Bizarre Adventure: Diamond Is Unbreakable du célèbre Takashi Miike pour les amateurs de mangas. Le cinéma québécois est aussi à l’honneur avec des nouveautés comme Le problème d’infiltration de Robert Morin ou des classiques comme une version restaurée de Karmina de Gabriel Pelletier qui est en projection gratuite, en plus! Pour les fans de courts-métrages, les Fantastiques week-ends du cinéma québécois auront lieux, pour la première année, toutes les fins de semaine du festival. Et pour ceux qui aimeraient y aller en famille, le festival a prévu une série de projections pour les enfants : Mon premier Fantasia. Finalement, le festival sera clôturé par le drame historique A Taxi Driver de Jang Hoon qui relate les évènements tragiques entourant la loi martiale du dictateur Chun Doo-hwan qui a marqué le début des années 1980 en Corée du Sud.

Tout ceci n’est qu’un bref aperçu de la programmation que je vous invite à aller parcourir dès maintenant ici. Certaines projections voient leurs billets s’envoler très rapidement! Dépêchez-vous à acheter vos billets!

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Les belles histoires des Rendez-vous du cinéma québécois

Les Rendez-vous du cinéma québécois (RVCQ) célèbrent chaque année le cinéma d’ici : en court métrage, en long métrage, en fiction tout comme en documentaire. Cette année, le festival a présenté en film d’ouverture Ça sent la coupe! de Patrice Sauvé. Pourtant, ce choix est loin de refléter l’ensemble des films qui se perdent dans l’immensité de cette programmation de plus de 340 films.

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Il y a d’abord les courts métrages. Ces séances sont parmi mes préférées, car on y voit de 3 à 6 films et on y vit donc une gamme d’émotions assez variées. Sélectionné aux Oscars pour le prix du Meilleur court métrage d’animation, le film Vaysha l’aveugle de Théodore Ushev est un bon exemple de court métrage particulièrement agréable. C’est dans cette même séance que j’ai pu découvrir le film Seule de Mélanie Charbonneau ainsi que Sigismond sans images d’Albéric Aurtenèche, tous les deux très comiques et toutefois très critique de notre ère numérique.

Il y a ensuite les documentaires, ces films qui nous font découvrir la vie extraordinaire de gens ordinaires (ou pas). J’ai été charmée par Histoire Hippie de Jean-André Fourestié dans lequel l’on découvre Martin, «jeune» septuagénaire aux idéaux hippies. On rencontre aussi ses deux filles, l’une qui a élevé elle-même ses deux enfants, l’autre gravement malade. Elles ont fait leur vie aux États-Unis tandis que le père est à Montréal. Martin vit dans le Mile-End depuis 40 ans, flânant de coloc en coloc, toujours à la recherche d’un esprit de communauté, de partage et d’échange. Présent lors de la projection, Martin n’a pourtant rien d’un homme très exubérant. Il m’a même semblé plutôt timide en comparaison à l’image qu’il projetait dans le film, ce qui démontre la confiance qui s’était établi entre la caméra du réalisateur et le personnage principal.

Dans la même lignée, le film documentaire À peau d’homme de Marie-Ève Nadeau dévoile l’admirable vie de Jean, un vendeur de fourrures qui arpente les routes du Québec en s’arrêtant dans les communautés autochtones. Vieillissant, Jean persiste à vouloir travailler. Entouré de ses proches et de sa famille, le film dresse le portrait de cet homme courageux au métier peu commun alors qu’il fait face à la vieillesse. À mes yeux, il s’agit surtout d’une belle réflexion sur la mémoire et sur les traditions.

La 35e édition des RVCQ se poursuit jusqu’au 4 mars. Pour découvrir l’ensemble de la programmation, c’est ici.

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Saviez-vous que…

Montréal en Histoires est fier de vous partager des petits trésors d’archive. Découvrez chaque semaine sur le blogue de La Vitrine des événements et personnages qui ont fait l’histoire de Montréal.

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Saviez-vous que le Ouimetoscope a été le premier cinéma permanent de la ville?

Le Ouimetoscope ouvre ses portes le 1er janvier 1906 à Montréal, au coin des rues Sainte-Catherine et Montcalm. Il s’agit du premier cinéma permanent à Montréal et même au Canada. Il est fondé par Léo-Ernest Ouimet (1877-1972), éclairagiste et électricien. On y présente des « vues animées », c’est-à-dire de petits films muets qui impressionnent beaucoup le public. En 1907, Ouimet ouvre une deuxième salle de cinéma qui deviendra la plus luxueuse en Amérique avec 1200 places. Dès 1906, il présentera ses propres films d’actualités. Dans les années 1970 et 1980, le Ouimetoscope est une salle de cinéma de répertoire fréquentée par les cinéphiles.

Crédit: Archives de la ville de Montréal

 

 

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Tapis Rouge de la première du film Le Mirage

Jeudi soir, à la Place des Arts, avait lieu la première du film Le Mirage qui sortira en salle le 5 août prochain. [crédit photo : Mathilde Carpentier]

 

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La cloche a sonné, vite à vos écrans!

J’aime l’automne orangé. Avec sa douce lumière qui tapisse les feuilles des arbres, il n’y a pas plus romantique comme saison. Mais sous ses airs de tranquillité, l’automne déborde d’activités à faire, de sorties culturelles, et de soirées cinéma parfaites!

Pour vous chers lecteurs, j’ai donc pris comme mission de vous faire l’inventaire des festivals et programmations spéciales ayant attrait au cinéma, afin que vous puissiez vous en mettre plein la panse! Sortez votre iPhone, ouvrez votre iCalendar et faites-vous un horaire automnal digne de ce nom!

On a commencé en beauté le mois de septembre avec le Festival des films du monde, une programmation qui s’est étalée inclusivement jusqu’au 4 septembre. Des films de partout, offrant une belle diversité via un cinéma de qualité et innovateur. Le FFM nous a permis de nous rapprocher (au sens physique!) des artisans du cinéma international.

Как и русское кино?!* Si oui, et bien croyez-le ou non, vous serez servis grâce au Cinéma du Parc qui présentera du 31 août au 27 septembre les œuvres des plus marquants cinéastes russes : Tarkovski (Stalker), Sokourov (Faust) et Zviaguintsev (Elena – sortie prévue 31 août). Chacun d’eux ayant un style cinématographique bien distinct. Certainement une chance unique pour les connaisseurs, mais aussi pour les non-initiés, de découvrir un cinéma riche et poétique. Plus d’info

Ivan’s Chilhood au Cinéma du Parc

On poursuit avec une programmation toute spéciale projetant les œuvres de réalisatrices britanniques telles que Sally Potter (Orlando, The Tango Lesson), Andrea Arnold (Fish Tank) et Lynne Ramsay (Ratcatcher) à la Cinémathèque québécoise. Vous aurez du 5 au 30 septembre pour visionner des films d’un hyperréaliste troublant, tels que Red Road, Fish Tank, We need to talk about Kevin, Wuthering Heights, Ratcatcher, et j’en passe. Plus d’info

Plus tard en octobre (du 10 au 21 octobre), aura lieu le 41e Festival du nouveau cinéma. Pour les passionnés de cinéma que vous êtes, c’est THE festival à ne pas manquer! À chaque année, c’est une véritable fête, un party jubilatoire de découvertes cinématographiques et de rencontres mémorables entre public captivé et créateurs captivants. Le FNC, ce sont aussi des films de tous horizons, repoussant les limites du conventionnel grâce à l’utilisation des nouvelles technologies. On l’aime pour son audace, son unicité, son caractère innovateur et tout le plaisir qu’il nous offre. Pour cette 41e édition, une rétrospective de l’oeuvre du  photographe et réalisateur américain William Klein sera présentée  au FNC en collaboration avec la Cinémathèque québécoise. Plus d’info

Rétrospective William Klein au FNC

Novembre… pour certains, il s’agit du mois des morts, mais entre vous et moi, il n’a absolument rien d’éteint grâce aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal, du 7 au 18 novembre. Pour sa 15ième année, le RIDM propose une sélection impressionnante des meilleures œuvres documentaires provenant d’ici et d’ailleurs. Ouvrez vos yeux et votre esprit aux préoccupations contemporaines via des documentaires frappants, voire dérangeants. Des films proposant une formule artistique, jonglant parfois entre la fiction et la réalité. Et pour les plus intéressés d’entre-vous, il est aussi possible de participer à des tables rondes ainsi qu’à des discussions thématiques offertes à tous. Plus d’info

Mais ce n’est pas tout! Je ne pourrais faire une rentrée culturelle cinématographique sans faire un petit survol des films à venir en septembre dans un cinéma près de chez-vous. Alors en vrac, voici quelques recommandations :

  • L’affaire Dumont, un film québécois réalisé par Podz et basé sur un fait vécu.  (14 septembre) (image à la une)
  • Rapailler l’homme, un documentaire qui redécouvre Gaston Miron à travers les douze artistes ayant participé à l’album Douze hommes rapaillés. (14 septembre)
  • Après la neige de Paul Barbeau, producteur et réalisateur québécois. Une histoire de famille jouée par d’excellents acteurs. (21 septembre)

Voilà déjà votre agenda bien rempli! Chose certaine, la rentrée culturelle 2012 a tout pour charmer, des plus timides aux plus ardents cinéastes.

Allez hop, à vos écrans!

* Merci, Google Traduction!

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La folie Fantasia

Ça y est, c’est parti pour la folie contagieuse du Festival Fantasia qui fête cette année son 16e anniversaire. À 16 ans, on en fait des conneries, mais surtout, on repousse nos limites (et surtout celles de nos parents). C’est pas mal la même chose pour Fantasia qui nous présente jusqu’au 9 août, une programmation éclatée, excentrique et qui s’enligne pour plusieurs soirées de fête et d’abus cinématographique. Vivement le « sweet sixteen » de Fantasia!

Je dis folie Fantasia car il s’agit bel et bien d’un engouement bien présent, autant du public que des artisans de l’industrie du cinéma. Instauré en 1996 par Martin Sauvageau, André Dubois et Pierre Corbeil, Fantasia est aujourd’hui un des plus importants festivals de sa catégorie au monde! Et pour ses festivaliers, Fantasia représente la seule chance qu’ils ont de visionner des films qui autrement, resteraient méconnus du public montréalais.

À en voir les étoiles qu’un d’entres-eux a dans les yeux lorsque je lui demande pourquoi il aime Fantasia, je n’ai plus de doutes sur le caractère unique du festival : « C’est « THE » occasion de visionner des films étrangers et canadiens différents de ce que le marché régulier nous offre ».

Pour bien d’autres, c’est le côté « gore » du festival qui les attirent ainsi. Il faut y être pour comprendre; zombies et sushis meurtriers ont leur lot de fans et l’ambiance qui règne dans une des deux principales salles de visionnement (Théâtre Concordia Hall et la Salle J.A de Sève (Université Concordia)) est digne d’un show rock. Beaucoup plus de rires que de peurs dans bien des cas, bien que la programmation offre aussi de véritables films d’horreur avec des revenants pis d’autres créatures ben épeurantes, pour vrai. Le genre d’images qui te restent dans la tête juste au moment d’éteindre les lumières. Classique.

Mais Fantasia, c’est bien plus que du fantastique et de l’horreur, car même s’il s’agit d’une portion importante de sa programmation, des films d’animation, des drames, des comédies romantiques et de nombreux films d’humour sont aussi présentés. Malgré les nombreuses années d’existence du festival et les 75 000 spectateurs de l’an passé, les préjugés sont encore très présents face au genre de films présentés. Combien de « ce n’est pas mon style de films » ai-je entendu de la bouche des personnes à qui j’ai demandé ce qu’ils pensaient de Fantasia.

À ceci, un fan répond qu’il est carrément impossible de ne pas trouver au minimum un film intéressant, peu importe le « style » cinématographique préféré de la personne. Suffit de prendre connaissance de la programmation, par genre de film par exemple, et hop, la liste des films correspondants défilera. Allez, jetez-y un œil pour voir!

Exercice que j’ai d’ailleurs fait et qui m’a mise dans le plus grand des dilemmes : trop de films intéressants à voir pour l’horaire dont je dispose! Je me suis limitée, c’est le cas de le dire, à une vingtaine de films. Avec ça, je fais office de « consommatrice modérée » si on en juge par la quantité impressionnante de personnes qui peuvent aller voir jusqu’à 40, voire 50 films en 22 jours de festival!

J’ai donc choisi pour l’occasion un heureux mélange de comédies (Wrong, Alter Egos, Lloyd of the Conqueror, New Kids Turbo, etc.) de drames (Sons of Norway, Starry Starry Nights, etc.), de films d’animation (Wrinkles, ParaNorman, The King of Pigs, etc.), d’horreur et de zombies (Isn’t Anyone Alive, Excision, Sleep Tight, A little bit zombie, Zombie Chic, etc.) de fantastique (Dans le ventre du dragon, The Fourth Dimension, Robo-G, The Sorcerer and the White Snake, etc) et bien sûr, la fi-fille que je suis ne pouvais passer à coté de quelques films d’amourrr avec For Love’s Sake, Love Fiction, et Nakedness Which Wants to Die Too Much.

Outre la variété de films, la provenance de ceux-ci est particulièrement intéressante et éclectique. Même s’il est vrai que lors des tous débuts de Fantasia, les films présentés provenaient exclusivement de Hong Kong et du Japon, celle-ci s’est beaucoup diversifiée au cours des années. Cette année, sur un total de 160 films, on compte plus d’une trentaine de pays participants. Le Japon reste toujours un des pays les mieux représentés au festival avec plus de 35 films mais plusieurs autres proviennent du Canada, des États-Unis, de la Corée du Sud, du Royaume-Uni, de Cuba, et j’en passe.

Autre point fort imputable à Fantasia; le festival offre une chance unique à son public de rencontrer des gens de l’industrie du cinéma : réalisateurs, producteurs, acteurs et autres, qui souvent, font honneur de leur présence et de leur temps. Conférences et rencontres spéciales sont donc aussi au rendez-vous. À mettre à votre agenda, s’il vous reste du temps!

Bon, c’est bien beau tout ça, mais j’ai justement un film qui m’attend. J’ai déjà hâte d’aller m’imprégner de l’univers de Jordan Gallan pour son film Alter Egos, présenté en première mondiale ce soir. Il s’agit d’un genre de Woody Allen à la sauce super-héros, comme le décrit Tony Timpone via le site du festival. Et si je suis chanceuse, je pourrai peut-être y rencontrer certains des acteurs du film ainsi que le réalisateur… une occasion unique et possible grâce à Fantasia.

Convaincu(e) ?!

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LaVitrine

Fantasia – Ton titre de film!

Depuis sa fondation en 1996, le Festival international de films Fantasia est maintenant reconnu comme le plus grand et plus influent festival de sa catégorie en Amérique du Nord, une référence majeure sur la scène internationale du cinéma de genre et l’un des événements cinématographique les plus courus au pays.

Nous avons 4 lisières de 10 billets à offrir pour l’édition 2012 du festival Fantasia!

Tente ta chance, INVENTE UN TITRE DE FILM DE CINÉMA DE GENRE! 

Date limite : vendredi, 11 h am

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Mary Pickford sous les feux de la rampe

Le dernier (et seul!) film muet que j’ai vu, c’est The Artist.  Il faut dire que la tendance dans le domaine du cinéma, c’est plus les effets spéciaux que le noir et blanc d’avant guerre, mais il y a visiblement un intérêt pour les styles cinématographiques différents, et The Artist en est le parfait exemple.  Nominé et récompensé maintes fois, ce film nous rappelle les débuts du 7ième art.  Et pour des cinéphiles comme moi, c’est toujours bon de connaître la base. Mary Pickford fait justement partie de ces pionniers du cinéma muet et pour qui le Musée McCord consacre une exposition complète réunissant plus de 200 objets. Suivez le guide! 

C’était la première fois que j’allais au Musée McCord.  J’ai tout vu ce que ces lieux avaient à m’offrir, dont une splendide exposition sur Montréal, Montréal – Points de vue, avec des images géantes de notre belle ville, tapissées sur les murs.  C’est cependant dans une salle au décor rappelant les salles de cinéma des années 20 que j’ai débuté mon apprentissage sur les premières années de l’histoire du cinéma hollywoodien, mais aussi et surtout, sur l’une des toutes premières stars de cette époque : Mary Pickford.

Il est possible que comme moi, vous ne saviez pas avant aujourd’hui qui était cette Mary Pickford.  La plupart d’entre nous connaissons probablement mieux Charlie Chaplin, avec qui d’ailleurs, elle cofonda la United Artists en 1919.  Surnommée la « la fille aux boucles d’or », Mary Pickford conquit rapidement le cœur de ses spectateurs et devint une véritable icône du cinéma muet américain. Née Gladys Louise Smith en 1892 à Toronto, elle fît ses premières armes au théâtre, notamment à Broadway, pour finalement faire carrière au cinéma.  55 films et 141 courts-métrages en 27 ans de carrière. Dur à battre… je dis bonne chance aux Taylor, Kristen et Miley de ce monde!

Mary Pickford, film Coquette, tirage d’époque, photographe inconnu, 1929

Autant d’années de métier, ça commence à faire beaucoup d’archives!  Réalisée par Sylvia Frank, directrice du Film Reference Library and Special Collections du TIFF,  et scénographiée par Denis Carrier de Carrier Communication,  l’exposition Mary Pickford et la création du star-système du Musée McCord présente d’une façon intéressante et magnifiquement imagée la carrière et la vie personnelle de la star chérie du cinéma muet.  L’exhibition souligne aussi l’influence qu’eut le cinéma muet dans l’évolution cinématographique que nous connaissons aujourd’hui. Nous pourrions être tentés de croire que notre génération a tout inventé, mais plusieurs des mêmes techniques aujourd’hui utilisées l’étaient déjà à cette époque : montage ultra-rapide, superposition d’images, plan rapproché… le cinéma muet ce n’est pas seulement de la claquette.  Parlez-en à Gabriel Thibaudeau, porte-parole de l’exposition, compositeur et spécialiste de l’accompagnement du cinéma muet.  Lui, il s’y connaît plutôt bien dans le domaine! Et lorsqu’il parle de Mary Pickford, il en parle avec beaucoup de passion : « Malgré les apparences et la fragilité de ses personnages, Mary était une femme forte, une femme d’affaires. Elle fût d’ailleurs la 1ère et seule femme à avoir possédé un studio à Hollywood ».

Des centaines d’objets-souvenirs exhibés provenant de la Collection Rob Brooks Mary Pickford de la Film Reference Library du TIFF, on peut y admirer de magnifiques affiches originales faites à la main, parfaitement « vintage », des photographies, des couvertures de magazine dont l’édition Maclean’s de septembre 1918, des produits de cosmétique Mary Pickford (les produits dérivés étaient nés!), des robes, dont une splendide Jeanne Lanvin.  Et de tous ces objets, c’est une toute petite chose qui m’a le plus fascinée : sa carte de membre de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences.  Elle était le membre numéro 3.  Imaginez, l’académie compte aujourd’hui plus de 6000 membres provenant de 36 pays différents!¹

Il est aussi possible de visionner des extraits de films muets mettant en vedette la belle Mary.  Confortablement assise sur de véritables bancs de cinéma, j’ai pu me délecter de quelques extraits qui tantôt m’ont fait rire, tantôt effrayée!  Vous riez, mais dans Sparrows (1926) la scène du marécage plein de crocodiles avec Mary tentant désespérément de sauver sa trâlée d’enfants perchés sur une branche au-dessus de la marre… angoissant!

C’est donc via le parcours de l’enfant-chérie de l’Amérique que je suis plongée dans ces années où tout était à faire, tout était possible. L’avenir appartenait à ces vedettes et rien ne semblait vouloir ébranler leur rayonnement.  Mais, les choses étant ce qu’elles sont,  l’arrivée du cinéma parlant fît passer Mary Pickford de « première icône à première has been ». La précarité du star-système faisait ses premières victimes…

L’exposition Mary Pickford et la création du star-système est au Musée McCord jusqu’au 8 octobre 2012. 

Crédits photos : Musée McCord

¹Source

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