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Galerie photo : Ma Première Place des Arts 2017

Mardi dernier avait lieu la finale du concours Ma Première Place des Arts à la salle Claude-Léveillée de la Place des Arts. Les finalistes de cet événement phare de la relève en chanson d’expression française aux Québec organisé par la Société pour l’avancement de la chanson d’expression française (SACEF)  étaient :

Catégorie interprète
Jérémie Roy
Gertrude Létourneau
Viola Ferrando

Catégorie auteur-compositeur-interprète
Marc-Antoine Beaudoin
Tom Chicoine
Valérie Poulin

Catégorie groupe
Escabo
Belshazzar

Les gagnants de la 23e édition de Ma Première Place des Arts sont Viola Ferrando, Marc-Antoine Beaudoin et Belshazzar.

Galerie-photo par Renaud Vinet-Houle.

 

Musique
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Entrevue avec le directeur général de la SACEF

Entrevue avec Jocelyn Ménard, Directeur général de la SACEF (Société pour l’avancement de la chanson d’expression française) responsable de l’événement “Ma première place des arts”

  1. En quelques mots, comment décririez-vous cette 23ème édition de Ma Première place des arts ?

Cette édition est définitivement sous le signe du changement. Avec une nouvelle identité visuelle, un nouveau site web et l’ajout d’une nouvelle catégorie au concours, nous tenions à représenter au mieux la diversité et la créativité de la chanson au Québec.

  1. On demande aux participants de faire preuve d’audace, en quoi la programmation de cette année en fait-elle preuve ?

Il y a énormément de belles propositions cette année! Des créations audacieuses, des compositions singulières et originales et des artistes avec beaucoup de personnalité. L’ensemble apporte un vent de fraicheur et de la couleur à la programmation.

  1. Pour la première fois cette année, on ouvre le concours aux groupes. Cela venait d’une forte demande du public ou par envie de diversifier?

C’est moi en fait qui a poussé pour faire entrer cette catégorie. Ayant été membre de plusieurs groupes musicaux moi-même, je trouvais important que les groupes soient représentés et aient accès au concours. Sans compter le fait aussi que ceci reflète encore mieux ce qui se passe actuellement sur la scène musicale.

  1. Parlez-moi des mentors choisis pour cette édition, en quoi ceux-ci se démarquent-ils par leur expérience ? Qu’apportent-ils spécifiquement aux participants

Nous choisissions toujours nos mentors en fonction de leur crédibilité et de leur légitimité et je pense que pour la plupart, leur participation au concours est perçue comme redonner à la chanson ce que la chanson leur a donné. Plus spécifiquement, on peut penser à des astuces au niveau de la présence scénique, des enjeux du milieu, d’une tournée, des sacrifices qu’ils auront à faire. Sans parler des conseils musicaux et vocaux qu’ils peuvent donner aux participants.

  1. Pouvez-vous nous nommer un défi ou un enjeu survenu cette année dans la préparation de la programmation?

Nous avons eu plusieurs beaux défis cette année. Allant de la contrainte d’espace en début de parcours avec la salle Claude Léveillée, à la mise en place de notre nouveau système d’inscriptions en ligne.

  1. D’année en année, considérez-vous que l’intérêt pour la chanson francophone se développent /augmentent?

Je crois que nous sommes présentement dans une industrie qui n’a pas peur de prendre position et d’être créative. Nous avons une relève très inspirante qui est à l’écoute de son époque. Tout cela contribue à faire rayonner la chanson francophone auprès du public. Toutefois, en chanson, il y a des cycles, des années et des styles qui suscitent un intérêt plus important que d’autres auprès du public.

  1. Personnellement, êtes-vous un grand consommateur de musique ?

Je consomme énormément de musique et de tous les styles! Nous avons la chance ici à la SACEF de recevoir plusieurs albums dans le cadre de nos fonctions et je me fais un plaisir de tous les écouter. Je n’ai pas peur d’ouvrir mes horizons musicales et c’est un aspect important de mon travail que de rester connecté sur ce qui se crée en musique.

  1. Quelle est votre plus récente découverte musicale ?

J’ai un véritable coup de cœur actuellement pour Klo Pelgag. C’est une artiste créative et atypique qui sort complètement du moule. J’adore son style. Je trouve aussi très inspirante la fougue et l’audace d’Antoine Corriveau, le côté « habité» de Safia Nolin et les propositions musicales originales de Philippe Brach.

  1. En quelques mots, que pourriez-vous dire à un futur participant afin de le convaincre de participer à Ma première place des arts ?

C’est une expérience unique et un incontournable pour quiconque souhaite tenter sa chance dans le domaine musicale. Non seulement les participants auront l’honneur d’être entouré et épaulé par de véritables ambassadeurs de la chanson, mais c’est aussi la chance pour eux de s’outiller à repousser leurs limites et de prendre le contrôle de leur destinée.

  1. À quoi peut-on déjà s’attendre pour le spectacle de la finale?

Une performance de Klo Pelgag, plusieurs interprétations, du talent à revendre, en bref, on n’aura pas le temps de s’ennuyer!

Trois interprètes, trois auteurs-compositeurs-interprètes et deux groupes accèderont à la finale.

La finale de Ma Première place des arts se déroulera le 2 mai prochain à la cinquième salle de la Place des arts.

 

 

Musique
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Sophie Pelletier

Dans sa rubrique « Artistes à la trace », le Lèche-Vitrine suit un artiste dans la planification ou la réalisation de son œuvre, qui vient partager des moments privilégiés et en toute intimité avec les lecteurs. L’instant d’un ou de plusieurs billets, l’artiste ou le collectif artistique partage des confidences, des réflexions, des photos et des vidéos personnelles, invitant les lecteurs à découvrir leur univers de création.

Cette fois : Sophie Pelletier

Wow! Toute une année qui vient de se passer! Une année recroquevillée dans un cocon créatif avec ma belle équipe de collaborateurs et mon réalisateur. Je dois dire que mon petit côté sauvage a été amplement comblé pendant ce processus où on a construit, déconstruit et reconstruit des chansons. Tout ça dans le but de confectionner le meilleur album possible. Maintenant, la sauvage laisse place à la fille du monde, celle qui aime les humains et qui est très heureuse de les retrouver.

Je suis entourée de nouveaux musiciens pour présenter mes nouvelles chansons dans mon nouveau spectacle. Ça fait beaucoup de nouveau, je suis d’accord. Certains pourraient penser que ça peut être déstabilisant autant de changement, mais non! Je vis très bien avec ça! On a présenté les deux premiers spectacles de ma tournée Météores dans la région de Québec le week-end dernier et j’ai vécu des moments merveilleux. Ça faisait longtemps que je n’avais pas trippé comme ça. Ça me donne une immense dose d’énergie pour les spectacles à venir et le prochain c’est dans le cadre des Week-Ends de la chanson Québecor organisés par la Société pour l’avancement de la chanson d’expression française (SACEF). J’ai participé à ce beau programme l’an dernier et j’ai adoré l’expérience. La petite salle de la Place des Arts est si chaleureuse et plaisante à jouer! Je ne me peux plus! Rendez-vous le 18 mars!

Musique
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Savez-vous qui…

Montréal en Histoires est fier de vous partager des petits trésors d’archive. Découvrez chaque semaine sur le blogue de La Vitrine des événements et personnages qui ont fait l’histoire de Montréal.

Francofolies

Savez-vous quels artistes ont inauguré la première édition des FrancoFolies de Montréal ?

Fondées par Jean-Louis Foulquier, Alain Simard et Guy Latraverse, les premières FrancoFolies ont lieu entre le 7 et le 16 septembre 1989 au Spectrum de Montréal. Le festival, qui s’inspire de celui de La Rochelle en France, célèbre la chanson francophone internationale avec plusieurs grands noms d’ici et d’ailleurs (Michel Rivard, Louise Forestier, Véronique Sanson et d’autres). La programmation présente aussi des jumelages d’artistes fort appréciés du public qui deviendront une spécialité du festival. Aujourd’hui, les FrancoFolies de Montréal jouissent d’une réputation internationale et constituent une fête incontournable pour les Montréalais et les touristes.

Crédit: Yves Archambault, FrancoFolies de Montréal

Musique

Les plants d’fraises

Écrit par Stéphanie Boulay du duo musical Les soeurs Boulay

Bon on fait quoi cette semaine? On vient de finir la St-Jean, Mélanie était deux soirs avec Kevin Parent, moi un soir avec Steve Hill dans Charlevoix et dimanche avec Kevin itoo. Oui, on travaille encore comme accompagnatrices par bouttes. On aime ça faire des backvocals, c’est un peu comme jouissif, un beau pad de voix qui vibre pis qui blend bien tsé. D’ailleurs, après notre show de dimanche à Bois des Filion, y a eu une émeute avec des blessés pis toutte. Ah ah. C’est même pas drôle.

Sinon, faut continuer d’écrire des chansons parce qu’on a un album à sortir au printemps. J’ai repris un texte de Tadoussac que j’ai construit à partir de deux phrases de l’auteur-compositeur-interprète Renaud Pintiaux, avec qui j’ai fait l’atelier d’écriture. J’ai presque fini la musique. Tiens, j’te le montre!

Cibole, on a hâte de repartir sur la route, genre Québec et les Îles de la Madeleine dans deux semaines môôôman.

Les plants d’fraises

Toi tu riais dans les hautes herbes
On s’enfargeait dans les plants d’fraises
Pendant que nos deux mains chantaient
J’aimais tes doigts comme de la braise
On faisait exprès de se perdre
Avec l’été qui nous flattait
Le ciel était doux comme du lait
J’aimais tes doigts comme de la braise

Quand toi tu riais très très fort
J’étais juste un tout petit bruit

Toi tu pleurais dans les hautes herbes
T’avais peur des constellations
Pendant que je te consolais
Tu lançais des roches aux avions
Tu faisais exprès de te perdre
Pour que j’te retrouve plus jamais
J’t’avais indiqué ma maison
Avec tes roches que je semais

Quand toi tu pleurais très très fort
J’étais juste un tout petit bruit

Tu te taisais dans les hautes herbes
Tu t’enfargeais dans les trous noirs
Pour pas qu’tu tombes j’te construisais
Des grandes lampes comme des miroirs
C’est là qu’t’aimais maintenant te perdre
Avec l’été qui se caillait
Pendant que moi je t’éclairais
T’aimais mes yeux comme des miroirs

Quand tu te taisais très très fort
J’étais juste un tout petit bruit

Quand tu te taisais très très fort
J’étais juste un tout petit bruit.

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