Aura : lumière, son et émerveillement

Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai mis les pieds dans un bâtiment religieux au Québec, mais quand on m’a parlé d’un spectacle son et lumière à la Basilique Notre-Dame de Montréal, je dois avouer que ça a piqué ma curiosité! J’ai donc décidé de renouer avec les lieux de culte en allant voir le spectacle Aura vendredi dernier.

Donc, Aura, c’est quoi?

Pendant une quinzaine d’années, la Basilique Notre-Dame a présenté le spectacle Et la lumière fût. Avec une volonté de faire quelque chose de nouveau pour le 375e anniversaire de Montréal, l’équipe a fait appel à l’expertise de Moment Factory afin de créer un nouveau spectacle. L’objectif premier était de mettre de l’avant les principales œuvres dans la Basilique dont le Christ en croix de Paul Jourdain dit LaBrosse et la Sainte Marguerite Bourgeoys de Marius Dubois, mais aussi l’orgue Casavant, l’Autel de célébration et les confessionnaux. C’est donc plus d’une centaine de personnes qui ont travaillé à la conception et à la réalisation du projet. La musique a été créée par l’équipe de TroubleMakers, spécialisée dans la création de musique pour des jeux vidéo et films (Laurence Anyways de Xavier Dolan). L’œuvre musical comprend 32 musiciens, 20 chœurs et un orgue.

Ça donne quoi?

À mon arrivée, j’ai été surpris de voir la longue file d’attente devant la Basilique. En discutant avec une des employées, j’ai appris que 600 personnes peuvent assister à une seule représentation. Une fois à l’intérieur, j’ai compris pourquoi : c’est grand une basilique! Alors que je patiente, on me donne un petit feuillet donnant quelques informations sur les œuvres qui sont à l’honneur. J’y apprends, à ma grande surprise, que l’autel de célébration contient des reliques de saints et que la plus vieille œuvre remonte à 1741.

La visite se déroule en deux parties. Durant la première, 30 minutes sont accordées pour faire le tour des principales œuvres mises de l’avant par des projections uniques. J’ai eu un coup de cœur pour l’orage avec un effet en 3D dans le confessionnal, mais aussi pour le lever et le coucher de soleil sur le tableau de Marius Dubois. Lors de la seconde partie, c’est le temps de s’asseoir afin d’admirer l’incroyable projection. Je me suis assis en première rangée et c’était une excellente idée : je me suis plongé dans l’œuvre composée d’une série de tableaux immersifs, tantôt abstraits tantôt plus concrets, toujours accompagnés d’une musique puissante. Je souligne le moment où j’ai eu l’impression de me retrouver dans un navire géant battu par les flots d’une mer déchainée.

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Et au final?

Aura, c’est un spectacle hors norme qui m’a fait oublier que j’étais dans une basilique tout en découvrant les particularités architecturales du lieu. Bravo à tous ceux qui ont travaillé sur ce projet! Je n’ai eu qu’une seule déception : vingt minutes pour la deuxième partie, ce n’est clairement pas assez!

Bref, si vous êtes aussi frileux que moi à entrer dans une église, n’hésitez pas et allez-y! C’est une expérience unique qui vaut le détour. Si votre horaire est bien remplit, pas de soucis : les représentations d’Aura ont lieu jusqu’au 30 décembre à la Basilique Notre-Dame de Montréal.

À noter : si vous n’avez pas eu le temps de faire le tour de toutes les projections lors de la première partie, il est possible de le faire après la présentation principale (personnellement, j’en ai profité pour jeter un deuxième œil à mes préférés).