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375e anniversaire de Montréal

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Montréal : toute une histoire!

Best of Québec prend possession de notre blogue pour vous faire découvrir les bonnes adresses et meilleures occasions autour d’une activité montréalaise. Ce mois-ci, découvrez leurs recommandations de lieux historiques en cette année de célébrations du 375e anniversaire de Montréal.

Musée Pointe-à-Callière

Plus de 1000 ans de vie humaine montréalaise se trouvent dans ce musée riche, instructif et moderne. On peut y admirer sous terre les fondations de la ville, des expositions d’artefacts permanentes et temporaires. Bref, un incontournable pour qui s’intéresse à l’histoire.

Musée Pointe-à-Calliere

Oratoire St-Joseph du Mont-Royal

Disposant d’une des plus belles vues de Montréal depuis sa terrasse panoramique, cette magnifique basilique au dôme de cuivre est un des monuments les plus visités de Montréal par les touristes, les promeneurs, mais aussi les pèlerins.

Oratoire St-Joseph

Auberge St-Gabriel

Il est possible de trouver dans le Vieux-Montréal de petits bijoux architecturaux mettant en lumière l’histoire de la ville, comme cette superbe auberge qui a su marier la configuration, les pierres et les poutres d’autrefois avec une décoration, un restaurant et un bar des plus modernes. À découvrir.

Auberge-St-Gabriel

Marché Jean-Talon

L’existence de ce marché est moins longue que celle de Montréal, mais il en représente certainement l’un des fleurons gourmands et des symboles de sa diversité culturelle. Ouvert toute l’année, coloré, animé et regorgeant de bons produits, il fait la joie des montréalais, des chefs et des touristes.

Marché Jean-Talon

Les contes de Verdun

On évoque souvent l’histoire du Vieux-Montréal, du centre-ville et du Plateau, mais plus rarement celle de quartiers comme Verdun. Pourtant, Verdun, qui s’est développé grâce aux communautés autochtones, madelinoises et irlandaises, a un riche passé à partager. Découvrez-le à travers des soirées de contes qui auront lieu jusqu’au 30 novembre 2017, ou au moyen de l’application géolocalisée dédiée.

Les Contes de Verdun

En bonus : Fromagerie Copette + Cie

Si vous vous rendez à Verdun pour découvrir son histoire, faites un petit crochet par cette fromagerie qui met en avant les meilleurs fromages, charcuteries, pains et pâtisseries artisanaux du Québec. Une autre façon de célébrer notre patrimoine!

Fromagerie Copette

Arts Médiatiques
2017 Exposition - Les montréalais - portaits d'une histoire - photo: Michel Pinault

Deux expos extérieures pour prolonger l’été

L’été est peut-être terminé et les journées les plus chaudes sont derrières nous, mais il reste plusieurs activités extérieures gratuites dont vous pouvez profiter avant l’arrivée du froid et de la neige.

Lors de votre prochaine escapade dans le Vieux-Montréal, explorez des sentiers moins connus. Notre suggestion : deux expositions sympathiques qui joignent art et histoire.

Traces – Pistes disparues, de l’artiste William Vazan – ©Photo : Jamie Reford

Traces – Pistes disparues, de l’artiste William Vazan

À l’occasion du 375e anniversaire de la ville de Montréal, le Château Ramezay et les Jardins de Métis vous invitent à vous perdre dans un labyrinthe symbolique installé tout juste à côté de la Place Jacques-Cartier, sur la petite place De La Dauversière.

Tel les autochtones avant l’arrivée des Européens, saurez-vous retrouver votre route dans ce dédale de « rivières »? Représentant les anciens cours d’eaux qui sillonnaient l’île de Montréal, ce réseau de chemins vous mènera (ou pas!) jusqu’à une représentation du mont Royal, le cœur de l’île.

Créé par, William Vazan, artiste montréalais reconnu internationalement pour sa pratique du « Land art », cette œuvre porte une réflexion sur l’impact de l’urbanisation sur le territoire. Aucune des rivières qui sillonnaient l’île n’est encore présente. Canalisées ou asséchées elles ont tiré leur révérence au nom de l’urbanisation.

2017 Exposition - Les montréalais - portaits d'une histoire - photo: Michel Pinault

Les Montréalais – portaits d’une histoire, par l’auteur Jean-François Nadeau – ©photo: Michel Pinault

Les Montréalais – Portraits d’une histoire, par l’auteur Jean-François Nadeau

Tout juste à côté, sur la courte rue Le Royer, derrière les jardins du Château Ramezay, surprenez le regard de Montréalais captés sur le vif à travers les époques, des commencements de la photographie jusqu’aux années 1970.

Homme fier, enfants en plein ménage, cycliste prêt pour la compétition, autochtone en présentation, tous ces gens témoignent à leur façon de l’évolution de la ville de Montréal ainsi que de sa population grâce à des clichés de photographes connus ou d’images d’archives.

Les temps ont peut-être changés, mais certaines scènes sont toujours typiques de certains quartiers de Montréal.

Au gré des photographies présentées laissez-vous porter sur la rue Saint-Claude, puis jusqu’au tronçon fraîchement rénové de la rue Saint-Paul qui vous mènera notamment au Marché Bonsecours pour d’autres découvertes. Ou remontez jusqu’au Château Ramezay pour y visiter leurs expositions.

Ces deux expositions sont présentées jusqu’au 9 octobre 2017 au Château Ramezay.

 

Article rédigé par l’équipe du Château Ramzay.

Musée Exposition
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Festival Présence autochtone

À chaque année, lorsque le début du mois d’août arrive et que le maïs est un délice, je découvre, sur la Place des Festivals, tout un éventail de cultures, de saveurs et d’artisanats en provenance des Premières Nations du Canada et des Amériques. C’est pendant le Festival Présence autochtone qu’on peut découvrir, entre autres, des œuvres cinématographiques qui abordent les réalités, l’imaginaire et les mythes des peuples habitant des territoires autochtones parfois « non cédés », comme c’est le cas de Tiohtià:ke (Montréal en langue Mohawk), lieu de rassemblement et de commerce. À chaque année, c’est une occasion unique pour moi de faire le point sur les tendances et les réalités des communautés qui y sont conviées et d’être témoin de leurs prestations artistiques. Il y a tant à découvrir devant le grand tipi, la tortue, les caribous et les sapins baumiers qui modifient si agréablement cette place montréalaise rebaptisée Place du Makushan l’année dernière, selon un acte de Toponymie sauvage, qui signifie « place de la fête ». Le moment fort de cette année a été Ioskeha et Tawiscara : le grand Jeu de la création, théâtre épique inspiré de la cosmogonie traditionnelle avec des marionnettes géantes, danseurs et musique des Buffalo Hat Singers et du DJ Ziibiwan.

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Pour la septième édition, le défilé de l’amitié Nuestroamericana démontre que Montréal est la ville par excellence où se rassemblent et se côtoient des gens venant de tous les horizons et qui montre avec fierté les coutumes issues de leurs identités singulières.

Le mardi 8 août à Concordia, François Girard va nous parler du film emblématique du 375e anniversaire de Montréal : Hochelaga, terre des Âmes en présence de collaborateurs autochtones. C’est une rencontre que je ne manquerai pas et qui est dans l’esprit de ce festival! Les films au programme sont des fenêtres ouvertes sur le monde et en plus, certaines séances sont gratuites. J’ai hâte de découvrir le documentaire Rumble, the Indians who rocked the World le mercredi 9 août au Cinéma du Parc – un des films qu’il faut voir. Pour clore les festivités, rendez-vous à 23 h au Catalyseur d’imaginaires urbains le mercredi 9 août.

Article rédigé par Jacques Galois

Variétés
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Le retour de Lucrèce

Voilà maintenant neuf ans que la Comédie-Française avait mis les pieds à Montréal. La dernière fois, c’était pour présenter Le Malade imaginaire de Molière (mise en scène de Claude Stratz). Cet été la troupe est de retour pour présenter Lucrèce Borgia de Victor Hugo, drame historique mis en scène par Denis Podalydès. Acteur connu et reconnu par ses pairs, il entre à la Comédie-Française en 1997. Son travail de metteur en scène lui a notamment valu de remporter le Molière de la mise en scène pour Cyrano de Bergerac monté aussi à la Comédie-Française en 2006.

Cette pièce, qui figure depuis sa création dans le répertoire de la Comédie-Française, est un drame historique à l’intérieur duquel se confrontent le politique et l’individu. Lucrèce Borgia raconte l’histoire de Gennaro, jeune homme orphelin, fruit d’un amour incestueux entre Lucrèce Borgia et son frère, ignorant depuis toujours l’identité de ses parents. La pièce débute lors d’un carnaval à Venise où il rencontre une mystérieuse inconnue (Borgia) qu’il croit éprise de lui. S’en suit alors un énorme malentendu entre la reine Lucrèce et son mari, Don Alphonse d’Este, qui prend Gennaro pour l’amant de sa femme et désir sa mort.

Dans sa mise en scène originale, Denis Podalydès travestissait Guillaume Gallienne dans le rôle de la mère et Suliane Brahim dans celui du fils. Or, dans la version présentée dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal au Théâtre du Nouveau Monde, c’est Elsa Lepoivre (Les Damnés) qui prête ses traits au mythique personnage de Lucrèce Borgia. Son interprétation très subtile alterne entre la victime et le bourreau. Personnage mythique fort et souvent diabolisé, la reine que nous présente Elsa Lepoivre est totalement humaine. D’abord mère, femme, puis reine, elle est complète et transmet davantage qu’une simple représentation d’un règne de la terreur et de la débauche. Elle nous montre la femme imparfaite, fragile, sensible et hantée par son passé. Cette représentation du personnage offre donc aux spectateurs à la fois, une dirigeante de son temps, mais accentue par le fait même son individualité.

L’interprétation de la troupe est solide, certains rôles, légèrement plus caricaturaux que d’autres, transmettent bien le côté grotesque présent dans l’écriture de Hugo. L’exagération est présente dans toute l’interprétation, mais volontaire étant donné l’excès dans l’oeuvre elle-même. Les effets y sont parfois surprenants, mais rien de choquant, peut-être en aurions-nous pris davantage.

À l’inverse, la scénographie de Eric Ruf est sombre, intelligente et souligne les différents lieux sans prendre toute la place. Il nous fait passer d’une gondole à Venise, à un château italien en l’espace d’un instant, le tout très sobrement. Il en va de même pour les magnifiques costumes signés Christian Lacroix qui habille habilement les personnages et nous transporte dans le temps.

La représentation d’une durée de deux heures (sans entracte) défile à toute allure. Le rythme des scènes transmet l’urgence et il vaut mieux suivre. Vous ne verrez pas passer ces heures je vous l’assure et bien que les grandes lignes de l’histoire nous soient plutôt évidentes aujourd’hui, vous ne manquerez pas d’y trouver quelques échos contemporains! La Comédie-Française est en ville, alors si vous voulez un classique intelligemment interprété dépêchez-vous, ils repartent bientôt!

Théatre
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Leonard Cohen : Un projet d’exposition d’envergure pour le MAC

C’est dans le cadre des festivités du 375ème anniversaire de Montréal que le Musée d’art contemporain et CBC-Radio-Canada unissent leur force pour nous dévoiler une exposition majeure, la première à consacrer sa programmation complète à cet artiste de renommée planétaire.

Un projet entamé depuis maintenant deux ans par ses commissaires et artistes, cette exposition se veut non seulement un hommage aux 5 décennies de travail du poète et chanteur, mais aussi une exploration de l’impact et de l’héritage que son univers a pu laissé chez les artistes contemporains. « C’est un immense honneur et un privilège pour le MAC de pouvoir présenter cette exposition et de rassembler autant d’artistes talentueux, d’ici et d’ailleurs, pour célébrer et rendre hommage à notre ambassadeur le plus illustre » dit Victor Shiffman, commissaire invité, MAC.

Pendant 123 jours d’exposition le public aura la chance d’être témoin du travail visuel, cinématographique, performatif et sonore de plus d’une quarantaine d’artistes de renommée internationale. En plus de bénéficier de 18 œuvres inédites et d’une série de concerts et évènements hors les murs, c’est une expérience immersive complète que s’apprête à vivre les montréalais.

On commencera les festivités le 7 novembre au soir avec une projection de phrases issues des textes de Cohen réalisée par Jenny Holzer et présentée au Silot no. 5 situé dans le Vieux-Port de Montréal, pour ensuite bénéficier des œuvres à l’intérieur du Musée quelques jours plus tard.

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Au menu, une expérience de réalité virtuelle sur la pièce iconique Hallelujah crée par Zach Richter, un hommage cinématographique signé Candice Breitz impliquant 18 hommes de 65 ans et plus et fans incontestés de Cohen interprétant la chanson I’m Your Man.

Également, le travail des artistes Janet Cardif et son mari George Bures Miller, sera présenté grâce à leur toute nouvelle installation intitulée : Poetry Machine ainsi que Clara Furey qui proposera l’ambitieux projet d’offrir 90 représentations d’une performance de danse ôde à la poésie de Cohen.

Ari Folman (Waltz with Bashir) se prête au jeu quant lui en créant une Depression box, endroit où les visiteurs seront invités à plonger dans l’univers émotionnel de Cohen. Un thème qui aura su inspirer John Rafman et son œuvre d’animation qui tourne autour du sentiment de l’anxiété dans l’œuvre du poète.

Le Duo de photographes montréalais Carlos et Jason Sanchez fera également parti de l’imposante programmation du Musée cette fois-ci avec une installation vidéo inspirée et montée grâce à des documents d’archives. L’œuvre présentera la relation du jeune Cohen avec son chien adoré Tinkie suivant le décès de son père.

Une exposition qui plaira aux fans, intriguera les non-initiés et fera à coup sûr replonger les montréalais dans l’univers musical, lyrique et visuel de cette énigmatique figure qui aura touché la planète entière avec sa poésie et ses chansons.

Leonard Cohen – Une brèche en toute chose /A crack in everything à l’affiche du 9 novembre 2017 au 9 avril 2018 au Musée d’art contemporain de Montréal.

Musée Exposition