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Citizens! SAT

(Fr) Ooh LaLa! Festival!

Le festival de Los Angeles qui célèbre la musique française débarque à la SAT le 16 octobre!

Le festival OohLaLA ! c’est l’événement francophone par excellence pour les francophiles de Los Angeles depuis 2009, il pousse les limites des découvertes en s’efforçant de présenter les meilleurs talents émergents de la France.

Cette année il s’étend à travers l’Amérique du Nord en passant par New York, San Francisco et Montréal.

Le spectacle de mardi met en vedette : Tomorrow’s World, Citizens !, Housse de Racket, Lescop

Vous aimeriez assister à ce festival unique?

Alors, dites-nous quelle est votre expression typiquement française favorite !

Exprimez-vous plus bas :

Date limite pour participer au concours : lundi, 15 octobre 2012 – 15 h

Music

(Fr) 5 maisons : 5 chambres littéraires au FIL

Il était une fois un village au cœur du Quartier des spectacles, fait de cinq petites maisons. Chacune des cinq maisons est en fait une chambre littéraire, lieu à la fois intime et public, qui présente une thématique de la littérature ou de notre rapport à elle. Sur la place du village et à travers ses ruelles, le FIL vous invite à pénétrer à l’intérieur de cette cité érigée en l’honneur de l’écriture et de la lecture, une cité parfois endormie, parfois passive et libre à explorer, parfois animée de rencontres, d’ateliers et de courtes performances en interactivité. Inscrivez-vous, écrivez vous aussi au Festival international de la littérature : pas moins de 40 activités gratuites vous attendent!

Les Chambres littéraires, premier site extérieur du FIL, est une grande aventure pour le Festival.

Pour tout vous dire, pour reprendre du début, il était une fois une professeure passionnée au DESS en design d’événements de l’École de design de l’UQAM, Céline Poisson. Cette professeure affectionnait tout particulièrement la littérature, au point de mettre le Festival international de la littérature à l’étude de son cours.

Tous les étudiants de sa classe eurent à concevoir et proposer une installation qui prendrait lieu sur le parterre du Quartier des spectacles pour le FIL. Tous présentèrent des projets les plus fabuleux les uns que les autres qui témoignaient de leur époustouflante créativité! Ici on trouvait des fleurs parapluies pleines de citations, là des modules à formation mouvante, là aussi des terrains de jeux littéraires, ou encore un livre géant tombé du ciel pour nous raconter des histoires! Toutes les propositions étaient plus tentantes les unes que les autres, quand une jeune femme a présenté non pas qu’un projet, mais une histoire, dans laquelle elle racontait son propre lien à la littérature dans un espace où ses rêves devenaient cité. Il n’en fallait pas plus pour que le coeur du FIL batte en résonance.

Pour permettre à plusieurs talents de se joindre à l’aventure, le FIL a demandé à trois autres étudiants dont le travail avait été des plus inspirants de se joindre à la jeune femme. Ainsi, avec Morgane Lemetayer, Jean-Baptiste Bouillant, Mathilde Mertina et Dorothée Noirbent se sont prêtés mains fortes pour donner vie à un village éphémère, tout dédié aux mots, à la lecture, à l’écriture et aux rencontres.

Et c’est ainsi qu’il était une fois, les Chambres littéraires

Elles sont :

La Tour de Babel : Espace consacré à la lecture individuelle. Il s’agit de la bibliothèque de ce village littéraire composé de centaines de livres recueillis par le FIL et mis à la disposition du public.
La Page blanche : Espace consacré à l’écriture. Des écrivains reconnus ou en herbe pourront donner libre cours à leur imagination en laissant leurs traces sur les murs de cette chambre.

Le Jardin secret : Espace consacré surtout à l’enfance et au plaisir de se faire raconter des histoires. On pourra y écouter des lectures de contes pour enfants préenregistrées.

L’Obscure : Espace consacré à l’imaginaire littéraire. Petit cabinet de curiosités avec des objets qui évoquent tous les aspects de la littérature dans une atmosphère d’étrangeté. On pourra y écouter des lectures de textes préenregistrées.
La Théâtrale : Espace scénique consacré à la lecture publique. C’est le lieu où auront lieu des lectures de textes écrits par le public, des micros ouverts, des flash mobs mais aussi de petits spectacles acoustiques.

En plus…

La Place du village : Lieu d’accueil et de rencontres avec le public. C’est l’endroit dans le village où auront lieu, entre autres, les cercles de lecture.

Jusqu’au 30 septembre, venez faire la fête aux mots aux Chambres littéraires du FIL!

Toute la programmation ici.

Literature Poetry
FIL

(Fr) Le FIL fête ses 18 ans!

La littérature fait partie de ma vie quotidienne. Depuis l’enfance jusqu’à aujourd’hui, je n’ai jamais vécu une «journée sans livres». J’aime lire des romans, de la poésie et des essais. J’aime fouiller dans les dictionnaires et les encyclopédies. J’aime bouquiner dans les librairies et fréquenter les bibliothèques. Et ce, depuis toujours. La lecture est pour moi ce que l’écrivain Valery Larbaud appelait un «vice impuni».

Michelle Corbeil

J’ai toujours pensé que le plaisir de lire pouvait être contagieux et qu’il n’était pas réservé à un petit groupe d’initiés. Pour rendre la littérature accessible au plus grand nombre, je crois qu’il ne faut pas hésiter à la désacraliser mais sans toutefois la rabaisser. Et c’est ce que fait depuis dix-huit ans un événement comme le FIL en offrant tant aux grands lecteurs qu’aux lecteurs de demain – et peu importe leur âge, leur origine ou leur compte en banque! – une chance unique de redécouvrir des auteurs connus, d’en découvrir de nouveaux, et ce, dans des formes sans cesse réinventées et originales.

Depuis 1994, plus de 3 000 écrivains et artistes de toutes disciplines, de toutes générations et de tous horizons, ont participé à notre grande fête des mots où la littérature est mise en scène, en musique, en mouvement et en images. Au fil des ans, les festivaliers littéraires ont été de plus en plus nombreux. C’est avec fierté que nous pouvons affirmer que, lorsqu’il est question de littérature, le public est désormais au rendez-vous. Un public fidèle et curieux.

Le Festival international de la littérature (FIL) n’est pas, et ne sera jamais, un événement politique. Ce n’est ni sa mission, ni sa raison d’être. Il existe pour vous donner envie de lire davantage. Plus que jamais, en cette époque marquée par tant de bouleversements et de tensions, je crois cependant que c’est dans les livres que nous pouvons trouver des réponses à tant de nos interrogations. Les livres sont notre rempart contre toute forme d’obscurantisme. Ou encore de léthargie, ce qui n’est guère mieux. Oui, comme l’a écrit Dany Laferrière, je crois que «la lecture nous sauve de ce monstre qui tue à petit feu». Et c’est pourquoi, j’ai voulu que cette édition soit le lieu de paroles fortes et inspirantes, quelques fois rebelles et sauvages, mais toujours souveraines. On y entendra tous les bruits du monde, ceux des poètes libertaires, des écrivains amérindiens, des auteurs musiciens, des filles qui ont de la gueule, des figures incontournables de notre littérature et des jeunes qui n’ont pas peur des mots.

Si l’expérience littéraire – lire, écrire – est tout d’abord, et évidemment, solitaire, rien n’empêche que notre rapport aux mots, à la fiction ou à la poésie devienne une expérience collective en prenant d’assaut l’espace public. C’est dans cet esprit que le FIL convie les festivaliers à une expérience littéraire ludique sur le Parterre du Quartier des spectacles. Pendant toute la durée du festival, vous pourrez y visiter les «Chambres littéraires du FIL», conçues par des étudiants de l’École de design de l’UQAM, et participer aux nombreuses activités de médiation culturelle qui auront lieu sur ce site. Nous entendons ainsi (re)donner à la littérature toute la place qui lui revient dans la cité et témoigner de l’importance de la lecture dans la vie quotidienne de chaque citoyen, parce que garante d’une société plus démocratique et d’une ouverture sur le monde.

Si Montréal est aujourd’hui désignée comme Ville Unesco du design, il ne faut pas oublier qu’en 2005 elle fut aussi «capitale mondiale du livre». Nous croyons, comme tous nos partenaires de la Saison de la lecture à Montréal, qu’il est temps qu’elle redevienne vraiment «la ville de la littérature au pays», titre auquel elle a pourtant droit avec tous les écrivains et les éditeurs qui y vivent ainsi que toutes les bibliothèques et librairies qui y ont pignon sur rue.

Un vent de liberté, d’audace et de créativité flotte sur cette 18e édition et je m’en réjouis! Au moment d’écrire ces quelques lignes, je ne peux cependant m’empêcher de penser que le FIL a bien failli ne pas fêter ses 18 ans… Ce n’est plus un secret: l’année dernière, à pareille date, nous apprenions que nous perdions une part importante de notre financement public. Cela ne nous a pas empêché de vous offrir une très belle édition en 2011 mais pour la première fois, depuis sa fondation en 1994, le FIL s’est retrouvé ensuite confronté à une situation financière précaire mettant en péril son développement et son avenir.

J’ai déjà écrit que je me sentais par moment comme un Don Quichotte avec ses moulins à vent, tentant de convaincre les uns et les autres de l’importance d’un événement littéraire comme le FIL. Ce n’est plus le cas. Je tiens à remercier tous les écrivains, artistes, partenaires et donateurs ainsi que les subventionnaires qui ont soutenu le FIL tout au long de cette crise. Au cours de la dernière année, nous avons reçu des dizaines de lettres d’encouragement d’ici et d’ailleurs. Nous avons été les heureux bénéficiaires de la première soirée Coup de coeur de Renaud-Bray. Notre soirée bénéfice du mois de mars dernier a connu un immense succès qui a dépassé toutes nos espérances. Et puis, il y a eu tout récemment cette nouvelle inattendue: le Patrimoine canadien nous accorde à nouveau sa confiance en nous redonnant une partie importante du financement qui nous avait été retiré en 2011. Bien sûr, la partie n’est pas totalement gagnée pour les années à venir mais c’est avec soulagement et bonheur que nous vous accueillerons du 21 au 29 septembre 2012 au 18e Festival international de la littérature (FIL).

Je vous souhaite un excellent festival et de très belles lectures,

Michelle Corbeil
Directrice générale et artistique

PHOTOS DU LANCEMENT

Literature Poetry

(Fr) Désert Rock

Il fait une chaleur de grille-pain à Montréal. C’est la fin de l’été. Août tire à sa fin et on n’en revient pas encore de la fantastique saison estivale qu’on a eue. Après un repos bien mérité à la suite du Jazz et des Francos, je m’y remets, et pas qu’à moitié le temps d’une journée : cette fin de semaine, c’était le premier week-end du tout nouveau festival de musique à Montréal, Expérience Mtl. La Hochelagaïenne d’adoption que je suis n’aurait pu être plus ravie : des shows, des shows, des shows, une programmation plus que remplie dans un lieu qu’on se réapproprie, l’Esplanade du Stade olympique.

D’entrée de jeu, on est pas mal excités à l’idée de voir autant d’artistes qu’on chérit et on oublie rapidement que c’est un festival payant (12 $ pour la journée / gratuit* ou 6 $ avant 15 h / 30 $ par week-end). Quelques mises au point ont été/seront nécessaires : première année oblige, on apprend, il y a certes lieu de s’ajuster dans le but d’offrir une expérience optimale aux festivaliers. Après quelques imbroglios au sujet de nos accès et billets, le photographe et moi apprenons qu’une fois sur le site, impossible d’en sortir et d’y revenir sans payer de nouveau… Pas très pratique, cette règle a vite été abolie et remplacée par une belle étampe en forme de cœur pour notre grand bonheur. Yé !

Canailles

On les entendait plus que bien jusque sur la rue Hochelaga, le soleil était un peu trop de la partie et on plaignait les musiciens qui perlaient, de fort bonne humeur malgré la petitesse de la foule qui s’abreuvait allégrement de Bud à 4 $. On ne perd pas de temps; les artistes sont rodés au quart de tour : 30 minutes de prestation chacun, 14 minutes de changement de set et hop, on passe au suivant ! Format davantage showcase que spectacle complet, les performances des musiciens ne donnent pas lieu de s’ennuyer; ça commence à peine qu’ils nous disent déjà au revoir… Se sont ainsi succédés sur scène, à la vitesse de l’éclair sous la bannière du Cabaret du Musée du rock’n’roll du Québec : Les Revenants, Le Kid et les Marinellis, Canailles, Alaclair Ensemble, Les Sexareenos, Malajube et Galaxie, coincés entre 16 h 45 et 22 h.

Le Kid et les Marinellis

D’environ 40 personnes pour l’ouverture sonnée par Les Revenants, on est passés à peut-être 200-300 un peu plus tard pour Malajube… une occasion inespérée quand on connaît la popularité du groupe ! Il y a lieu de se questionner sur la portée de l’événement qui, quoique des plus intéressants, n’a semble-t-il pas été très publicisé/médiatisé…

Malajube

C’est en fin de soirée, en passant à côté de L’Express du Musée du rock’n’roll (un beau bus des années 90 trafiqué en musée mobile), que j’en ai profité pour engager un brin de jasette avec Patrice Caron, Directeur général et Conservateur du Musée du rock’n’roll du Québec, celui-là même derrière la programmation des deux premières journées d’Expérience Mtl. « Organisme dédié à la préservation du patrimoine, à sa mise en valeur et à la survie de ce courant musical, le Musée du rock’n'roll a été fondé pour célébrer son histoire et contribuer à ce que celle-ci continue à s’écrire le plus longtemps possible. » Bref, initié par quelques passionnés de l’histoire de la musique du Québec, le Musée, faute de subventions pour s’établir dans un lieu fixe, tente par ses propres moyens de léguer l’héritage du rock’n’roll québécois en sillonnant la province par le biais d’expositions thématiques, d’événements ponctuels, de concerts à tout casser… comme ceux de vendredi et de samedi. Patrice Caron, donc, de ses yeux bleus étincelants, en quelques minutes à peine, a su me communiquer tout son amour pour le rock québécois. Et sa déception aussi, de voir comme son histoire sombre dans l’oubli, faute de soutien.

Patrice Caron

Ainsi donc, il s’est retrouvé sur le tard avec des tas de billets à ne plus savoir quoi en faire pour les deux journées rock’n’roll du festival, il s’est désolé que, sur certaines radios, on annonçait le début des festivités pour 19 h et que nombreuses sont les personnes à avoir lu un encart dans Le Devoir seulement le matin même… Extrêmement dommage pour les groupes qui passaient avant et qui se sont donnés plus qu’à fond pour une poignée de fans. Espérons qu’il y eut plus de monde le lendemain, alors que la programmation était tout aussi alléchante : Pagliaro, Grim Skunk, Artist of the year, Les Goules, Solids, Uncle Bad Touch, Hey Sugar, Brutal Chérie, Hugo Mudie et Fred Jacques. Et le week-end prochain est loin d’être en reste : Duchess Says, Atari Teenage Riot, Jeff Barbara, Jah Cutta, Koriass, Public Ennemy, pour ne nommer qu’eux, en plus de la panoplie d’autres activités organisées pour ces cinq journées à l’ombre (où ça ?) du grand mât : école du rock’n’roll, mini Maker Faire, compétition de cartes postales, école du skate, journée hip-hop… Une diversité éclectique qui, il y a fort à parier, contribuera certainement à remettre « Hochelag Beach » sur la map du Montréal culturellement in.

Galaxie

Pour consulter l’album photo complet

Expérience Montréal
Vendredi 24, samedi 25, dimanche 26, vendredi 31 août et samedi 1er septembre 2012
Métro Pie-IX

*Laissez-passer gratuits dans quelques commerces d’Hochelaga Maisonneuve.

Photos : Sébastien Lavallée

Music

Jamaican Jubilee

To all of you who thought the Jamaican wave was going to slow down after the Olympics, think again, Montrealers! Until Sunday, the Old Port is hosting the 9th edition of the Montreal International Reggae Festival; that is a three-day party with good music, good food and more!

Once again, centered around the theme « United Against Violence », this edition is even more exciting as the Caribbean island is also celebrating its 50th year of independence. This year’s rich and eclectic line-up presents a great overview of Jamaican artists and genre from yesterday and today.

On Friday, the festivities will open will local acts like the one and only DJ Poirier, one of Quebec’s most creative DJs who is also a real connoisseur of the West-Indian musical scene. Signed to London-based Ninja Tune label, DJ Poirier needs no introduction; a veteran of Montreal’s dance and club scenes! Poirier has been experimenting with hip-hop, electro, crunk, rock and dancehall (and much more) for many years. One thing is for sure, when Poirier is on the mix, the crowd goes wild! Other Canadian artists include Jamhaitian and C-Kool Slim. Also, the artist formerly known as Baby Cham will perform all of his biggest hits, including the classic Ghetto Story.

Saturday is solely dedicated to Dancehall and the festival decided to invite la crème de la crème of the genre, many of which performed at this July’s 20th edition of the Reggae Sumfest2012 in Montego Bay. Performers like Popcaan, Konshens, Khago, Christopher Martin and Assassin will fire up the stage with their up-beat tracks and make you dance and sweat for hours.

On Sunday, things will slow down just a bit with performances by newcomer, crooner Romain Virgo, vocalist Tarrus Riley and finally, Jimmy Cliff! The reggae icon will present his first EP in 8 years, the critically acclaimed Rebirth. After a lengthy detour in the pop, radio-friendly world, this album marks the (long-awaited) return of Cliff to its ska and reggae roots. We can expect a raw and colorful set from an artist who’s been performing and touring for over 5 decades. Born in Saint-James, Jamaica, Jimmy Cliff is a true veteran of the Jamaican musical scene, having released more than 25 albums. The 64-year-old singer whose hit singles include the 1962 track Miss Jamaica, Many rivers to cross, Reggae Night rose to fame in the late 1960 after signing to Island Record. His contribution to Jamaican culture is certainly not limited to music as Cliff also starred in the now classic 1972 flick, The Harder They Come, in which he played the main character Ivanhoe “Ivan” Martin. In the subsequent years, Cliff toured, performed in Europe, Asia and North America where his music brought him awards and accolades from the public and the industry alike. And in 2010, he joined the Rock and Roll Hall of Fame. For this particular performance, Jimmy Cliff will be backed up by Tarrus Riley’s talented band Black Soil band. The festival organizers couldn’t have found a better ambassador than Jimmy Cliff to close this 9th edition!

Founded in 2002, the Montreal International Reggae Festival has now become one of North America’s largest reggae festivals and it seems that the organizers are not resting on their laurels. The preparations for next year’s edition are well underway, and the 10 year anniversary will be rich and full of amazing surprises!

Music

(Fr) Rencontre au soleil avec Birdy Nam Nam

Neuf mois après avoir attaqué la tournée de leur troisième album, Defiant Order, à Montréal, les Français de Birdy Nam Nam se préparent à chauffer les planches d’Osheaga ce vendredi. De passage dans le sud de la France à l’occasion du Big festival de Biarritz à la fin juillet, on a profité du soleil plombant pour s’arrêter un moment et faire le point.

Survivants de trois mois de pluie parisienne, les quatre Djs de Birdy Nam Nam étaient pour le moins ravis de se retrouver face à  l’immensité de l’Atlantique, les fesses fumantes sur des escaliers de pierre. « C’est ici, il y a 13 ans, que j’ai fumé mon premier joint – devant un concert des Beach Boys – alors que je faisais une tournée en tant que dj. » se remémore Dj Pone avant de s’exclamer de bonheur au passage d’une volée de goélands.

Loin d’être des moussaillons de l’électro, les garçons se sont tous rencontrés au fil des différents championnats de France de Djs. D’abord connus sous le nom de Scratch Action Hiro, ils furent en 2002 sacrés champions du monde de Djs en équipe au concours DMC. Inutile de dire, donc, que les gars savent se défendre sur les platines, mais aussi et surtout que les Birdy Nam Nam supportent mal le statut quo.  « On cherche tous à progresser individuellement, ce qui nous apporte des cartouches en plus, mais surtout on s’intéresse énormément à la musique. Les courants vont extrêmement vite aujourd’hui et on est entourés de gens hyper talentueux qui nous donnent envie d’aller plus loin. Mais la vérité, c’est qu’on a toujours cherché à mettre la technique de côté pour faire passer la musicalité. C’est exactement pour ça qu’on est sortis du circuit des « compètes » : pour exprimer de la musique sans avoir à s’attacher à la manière dont elle était produite. »

Ainsi, après neuf mois de concerts, Defiant Order sur scène a subi de grandes mutations. «Avant de lâcher un show, on compte trois mois de répètes, et ensuite c’est un peu comme du bon vin (sauf que le vin t’as rien à foutre pour qu’il devienne meilleur sauf te retenir de le boire) : plus ça va dans le temps, plus on joue, plus on se rend compte des trucs qui le font ou pas. Mais c’est très long : six ou sept mois. On avait une base de show en juillet dernier et on est encore en train de changer des trucs. »

Une chose est certaine, le public montréalais aura droit au remix de la vedette du dubstep Skrillex, qui en une semaine s’est hissé au numéro un du palmarès électronique d’iTune USA. « On se raccroche à ce qu’on peut – c’est très moderne que de quantifier la musique comme ça -, mais le fait que le public américain nous découvre nous touche beaucoup. C’est un peu quelque chose dont on rêvait et l’album qui est sorti l’année dernière en France va pouvoir avoir une dimension internationale qu’il n’avait pas eue. Ce n’est pas un accomplissement parce qu’on a encore tout à faire, mais c’est une chance énorme et on est ravis. »

Si le EP (maxi) comportant des remix de Skrillex et de Pelican Fly était mis sur le marché le 16 juillet dernier, les plus patients auront bientôt un album entier de remix à se mettre sous la dent. Un trentaine de remix des morceaux de Defiant Order sera téléchargeable gratuitement au courant du mois d’août sur le www.birdynamnam.com.

En attendant, Birdy Nam Nam promet d’en mettre plein la vue à ceux qui se déplaceront vendredi à Osheaga. Mais attention, les billets de cette journée qui propose aussi Sigur Ros, MGMT, Construct et Justice s’envolent vite : moins de 1 500 places sont encore invendues pour cette chaude journée d’ouverture.

Site : www.birdynamnam.com
Info : Osheaga

Music

(Fr) Top 3 – Divers/Cité

En 1993, la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) du Québec connaissait une toute autre réalité. Beaucoup de travail de dénonciation, de prévention et de sensibilisation  devait être fait. C’est avec l’intention d’améliorer cette situation qu’un groupe a créé le premier festival LGBT d’envergure au Québec, Divers/Cité naissait. Les mentalités ayant heureusement évoluées depuis les 20 dernières années, le festival s’est rapidement  ouvert à tous pour devenir une grande fête à laquelle toute la population du Québec est maintenant conviée.

Les organisateurs n’ont pas pour autant oublié qu’à la base, l’objectif était de renforcer l’esprit communautaire. Conscients de l’existence de nombreux combats, ils lancèrent en 2006 le Festival de la fierté gaie, événement visant précisément à concentrer tous les aspects de la vie de la communauté LGBT : politique, organisation communautaire, prévention et revendication. Depuis, Divers/Cité se concentre de son côté sur la programmation artistique et culturelle qui fait vibrer la communauté, l’ensemble de la population et les nombreux touristes qui viennent découvrir cet événement d’envergure internationale!

Pour souligner son 20e anniversaire, le Festival Divers/Cité s’installe au Vieux-Port de Montréal du 2 au 5 août. Pour l’occasion, je vous propose mon top 3!

1.  Mascara, la nuit des drags

Il y a 15 ans, Luc Provost alias Mado Lamotte imagine et conçoit un cabaret excentrique. Un divertissement populaire à grand déploiement qui met en valeur le talent d’une centaine de drag queens : « Je peux maintenant l’affirmer, c’est le plus grand spectacle de drags au monde! Depuis 1980, c’était l’évènement Wigstock de New York le plus grand, mais maintenant ça n’existe plus. Mascara, la nuit des drags!c’est 20 000 spectateurs, 40 pieds de scène, 50 drag queens avec environ 200 danseurs, maquilleurs, coiffeurs et chorégraphes qui se réunissent pour présenter des numéros flamboyants. », raconte Luc Provost, l’artiste derrière la célèbre Mado Lamotte.

4 août, 20 h

2.  Lesbomonde

L’évènement lesbien par excellence sera présenté cette année au Cabaret du Mile-End dans le  quartier du même nom.  On nous promet une soirée tout au féminin! À la demande générale pour la deuxième année consécutive, ce rendez-vous permettra aux Montréalaises d’apprécier le duo torontois au son tribal-house : Kish/Delish. Pour découvrir le tandem, le Festival Divers/Cité vous propose une pièce exclusive.

4 août, 21 h 30

3.  La Grande danse 

Le 10e anniversaire de La Grande danse se tiendra sur le Quai Jacques-Cartier. Selon les organisateurs, c’est la plus grande danse en plein air. La journée débutera à 14 h avec le Dj Montréalais Alain Jackinsy pour faire place aux pionniers Iberican Sound movement et Chus + Ceballos qui ont notamment travaillé avec Madonna, Paris Hilton et Deep Dish. Finalement, la soirée se clôturera sur les notes de la star Dj David Morales des États-Unis, producteur, remixeur actif dans le milieu depuis 1987.

5 août, dès 14 h

Pour consulter l’ensemble de la programmation du Festival Divers/Cité.

Bon festival!

Variety

(Fr) MEG : l’amour du rythme

Montréal électronique groove. Trois mots qui en disent long. C’est beau, c’est frais, ça bouge. Ils nous avaient promis des nuits débridées. Chose promise, chose due. Il n’y a aucune déception dans l’air.

S’il n’y avait que le Festival MEG sur terre, on s’en contenterait amplement! De la (belle) musique émergente d’artistes locaux et internationaux. Pour les fervents obsédés du bon rythme, il me semble que c’est l’endroit idéal. L’Eldorado, c’est-à-dire.

Mon Eldorado. Moi qui ai la bouche sèche de ne pouvoir entonner des notes à tue-tête. Mon corps lourd de ne pouvoir se trémousser allégrement. Jeune fille hagarde perdue dans un désert imaginaire (si, imaginez!) avec pour seule ressource son iPhone qui capte miraculeusement ou la petite radio de son grand-papa, c’est plus vintage. Des accords entrainants me parviennent de je ne sais où et s’empare de ma jeune âme avide. Cela peut sauver du désespoir.

Avec le style piquant et rétro de la formation Le Couleur, je rêve d’amour sur la route. Les cheveux dans le vent, un inconnu dont le visage reste dans l’ombre à mes côtés. L’horizon à bout de bras. Avec dans le cœur une Tendresse particulière comme ils disent. Ces jeunes gens ont cette fraicheur qui amène sourires et bonne humeur. En même temps, il y a cette envie irrésistible de danser sur le toit de la voiture. Mais, on va dire que c’est une décapotable.

Mon rêve continue avec le merveilleux folk rock de Milo Greene. On roule toujours. Vers la Californie. J’ai l’espoir dans les yeux. Voix harmonieuses, mélodies enlevantes. Je les imagine aisément sur scène. Ces quatre hommes et cette jeune femme superbes qui conquirent leur public avec cette présence et cette générosité extraordinaires. J’imagine aisément aussi 1957 repris avec ledit public. Magique.

D’autres voix font leur entrée dans cette chimère. Compagnons de voyage de Milo Greene, Family of the year se fraie un chemin dans ma tête. À ce moment-ci, on s’est arrêté au bord de la route, près d’un champ. The Stairs me captive, Diversity me fait tournoyer comme une petite fille et Living on love me donne envie de baisers sucrés. Beaucoup plus effervescent, on ne touche plus le sol avec eux.

Ma rêvasserie prend une tout autre tournure. On quitte le road-trip romantique loin derrière pour un passage dans l’électro rétro futuriste. Avec Beat Market, personne ne reste assis au bar. La foule est aussi délurée que nos deux moines musiciens, comme on les appelle. On peut très bien confondre le tout avec une scène de Tron. Ils manient leurs synthés comme d’autres manient leur guitare.

Les pieds en plein dans sa 14e édition, le MEG est le genre d’événements haut en couleur qui vous met l’eau à la bouche avec une programmation où tous les goûts sont comblés. Pop rock, indie, hip-hop, soul, électro, personne ne sera laissée en plan. Pendant 10 jours, que ce soit pour retrouver un artiste préféré ou pour de la pure découverte musicale, le MEG devrait être votre seule préoccupation. Sinon, il faut prendre congé dimanche, car ce samedi le MEG BOAT prendra le large!

Si vous avez tout suivi de mon délire psychédélique, vous savez désormais ce qu’on peut y trouver au MEG Montréal Festival et pourquoi on a envie d’y être, où qu’on soit. Dans un désert inventé ou dans le quartier d’à côté.

Le Festival MEG Montréal se poursuit jusqu’au 5 août. 

Music
Alter-Egos-1

(Fr) La folie Fantasia

Ça y est, c’est parti pour la folie contagieuse du Festival Fantasia qui fête cette année son 16e anniversaire. À 16 ans, on en fait des conneries, mais surtout, on repousse nos limites (et surtout celles de nos parents). C’est pas mal la même chose pour Fantasia qui nous présente jusqu’au 9 août, une programmation éclatée, excentrique et qui s’enligne pour plusieurs soirées de fête et d’abus cinématographique. Vivement le « sweet sixteen » de Fantasia!

Je dis folie Fantasia car il s’agit bel et bien d’un engouement bien présent, autant du public que des artisans de l’industrie du cinéma. Instauré en 1996 par Martin Sauvageau, André Dubois et Pierre Corbeil, Fantasia est aujourd’hui un des plus importants festivals de sa catégorie au monde! Et pour ses festivaliers, Fantasia représente la seule chance qu’ils ont de visionner des films qui autrement, resteraient méconnus du public montréalais.

À en voir les étoiles qu’un d’entres-eux a dans les yeux lorsque je lui demande pourquoi il aime Fantasia, je n’ai plus de doutes sur le caractère unique du festival : « C’est « THE » occasion de visionner des films étrangers et canadiens différents de ce que le marché régulier nous offre ».

Pour bien d’autres, c’est le côté « gore » du festival qui les attirent ainsi. Il faut y être pour comprendre; zombies et sushis meurtriers ont leur lot de fans et l’ambiance qui règne dans une des deux principales salles de visionnement (Théâtre Concordia Hall et la Salle J.A de Sève (Université Concordia)) est digne d’un show rock. Beaucoup plus de rires que de peurs dans bien des cas, bien que la programmation offre aussi de véritables films d’horreur avec des revenants pis d’autres créatures ben épeurantes, pour vrai. Le genre d’images qui te restent dans la tête juste au moment

d’éteindre les lumières. Classique.

Mais Fantasia, c’est bien plus que du fantastique et de l’horreur, car même s’il s’agit d’une portion importante de sa programmation, des films d’animation, des drames, des comédies romantiques et de nombreux films d’humour sont aussi présentés. Malgré les nombreuses années d’existence du festival et les 75 000 spectateurs de l’an passé, les préjugés sont encore très présents face au genre de films présentés. Combien de « ce n’est pas mon style de films » ai-je entendu de la bouche des personnes à qui j’ai demandé ce qu’ils pensaient de Fantasia.

À ceci, un fan répond qu’il est carrément impossible de ne pas trouver au minimum un film intéressant, peu importe le « style » cinématographique préféré de la personne. Suffit de prendre connaissance de la programmation, par genre de film par exemple, et hop, la liste des films correspondants défilera. Allez, jetez-y un œil pour voir!

Exercice que j’ai d’ailleurs fait et qui m’a mise dans le plus grand des dilemmes : trop de films intéressants à voir pour l’horaire dont je dispose! Je me suis limitée, c’est le cas de le dire, à une vingtaine de films. Avec ça, je fais office de « consommatrice modérée » si on en juge par la quantité impressionnante de personnes qui peuvent aller voir jusqu’à 40, voire 50 films en 22 jours de festival!

J’ai donc choisi pour l’occasion un heureux mélange de comédies (Wrong, Alter Egos, Lloyd of the Conqueror, New Kids Turbo, etc.) de drames (Sons of Norway, Starry Starry Nights, etc.), de films d’animation (Wrinkles, ParaNorman, The King of Pigs, etc.), d’horreur et de zombies (Isn’t Anyone Alive, Excision, Sleep Tight, A little bit zombie, Zombie Chic, etc.) de fantastique (Dans le ventre du dragon, The Fourth Dimension, Robo-G, The Sorcerer and the White Snake, etc) et bien sûr, la fi-fille que je suis ne pouvais passer à coté de quelques films d’amourrr avec For Love’s Sake, Love Fiction, et Nakedness Which Wants to Die Too Much.

Outre la variété de films, la provenance de ceux-ci est particulièrement intéressante et éclectique. Même s’il est vrai que lors des tous débuts de Fantasia, les films présentés provenaient exclusivement de Hong Kong et du Japon, celle-ci s’est beaucoup diversifiée au cours des années. Cette année, sur un total de 160 films, on compte plus d’une trentaine de pays participants. Le Japon reste toujours un des pays les mieux représentés au festival avec plus de 35 films mais plusieurs autres proviennent du Canada, des États-Unis, de la Corée du Sud, du Royaume-Uni, de Cuba, et j’en passe.

Autre point fort imputable à Fantasia; le festival offre une chance unique à son public de rencontrer des gens de l’industrie du cinéma : réalisateurs, producteurs, acteurs et autres, qui souvent, font honneur de leur présence et de leur temps. Conférences et rencontres spéciales sont donc aussi au rendez-vous. À mettre à votre agenda, s’il vous reste du temps!

Bon, c’est bien beau tout ça, mais j’ai justement un film qui m’attend. J’ai déjà hâte d’aller m’imprégner de l’univers de Jordan Gallan pour son film Alter Egos, présenté en première mondiale ce soir. Il s’agit d’un genre de Woody Allen à la sauce super-héros, comme le décrit Tony Timpone via le site du festival. Et si je suis chanceuse, je pourrai peut-être y rencontrer certains des acteurs du film ainsi que le réalisateur… une occasion unique et possible grâce à Fantasia.

Convaincu(e) ?!

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(Fr) Fantasia – Ton titre de film!

Depuis sa fondation en 1996, le Festival international de films Fantasia est maintenant reconnu comme le plus grand et plus influent festival de sa catégorie en Amérique du Nord, une référence majeure sur la scène internationale du cinéma de genre et l’un des événements cinématographique les plus courus au pays.

Nous avons 4 lisières de 10 billets à offrir pour l’édition 2012 du festival Fantasia!

Tente ta chance, INVENTE UN TITRE DE FILM DE CINÉMA DE GENRE! 

Date limite : vendredi, 11 h am

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