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(Fr) The Death Set prennent le Divan orange en otage

Le duo formé par Johnny Sierra et Dan Walker est la personnification du plaisir. Les Australiens – maintenant Brooklynois – ont toujours carburé à la force de la fraternité et partout où ils mettent les pieds, ils traînent dans leur sillage une foule enthousiaste, aux individus prêts à tout pour que leur corps crie : «j’y étais». C’est au Divan orange que tous se donnent rendez-vous ce soir, pour un des derniers spectacles du groupe avant un hiatus annoncé.

The Death Set, formé au départ de Johnny Sierra et de Beau Velasco, ont créé un raz-de-marée lors de la sortie de leur album Worldwide, en 2008. Partout on les annonçait comme l’un des groupes majeurs à surveiller. Après dix-huit mois de tournée continue dans toutes sortes d’endroits plus ou moins légaux, ils rejoignent Girl Talk pour monter sur leurs premières grosses scènes. Mais en 2009, coup de tonnerre. Beau Velasco, le grand ami de Johnny et Dan, meurt. La formation prendra du recul, le temps d’absorber le choc, extrêmement aigu. Au début de ce mois-ci encore, soit trois ans et demi après la nouvelle, Dan et Johnny offraient à leur camarade un vidéoclip hommage.

«C’est encore très dur, mais le temps fait son œuvre et le disque nous a fait du bien», souffle Johnny, joint au téléphone après une série de concerts à Austin. Car c’est en l’honneur de Beau que le deuxième album des Death Set, Michel Poiccard, a finalement vu le jour en 2011. Et quel album! Bourré de mélodies velcro et assez audacieux pour intégrer des pièces introspectives, Michel Poiccard touche sa cible avec une énergie plus dirigée que dans le cas du très noisy Worldwide.

En concert, The Death Set sont réputés pour marquer les spectateurs au fer chaud. Ils le diront plusieurs fois, les pièces de Worldwide ont été composées dans l’optique de voir 50 jeunes virer fous dans un entrepôt. Malgré un enrobage plus sensible Michel Poiccard poursuit la même lignée. C’est une musique physique. Punk à la base, mais avec un côté électronique de plus en plus fort et une approche d’échantillonnage coulée dans le hip-hop.

Photo : Boby Split

Photo : Boby Split

The Death Set ont beau avoir été acclamés autour du monde plusieurs fois, ils mettent la main dans l’engrenage plus souvent que bien des groupes. «J’aime utiliser l’art partout, pousser ça plus loin que juste la musique», affirme Johnny avant d’avouer que s’il fait autant de vidéoclips, c’est aussi parce que ça l’amuse de se lancer dans quelque chose «dans lequel (il n’est) pas très bon.» Ainsi, depuis la sortie de Michel Poiccard, Dan et lui ont continué à lancer des remix et des vidéoclips à folle allure, se sont fiancés (pas ensemble, juste Johnny), ont inauguré un bar-spectacle dans le cas de Johnny et un studio d’enregistrement dans celui de Dan, et s’apprêtent à lancer un nouvel ep, King Babies, sur Dim Mak Records. «On revient à des chansons plus uptempo, plus punk», promet Johnny. Et cette fois c’est Dan lui-même qui produit et mixe l’album, du début à la fin. «Il est meilleur que XXXChange  (le producteur de Michel Poiccard)! Meilleur que tout le monde!» s’exclame Johnny avec son habituel rire espiègle.

Pour la suite, dur à dire. Ils semblent vouloir se concentrer sur leur vie à Brooklyn et affirment qu’il leur est impossible de se lancer à nouveau dans des tournées improvisées. Aucun disque complet à l’horizon non plus. Une seule solution pour les fans : danser jeudi comme si vendredi n’existait pas.

Jeudi 21 mars, au Divan Orange, avec Rock Forest et Le monde dans le feu.

Music
Photo_presse_Pixelsfest2012

(Fr) Grand dévoilement chez GROSJOUEURS!

À la veille de notre deuxième Pixelsfest 2-22, l’excitation est à son comble parmi les GROSJOUEURS! Après avoir gardé une aura de mystère autour des nombreux postes de jeux qui se retrouveront à la disposition de tous à la Nuit blanche (le 2 mars), nous n’en pouvons plus de tenir le secret! Voici donc en primeur une description plus détaillée de quelques uns d’entre eux. Un peu comme des bons parents qui acceptent que tu déballes quelques cadeaux avant minuit le 23 décembre…

La manette géante. Pixelsfest 2012

La manette géante. Pixelsfest 2012

Super Mario Bros. Crossover 2 GÉANT:
Si on demande à quiconque ayant assisté au Pixelsfest 2012, ce qu’il a retenu de son expérience, la réponse a de forte chance d’être : la manette géante! Et avec cause, disons que notre contrôleur de NES sur-dimensionné avait de quoi faire tourner les têtes… Il allait de soit que celle-ci fasse un comeback cette année, mais avec encore la possibilité de surprendre. Nous avons donc couplé notre engin a une création du développeur indie Exploding Rabbit qui permet de revisiter le classique Super Mario Bros. avec une pléthore de personnages issus d’autres franchise de Nintendo. Que vous choisissiez Link, Megaman ou Bill Rizer de Contra, nous vous invitons a vous pratiquer directement sur le site de Exploding Rabbit pour affiner votre talent et relever ensuite le défi ultime de le transposer à la manette géante…

Le bArcade BARABARIBALL
BARABARIBALL est une création indépendante qui pourrait bien, en un sens, être l’ultime jeu de compétitions multi-joueur. À la fois ridiculement simple à comprendre et extrêmement difficile à maîtriser, cet hybride entre le jeu de sport et le brawler à la Super Smash Bros. charme instantanément avec son look résolument rétro et sa prise en main facile. Voyez par vous même ici, ou venez demain l’expérimenter comme jamais à l’aide d’un comptoir-cabaret multi-joueurs conçu spécialement par GROSJOUEURS.

QRTH-PHYL
Variation envoûtante sur le thème de Snake, ce jeu indie de Hermit Games vous permet d’avoir un point de vue complètement nouveau sur la sempiternelle application de cell. Vous aurez la preuve que les mécaniques de jeu classique peuvent reprendre tout leur intérêt lorsque repoussés à l’extrême. Vous pouvez vérifier ici même si vous serez capable de (ne pas) vous laisser hypnotiser.

Encore cette année, vous pourrez entendre la très dynamique et l’unique Dj Valérie Blindée. De plus, question de célébrer en grand tout au long de la nuit, un service de bar vous est offert, avec bières et boissons chaudes.

 

PIXELSFEST 2.22 II

2 mars 2013, à La Vitrine

ON VOUS ATTEND!

Organisé en collaboration avec MAtv

De 18 h à 3 h

Visuel_pixelfest

À propos de GROSJOUEURS

GROSJOUEURS est une entreprise québécoise ayant à coeur la réappropriation du jeu vidéo par le grand public et l’intégration de ceux-ci dans des contextes inusités. Que ce soit par le biais de nos soirées maison ou en collaboration avec des partenaires, il s’agit de ramener l’aspect social du jeu et de (ré)susciter l’émerveillement enfantin avec des installations uniques qui vous feront vivre des expériences vidéo-ludiques inédites. En plus d’organiser des évènements et de développer nos propre technologies, nous sommes en mesure d’offrir nos services d’animations et de location à quiconque serait intéressé à ajouter une touche de vidéo-ludisme dans une soirée, un évènement ou un spectacle. Que vous soyez une organisation privée ou publique, communautaire ou corporative, artistique ou technologique, n’hésitez pas a nous contacter. Vous serez surpris de voir comment nous pouvons intégrer les jeux vidéo et l’interactivité à n’importe quel contexte!

Notre site web : www.grosjoueurs.com

Page Facebook : www.facebook.com/GrosJoueurs
-Billet rédigé par l’équipe de GROSJOUEURS

Media Visual arts
RockForest_Photo_Marie Philibert-Dubois

(Fr) Rock Forest : La roue qui tourne

Après plusieurs années d’incubation et d’expérimentations, le groupe Man Machine devient Rock Forest et sort ce mardi un premier album de pop puissante et évocatrice.

C’était en 2008, dans une petite voiture en direction de Sherbrooke. La bande de la formation électro punk Sexyboy, en pleine transition vers un son moins rose, plus progressif et plus technique, commençait à réfléchir à un nouveau nom. C’est là, à quelques kilomètres de leur destination, que le nom Rock Forest s’est mis dans le chemin. La pancarte verte qui annonçait la ville annoncerait dorénavant leur nouvelle mouture.

Mais bon, Rock Forest c’est aussi un peu la risée de Sherbrooke. Une banlieue recouverte de bitume avec ses petites maisons toutes cordées (« bâtie sur un territoire magnifique », nuance le chanteur Christophe Lamarche Ledoux). Alors dans la salle du défunt Téléphone Rouge, quand les quatre musiciens annoncent sourire aux lèvres leur nouveau nom, c’est la rigolade générale. Personne ne sait si c’est vraiment sérieux.

Toujours incertaine du sérieux de la chose, la formation se nommera provisoirement Man Machine et développera pendant trois ans un procédé d’interaction entre les instruments, qui crée un son ultra tranchant et donne des performances exigeantes. Man Machine le laboratoire sonore. « On a essayé plein de choses avec Man Machine, des choses parfois très agressives et très techniques, mais une fois qu’on a maîtrisé notre technique, on s’est mis à composer des chansons pop pour le plaisir et on s’est rendu compte qu’on se reconnaissait beaucoup plus là-dedans », retrace le chanteur et claviériste Christophe Lamarche Ledoux. « C’est ça qui a fait qu’on a voulu repartir à zéro, changer de nom. On s’est vraiment trouvés. » Le nom Rock Forest s’installe définitivement.

Rock Forest. Photos : Marie Philibert-Dubois

Rock Forest. Photos : Marie Philibert-Dubois

Ce mardi, le groupe (Christophe Lamarche Ledoux, Renaud Payant-Hébert, Philippe Bilodeau et Olivier Pépin) lance son premier disque, un voyage entre pulsations électroniques, mélodies enlevantes et guitares rock, duquel se dégage un sentiment général d’inquiétude et de fébrilité. Rock Forest a enfermé dans ces 40 minutes toute l’intensité développée et contrôlée par des années d’incubation. Dans la voix parfois duveteuse, parfois angoissée de Christophe Lamarche Ledoux, on devine toujours un léger trouble, souligné par les modulations synthétiques.

« Je ne peux pas te dire si ça parle du malaise ou du fait que c’est rassurant que tout se répète tout le temps, mais le titre X 1000 fait référence à une sensation d’avoir vécu quelque chose des milliers de fois. À une impression de déjà-vu. C’est le mythe de Sisyphe, qui pousse sa roche sur le dessus de la montagne et est pris pour recommencer tout le temps. C’est absurde, mais c’est drôle aussi, c’est pris avec légèreté. »

Au centre des modulations synthétiques et des rythmes tournés en boucle, on se laisse transporter dans un état vaguement hypnotique puis récupérer par la puissance des mélodies. Les synthétiseurs apparaissent et disparaissent continuellement, portés par une batterie entraînante et particulièrement imaginative, parfois droite et syncopée, parfois presque tribale.

Le résultat est fortement découpé, presque techno, mais aucun ordinateur ne trône sur la scène pendant les spectacles. « Tout l’électronique est fait sur des synthétiseurs. Le problème avec l’ordinateur c’est qu’il peut tout faire, donc du moment qu’il est sur la scène tu te demandes ce que le musicien fait pour vrai. On voulait vraiment que ce soit performé. C’est un band rock que tu vois, pas un show de laptop. »

Rock Forest présentera son nouveau disque gratuitement ce soir (19 février) sur la scène de la Casa del Popolo. Et parce que la roue tourne toujours, la première partie sera assurée par Guy Baston, le projet solo du quatrième membre de feu Sexyboy.

19 février @ Casa Del Popolo
21 Mars @ Divan Orange avec The Death Set

Music
FIL

(Fr) Le FIL fête ses 18 ans!

La littérature fait partie de ma vie quotidienne. Depuis l’enfance jusqu’à aujourd’hui, je n’ai jamais vécu une «journée sans livres». J’aime lire des romans, de la poésie et des essais. J’aime fouiller dans les dictionnaires et les encyclopédies. J’aime bouquiner dans les librairies et fréquenter les bibliothèques. Et ce, depuis toujours. La lecture est pour moi ce que l’écrivain Valery Larbaud appelait un «vice impuni».

Michelle Corbeil

J’ai toujours pensé que le plaisir de lire pouvait être contagieux et qu’il n’était pas réservé à un petit groupe d’initiés. Pour rendre la littérature accessible au plus grand nombre, je crois qu’il ne faut pas hésiter à la désacraliser mais sans toutefois la rabaisser. Et c’est ce que fait depuis dix-huit ans un événement comme le FIL en offrant tant aux grands lecteurs qu’aux lecteurs de demain – et peu importe leur âge, leur origine ou leur compte en banque! – une chance unique de redécouvrir des auteurs connus, d’en découvrir de nouveaux, et ce, dans des formes sans cesse réinventées et originales.

Depuis 1994, plus de 3 000 écrivains et artistes de toutes disciplines, de toutes générations et de tous horizons, ont participé à notre grande fête des mots où la littérature est mise en scène, en musique, en mouvement et en images. Au fil des ans, les festivaliers littéraires ont été de plus en plus nombreux. C’est avec fierté que nous pouvons affirmer que, lorsqu’il est question de littérature, le public est désormais au rendez-vous. Un public fidèle et curieux.

Le Festival international de la littérature (FIL) n’est pas, et ne sera jamais, un événement politique. Ce n’est ni sa mission, ni sa raison d’être. Il existe pour vous donner envie de lire davantage. Plus que jamais, en cette époque marquée par tant de bouleversements et de tensions, je crois cependant que c’est dans les livres que nous pouvons trouver des réponses à tant de nos interrogations. Les livres sont notre rempart contre toute forme d’obscurantisme. Ou encore de léthargie, ce qui n’est guère mieux. Oui, comme l’a écrit Dany Laferrière, je crois que «la lecture nous sauve de ce monstre qui tue à petit feu». Et c’est pourquoi, j’ai voulu que cette édition soit le lieu de paroles fortes et inspirantes, quelques fois rebelles et sauvages, mais toujours souveraines. On y entendra tous les bruits du monde, ceux des poètes libertaires, des écrivains amérindiens, des auteurs musiciens, des filles qui ont de la gueule, des figures incontournables de notre littérature et des jeunes qui n’ont pas peur des mots.

Si l’expérience littéraire – lire, écrire – est tout d’abord, et évidemment, solitaire, rien n’empêche que notre rapport aux mots, à la fiction ou à la poésie devienne une expérience collective en prenant d’assaut l’espace public. C’est dans cet esprit que le FIL convie les festivaliers à une expérience littéraire ludique sur le Parterre du Quartier des spectacles. Pendant toute la durée du festival, vous pourrez y visiter les «Chambres littéraires du FIL», conçues par des étudiants de l’École de design de l’UQAM, et participer aux nombreuses activités de médiation culturelle qui auront lieu sur ce site. Nous entendons ainsi (re)donner à la littérature toute la place qui lui revient dans la cité et témoigner de l’importance de la lecture dans la vie quotidienne de chaque citoyen, parce que garante d’une société plus démocratique et d’une ouverture sur le monde.

Si Montréal est aujourd’hui désignée comme Ville Unesco du design, il ne faut pas oublier qu’en 2005 elle fut aussi «capitale mondiale du livre». Nous croyons, comme tous nos partenaires de la Saison de la lecture à Montréal, qu’il est temps qu’elle redevienne vraiment «la ville de la littérature au pays», titre auquel elle a pourtant droit avec tous les écrivains et les éditeurs qui y vivent ainsi que toutes les bibliothèques et librairies qui y ont pignon sur rue.

Un vent de liberté, d’audace et de créativité flotte sur cette 18e édition et je m’en réjouis! Au moment d’écrire ces quelques lignes, je ne peux cependant m’empêcher de penser que le FIL a bien failli ne pas fêter ses 18 ans… Ce n’est plus un secret: l’année dernière, à pareille date, nous apprenions que nous perdions une part importante de notre financement public. Cela ne nous a pas empêché de vous offrir une très belle édition en 2011 mais pour la première fois, depuis sa fondation en 1994, le FIL s’est retrouvé ensuite confronté à une situation financière précaire mettant en péril son développement et son avenir.

J’ai déjà écrit que je me sentais par moment comme un Don Quichotte avec ses moulins à vent, tentant de convaincre les uns et les autres de l’importance d’un événement littéraire comme le FIL. Ce n’est plus le cas. Je tiens à remercier tous les écrivains, artistes, partenaires et donateurs ainsi que les subventionnaires qui ont soutenu le FIL tout au long de cette crise. Au cours de la dernière année, nous avons reçu des dizaines de lettres d’encouragement d’ici et d’ailleurs. Nous avons été les heureux bénéficiaires de la première soirée Coup de coeur de Renaud-Bray. Notre soirée bénéfice du mois de mars dernier a connu un immense succès qui a dépassé toutes nos espérances. Et puis, il y a eu tout récemment cette nouvelle inattendue: le Patrimoine canadien nous accorde à nouveau sa confiance en nous redonnant une partie importante du financement qui nous avait été retiré en 2011. Bien sûr, la partie n’est pas totalement gagnée pour les années à venir mais c’est avec soulagement et bonheur que nous vous accueillerons du 21 au 29 septembre 2012 au 18e Festival international de la littérature (FIL).

Je vous souhaite un excellent festival et de très belles lectures,

Michelle Corbeil
Directrice générale et artistique

PHOTOS DU LANCEMENT

Literature Poetry
21

(Fr) 21 Balançoires : elles sont de retour!

À pareille date l’an dernier, 21 BALANÇOIRES étaient en phase d’installation sur la Promenade des artistes. Aujourd’hui bien connu, cet espace urbain situé le long de l’axe Maisonneuve et Président-Kennedy achevait à peine d’être construit après plusieurs années de chantier. Les Montréalais étaient plus que prêts à se le réapproprier, et les #21B étaient l’occasion parfaite. En effet, quoi de mieux pour inaugurer une place publique vouée à la culture et au divertissement, qu’un instrument de musique grand format, collaboratif, ludique, accessible, gratuit et destiné à toutes les générations?

Le succès de #21B fut instantané et unanime : tous ceux qui l’ont essayé n’en sont pas encore revenus. Et de l’avis de plusieurs – je ne compte pas le nombre de fois où je l’ai lu ou entendu – le seul défaut de l’installation, c’était de ne pas être permanente! Je suis bien obligée d’ajouter ma voix à cette doléance : oui, un mois, c’était beaucoup trop court…

Et bien, qu’à cela ne tienne : elles sont de retour!

À vivre… et à revivre

En tant que blogueuse pour le Quartier des spectacles, j’ai été l’une des premières à faire l’essai de #21B. Le récit de mon expérience témoigne de l’envoûtement dont j’avais alors été l’objet! Il va sans dire que j’y suis retournée à plusieurs occasion. J’y ai amené des amis qui, charmés, ont eux aussi fait découvrir les balançoires à d’autres de leurs amis par la suite. Je me rappelle avoir régulièrement vu passer des status Facebook vantant les charmantes vertus de la musique issue de la collaboration sur l’instrument géant.

Pour ma part, mon meilleur souvenir des #21B, c’est lorsque j’y ai amené mes deux filles, un soir particulièrement doux. Pendant près d’une heure, tandis que l’obscurité nous enveloppait peu à peu, nous nous en donnions à coeur joie l’une à côté de l’autre, virevoltant de concert avec les faisceaux colorés dans la nuit, émerveillées pour vrai, toutes les trois, même moi qui connaissait pourtant déjà la chanson…

La réflexion derrière le concept

21 Balançoires est un exercice de coopération musicale, à mi-chemin entre le mobilier urbain et le jeu. Cet instrument collectif a été créé par les artistes-designers Mouna Andraos et Melissa Mongiat, les récipiendaires de la Bourse Phyllis-Lambert 2010, bien connues dans le domaine des nouveaux médias. Luc-Alain Giraldeau, professeur de comportement animal à la Faculté des Sciences de l’UQAM, a également participé à la conception.

Résumé de mon entretien avec les conceptrices, à pareille date l’an dernier.

Comment s’est élaboré le concept?

Mouna Andraos : Il y a la Place des Arts d’un côté, et le Pavillon des Sciences de l’UQAM de l’autre. C’était la situation idéale pour faire un pont entre les arts et les sciences.

Qu’est-ce qui vous a inspiré l’idée des balançoires?

Mélissa Mongiat : Il y a, de par le monde, tout un mouvement autour des balançoires. C’est une manière pacifique de s’approprier l’espace public. Ça se voit un peu partout dans les grandes villes, maintenant. Quand on a vu les vitrines, on a eu envie.

Pourquoi dit-on des 21 BALANÇOIRES qu’elles sont collaboratives?

M.A.: Parce que pour faire de la musique, il faut être plus qu’un. Et pour faire évoluer cette musique, il faut communiquer avec son voisin d’une manière ou d’une autre!

Le professeur Luc-Alain Giraldeau, qui étudie le phénomène de la coopération chez les animaux, s’est porté volontaire pour travailler avec vous. En quoi ses connaissances de biologiste se sont-elles concrétisées dans le projet 21 BALANÇOIRES?

M.M.: Mouna et moi travaillons en environnement interactif: dans un espace public, on installe des instruments étranges que les gens ne connaissent pas, et on essaie de voir comment ils vont apprendre à s’en servir intuitivement, grâce aux indices qu’on leur donne. Il y a des chevauchements entre notre démarche artistique et la pratique de Luc-Alain. On partage la même vision de la coopération, du jeu, de l’apprentissage.

M.A.: Lorsqu’un biologiste souhaite apprendre quelque chose à un animal, il lui donne des indices au fur et à mesure qu’il se rapproche de la compréhension. On a trouvé des liens très drôles entre les méthodologies que lui développe avec les animaux, et le travail que nous on fait avec le public humain!

M.M.: À la base, ce sont des patterns de comportements. Et nous, on joue avec les comportements des gens : on pique leur curiosité, et on leur donne des indices pour comprendre comment utiliser ce qu’on leur propose.

M.A.: Luc-Alain a vu, dans notre désir de créer des projets de groupe, des parallèles avec ses travaux sur la coopération chez les animaux qui forment des sociétés. Ceux-ci coopèrent, car ils sont plus forts en groupe. On a voulu démontrer comment un groupe d’individus peut travailler ensemble pour créer quelque chose de plus grand que s’ils travaillaient individuellement. Ici, la musique sera le fruit de cette coopération.

Quels effets les 21 BALANÇOIRES procurent-elles aux gens?

M.A.: Elles suscitent une réflexion : si on peut travailler ensemble dans ce contexte-là pour créer quelque chose de beau, ce serait peut-être le cas dans beaucoup d’autres contextes, où on aurait intérêt à se regrouper pour mieux construire…

M.M.: Je pense aussi que 21 BALANÇOIRES contribue à améliorer le tissu social au centre-ville. La coopération, c’est un besoin, dans tous les domaines! Il y a des tas de conférences à travers le monde, où il est démontré que les gens ont intérêt à travailler ensemble pour arriver à différentes fins. Nous, on trouvait intéressant d’appliquer le concept de coopération concrètement, mais d’une manière complètement poétique.

Par Marie-Pierre Bouchard

Variety
Bienvenue-sur-le-Lèche-Vitrine

(Fr) Bienvenue sur le Lèche-Vitrine!

La Vitrine est heureuse de lancer aujourd’hui  ce dynamique Lèche-Vitrine, un tout nouveau blogue traitant des multiples facettes de l’actualité culturelle montréalaise. Avec ses différentes rubriques et ses nombreux collaborateurs (blogueurs, partenaires, travailleurs culturels et artistes), La Vitrine promet de vous faire découvrir des univers de création, où la nouveauté, l’émergence, l’unicité et le talent vous seront partagés au quotidien. Le Lèche-Vitrine, dont le titre a été voté et choisi par le public sur nos réseaux sociaux, se veut avant tout un lieu d’échanges entre ses blogueurs et vous. Ce blogue culturel constitue une plateforme d’information interactive, qui, en étant complémentaire au site Internet de La Vitrine, nous permet d’approfondir sur différents thèmes inspirés de la diffusion et de la vitalité culturelle locale.

Avec la rubrique Artistes à la trace, le Lèche-Vitrine donne la parole et la carte blanche à un artiste ou à un collectif artistique, qui, chaque mois, vous fera entrer dans son univers personnel en y partageant photos, vidéos, réflexions et confidences. Pour donner le coup d’envoi à cette rubrique, il nous fait plaisir de vous faire découvrir l’envers du décor du spectacle musical Belles-Sœurs, présenté en sol parisien depuis jeudi passé.  Suivez cette rubrique et entrez dans l’aventure de Belles-Sœurs à Paris, en compagnie de nulle autre que Marie-Thérèse Fortin!

La Vitrine culturelle de Montréal célèbrera cette année son 5e anniversaire. L’eau a coulé sous les ponts depuis son ouverture officielle en 2007! Aujourd’hui, La Vitrine est fière d’opérer le calendrier culturel le plus complet du grand Montréal et de présenter la programmation de plus de 1 350 lieux de diffusion et celle de plus de 75 festivals annuellement. Avec tous ses partenaires médias à qui elle exporte quotidiennement sa base de données culturelle, La Vitrine est aujourd’hui l’organisme de promotion par excellence dans le paysage culturel montréalais.

Sa billetterie centralisée, sa plate-forme technologique, sa présence accrue sur les réseaux sociaux et son partenariat avec Moment Factory pour le développement de ses installations multimédia prouvent également notre détermination à faire rayonner et à rendre plus accessible la diversité des activités culturelles de notre métropole. Le lancement de son application mobile en réalité augmentée pour iPhone, iPod touch et Android, ainsi que son déménagement au cœur du 2-22, phare culturel du Quartier des spectacles, constituent des événements majeurs, qui marquent l’histoire et l’évolution fulgurante de La Vitrine.

Nous sommes fiers de vous offrir ce blogue, dont la conception et le design et a été développés par la très talentueuse équipe de communication TONTON, reconnue du milieu pour leur audace et leur créativité.

Nous remercions également notre jeune et dynamique équipe de collaborateurs francophones et anglophones, qui parcourront sans prétention pour vous les lieux de diffusion, les galeries, les cinémas et les musées, pour vous faire découvrir le meilleur de l’actualité culturelle!

Bonnes découvertes!

Nadine Gelly

Variety