Crédit : Billy Elliot : The Musical

(Fr) Billy Elliot, un enfant pas comme les autres

J’ai décidé de commencer mon année de blogueuse pour La Vitrine avec un gros bonbon : un musical. Faut dire qu’après Mary Poppins en novembre, Broadway ne m’avait pas déçue… Hier, donc, à Wilfrid-Pelletier, entre la rangée de Marie Laberge et Guylaine Tremblay et celle de Catherine Pogonat et sa gang, j’ai traîné ma sœur à la Place des Arts pour la première montréalaise de Billy Elliot : The Musical.

Il planait une excitation palpable, dans notre Quartier des spectacles, une de celles qu’on saisit au vol, comme des flocons d’anticipation, des restants de magie de Nowel qui tomberaient doucement sur les beaux tapis des foyers de Wilfrid-Pelletier.

Au lever du rideau, le premier numéro nous présente rapidement à peu près l’entièreté de la distribution sur fond de déclenchement de grève : celle, historique, qui paralysa l’industrie du charbon en Grande-Bretagne pendant un an en 1984. À Easington, dans le nord de l’Angleterre, c’est toute la ville qui se retrouve au carreau, et c’est dans cette lourde atmosphère que Billy, orphelin de mère, ira à l’encontre de la volonté de sa famille et s’entraînera en cachette pour poursuivre son rêve : devenir danseur de ballet.

Et c’est à travers 16 numéros musicaux parsemés de british slang, de pointes d’humour, de scabs, d’émotion, de danse, évidemment, que le jeune Billy y parviendra. Le Billy d’hier, Noah Parets, 13 ans, un des quatre qui danseront sur la grande scène de la Place des Arts au cours des huit représentations prévues, est sorti du lot : ils étaient 2500 à avoir auditionné pour le rôle-titre de la tournée nord-américaine. On n’a pas de mal à y croire ; il explose la scène comme j’ai vu peu d’enfants le faire, et de tous ses atouts : la voix, superbe ; la danse, maîtrisée ; le jeu, honnête et convaincant… et le plaisir, flagrant ! La scène que j’ai préférée ? Celle où son pote Michael (très drôle Jake Kitchin) et lui s’habillent en femmes, où la complicité est reine et la candeur au rendez-vous.

Pour vrai, y’est bon en crime, le petit maudit. On lui a même offert une standing ovation après la scène de son audition à la Royal Ballet School de Londres. Et son pas de deux, avec un danseur classique qu’on soupçonne être le futur Billy devenu étoile de la danse, est à couper le souffle. On y découvre tout le talent de ce jeune adolescent au grand potentiel. Pour tout dire, j’étais émue, dans ce numéro-là. Pas ma faute : ayant moi-même dansé une dizaine d’années, j’avais des frissons à les voir en symbiose sur Le Lac des cygnes.

Crédit : Billy Elliot : The Musical

Trève d’émotions : ce spectacle, c’est évidemment un show à grand déploiement, rodé, long (près de 3 h, incluant l’entracte!)… mais je ne veux pas répéter ce que j’ai déjà dit à propos de Mary Poppins, tout de même. Y’en a qui aiment, d’autres qui détestent. Mais je vois mal comment on peut ne pas s’enthousiasmer devant cette distribution presque exclusivement composée d’hommes dont les chœurs sont transportants ; les décors à tiroirs, qu’on dirait maison de poupée, plus qu’efficaces, en plus d’être simples et polyvalents et de se déplacer, se transformer et se manipuler aisément ; les jeux d’ombres, inspirés ; les conflits grévistes-policiers-briseurs de grève, bien illustrés ou la classe des petites ballerines, cocasse et désordonnée…

Crédit : Billy Elliot : The Musical

La musique, parce qu’on est bien censés parler de musique ici, hein, signée Elton John (livret : Lee Hall), soutient la trame narrative du scénario original en lui donnant une saveur bien particulière : celle d’une fanfare anglaise de cuivres telle qu’on en trouvait – et qu’il en existe encore – dans les entreprises industrielles. Beaucoup de chœurs (Solidarity), des pièces dansantes, d’autres dramatiques ou même satyriques (Merry Christmas, Maggie Thatcher), le tout interprété parfois de manière cacophonique, ce qui n’est pas sans charme, mais toujours dans cet esprit d’être soi-même, d’être vrai, qui enveloppe toute la production. Fait intéressant : triés sur le volet, cinq musiciens de la région métropolitaine ont l’honneur de participer aux représentations montréalaises au côté des autres musiciens de l’orchestre du musical, sous la direction de Bill Congdon.

Inspiré de la comédie dramatique de Stephen Daldry parue en 2000 (il assure aussi la mise en scène de la production), Billy Elliot : The Musical a remporté pas moins de 10 Tony Awards (2009).

Billy Elliot : The Musical

Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts

du 8 au 13 janvier 2013

Variety
© Marie-Claude Forest

(Fr) La pluie, 2012

Samedi, en début de soirée, le soleil couchant tapait déjà moins fort sur les terrasses du Quartier latin qui, quoique écrasé par l’humidité caniculaire qu’accentuait l’asphalte imbibé de chaleur, fourmillait comme toujours de badauds. Dans la queue pour la billetterie du Théâtre Saint- Denis, qui s’est étendue pendant une bonne demi-heure presque jusqu’au coin de la rue Emery, un homme confiait à son épouse : « Je n’aurais jamais pensé faire la file pour René Simard. » C’est que nous allions assister à la première de la comédie musicale Chantons sous la pluie, qui, après tout juillet à la salle Pierre-Mercure, s’est installée dans son nouvel emplacement, rue Saint-Denis, pour quelques semaines en août. Quoi de mieux pour se rafraîchir, après tout, que de danser sous la pluie?

Le remake de Denise Filiatrault, très fidèle au classique cinématographique de 1952, Singin’ in the Rain, met également en vedette, outre le légendaire M. Simard, la gracieuse Marilou Morin, le charmant Renaud Paradis, et une vingtaine d’autres comédiens, danseurs et chanteurs. La pièce reprend en effet jusqu’aux chorégraphies originales de Gene Kelly et Stanley Donen, dans des décors relativement minimalistes, rappelant le carton-pâte du Hollywood du milieu du XXe siècle. Au moment opportun, même la vraie pluie y est aussi, inondant le plateau de grandes flaques, dans lesquelles l’interprète de Don Lockwood, à la suite du grand Kelly, s’en donne à cœur joie, faisant délibérément jaillir au-delà de la scène de brillantes éclaboussures, au grand plaisir des spectateurs des toutes premières rangées, et plus certainement davantage au ravissement des autres, émoustillés, témoins privilégiés de ce contact inattendu entre scène et salle.

Devant l’enfilement des pas de claquettes, les regards pétillants de Kathy, les mimiques tordues de Lina, l’énergie de Don et de Cosmo, à entendre les chansons entraînantes et familières, la foule applaudit à tout rompre après chaque numéro, réagissant avec enthousiasme aux rebondissements de l’intrigue; il se tisse ainsi une connivence avec les performeurs sur scène. N’ai- je pas vu d’ailleurs la parente d’une interprète lui envoyer la main avec emballement lors d’un des premiers numéros d’ensemble?

Chantons sous la pluie est présentée en supplémentaires jusqu’au 25 août. « On ne s’est pas ennuyé une seconde », a reconnu traditionnellement un monsieur au sortir de la salle. Était-ce le même que celui de la file? En tout cas, pour ma part, je fredonne sans cesse Good Mornin’ – en version française : Bien l’bonjour — depuis samedi (dans ma tête, ça alterne avec le thème musical des Jeux olympiques, bien entendu). Et vous, laquelle de ces incontournables chansons ne vous sort plus du crâne?

Variety

(Fr) Top 3 – Divers/Cité

En 1993, la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) du Québec connaissait une toute autre réalité. Beaucoup de travail de dénonciation, de prévention et de sensibilisation  devait être fait. C’est avec l’intention d’améliorer cette situation qu’un groupe a créé le premier festival LGBT d’envergure au Québec, Divers/Cité naissait. Les mentalités ayant heureusement évoluées depuis les 20 dernières années, le festival s’est rapidement  ouvert à tous pour devenir une grande fête à laquelle toute la population du Québec est maintenant conviée.

Les organisateurs n’ont pas pour autant oublié qu’à la base, l’objectif était de renforcer l’esprit communautaire. Conscients de l’existence de nombreux combats, ils lancèrent en 2006 le Festival de la fierté gaie, événement visant précisément à concentrer tous les aspects de la vie de la communauté LGBT : politique, organisation communautaire, prévention et revendication. Depuis, Divers/Cité se concentre de son côté sur la programmation artistique et culturelle qui fait vibrer la communauté, l’ensemble de la population et les nombreux touristes qui viennent découvrir cet événement d’envergure internationale!

Pour souligner son 20e anniversaire, le Festival Divers/Cité s’installe au Vieux-Port de Montréal du 2 au 5 août. Pour l’occasion, je vous propose mon top 3!

1.  Mascara, la nuit des drags

Il y a 15 ans, Luc Provost alias Mado Lamotte imagine et conçoit un cabaret excentrique. Un divertissement populaire à grand déploiement qui met en valeur le talent d’une centaine de drag queens : « Je peux maintenant l’affirmer, c’est le plus grand spectacle de drags au monde! Depuis 1980, c’était l’évènement Wigstock de New York le plus grand, mais maintenant ça n’existe plus. Mascara, la nuit des drags!c’est 20 000 spectateurs, 40 pieds de scène, 50 drag queens avec environ 200 danseurs, maquilleurs, coiffeurs et chorégraphes qui se réunissent pour présenter des numéros flamboyants. », raconte Luc Provost, l’artiste derrière la célèbre Mado Lamotte.

4 août, 20 h

2.  Lesbomonde

L’évènement lesbien par excellence sera présenté cette année au Cabaret du Mile-End dans le  quartier du même nom.  On nous promet une soirée tout au féminin! À la demande générale pour la deuxième année consécutive, ce rendez-vous permettra aux Montréalaises d’apprécier le duo torontois au son tribal-house : Kish/Delish. Pour découvrir le tandem, le Festival Divers/Cité vous propose une pièce exclusive.

4 août, 21 h 30

3.  La Grande danse 

Le 10e anniversaire de La Grande danse se tiendra sur le Quai Jacques-Cartier. Selon les organisateurs, c’est la plus grande danse en plein air. La journée débutera à 14 h avec le Dj Montréalais Alain Jackinsy pour faire place aux pionniers Iberican Sound movement et Chus + Ceballos qui ont notamment travaillé avec Madonna, Paris Hilton et Deep Dish. Finalement, la soirée se clôturera sur les notes de la star Dj David Morales des États-Unis, producteur, remixeur actif dans le milieu depuis 1987.

5 août, dès 14 h

Pour consulter l’ensemble de la programmation du Festival Divers/Cité.

Bon festival!

Variety

(Fr) Dans les coulisses des festivals avec Montréal Festimania

Qu’y a-t-il à voir et à faire cet été à Montréal, ville des festivals ? Montréal Festimania a demandé à ceux engagés à fond dans l’organisation et la programmation des meilleurs festivals de l’été de nous fournir leurs coups de cœur. Parce que tant qu’à demander des bonnes plogues, on aimait mieux que ça vienne de ceux qui savent de quoi ils parlent, tsé!

NICK FARKAS, OSHEAGA FESTIVAL MUSIQUE ET ARTS

Qu’est-ce que tu fais au sein d’Osheaga ?
Je suis en charge de la programmation du festival, avec l’aide de mon équipe, bien sûr.

Quels sont les spectacles à ne pas manquer à Osheaga cette année ?
MGMT, qui avait fait une prestation mémorable en 2009 (on a bien hâte de voir ce que Andrew VanWyngarden et Ben Goldwasser nous réservent cette année !) et The Jesus and Mary Chain, un groupe marquant de l’histoire de la musique que nous avons le privilège de recevoir. 3 août, Parc Jean-Drapeau

Osheaga 2011 | Photo : Tim Snow

VÉRONIQUE DEMERS, L’INTERNATIONAL DES FEUX LOTO-QUÉBEC PRÉSENTÉ PAR TELUS

Quelle est ta fonction en quelques mots ?
Je suis en charge de l’accueil des artificiers étrangers et de la logistique entourant leur participation. J’organise aussi tous les évènements privés de la compétition.

Quel est LE feux d’artifice à voir?
Pour moi, le spectacle coup de cœur est la Finale des étoiles Loto-Québec. Cette année ce sera un hommage au groupe musical Queen. C’est aussi la remise des Jupiters d’or, d’argent et de bronze aux gagnants de la compétition. Cette soirée est magique parce que notre équipe est directement impliquée dans le montage et la conception de ce spectacle. Notre directeur technique Paul Csukassy a créé la bande sonore, l’équipe italienne Panzera S.A.S a fait la conception pyrotechnique et nos artificiers installeront les pièces pyrotechniques. C’est un beau moment de partage de connaissances qui se reflète dans le ciel. 3 août, La Ronde

FRANÇOIS LÉGER, L’INTERNATIONAL DES FEUX LOTO-QUÉBEC PRÉSENTÉ PAR TELUS

Que fais-tu pour le festival ?
Je suis artificier sénior, en charge de l’installation des pièces pyrotechniques de 120 mm et plus, tout en m’assurant du respect de la réglementation et de la sécurité.

Quels sont tes 2 coups de cœur cette année ?
Le Portugal et l’Italie vous réservent des surprises ! 24 et 27 juillet, La Ronde

Feux de l

ÉLÉONORE GENOLHAC, MEG MONTRÉAL FESTIVAL

Tes fonctions en quelques mots?
Assistante aux communications. Comme pour tout festival, la communication, c’est un sacré gros morceau. Alors je prête main-forte à notre chargée de com préférée (mais débordée), Clothilde Ménard, avec une spécialisation dans l’assemblage de mots. Je les choisis, les juxtapose et j’essaie de faire en sorte qu’ils sonnent en des textes percutants.

Tes deux spectacles « coup de cœur » de la programmation?
Sur plus d’une trentaine, le choix est délicat. Mais s’il ne devait en rester que deux, je choisirais d’abord Goose Hut et Our Books and the Authors. J’ai découvert ces bands en travaillant au MEG, et depuis, ils tournent en boucle sur mon iPod, impossible de décrocher. De l’indie pop fraîche et acidulée, qu’on écoute comme on mange des sucreries… un régal! 28 juillet, Club Lambi

Pour le deuxième, c’est clairement le MEG Boat ! Ne serait-ce que pour l’originalité du concept. Je veux dire, imaginez une soirée à bord du Cavalier Maxim, passée à vous déhancher sur les beats les plus trendy du moment. De quoi se sentir vivant, non ? 4 août, Cavalier Maxim | Quai Alexandra

MEG BOAT | Photo : Cloé Jourdain

ARMAN AFKHAMI, JUST FOR LAUGHS – FESTIVAL JUSTE POUR RIRE

Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?
Représentant, ventes et marketing touristique. Je m’assure que tout le monde (et particulièrement les gens venus d’ailleurs) ait une expérience montréalaise euphorisante et que rire et plaisir soient au rendez-vous.

Quels spectacles sont immanquables pour tout festivalier qui se respecte ?
The Muppets All Star Comedy Gala. Les seuls « chouuu » que vous entendrez seront ceux de Statler et Waldorf ! 26 juillet, Place des Arts

Aziz Ansari. Son album Dangerously Delicious est sorti en janvier dernier et son nom est depuis, sur toutes les lèvres. C’est un des humoristes anglophones les plus hot de l’heure ! Du 25 au 27 juillet, Métropolis

Improv Everywhere | Photo : Julia C Vona

MARTIN DUROCHER, ZOOFEST

Quelles sont tes fonctions ?
Directeur général et artistique de Zoofest. Je tente de dompter et maîtriser la bête étrange et sauvage qu’est le Zoofest.

Quels sont les deux shows les plus hot cette année à Zoofest ?
Insolite Cabaret Insolent, un cabaret complètement fucké, cinglé et rocambolesque, absolument délirant, entrecoupé de passages musicaux assez cocasses. Jusqu’au 29 juillet, Église au toit rouge

Aussi, les Fills Monkey, deux drummers français qui manient avec brio les percussions et l’humour, avec un résultat rythmé et comique. À ne pas manquer ! Jusqu’au 29 juillet, Théâtre La Chapelle

CLAUDE MYRE BISAILLON, ZOOFEST

Qu’est-ce que tu fais à Zoofest ?
Directrice de la programmation. J’assister à une multitude de spectacles au Québec mais aussi en France et à Édimbourg afin de dénicher des spectacles hors de l’ordinaire et la crème de la relève des arts de la scène.

Quels sont les shows à Zoofest cette année que tu es particulièrement fière de présenter ?
La communion des Sœurs Boulay. Deux sœurs, deux belles filles de la Gaspésie, qui ont remporté cette année les Francouvertes et qui vont à coup sûr vous charmer avec leur douce voix, leur guitare et leur ukulélé. 27 juillet, Église au toit rouge

Sinon, Mon frère est enceinte, récipiendaire du Cochon d’Or, met en scène Johanna Nutter, qui nous raconte l’histoire de sa sœur, devenu son frère, tombé enceinte. Ce n’est pas compliqué, c’est même très bon ! 25 juillet, Théâtre La Chapelle

Zoofest


SUZANNE GIRARD, DIVERS/CITÉ

Quel est ton poste ?
Cofondatrice et directrice générale de Divers/Cité.

Quels sont tes deux coups de cœur ?
Il s’agit de deux de nos événements gratuits sur le Quai Jacques-Cartier !

Le nouveau happening alternatif baptisé Apocalipstik est le fruit de la collaboration entre Divers/Cité, le Royal Phoenix Bar et de jeunes talents montréalais qui ont reçu carte blanche pour la programmation. Le résultat est une soirée absolument éclatée avec, entre autres, Sarah Neufeld (de Arcade Fire / Bell Orchestre), Fanny Bloom, FOXTROTT, la formation torontoise Dirty Mags, DJ B’UGO, les DJs Frantastik & Montag (Mec Plus Ultra), le Kid Savant de Brooklyn, une performance du collectif montréalais Glam Glam Productions et plusieurs autres. Le devant de la scène sera également une place de choix pour voir, en même temps que le spectacle, la Finale de l’International des Feux Loto-Québecqui illuminera le ciel au-dessus du Quai ! 3 août, Quai Jacques-Cartier

Aussi, l’un des événements phare de Divers/Cité, Le Grand Bal, qui revient cette année dans une grande envolée musicale et artistique. Le festival est fier d’y présenter, pour la première fois au Canada, la formation israélienne de l’heure, The Young Profesionnals (TYP) ! Nous y présentons également LIMITLESS, une production du chorégraphe favori de Divers/Cité, Scott Fordham, les voix de Kim Richardson et Marie-Alice Depestre dans un hommage aux grandes Black Divas de la musique, Sandy Duperval, DJ Abeille et le Boogie Wonder Band ! 5 août, Quai Jacques-Cartier

Divers/Cité | Photo : David Romero

Variety

(Fr) VOS suggestions pour le week-end

Qu’est-ce qu’il ne faut surtout pas rater ce week-end à votre avis? Voici quelques-unes de vos suggestions sur Facebook, Twitter et même Instagram!

Line Michaud
« Festival international de Tango de Montréal, c’est certain. »

Nathalie Vuille
« Festival international des percussions de Longueuil où Les Mutins de Longueuil seront en spectacle. »

Katya Power
« Je promène au Centre-Ville, magasinage sur Sainte-Catherine pour la ventre trottoir! »

Valérie Quesnel
« Je travaille au Cabaret du Mile-End pour les shows de Locos Por Juana (samedi) et Bélo (dimanche), dans le cadre du FESTIVAL NUITS D’AFRIQUE! Dépaysement garanti! »

Sylvain A. Trottier
Dimanche, c’est les Rendez-vous Jeux à La Récréation !

@dionnecharles
Marina Abramovic : The Artist is Present au AMC Forum

@nochesdepoesia 
« Fabrice Koffy et Zal Sissokho au Lion d’Or! »

@be4p
« Carnaval d’été brésilien au parc Jean-Drapeau, ce dimanche!  »

@mevetaillefer
« Un marathon d’humour au Zoofest avec ma Festi+ »

Variety

(Fr) VOS suggestions pour le week-end

Qu’est-ce qu’il ne faut surtout pas rater ce week-end à votre avis? Voici quelques-unes de vos suggestions!

SUR FACEBOOK, VOUS AVEZ RÉPONDU :

Marie-Orphée Duval
« La comédie “Ne pas déranger” au Pavillon de l’île sur l’île Saint-Bernard à Châteauguay. Un site magnifique en pleine nature à découvrir. Ça vaut vraiment le détour!! Billets à rabais sur La Vitrine culturelle. »

Annie Bélanger 
« Deltron 3030 »

Catherine Kouassi
« Atmosph’air sur la Plaza! David Giguère + Alex Nevsky + France D’Amour en spectacles gratuits. »

Marie Doucet
« L’étang du Parc Lafontaine vers 19h….le festival de cirque ….Séquence 8 »

Carol Pauze
« Faire une pause a la plage de l’horloge après avoir fait la nouvelle visite guidée Des céréales et des hommes au Vieux-Port de Montréal. »

SUR TWITTER, VOUS AVEZ RÉPONDU :

@JSoizic
« Les Feux de Loto Québec? Les 7 doigts de la main? »

@jpbarilguerard
« Sacrifice! de @FabienCloutier au @Zoofest! »

@labibleurbaine
« Évidemment je n’aurais pas manqué la splendide Norah Jones si je ne partais pas en vacances! @FestivalJazzMtl #JazzFestMtl »

@mamerehipster
« Hum, Timber Timbre ce soir au #jazzmtl pour sûr, @MIMSLexis aussi samedi, Ikeda à@dhcart  »

Variety
Fringe Montréal 2012

(Fr) Faire un tour dans la marge

Les saisons régulières sont déjà clôturées dans la plupart des théâtres montréalais (snif!). Qu’à cela ne tienne : il nous reste le Festival Fringe de Montréal. Du moins, pour quelques jours encore, avant l’inauguration de la période légère des pièces estivales.

S’agissant d’un événement plutôt underground, l’entrée dans le monde du Fringe, ce labyrinthe aux innombrables propositions éclectiques, semblera peut-être rébarbative aux non-initiés. Jetons-y donc une petite lumière pour s’y inviter sans crainte.

En 1947, parallèlement au Festival international d’Édimbourg, huit troupes de théâtre, ne faisant pas partie de la programmation officielle, profitèrent de ce nouvel événement culturel d’importance pour présenter leurs créations, amorçant ainsi un mouvement off qui fera bien des petits. En effet, en 1959, la Festival Fringe Society est mise en place pour faciliter la présentation des spectacles d’artistes de la « frange », en marge des arts du spectacle. Puis, le Fringe, avec ses principes démocratiques permettant aux créateurs de toutes les disciplines des arts vivants de partager leurs idées et leurs fantaisies, se transporta un peu partout à travers le monde, tout en demeurant majoritairement un mouvement anglo-saxon. Au Canada, par exemple, le premier Fringe eut lieu en 1982 à Edmonton et demeure le plus important du pays à ce jour.

D’abord, l’éthique du festival veut que le tout soit abordable et accessible, tant pour les spectateurs, qui ne paieront vraiment pas trop cher pour leurs billets, que pour les créateurs dont le coût de l’inscription est plutôt modeste et qui reçoivent en entier les recettes de la vente des billets. De plus, l’organisation fournit les salles et autres lieux de représentation. La sélection des œuvres présentées ne relève pas de la décision d’une direction artistique, mais bien d’un tirage au sort – c’est le cas à Montréal – ou d’un système de première demande reçue, première acceptée. Il n’y a donc aucun contrôle sur le contenu, aucune censure quant au titre, aux thématiques ou à la forme. C’est ainsi qu’une telle diversité est possible : au Fringe, on trouve de tout, et on compte d’ailleurs beaucoup sur le bouche à oreille pour faire connaître les créations qui valent la peine d’être découvertes.

Le Festival Fringe de Montréal, quant à lui, voit le jour en 1991 avec l’initiative d’étudiants de l’Université McGill. Il a la particularité d’exiger un quota de créations francophones : ainsi, on y accueille 60% d’artistes québécois, dont la moitié est francophone. Alors que la version très courue d’Édimbourg fait place autant aux stars qu’aux créations underground, la jeune édition de Montréal est davantage un tremplin pour les artistes émergents, une plate-forme d’exploration, un lieu de promotion de la culture alternative.

Pour ma part, j’ai goûté cette semaine à MTL_APK : MonTréal APoKlypse, qui se présentait dans un décor minimal de chaises et de cubes (les compagnies n’ayant que quelques minutes pour faire le montage et le démontage afin de laisser la place au prochain spectacle). Une large distribution menée par l’auteur et metteur en scène Jocelyn Roy, un laboratoire où l’ordre des scènes change chaque soir, où les comédiens jouent sur le qui-vive, incarnant la panique d’une fin du monde campée dans le métro de Montréal, peuplée de zombies et de désirs réprimés. Jusqu’à samedi.

Et puis, il y en a bien d’autres que vous pourrez découvrir jusqu’à dimanche. Pour encourager la spontanéité des spectateurs, 25% des billets sont d’ailleurs gardés à la porte pour vous, une heure avant la présentation de chaque spectacle.

Sources

Variety

(Fr) INSTAGRAM : #ARTVIF

Par le biais de l’application Instagram, La Vitrine est heureuse d’organiser un concours photos en collaboration avec le WORLD PRESS PHOTO.

DATES

Du 10 mai 2012 au 10 juin 2012

RÈGLES
  1. Suivez-nous sur Twitter : @la_vitrine
  2. Via Instagram, prenez une photo sur le thème « ART SUR LE VIF » et envoyez un tweet  @la_vitrine en utilisant le mot-clic (hashtag) #artvif

3.  Lorsque 10 personnes « ♥ » votre photo sur Instagram, envoyez un second tweet à @la_vitrine en précisant votre exploit!

4.  Les personnes qui obtiendront 10 « ♥ » sur Instagram courent la chance de gagner 1 entrée pour la prochaine exposition WORLD PRESS PHOTO 2012 à Montréal.  Au total, 20 laissez-passer seront offerts.

5.  De plus, tous ceux qui obtiendront plus de 10 « ♥ » seront éligibles au grand tirage :

  • 1 invitation double à la visite de presse officielle
  • 1 laissez-passer double pour visiter l’exposition WORLD PRESS PHOTO 2012
  • 1 catalogue de la 55e édition

Nous afficherons les photos les plus ♥! Suivez le déroulement du concours ici.

Les gagnants seront annoncés le 20 juin 2012.

Bonne chance à tous!

Variety
21

(Fr) 21 Balançoires : elles sont de retour!

À pareille date l’an dernier, 21 BALANÇOIRES étaient en phase d’installation sur la Promenade des artistes. Aujourd’hui bien connu, cet espace urbain situé le long de l’axe Maisonneuve et Président-Kennedy achevait à peine d’être construit après plusieurs années de chantier. Les Montréalais étaient plus que prêts à se le réapproprier, et les #21B étaient l’occasion parfaite. En effet, quoi de mieux pour inaugurer une place publique vouée à la culture et au divertissement, qu’un instrument de musique grand format, collaboratif, ludique, accessible, gratuit et destiné à toutes les générations?

Le succès de #21B fut instantané et unanime : tous ceux qui l’ont essayé n’en sont pas encore revenus. Et de l’avis de plusieurs – je ne compte pas le nombre de fois où je l’ai lu ou entendu – le seul défaut de l’installation, c’était de ne pas être permanente! Je suis bien obligée d’ajouter ma voix à cette doléance : oui, un mois, c’était beaucoup trop court…

Et bien, qu’à cela ne tienne : elles sont de retour!

À vivre… et à revivre

En tant que blogueuse pour le Quartier des spectacles, j’ai été l’une des premières à faire l’essai de #21B. Le récit de mon expérience témoigne de l’envoûtement dont j’avais alors été l’objet! Il va sans dire que j’y suis retournée à plusieurs occasion. J’y ai amené des amis qui, charmés, ont eux aussi fait découvrir les balançoires à d’autres de leurs amis par la suite. Je me rappelle avoir régulièrement vu passer des status Facebook vantant les charmantes vertus de la musique issue de la collaboration sur l’instrument géant.

Pour ma part, mon meilleur souvenir des #21B, c’est lorsque j’y ai amené mes deux filles, un soir particulièrement doux. Pendant près d’une heure, tandis que l’obscurité nous enveloppait peu à peu, nous nous en donnions à coeur joie l’une à côté de l’autre, virevoltant de concert avec les faisceaux colorés dans la nuit, émerveillées pour vrai, toutes les trois, même moi qui connaissait pourtant déjà la chanson…

La réflexion derrière le concept

21 Balançoires est un exercice de coopération musicale, à mi-chemin entre le mobilier urbain et le jeu. Cet instrument collectif a été créé par les artistes-designers Mouna Andraos et Melissa Mongiat, les récipiendaires de la Bourse Phyllis-Lambert 2010, bien connues dans le domaine des nouveaux médias. Luc-Alain Giraldeau, professeur de comportement animal à la Faculté des Sciences de l’UQAM, a également participé à la conception.

Résumé de mon entretien avec les conceptrices, à pareille date l’an dernier.

Comment s’est élaboré le concept?

Mouna Andraos : Il y a la Place des Arts d’un côté, et le Pavillon des Sciences de l’UQAM de l’autre. C’était la situation idéale pour faire un pont entre les arts et les sciences.

Qu’est-ce qui vous a inspiré l’idée des balançoires?

Mélissa Mongiat : Il y a, de par le monde, tout un mouvement autour des balançoires. C’est une manière pacifique de s’approprier l’espace public. Ça se voit un peu partout dans les grandes villes, maintenant. Quand on a vu les vitrines, on a eu envie.

Pourquoi dit-on des 21 BALANÇOIRES qu’elles sont collaboratives?

M.A.: Parce que pour faire de la musique, il faut être plus qu’un. Et pour faire évoluer cette musique, il faut communiquer avec son voisin d’une manière ou d’une autre!

Le professeur Luc-Alain Giraldeau, qui étudie le phénomène de la coopération chez les animaux, s’est porté volontaire pour travailler avec vous. En quoi ses connaissances de biologiste se sont-elles concrétisées dans le projet 21 BALANÇOIRES?

M.M.: Mouna et moi travaillons en environnement interactif: dans un espace public, on installe des instruments étranges que les gens ne connaissent pas, et on essaie de voir comment ils vont apprendre à s’en servir intuitivement, grâce aux indices qu’on leur donne. Il y a des chevauchements entre notre démarche artistique et la pratique de Luc-Alain. On partage la même vision de la coopération, du jeu, de l’apprentissage.

M.A.: Lorsqu’un biologiste souhaite apprendre quelque chose à un animal, il lui donne des indices au fur et à mesure qu’il se rapproche de la compréhension. On a trouvé des liens très drôles entre les méthodologies que lui développe avec les animaux, et le travail que nous on fait avec le public humain!

M.M.: À la base, ce sont des patterns de comportements. Et nous, on joue avec les comportements des gens : on pique leur curiosité, et on leur donne des indices pour comprendre comment utiliser ce qu’on leur propose.

M.A.: Luc-Alain a vu, dans notre désir de créer des projets de groupe, des parallèles avec ses travaux sur la coopération chez les animaux qui forment des sociétés. Ceux-ci coopèrent, car ils sont plus forts en groupe. On a voulu démontrer comment un groupe d’individus peut travailler ensemble pour créer quelque chose de plus grand que s’ils travaillaient individuellement. Ici, la musique sera le fruit de cette coopération.

Quels effets les 21 BALANÇOIRES procurent-elles aux gens?

M.A.: Elles suscitent une réflexion : si on peut travailler ensemble dans ce contexte-là pour créer quelque chose de beau, ce serait peut-être le cas dans beaucoup d’autres contextes, où on aurait intérêt à se regrouper pour mieux construire…

M.M.: Je pense aussi que 21 BALANÇOIRES contribue à améliorer le tissu social au centre-ville. La coopération, c’est un besoin, dans tous les domaines! Il y a des tas de conférences à travers le monde, où il est démontré que les gens ont intérêt à travailler ensemble pour arriver à différentes fins. Nous, on trouvait intéressant d’appliquer le concept de coopération concrètement, mais d’une manière complètement poétique.

Par Marie-Pierre Bouchard

Variety