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(Fr) Somewhere between maybe : ovni créatif

Étrange spectacle qu’est Somewhere between maybe, présenté hier à l’Agora de la danse. Dana Gingras signe une création insaisissable qui échappe aux normes. La chorégraphe montre que la danse peut être complètement éclatée.

Dana Gingras est une artiste d’envergure internationale et audacieuse. Après avoir cofondé la compagnie The holy body tatoo, elle s’est tournée vers une aventure solitaire avec Animals of distinction qui diffusent ses œuvres indépendantes. C’est une artiste qui défend la prise de risque dans la création.

Somewhere between maybe est une prise de risque qui se situe dans un espace autre que celui de notre compréhension immédiate. Dans un univers en apparence ludique, le spectacle est un ensemble de tableaux, d’arrêts sur des états, sur fond de musique de bal. Le spectateur a une vue en contre-plongée sur une scène me rappelant un trou noir où les deux danseuses évoluent en retenues et en pas faussement hésitants. Elles longent les bords de la scène, disparaîssent dans la noirceur, hors du cadre de l’espace scénique. On les devine, on sent leurs mouvements, mais elles sont hors champ. L’influence cinématographique a toujours pris une grande part dans le travail de la chorégraphe.

Sonya Stefan et Jamie Wright ne dansent pas, elles explorent l’espace dans un équilibre précaire, dans une sorte d’étrangeté, dans des actions interrompues. Affublées de masques, elles portent le « fantôme d’une chorégraphie » pour reprendre les mots de Dana Gingras qui a voulu se distancer du langage de la danse.

Très peu d’accessoires ont été utilisés, mais ils avaient leur justesse. D’abord, il y la corde qui sert au jeu des interprètes et qui « tranche » la scène. Puis, le sceau qui empêche les artistes de se toucher, les masques qui isolent les interprètes dans leur propre monde et la trame sonore venue d’un autre temps. Tout semble propice pour un voyage d’une sensation à l’autre.

Dépouillée d’une continuité et d’une histoire, la chorégraphie est basée sur le ressenti. Il faut laisser le pragmatisme à la maison. Quand on s’assoit devant une scène, on accepte implicitement de se plonger dans l’imaginaire de quelqu’un d’autre et toute la beauté est là. On n’est même pas obligé d’aimer. L’essentiel est de saisir au vol cette volonté de créer.

 

Somewhere between maybe
Jusqu’au 13 février à l’Agora de la danse

Dance
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(Fr) Cendrillon, réinventée version ballet

Quand on mentionne Cendrillon, vous pensez tout de suite à la version de notre cher Walt Disney? Alors direction Salaberry-de-Valleyfield pour assister à la version du Ballet Jorgën, qui revoit avec brio les aspects classiques de ce conte de notre enfance en y superposant des éléments inédits.

Le ballet Jorgën du Canada rend cette forme d’art plus accessible que jamais depuis maintenant presque 27 ans. La totalité de leur répertoire est composé de pièces originales, qui allient beauté, grâce et humour.

Pas facile d’inclure une touche de dérision dans une forme de danse aussi codifiée! C’est pourtant ce que Cendrillon, l’une de leurs pièces les plus populaires, réussit haut la main.

Élégant amalgame entre moderne et classique, cette pièce s’adresse tout autant aux adultes adeptes de ballet qu’aux enfants habillés en robes de princesse, qui pratiquaient avec ardeur leurs pirouettes et pas de deux pendant l’entracte.

Loin de verser dans le Walt Disney, l’histoire de Cendrillon mise en scène par Bengt Jorgën puise plutôt dans les versions antérieures de ce récit remontant au temps des pharaons. La fée marraine, la citrouille et les petits moineaux bleus laissent leur place à une mendiante, une forêt enchantée et des fées des bois.

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L’histoire s’ouvre sur une Cendrillon qui fait la rencontre d’une vieille dame mendiante, dame qui la remerciera de sa bonté par une graine magique. En la plantant, la jeune fille ne se doute pas qu’elle se réveillera au beau milieu d’une forêt enchantée, et qu’elle fera la connaissance de fées vertes qui la transformeront en jeune dame digne des grands bals.

Une seule condition est imposée par la reine des fées, toutefois; aucun baiser au bal du Prince ou le charme sera rompu. On vous laisse deviner le reste…

Une touche d’humour est apportée par le jeu cabotin des deux demi-soeurs prétentieuses et jalouses, qui offrent une performance solide du début à la fin. Et gardez l’oeil ouvert, le personnage de la belle-mère est joué par Bengt Jörgen, qui signe la chorégraphie!

La fantaisie était palpable jusque dans les décors où la forêt peuplée de fées des bois évoque les contes anciens. Parlant de décor, les éléments de scène imaginés par Glenn Davidson méritent amplement d’être soulignés. Le décor conjure un esprit de grandeur et rêve remarquable.

Bref, un excellent spectacle à prix vraiment abordable. À voir!

Cendrillon, présentée par le Ballet Jorgën du Canada à la Salle Albert-Dumouchel à Salaberry-de-Valleyfield, donnera une dernière représentation ce vendredi 28 novembre à 20 h. Soyez-y!

Dance
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(Fr) Le délire domestique

La dernière création de la chorégraphe Deborah Dunn, Le délire domestique, c’est sept solos un peu barges explorant le thème de l’univers féminin dans ce qu’il a de plus banal et de terre à terre ; de plus stéréotypé, aussi.  C’est sept incarnations d’une intimité grandiloquente.

La chorégraphe interdisciplinaire qu’est Deborah Dunn, fondatrice de la compagnie de danse Trial et Eros, a un univers créatif bien à elle. Univers que j’avais tenté de dépeindre dans mon billet sur Orlando ici. Ses inspirations prennent racine dans la littérature et l’histoire, auxquelles elle insuffle sa vitalité et sa vision décalée du monde. Le délire domestique puise dans la simplicité du quotidien, le foyer et l’ordinaire. Pourtant ce qui est offert sur scène n’est pas simplement de l’ordre du commun, mais incarne plutôt un éclatement des clichés. Les sept interprètes offrent chacune à leur tour des performances disparates, personnelles, absurdes ; une fenêtre ouverte sur leur conception de la solitude dans des morceaux de vie au quotidien : scène de ménage ou de cuisine.

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Sur une scène pourtant épurée – seulement un réfrigérateur et quelques accessoires propres à chaque séquence – la théâtralité est très présente, portée par chaque danseur et créant une ambiance unique pour chaque tableau. Certains étaient empreints d’une douceur diffuse, mélancolique, alors que d’autres étaient plus viscérales. L’ensemble était bien un délire. Vivant.

Trois solos sont venus me chercher. Ceux de Dean Makarenko (le seul homme de la distribution), de Louise Lecavalier et d’Audrée Juteau. Les deux premiers laissaient transparaître cette force tranquille avec des passages que je qualifierais d’électriques.

Le solo d’Audrée Juteau (présenté dans la bande annonce ci-dessous), avait quelque chose d’immatériel et de fluide qui contrastait avec sa forte présence.

 

Le délire domestique, si on devait se risquer à le définir, est un spectacle en point de fuite et d’une belle fraîcheur, qui pose un regard sur le féminin tout en le glorifiant. Cela se poursuit jusqu’à demain à l’Agora de la danse.

Dance
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(Fr) Une 12e édition qui invite à oser!

Du 12 au 20 septembre, le festival Quartiers Danses célèbre sa douzième édition. Au Parc olympique, à la station Berri-UQAM, à la Place des Festivals, au marché Atwater, au sommet du Mont-Royal et encore bien d’autres lieux, le festival s’invitera dans divers quartiers de Montréal.

Audacieuse, la danse contemporaine descend dans la rue pour mieux se faire connaître. Le festival Quartiers Danses invite en septembre tous les curieux à s’approcher des danseurs, à prendre part à la fête et à  assister à des spectacles en salles, ainsi qu’en plein air. Quartiers Danses propose une programmation éclatée, gratuite et à bas prix pour le bonheur des petits budgets.

Suite au dévoilement de la programmation gratuite, le 20 août dernier, nous avons questionné trois chorégraphes :

Qu’est-ce que Quartiers Danses pour vous?

Geneviève Lauzon :

Quartiers Danses, c’est une opportunité de rencontres entre les artistes et le public dans une grande variété de lieux. J’ai été attirée par les représentations en extérieur, car il s’agit de beaux moments; des coïncidences où les citoyens se laissent surprendre dans leur quotidien.

Catherine Lafleur :

C’est un diffuseur ouvert et audacieux qui compte parmi les premiers à m’avoir donné une chance de m’exprimer en tant que chorégraphe. C’est un festival qui fait de grands pas vers le public et qui leur offre une large diversité d’artistes de qualité. Je suis heureuse et privilégiée de faire partie d’un tel événement culturel.

Pourquoi avez-vous décidé de présenter vos œuvres au festival Quartiers Danses?

David Albert Toth, PARTS+LABOUR_DANSE:

La Chute combine des influences à la fois contemporaines, théâtrales et urbaines. En interprétant ce solo à la station Berri-UQÀM, au marché Atwater, au sommet du Mont-Royal ou à la verrière du Musée des beaux-arts de Montréal, l’œuvre, plutôt sombre, se révèle à la lumière du jour.

Catherine Lafleur :

Ayant gagné un prix coup de coeur de l’équipe Quartiers Danses en 2013, j’ai eu la chance d’être réinvitée cette année encore. Ma pièce Struggle II dehors, par son dynamisme et sa charge émotive, se prête parfaitement au concept de spectacle extérieur.

Cinq événements à absolument mettre à votre agenda :

  1. Coup d’envoi de la 12e édition, soirée de pré-ouverture au Parc olympique : Se joignant au rendez-vous des camions de rue, Quartier Danses a le cœur à la fête et présente trois heures de danse.
  1. Randy Glynn, Dancing in the Third ActSix couples, 800 ans d’expériences. Une œuvre humoristique et touchante.
  1. Ballet Preljocaj, Empty moves (Parts I, II & III) : Compagnie européenne prestigieuse, le Ballet Preljocaj a été présenté en ouverture du festival de danse de Montpellier et clôturera le festival Quartiers Danses. Présenté deux fois plutôt qu’une!
  1. Nir de Volff, Dancing to the EndVenue de Berlin expressément pour le festival, Nir de Volff use d’humour noir et d’absurdité.
  1. Hybridité et émergence : Vous aimez être les premiers à découvrir de nouveaux artistes? Ces deux soirées sous la bannière d’Hybridité et émergence vous offrent cette chance!

Retrouvez la programmation complète ici

C’est signé Alexandrine Désourdy
Chargée des communications au festival Quartiers Danses

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Festival BAM : Danse urbaine made in Montréal

Le festival Bust A Move, création des Productions Unkut, est un événement consacré à la danse de rue qui représente une culture, et même une religion pour certain. Le temps d’un weekend, la TOHU a été envahie par une vague d’énergie provoquée par une jeunesse prometteuse.

Bust A Move est également une compétition, une Battle comme de celles qui sont nées dans les rues du New York des années 70. C’est aussi une attitude, des idées novatrices et audacieuses. C’est l’imagination et l’affirmation d’une culture. 11ème édition pour eux, première pour moi, j’ai été bien emballée de découvrir ce monde brut qui mériterait une visibilité nettement plus grande.

Crédit photo : Kyle Ruggles

Crédit photo : Kyle Ruggles

 

Le premier jour était consacré aux éliminatoires et aux quarts de finale. Des danseurs d’ici et d’ailleurs s’affrontaient pour se tailler une place qui leur permettrait de revenir le lendemain. Cette année marquait aussi une nouveauté : le Kids Battle. Des duos d’enfants de 7 à 13 ans, talentueux et passionnés livraient leur hardiesse devant un public chaleureux. D’ailleurs, le crew Double Trouble, composé de deux jeunes filles impressionnantes, a remporté une première place bien méritée.

Du Popping au Bboying en passant par le Locking, le House, le Hip-hop et le Waacking, ces genres qui ont suivi une évolution en accord ou en opposition avec une époque et un mode de pensée, furent investis, réinventés, rendus avec classe par les danseurs. L’ambiance était à son meilleur, entre autres grâce aux talents d’animateur de Clauter « Dr. Step » Alexandre et au son de nos DJs. La soirée des finales était tout aussi excitante.  La qualité des chorégraphies et le talent de ces mordus faisaient plaisir à voir et honneur aux juges présents qui revenaient souvent avec cette maxime de laisser son âme sur le danceflloor. Des âmes, on en a vu un grand nombre, et de belles! Et comme Princess Shayla – juge de la catégorie Waacking –  l’a si bien dit : « Comment juger une âme? » certains choix semblaient déchirants.

crédit photo : Kyle Ruggles

crédit photo : Kyle Ruggles

 

Un évènement comme celui-ci concorde parfaitement avec la vivacité de notre métropole. Comme toute discipline artistique, l’amour qu’on porte à son art est à l’avant-plan. Ce sont aussi des rêves de gamins jetés à la face du monde. Un moyen d’expression, une façon d’élever sa voix, de laisser sa trace. Tout peut être dit à travers la danse, peu importe le genre.

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(Fr) Parle moi de ton désespoir

J’ai mal. Parfois, ces mots sont lancés au hasard sans destinataire en particulier. Sans même qu’on sache définir véritablement le sens caché de tels propos. Qu’est-ce donc avoir mal ? De nos jours surtout, où les maux sont plus beaux lorsqu’ils sont silencieux. Ta douleur, ma douleur. Nous sommes des objets cassés attendant machinalement que quelqu’un vienne recoller les morceaux.

La chorégraphe Brigitte Haentjens explore ce thème lourd et immuable dans Ta douleur, réalisation effervescente qui ne relève pas tout à fait de la danse, ni du théâtre. Cela relève à coup sûr d’une certaine poésie brute, d’un langage du corps dont le cri ne pouvait qu’être entendu dans cette création où le texte est très rare (mais bien choisi).

Cette pièce est une longue suite de tableaux/histoires, où nos interprètes Anne Le Beau et Francis Ducharme mettent en scène plusieurs états douloureux, plusieurs sphères de la souffrance du corps et de l’âme, solitaire ou collective. La pièce est oppressante, il faut l’admettre. Elle attire le spectateur dans un cercle intime et clos, sans échappatoire possible, ni désiré. Dans la vie, on fuit lâchement devant le désarroi d’autrui. Ici, tu devais encaisser et c’était une bonne chose. On regardait la souffrance dans les yeux et pour une fois, on ne baissait pas les yeux.

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« Douleur du silence, de l’attente, de la rupture, du rejet, de la solitude, de la maladie, de la perte. De l’incompréhension à la souffrance partagée, en passant par l’amour furieux, la jubilation déraisonnée et la violence conjugale […] ».

J’éprouve une grande admiration pour Brigitte Haentjens depuis ma première année d’université, lorsque j’ai découvert sa mise en scène de La nuit juste avant les forêts, qui m’est resté gravé comme une cicatrice. J’aime l’intensité dans ces réalisations. Cette exploration continuelle de ce moi, paradoxal et complexe. Anne Le Beau est une grande dame de la danse contemporaine et Francis Ducharme, un polyvalent assuré et fougueux. Leur performance allait au-delà de la vulnérabilité. Leur complicité ne pouvait échapper au regard, rendant le spectacle encore plus poignant. Dans cet espace sobre qu’était la scène – investi de long en large, comme le thème lui-même – l’émotion était palpable et radicale pour une œuvre forte. La douleur peut être une œuvre.

Ta douleur
11 au 14 décembre – Théâtre de Quat’Sous

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(Fr) Alcôve : Le recours aux forêts

Les Escales Improbables se terminent cette semaine. Depuis le 9 septembre, nous avons eu droit à une programmation digne de l’évènement. Ayant traversé ces derniers jours avec leur entrain habituel, ils nous offrent en conclusion un petit bijou de danse en collaboration avec l’Usine C : Le recours aux forêts.

Les Escales, c’est un arrêt sur l’art. Depuis dix ans s’appropriant la ville, cette aventure ne se limite à aucun genre. Des artistes de toute discipline trouvent un espace où jouer et dialoguer avec le public à travers des œuvres originales et étonnantes. De jour comme de nuit, dans les rues ou dans une salle de restaurant, l’art prend sa place (littéralement) pariant sur la réceptivité des gens. Cette édition n’a pas eu à rougir des précédentes. Mes journées plus longues que nature ne me le permettant pas, j’ai manqué tout ce qui me faisait envie : La nuit des murmures, les soupers-danse, les souffleurs commando poétiques. Mais, j’ai trouvé mon réconfort dans la mise en scène de cet ailleurs que l’on recherche désespérément quand l’ « ici » n’est plus ce qu’il devrait être. Quand le mépris pour « nous » devient chose quotidienne.

Nous revenant pour une deuxième année, Michel Onfray et Jean Lambert-Wild collaborent à nouveau, avec à leurs côtés Carolyn Carlson (chorégraphe), François Royet (metteur en scène) et Jean-Luc Therminarias (compositeur). Les deux premiers noms vous seront familiers, car ils nous avaient proposé La sagesse des abeilles durant les Escales de 2012, un autre spectacle philosophique dont Le recours aux forêts s’inscrit dans une certaine continuité. C’est un parti pris hautement poétique mettant en vedette le danseur Juha Marsalo qui campe ce jeune rebelle, dégoûté du monde. Cet esprit torturé et confus – à l’image de la folie humaine – qui trouve son chemin vers la sérénité salvatrice. C’est une fuite nécessaire, à visage découvert, dans le profond du soi. A l’abri de la laideur, des mains noires de sang, de la misère, de la bêtise, il s’isole dans la nature, retrouvant le goût des choses, l’essentiel. Une réflexion sur notre rapport à la nature, qui nous sauve de nous-même.

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Des deux parties, la première est la plus sombre et accompagnée d’un texte plus lourd, chargé de prises de conscience et de révolte. Elle brosse un portrait noir d’une humanité en perdition. Un accessoire dont je tairai le nom pour la surprise, sera nécessaire. La seconde (visuellement ma préférée), m’a fait penser à l’éclosion d’une chrysalide. Ce moment suspendu où la liberté, à portée de main, se fait ressentir dans un ultime sursaut. Notre danseur arrive dans sa forêt, son refuge. Le texte récité/joué par Fargass Assandé, Elsa Hourcade, Stéphane Pelliccia et Laure Wolf, devient une ode à la beauté, à l’abandon, à la rédemption. Sur une scène immergée, je voyais un flâneur. Les adeptes du modernisme me jetteront sûrement des pierres, mais cette phrase de Baudelaire m’est revenue : « voir le monde, être au centre du monde et rester caché au monde ».  Je vous invite à aller vous rendre compte de la justesse de ce spectacle. Quelque part, vous serez ému, entre la terrible vérité et le moment d’agir.

Le recours aux forêts
Usine C – jusqu’au 14 septembre 2013

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