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Lights… Camera… Empire!

The 1920s have always been fascinating to me. I know the entirety of the movie Chicago by heart. I secretly admire all things burlesque: the sequin, the feathers, the sassiness… Bring me Sally Rand, Mae West, Dita Von Teese; bring me Lavender May! Since it’s dwindling revival in the 1990s, burlesque has been going on strong, for the pleasure of many. As for the modern Montrealer, attending one of those performances is quite an easy task. From Cirque de Boudoir nights, to Monde Osé, to the Festival of Erotic Arts, seduction has always, and to this day, been a fail-proof form of entertainment.

What’s better than mere burlesque performances, however? Well, burlesque circus, of course!

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This is what happens when you blend together the art of circus, comedy, vaudeville and burlesque : a show called EMPIRE. As described as somersaulting, slapsticking and stripteasing by the New York Times, Empire is a wonderful combination of hilarity, sensuality and astonishment. After being presented for over 3 years, being on Broadway, then all across the globe, the hit performance is finally touring the Canadian land. From April 21st to June 7th, under the spiegletent on the corner of René-Levesque and Bleury, Empire is available for people over 18 years of age (you have been warned of crude humour). Tickets are available through Evenko.

The Empire cast rallies performers from various nationalities, with acts ranging from roller-skaters, to contortionists, singers, aerials ans much more. These entertainers are taking circus to a whole new level of dazzling. The spectacle is outrageous, visually appealing and reminiscing of the 20s era. It will get you sitting on the edge of your red velvet covered seat, hypnotized by the expertise of the performers, and charmed by the luxurious décor.

Gather your friends and get ready to be transported into a world of breathtaking stunts, witty jokes and sexy dancers.

Empire definitely is the kind of show you want to treat yourself to this spring!

Circus
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(Fr) Cuisine et Confessions : une recette à saveur d’amour

Derrière toute confession se cachent une oreille et un cœur. Ceux tendus par le couple de metteurs en piste et fondateurs de la troupe des 7 doigts de la main, Shana Carroll et Sebastian Soldevila, ont su saisir les mots parfois drôles, parfois émouvants de leurs neuf acrobates concernant leurs souvenirs culinaires.  Il en résulte Cuisine et Confessions, leur dernière création circassienne, un spectacle à la fois intimiste et rafraîchissant, où monologues, acrobaties et pain aux bananes passent dans le mélangeur.

Déjà, en arrivant dans la salle de la Tohu, on sent que l’eau boue dans la marmite. Une surprenante odeur de délices sucrés fait son chemin parmi le public ainsi que sur la scène; une magnifique cuisine est mise en place où quelques spectateurs s’affairent à couper des légumes. De leur côté, certains artistes se promènent entre les rangées et recueillent les commentaires des invités sur leurs habitudes gastronomiques. On nous demande : quels sont les desserts que votre mère vous faisait quand vous étiez petit? Ou encore : quelle est la recette d’une omelette parfaite? À cette question, on connaîtra la réponse plus loin durant le spectacle, mais pour l’instant, je vous garde sur votre faim.

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Bien assis sur notre chaise après une mise en bouche des plus animées, la représentation peut enfin commencer. Si au début nos yeux jonglent entre les artistes tant il y a de choses à voir,  cela se replace très vite, car on laisse place à des numéros individuels par la suite. Ici, tout y passe!  Diabolo, square hoops, numéro de main à main, jeux icariens et tissu aérien accompagnent les monologues des artistes sur leurs doux souvenirs de cuisine. On dit souvent que la cuisine est partie intégrante de ce que nous sommes. Elle cultive les liens entre les générations et transporte avec elle les souvenirs de notre enfance. Pour certains c’est le goût d’une tarte au pomme préparée par leur grand-mère, pour d’autres c’est l’odeur de certaines épices. Parfois, c’est simplement le geste de pétrir une pâte qui nous remémore celui tant de fois reproduit par notre mère. On a tous un souvenir lié à la cuisine puisqu’elle ne contribue pas seulement à la découverte des saveurs, mais également à celle de certaines émotions. Elle est le lieu où l’intimité s’installe entre ceux qui la partagent. À cet effet, les acrobates de Cuisine et Confessions nous convient à leur table et nous partagent les moments culinaires qui ont marqué leur vie.

Ayant eu la chance de monter sur scène, j’ai pu mettre mon grain de sel au délicieux pain aux bananes servi à la toute fin à des spectateurs affamés par 90 minutes de préparation. Il faut le dire, les 7 doigts de la main nous ont mis l’eau à la bouche avec leurs diverses recettes, de la généreuse préparation de pâtes à celle de l’omelette parfaite. On assiste même à un cours de cuisine pour monter une mousse à la mangue qui contient tout (incluant les coquilles d’œufs) sauf de la mangue. Un sketch drôle et théâtral qui constitue une belle transition entre deux numéros acrobatiques.

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Le numéro le plus émouvant qui vous arrachera au passage quelques larmes est celui de Matias Plaul à la barre chinoise. Vacillant entre sa performance acrobatique à la barre et son témoignage sur la disparition de son père en Argentine, il émeut la salle où l’on entend uniquement au micro son souffle haletant et ses mots tremblants. Que d’émotions!

Pour avoir vu un bon nombre de leurs créations, Cuisine et Confessions est sans aucun doute un des spectacles les plus sensibles et intimistes de la troupe montréalaise. Il donne l’occasion à chacun des artistes de s’approprier la scène et d’explorer le souvenir qui les a le plus marqué. Justement, telle que formulée, la mission de la troupe est de « créer un cirque à échelle humaine, mêler leur savoir-faire et donner sa place à chacun, que ce soit au sein de créations collectives ou de projets personnels soutenus par le collectif. » Un acte sensible de générosité pour les artistes, mais aussi pour un public sous le charme. Cuisine et Confessions est présenté à la Tohu jusqu’au 16 novembre.

 

Circus
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L’Abri et la Matrice de Morphée : À la croisée des chemins

La Tohu prête pour une énième année sa scène circulaire à la relève, soit les jeunes finissants de l’École nationale de cirque. Dans le cadre de deux productions, L’abri et La matrice de Morphée, 31 artistes vont se mouvoir et nous émouvoir par leur création personnelle, fruit d’un dur labeur. Par la fin de leur cheminement scolaire, ces jeunes souhaitent convaincre les chasseurs de têtes venus de l’international. Ainsi, pour notre plus grand bonheur, ils nous offrent leur meilleure performance.

Crédit photo : Roland Lorente

L’abri – Crédit photo : Roland Lorente

Dans L’abri, dont la mise en piste est assurée pour la première fois dans l’univers circassien par la chorégraphe et danseuse Gioconda Barbuto, le collectif interprète la thématique du passage du passé au futur, une métaphore assumée de cet entre-deux que vivent les jeunes artistes. L’abri en question, une cabane située en arrière-scène, représente leur espace de jeu et symbolise davantage un lieu de liberté et d’épanouissement que de cloisonnement. Dès le premier numéro de main à main, parfaitement maitrisé par ses deux interprètes Nicolas Jelmoni et Charlotte O’Sullivan, on comprend que ces jeunes pousses jouent dans la cour des grands. D’ailleurs, le couple ira prochainement se produire à Broadway sous le nom du fleuron québécois Les 7 doigts de la main.  S’enchaînent par la suite duos et solos de roue allemande, trapèze ballant et cerceaux chinois, toujours soutenus par les chorégraphies du collectif qui finit par créer un seul visage à l’ensemble, tant l’harmonie et la cohésion y sont omniprésentes.

La seconde création est signée par le chorégraphe de danse contemporaine Michael Watts, d’où la grande correspondance entre la danse et le cirque dans La matrice de Morphée. Cette fois, les artistes interprètent des personnages oniriques tels qu’une licorne ou un ange, et dont la plupart sont issus de la mythologie. Alors que tous vivent en harmonie, un geste banal cause la débandade. On assiste alors à  un rapide déclin du monde jusqu’à aujourd’hui. De tableaux en tableaux, du numéro de cerceau aérien à celui de la planche coréenne, les artistes tentent essentiellement de nous faire voyager dans le monde des rêves, dans l’intention de laisser un peu plus de place à notre créativité et à notre imagination.

La Matrice de Morphée. Crédit photos : Roland Lorente

La Matrice de Morphée. Crédit photos : Roland Lorente

Peut-être est-ce la fougue de leur jeunesse ou l’excitation de leurs premiers pas devant un public; dans tous les cas, ces artistes au début prometteur ont une présence indéniable sur scène. Leur énergie contagieuse, donne envie d’emboiter le pas et de se joindre à eux dans leurs jeux.

Nul doute que nous les reverrons prochainement sur les scènes québécoises. La demande pour la relève étant forte sur la scène circassienne, l’école réussit à placer 95% de ses diplômés dès les premiers mois qui suivent leur graduation.

L’abri et La matrice de Morphée sont à l’affiche à la Tohu jusqu’au 8 juin.

Circus
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(Fr) Fleurs de pissenlits et rhinocéros au théâtre Maisonneuve : La Verità

C’est une histoire d’amour folle et paranoïaque, c’est présentée par un duo, dans la plus grande tradition du cirque, ça se conclut sur des mots d’amour, c’est La Verità. Un spectacle écrit et mis en scène par Daniele Finzi Pasca, interprété par la nouvelle Compagnie Finzi Pasca, présenté conjointement avec la Place des Arts, au théâtre Maisonneuve. Vous auriez eu jusqu’au 3 février pour vous y présenter, merci aux supplémentaires, vous aurez jusqu’au 9 février 2013 pour vous asseoir et tressaillir à chacune des courbettes et pirouettes de cette ribambelle d’interprètes.

La Verità. Photo par : Viviana Cangialosi

Vous avez certainement entendu parler de ce spectacle par le biais de cette fameuse toile de 9 par 15 mètres que Dalí a peint pour un ballet, Tristan Fou, présenté au Metropolitain Opera à New York en 1944. Non? Vous n’aviez pas remarqué la moustache de Dalí sur les affiches? De façon générale, je ne suis pas spécialement attirée par les peintures de Dalí. J’étais quelque peu craintive au sujet de la toile et du rôle qu’elle jouerait dans la pièce. Néanmoins, la crainte n’est pas garante de l’avenir. Le rideau se lève, un autre descend, et le rideau se lève de nouveau. Chut!!!! Ça commence.

La Verità. Photo par : Viviana Cangialosi

Dalí a rencontré Gala en 1929 et ils sont tombés amoureux fou l’un de l’autre. Ils se sont épousés quelques années plus tard, en 1932. Ce n’est que la mort qui les séparera alors qu’elle s’éteint en 1982. Elle est partout dans ses peintures, modèle et inspiration. Le spectacle est également une histoire de rencontres fortuites débutant avec Dalí qui rencontre Gala, Dalí et l’Amérique, Dalí et l’opéra, Tristan et Iseult, la toile et Daniele Finzi Pasca, et tous ces couples sur scènes, de par leurs gestes d’entrelacement qui s’approchent et se rapprochent, se supportent mutuellement, sur une barre, à l’intérieur d’une sphère, accrochés à une pyramide ou a même le sol.

La Verità. Photo par : Viviana Cangialosi

Les différents objets qui occupent la toile deviennent des éléments scénographiques, jamais inaperçus. L’ambiguïté sexuelle des figures et des corps nous accompagnent tout au long du spectacle, faisant fi de nos attentes face au genre des danseurs et danseuses. Les fleurs de pissenlits chatouillent le regard. Elles apparaissent dans la première partie, en arrière-fond d’un numéro où deux acrobates, suspendus à une pyramide de fer, s’enlacent, se frôlent. Le fond est complètement blanc, d’une lumière spectrale, qui maintient notre regard sur le contact corporel du couple. Une file de pissenlit entre en scène, par la droite, accompagnée d’un rhinocéros, leurs costumes argentés composés de petits miroirs qui nous réfléchissent. Ils ressortent, par la gauche, ils ont fait tableau. Après l’entracte, dans la deuxième partie, les pissenlits réapparaissent. Un champ de fleurs de pissenlits blancs. L’acrobate s’entortille sur un ruban rouge, d’inquiétantes poupées, animées et inanimée, se promènent et sortent de scène. Le rideau tombe, c’est de nouveau Tristan Fou. Est-ce le jour? Est-ce la nuit? Ne serait-ce pas plutôt un rêve? Le soleil se lève, le ciel c’est la mer.

La Verità. Photo par : Viviana Cangialosi

À la fin de la présentation, toute la salle frappait des mains, donnant le rythme à une ronde clinquante. Enfin, le public s’est progressivement levé pour une ovation, frappant encore des mains d’une rythmique entraînante. Ce numéro à saveur de French Cancan a fait tout un tabac. Tous vêtus d’une robe, qui, a bien y regarder, leur est singulière, ils tournaient, certains dans d’immenses cerceaux, d’autres autour de la scène. Dans le même décor que la première scène, les rideaux de scène, magnifiques, ainsi que cette fabuleuse tête de cheval suspendue dans les airs, le spectacle s’est conclu. Des plumes blanches du début à la frénésie finale, de belles images en tête, je suis rentrée chez moi heureuse de m’être plongé dans cet univers entre cirque et art.

Circus
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Amaluna – Ode à la femme

The latest Cirque du Soleil show brings Girl Power back from the 90’s to create a breathtaking spectacle of beauty, femininity and playfulness.

A couple of weeks ago, I was driving with some friends to Toronto and to entertain ourselves on the road, we started playing 20 questions. When I got asked what my guilty pleasure was when it came to music, my answer was: “Duh! The Spice Girls!”. What can I say… back when I was 11-12 (and still to this day) I truly believed in the whole girl-power thing. I always knew that men and women could be equally impressive when they put their minds to it. Well, that little teenage girl in me was ecstatic as ever when I got to attend the Cirque du Soleil 32nd production, Amaluna.

This new show, presented at the infamous blue and yellow Big Top in the Old Port, takes you on a journey centered on the theme of women. Amaluna, directed by Diane Paulus, is the first ever Cirque show to feature a cast majorly comprised of female artists (70% to be precise). A total of 52 artists, from 15 countries, speaking 11 different languages took part in this creative piece. Despite how tricky it can be to have such a diverse group of people working together in such symmetry, the Cirque Du Soleil has yet again succeeded in making it a thing of beauty, art really.

I know it’s all about the homage to the woman in this production, but as a girl I can’t avoid the obvious! Romeo, played by Édouard Doye in the Chinese pole number is H-O-T. How spectacular was it to see him climb, only with his hands, up that bar and perform tricks that certainly showcased his muscular strength, and entire love and devotion to Miranda.

On any other given day, my eye would have lingered on the mesmerizing, bare-chested men, but the show had my eye straying from left to right and all over the stage. It was the Amazon girls who truly caught my eye. They were in such control and had so much power, yet did it all with such grace. The costumes that the artists were wearing were sensational and vibrant. They made every stunt seem effortless, with a tinge of sensuality lingering in the air after each pirouette, looking the crowd straight in the eye… flirting with them. It was beautiful to watch, and left me wanting to see more.

It wasn’t only about the way everything looked though, it was the way it was married with a soundtrack that caught your ear with every movement. It was so much more than women playing music, it was a statement. They were gorgeous AND they had rhythm, BAM! Not only did they know how to play music, they knew how to get the crowd to feel as though they were a part of the show, hearing the sounds, but also feeling the vibe.

Cirque Du Soleil has once again found a way to impress me, even though I came in with such high expectations. Bravo Cirque Du Soleil, Bravo! Definitely a well deserved slow clap.

Info : Amaluna

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