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Après son passage au Musée des religions du monde à Nicolet, je suis très heureux de vous annoncer que l’exposition Colle, Papier, Ciseaux est présentée à la Maison de la culture de Longueuil jusqu’au 8 juillet 2012.
Qui ne connaît pas Claude Lafortune? Peut-être que le nom ne vous dit rien, mais c’est bien lui, le magicien du papier! En effet, sa série « L’Évangile en papier » est ce qui l’a rendu célèbre, bien que celle-ci n’ait été diffusée en version originale qu’une année (1975-1976). Son art, même s’il dit qu’il est éphémère, a traversé plus d’une génération et je crois sincèrement qu’il perdurera, car la beauté de ses créations parle d’elle-même. Il peaufine chacun de ses personnages au détail près. Pour ma part, j’ai eu l’occasion d’aller voir cette exposition à Nicolet et j’ai adoré. Il s’agit d’une rétrospective, donc, en plus de contempler ses œuvres, nous apprenons aussi plein d’informations sur la carrière internationale de M. Lafortune. Il y a également ses trophées comme le Masque et le Gémeau. De même, nous découvrons non seulement les émissions auxquelles il a collaboré comme « L’Évangile en papier » et « Parcelles de soleil », mais l’expo traite même de ses spectacles comme « La très belle histoire de Noël » qui m’a ébloui lorsque j’ai assisté à l’une des représentations à Montréal.
Ce qui est bien aussi, c’est que l’Histoire avec un grand H nous est racontée à travers les différents personnages. Nous pouvons penser à la musique avec Beethoven, Mozart et Chopin, aux religions avec Jésus, Ganesh, Abraham, à l’histoire du Québec avec Champlain de même que beaucoup d’autres thèmes. De plus, Claude Lafortune nous livre ce qui l’a inspiré dans la réalisation des sculptures en papier. Par exemple, Beethoven évoque un personnage en colère dû à sa surdité. C’est pour cela qu’il est représenté avec des partitions qui s’envolent dans toutes les directions. Dans cette rétrospective, nous pouvons même voir des photos de chars allégoriques qui ont été utilisés lors du défilé de la St-Jean en 1981. Cependant, Lafortune n’a pas fait que des émissions et des spectacles, il a également publié des livres religieux, notamment « L’Évangile en papier », « La Bible en papier » et « François d’Assise ». L’exposition nous présente quelques esquisses qui ont mené à la publication de ces ouvrages. Enfin, pour compléter le tout, des extraits télévisuels peuvent être visionnés pour le plaisir des petits comme des grands!
J’ai particulièrement apprécié que les œuvres soient présentées sans artifice et sans effets spéciaux de tout genre. Elles sont donc le cœur et l’âme de cette exposition.
Vraiment, cette rétrospective est complète, très bien rendue et passionnante! En plus, l’entrée est gratuite à la Maison de la culture de Longueuil! En prime, il y a le personnage de Charles LeMoyne de Longueuil que Lafortune a conçu expressément pour la ville et qui lui a pris pas moins de 20 heures à réaliser.
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On peut maintenant écouter la télévision sur son appareil intelligent, mais saviez-vous que l’on peut aussi visiter les institutions muséales montréalaises grâce à des applications mobiles gratuites? En effet, la façon d’explorer les expositions prend un nouveau virage.
D’abord, la Société des directeurs des musées montréalais nous suggère son interface Musées de Montréal. Avec cet outil, on peut voir la liste des expositions temporaires actuellement en cours de même que toutes celles qui sont permanentes dans les lieux de conservation et d’éducation montréalais. Quelques photos sont montrées dans le but de se rincer l’œil avant de faire son choix. L’onglet « Musées » regroupe, quant à lui, tous les établissements muséaux en ordre alphabétique. Quelques informations de base comme les heures d’ouverture, les expositions présentées et l’adresse s’y retrouvent. Aussi, on nous invite à profiter de différents parcours pour rendre notre expérience encore plus agréable. Cette application est très bien réalisée. Pour ceux qui n’auraient pas de téléphone intelligent ou qui n’ont pas accès à l’App Store, vous pouvez également vous procurer le Magazine Musées Montréal, disponible à La Vitrine et dans plusieurs endroits culturels. Vous y trouverez du contenu sur les 38 institutions. En ce qui concerne les versions Android, vous n’avez qu’à vérifier leur disponibilité dans la boutique.
Ensuite, la Biosphère, située en plein cœur du parc Jean-Drapeau, introduit quatre circuits sur son application, qui consistent en des audioguides sur plusieurs sujets traités dans différentes salles de la Biopshère : deux sur le « Géotour 67 » qui suggère de revisiter les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame comme si nous étions en 1967 et, enfin, un BioTrousse de l’île Sainte-Hélène pour voir sous un autre angle l’aspect environnemental de l’île. Cet outil est vraiment complet et le texte de l’audioguide en question est disponible sans les écouteurs.
D’autre part, le DHC-ART offre l’une des seules interfaces réalisées par un centre de production en art contemporain à Montréal. Celle-ci comporte un audioguide de l’exposition en cours, un calendrier des événements à venir, des biographies des artistes dont les œuvres sont présentées et des podcasts. Le visuel et la commodité de cette application sont impeccables.
Puis, pour les passionnés d’histoire, le Musée McCord met à notre disposition non pas une, mais bien deux applications bilingues. D’abord, il y a celle qui est directement en lien avec les expositions présentées. Des articles y sont aussi publiés. Une vingtaine de vidéos sont disponibles pour compléter « Montréal – Points de vue ». Lorsque vous serez devant un objet et que vous voudrez savoir l’historique de ce dernier, ne manquez pas d’utiliser la fonction « Rechercher » et d’y inscrire le code de l’item en question afin d’en découvrir davantage sur celui-ci. L’autre interface « Musée urbain MTL », réalisée en collaboration avec la chaîne Historia, regorge de photos d’époque associées à divers endroits de la ville de Montréal. Ainsi, vous pourrez y voir le funiculaire du Mont Royal inauguré en 1885 et vous y apprendrez que le droit de passage était de 0,05 $ par adulte.
De plus, Parcs Canada, dont quelques lieux patrimoniaux nationaux se trouvent à Montréal comme celui de Sir-George-Étienne-Cartier, innovent en proposant des recettes d’antan en lien aux divers sites patrimoniaux. Par exemple, ce musée présente la technique culinaire de la tarte à Lafayette datant du 19e siècle! De plus, chaque recette originale présentée dans cette application relate les faits historiques et culturels auxquels elles sont rattachées. Question de connaître l’histoire derrière ce que l’on mange…
Il ne faudrait pas oublier l’application mobile en réalité augmentée de La Vitrine culturelle qui regroupe toute l’offre culturelle de Montréal. On peut donc non seulement connaître tous les détails des expositions qui sont présentées dans la grande métropole, mais aussi les spectacles et les événements culturels de toutes sortes et ce, sur le bout de ses doigts.
Enfin, il y a Art actuel et l’excursion musicale de la collection d’art européen du Musée des Beaux-Arts de Montréal qui se sont ajoutés en mars 2012. Dans la première, dont le local se trouve dans le même édifice que La Vitrine, toute l’offre ayant trait aux productions d’art contemporain s’y retrouve. À chacune est donnée de l’information (tarifs, heures d’ouverture), une description de l’exposition en question et des liens pertinents. On peut même partager sa découverte par le truchement des réseaux sociaux.
Également, dans cette application, nous pouvons consulter un calendrier étoffé des expositions en cours et les adresses de chacun des lieux présentant des expositions d’art contemporain. Dans la seconde, le Musée des Beaux-arts de Montréal nous propose un audioguide tout en musique pour agrémenter et compléter l’exploration de la collection d’œuvres européennes. De la « Dévotion à la Vierge » à la « Fantaisie ludique et poésie », c’est plus d’une cinquantaine de tableaux et de sculptures qui peuvent être « écoutés ».
En somme, les applications mobiles sont un supplément extraordinaire à une visite et permettent de rejoindre une clientèle diversifiée aux intérêts multiples. L’impact des technologies pour les musées est indéniable puisque tous peuvent maintenant entrer dans une nouvelle dimension, celle de l’interactivité à l’objet, l’œuvre, l’histoire et l’artiste. En effet, pour le Musée McCord, chacun peut commenter l’exposition visitée. C’est donc un outil éducatif, de surcroît, que tous les établissements montréalais devraient ajouter à leur offre.
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