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(Fr) La folie Fantasia

Ça y est, c’est parti pour la folie contagieuse du Festival Fantasia qui fête cette année son 16e anniversaire. À 16 ans, on en fait des conneries, mais surtout, on repousse nos limites (et surtout celles de nos parents). C’est pas mal la même chose pour Fantasia qui nous présente jusqu’au 9 août, une programmation éclatée, excentrique et qui s’enligne pour plusieurs soirées de fête et d’abus cinématographique. Vivement le « sweet sixteen » de Fantasia!

Je dis folie Fantasia car il s’agit bel et bien d’un engouement bien présent, autant du public que des artisans de l’industrie du cinéma. Instauré en 1996 par Martin Sauvageau, André Dubois et Pierre Corbeil, Fantasia est aujourd’hui un des plus importants festivals de sa catégorie au monde! Et pour ses festivaliers, Fantasia représente la seule chance qu’ils ont de visionner des films qui autrement, resteraient méconnus du public montréalais.

À en voir les étoiles qu’un d’entres-eux a dans les yeux lorsque je lui demande pourquoi il aime Fantasia, je n’ai plus de doutes sur le caractère unique du festival : « C’est « THE » occasion de visionner des films étrangers et canadiens différents de ce que le marché régulier nous offre ».

Pour bien d’autres, c’est le côté « gore » du festival qui les attirent ainsi. Il faut y être pour comprendre; zombies et sushis meurtriers ont leur lot de fans et l’ambiance qui règne dans une des deux principales salles de visionnement (Théâtre Concordia Hall et la Salle J.A de Sève (Université Concordia)) est digne d’un show rock. Beaucoup plus de rires que de peurs dans bien des cas, bien que la programmation offre aussi de véritables films d’horreur avec des revenants pis d’autres créatures ben épeurantes, pour vrai. Le genre d’images qui te restent dans la tête juste au moment

d’éteindre les lumières. Classique.

Mais Fantasia, c’est bien plus que du fantastique et de l’horreur, car même s’il s’agit d’une portion importante de sa programmation, des films d’animation, des drames, des comédies romantiques et de nombreux films d’humour sont aussi présentés. Malgré les nombreuses années d’existence du festival et les 75 000 spectateurs de l’an passé, les préjugés sont encore très présents face au genre de films présentés. Combien de « ce n’est pas mon style de films » ai-je entendu de la bouche des personnes à qui j’ai demandé ce qu’ils pensaient de Fantasia.

À ceci, un fan répond qu’il est carrément impossible de ne pas trouver au minimum un film intéressant, peu importe le « style » cinématographique préféré de la personne. Suffit de prendre connaissance de la programmation, par genre de film par exemple, et hop, la liste des films correspondants défilera. Allez, jetez-y un œil pour voir!

Exercice que j’ai d’ailleurs fait et qui m’a mise dans le plus grand des dilemmes : trop de films intéressants à voir pour l’horaire dont je dispose! Je me suis limitée, c’est le cas de le dire, à une vingtaine de films. Avec ça, je fais office de « consommatrice modérée » si on en juge par la quantité impressionnante de personnes qui peuvent aller voir jusqu’à 40, voire 50 films en 22 jours de festival!

J’ai donc choisi pour l’occasion un heureux mélange de comédies (Wrong, Alter Egos, Lloyd of the Conqueror, New Kids Turbo, etc.) de drames (Sons of Norway, Starry Starry Nights, etc.), de films d’animation (Wrinkles, ParaNorman, The King of Pigs, etc.), d’horreur et de zombies (Isn’t Anyone Alive, Excision, Sleep Tight, A little bit zombie, Zombie Chic, etc.) de fantastique (Dans le ventre du dragon, The Fourth Dimension, Robo-G, The Sorcerer and the White Snake, etc) et bien sûr, la fi-fille que je suis ne pouvais passer à coté de quelques films d’amourrr avec For Love’s Sake, Love Fiction, et Nakedness Which Wants to Die Too Much.

Outre la variété de films, la provenance de ceux-ci est particulièrement intéressante et éclectique. Même s’il est vrai que lors des tous débuts de Fantasia, les films présentés provenaient exclusivement de Hong Kong et du Japon, celle-ci s’est beaucoup diversifiée au cours des années. Cette année, sur un total de 160 films, on compte plus d’une trentaine de pays participants. Le Japon reste toujours un des pays les mieux représentés au festival avec plus de 35 films mais plusieurs autres proviennent du Canada, des États-Unis, de la Corée du Sud, du Royaume-Uni, de Cuba, et j’en passe.

Autre point fort imputable à Fantasia; le festival offre une chance unique à son public de rencontrer des gens de l’industrie du cinéma : réalisateurs, producteurs, acteurs et autres, qui souvent, font honneur de leur présence et de leur temps. Conférences et rencontres spéciales sont donc aussi au rendez-vous. À mettre à votre agenda, s’il vous reste du temps!

Bon, c’est bien beau tout ça, mais j’ai justement un film qui m’attend. J’ai déjà hâte d’aller m’imprégner de l’univers de Jordan Gallan pour son film Alter Egos, présenté en première mondiale ce soir. Il s’agit d’un genre de Woody Allen à la sauce super-héros, comme le décrit Tony Timpone via le site du festival. Et si je suis chanceuse, je pourrai peut-être y rencontrer certains des acteurs du film ainsi que le réalisateur… une occasion unique et possible grâce à Fantasia.

Convaincu(e) ?!

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