(Fr) Stefie Shock et Gaële : histoire d’un soir!
Je vous annonçais dans un récent billet la tenue prochaine d’une série de spectacles intitulée Les Monumentales. Le premier a eu lieu mardi dernier alors que Stefie Shock et Gaële se partageaient la scène. Petit rappel du concept : un artiste émergent invite un artiste établi à se joindre à lui pour la présentation d’un spectacle complet.
Étrangement, je n’avais jamais vu Stefie Shock en spectacle. Il en était autrement pour Gaële dont j’avais vu un spectacle dans le cadre des soirées des Cabarets « Entre le rouge et le noir » au Petit Medley. J’avais alors eu un véritable coup de cœur. Elle a participé par la suite à l’un de mes projets dans le cadre de mes études à l’École du Show Business. La retrouver sur scène accompagnée d’un artiste connu 5 ans plus tard a donc éveillé chez moi de beaux souvenirs. La soirée promettait déjà.
On m’invite à m’assoir au milieu de la salle pour que je puisse apprécier toutes les nuances. Les lumières s’éteignent, ça commence. Les artistes arrivent sur scène, Stefie Shock prend sa guitare, place son micro et nous salue. Musique, le spectacle commence en force!
On peut déjà sentir par les regards et les sourires, la complicité que Stefie et Gaële ont développée durant le peu de temps de préparation du spectacle. Leurs genres, leurs textures musicales respectives fusionnent bien : l’un plus « rough » et rock et l’autre plus tendre et feutré. Éric Lucas, depuis ses machines au fond de la scène, enrichit l’univers sonore.
Gaële prend le micro : « Quand j’ai demandé à Stefie qu’est ce qu’on fera de ce spectacle-là ? Il m’a répondu : « Mais toi, tu joues au tennis, non? » alors finalement, pour mieux parler du spectacle et pour mieux s’imprégner de nos chansons, nous sommes allés jouer au tennis. Ça a créé tout un événement parce que je me suis fait battre à plat de couture. Mais c’est pas grave parce que je me suis dit que je j’allais le laisser gagner parce que j’aimerais beaucoup qu’il joue de la batterie dans mes chansons. Je me suis demandée ce qui pourrait bien faire plaisir à un homme si ce n’est que de gagner au tennis pour pouvoir jouer de la batterie. » Pendant que Gaële nous parle, Stefie va s’installer derrière la batterie… et 1-2-3-4, musique!
On la sentait bien, la complicité dont je vous parlais. Voir Stefie à la batterie amenait une autre perception de lui, en accompagnateur plutôt qu’à l’avant-scène. Il semblait vraiment s’amuser. Entre les chansons, les deux prenaient le temps de parler au public et échangeaient entre eux, comme si, finalement, il n’y avait pas de public mais une grande scène avec tout l’monde dessus. A quelques reprises, Gaële invitait le public à chanter avec elle et lançait même des œufs (percussions) aux spectateurs pour qu’ils puissent participer.
Tous deux porte-paroles d’une cause, la Fondation Dédé Fortin pour Gaële et l’organisme REVIVRE pour Stefie, ils ont en plus proposé un encan silencieux qui proposait deux toiles de Yves Labonté. Ce dernier, déjà bassiste, s’est donc activé à l’achèvement des toiles tout en alternant avec ses présences sur scène. L’exercice a rapporté 420 $.
Ce que je retiendrai de cette soirée? Ce fût un spectacle de partage et de plaisir entre deux artistes qui s’aiment et se respectent. À aucun moment je n’ai senti que l’un était plus connu que l’autre ou cherchait à briller aux dépens de l’autre. C’est l’essence de la réussite d’une série de spectacles tels que « Les Monumentales ». Pari réussi.
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