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(Fr) L’annotation qui change tout

Ça nous est tous arrivé un jour, de nous faire prendre par une publicité du genre  « trop beau pour être vrai ».  Mais rassurez-vous, ce n’est pas du tout le cas ici lorsque je vous dis que le nouveau film de Joseph Cedar, Footnote, présenté dans le cadre du Festival du cinéma israélien de Montréal, en vaut le détour.  Promis, juré, craché.

En français, « footnote » désigne une annotation en bas de page.  Dans mon milieu professionnel, la publicité, les « footnotes » sont omniprésents. Vous savez, ces tout petits caractères disant que le prix n’inclut pas les taxes, ni les frais de service, ni le café que l’on vous servira à votre arrivée. Tout ça, parce que tout dire, ce n’est pas toujours très vendeur.  Après tout, ne dit-on pas que ce qu’on ne sait pas, ne fait pas mal?!

C’est cependant l’inverse qui se produit dans l’œuvre Footnote de Joseph Cedar, film que j’ai eu la chance de voir en avant-première au Cinéma du Parc, dans le cadre du Festival du cinéma israélien de Montréal.

Le film raconte la rivalité et la jalousie existant entre un père et son fils.  Alors que celui-ci, interprété par Lior Ashkenazi, multiplie les prix et les témoignages de gratitude de la part de ses pairs professeurs en études talmudiques à l’Université hébraïque de Jérusalem, le père, joué par Shlomo Bar-Aba, beigne dans l’amertume de n’avoir eu qu’une simple annotation en bas de page comme témoignage de reconnaissance, et ce, après des dizaines d’années de recherche.  Mais voilà qu’enfin, son travail se voit récompensé…

Gagnant du prix du meilleur scénario à Cannes en 2011, Hearat Shulayim (titre en hébreu) a conquis par sa solidité, son humour grinçant et ses personnages aux caractères bien définis.  Joseph Cedar, le réalisateur et scénariste derrière l’œuvre, n’en est pas à ses premières réussites.  Campfire, sorti en 2004, connut un très bon succès en Israël et fut exporté en Europe, ainsi qu’en Amérique du Nord.  Son 3e film, Beaufort, eut pour sa part un très bon rayonnement international grâce à sa nomination aux Oscars en 2008.  Cela faisait 25 ans qu’un film israélien n’avait pas fait la course aux Oscars! Le dernier ayant été Derrière les barreaux, d’Ouri et de Benny Barabash en 1983.

J’ajouterais en terminant une « annotation » spéciale (!) à la trame sonore, magnifiquement bien dirigée par Amit Poznansky, qui grâce à des envolées musicales s’accordant parfaitement à l’intrigue, réussit à donner un « oumf » particulier au film.

Footnote, pour ne nommer que celui-ci, est l’exemple parfait d’un cinéma créatif peignant une Israël allumée et abordant des sujets variés dépassant les confins du conflit géopolitique.

Footnote sortira officiellement en salle le 23 mars prochain. D’ici là, voici un petit avant-goût : Bande-annonce de Footnote

Le Festival du cinéma israélien de Montréal 2012

Pour ceux qui ne savent pas, le Festival du cinéma israélien de Montréal en est maintenant à sa 7e édition.  Réalisé en partenariat avec le Festival du cinéma israélien de Paris, le FCIM présente plus d’une vingtaine de films et documentaires israéliens. Jusqu’au 22 mars inclusivement, il est possible de visionner des œuvres israéliennes au Cinéma du Parc ainsi qu’au Cinémaspace, ou par ailleurs, de courts métrages y sont présentés gratuitement à l’heure du lunch. Vous avez bien lu : 0 $*!   WOW! In-cro-ya-ble!

Consultez la programmation complète en cliquant ICI.

*Offre à ne pas manquer!

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N’ayez crainte pour ma santé mentale. L’exagération est un excellent remède à la morosité!