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Bloody caesars et art contemporain

C’est le 20 octobre dernier que la Fondation du Musée d’art contemporain de Montréal lançait officiellement la saison 2016-2017 du Cercle des Printemps. De retour en formule huîtres et Caesars, cette soirée phare pour l’amoureux des arts demeure un incontournable dans l’agenda culturel montréalais. La soirée permettait non seulement aux invités de découvrir le calendrier fourni des activités à venir pour le cercle cette année, mais aussi d’aller contempler les œuvres sélectionnées de la Biennale de Montréal 2016 – Le grand balcon

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Pour ceux qui ne sont pas familier avec le Cercle du printemps, il s’agit ici d’un regroupement de jeunes philanthropes qui ont à cœur d’assurer la relève et le rayonnement de la vie artistique de Montréal par le biais d’activités, de soirées branchées, de conférences exclusives, d’évènements de réseautage et par l’accès gratuit aux expositions et vernissages du musée. En bref, LE groupe auquel vous devez appartenir si vous êtes un jeune professionnel passionné d’art contemporain.

Les activités du cercle seront nombreuses encore une fois cette année. Au programme, la visite d’une collection corporative, la rencontre d’un artiste et la visite de son atelier, sans oublier la soirée des Printemps du MAC, soirée culminante de la programmation considérée par plusieurs comme l’un des événements les plus importants de la relève philanthropiques artistique de Montréal. Je vous invite à vous rendre sur le site du MAC pour consulter la programmation complète et en apprendre davantage sur la mission du cercle.

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En ce qui attrait aux œuvres de la Biennale 2016, on retient les sculptures de matériaux variés de l’artiste coréenne Haegue Yang, le plus récent projet de l’artiste québécoise Myriam Jacob-Allard qui revisite le patrimoine country québécois (récipiendaire de la prestigieuse bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain en 2015),  les sculptures de Valérie Blass qui jouent à la fois sur les notions du visibles et de l’invisible, l’installation vidéo au plancher de Tanya Lukin Linklater et bien sûr, le tableau de Lucas Cranach l’Ancien intitulé « le portrait d’une dame » , cette acquisition historique datant du début du 16ème siècle.

Librement inspirée de la pièce Le balcon de Jean Genet, la Biennale de Montréal 2016 sera à l’affiche du 19 octobre 2016 au 15 janvier 2017 au Musée d’art contemporain de Montréal et dans plusieurs sites participants à travers la ville.

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Galerie photo : La Vitrine des musiques locales métissées édition 2016

Cette fin de semaine se tenait la 6ième édition de la Vitrine des musiques locales métissées organisé par Vision Diversité. À l’Astral du jeudi 13 octobre au samedi 15 octobre se sont produits de nombreux artistes montréalais qui ont choisi de nourrir leur créativité de ces rythmes et influences musicales du monde entier. Notre photographe était présent vendredi afin de capturer en image les prestations des artistes présentés ce soir là. Les artistes présents était : Makaya, Odessa, Ensemble Matsu Také, Ivy, Kyra Shaughnessy, Klez Kabaret et Pormelo.

 

Musique
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Ce que l’on voit lorsqu’on ne voit plus

Entrevue et texte par Isabelle Benoit pour le Centre Phi.

«Être humain ce n’est pas de voir, c’est d’aimer.» — John Hull

Notes on Blindness: Into Darkness est le récit multisensoriel d’un voyage au cœur de la cécité, certes, mais c’est surtout un voyage au coeur de l’émotion. Rencontre avec Arnaud Colinard, l’un des producteurs de l’œuvre.

L’œuvre immersive Notes on Blindness: Into Darkness plonge le visiteur dans la progressive cécité de l’écrivain et universitaire John Hull, une cécité qui atteindra son apogée en 1983. Hull a généré plus de seize heures d’enregistrements documentant ses sensations et perceptions. C’est ce matériel original, échelonné sur trois ans, qui a donné naissance à un long métrage et à l’expérience de réalité virtuelle présentée dans le cadre de l’exposition Sensory Stories. Or, au-delà du tragique du récit de John Hull, c’est une véritable bouffée d’humanité que nous donne à vivre l’œuvre.

«Quand on a développé ce projet, on savait qu’on avait une matière vraiment passionnante, extrêmement riche et précieuse, explique Arnaud Colinard, l’un des producteurs de l’œuvre. L’un des objectifs que l’on s’était donnés était donc d’en faire un projet émouvant. Or, souvent, les interfaces des œuvres numériques font qu’on a du mal à émouvoir notre public. Ce sont des médias qui ne sont pas aussi faciles à approcher que des films ou des livres, par exemple. Mais, ce que permet la réalité virtuelle, c’est qu’une fois le casque placé sur les yeux les choses se font de manière simple et intuitive, et c’est là l’une de ses forces par rapport aux autres formes de création numérique.»

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Symbiose multisensorielle

L’œuvre n’est donc pas une œuvre contemplative, mais bien une œuvre qui se vit, tantôt par le regard (à travers les yeux encore légèrement voyants de Hull), tantôt par l’ouïe, mais toujours dans une symbiose multisensorielle d’une grande intensité. On passe d’une multitude de points bleus suggérant des formes humaines (la famille de Hull en l’occurrence) à une blafarde trace de pas dans la neige, jusqu’à – lorsqu’il a complètement perdu la vue – une faible lumière dans une mer d’encre. Le visiteur ainsi immergé dans le monde de John Hull suit les événements vécus par celui-ci, de la découverte de la maladie, jusqu’à la cécité totale, en passant par les différents stades psychologiques et émotifs inhérents au deuil de sa vue: de la panique, à l’émerveillement auditif. L’ouïe joue, bien entendu, un rôle de premier plan dans l’expérience vécue par le visiteur. Celui-ci peut d’ailleurs être surpris de percevoir certains sons avec autant d’acuité, de manière si claire, si intense, lorsque la vision, sans conteste notre sens le plus «exploité», laisse place aux autres sensations, souvent secondaires. Il apparaît alors une réalité tout autre, belle, riche et intense. D’ailleurs, il n’est pas rare, comme le mentionne Arnaud Colinard, que quelques larmes soient versées.

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Une odyssée émotionnelle

La réalité à laquelle accède le visiteur lors de l’expérience est une réalité complexe et difficile à faire vivre autrement que via les technologies immersives: «Au début, c’était un projet uniquement audio, mais très vite, nous avons constaté que les voyants avaient beaucoup de mal à focaliser sur l’expérience lorsqu’il n’y avait pas d’éléments visuels. C’est à ce moment que l’on a cherché à représenter ce monde acoustique dont parle John Hull, et le projet a basculé vers une version en réalité virtuelle qui est devenue le centre de l’expérience.» Cette perte de la vue est donc vécue par procuration, chacun y projetant ses propres insécurités, émotions et perspectives, générant, du même coup, autant de visions de l’expérience que de participants. Les visiteurs découvrent aussi la force de John Hull: une résilience des plus inspirantes.

Notes on Blindness: Into Darkness (par Arnaud Colinart, Amaury La Burthe, Peter Middleton et James Spinney) est présentée au Centre Phi dans le cadre de l’exposition Sensory Stories: donner corps au récit à l’ère numérique jusqu’au 21 août.

 

 

Arts Médiatiques
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À voir et à faire à Mutek17

L’été est finalement arrivé, et qui dit été à Montréal, dit lot de festivités ! Toujours paré à répondre aux attentes des adeptes de musiques électroniques et de créations numériques, le festival Mutek propose avec sa 17e édition une programmation éclatée. Artistes canadiens et internationaux, émergents et établis se côtoieront du 1er au 5 juin dans plusieurs lieux du Quartier des spectacles. Vous manquez de temps et voulez profiter au maximum de l’expérience ? Pas de panique, nous vous offrons une couverture des soirées et des évènements à ne pas manquer !

Pour démarrer en beauté, le festival vous propose, le mercredi 1er juin, une performance du maitre londonien de la techno Lee Gamble, accompagné de l’animateur et motion designer Dave Gaskarth. Cet évènement prend place dans le cadre des Nocturnes du Musée d’art contemporain, qui se déploieront tout au long du festival. En plus de pouvoir contempler l’exposition rétrospective de l’artiste québécois Edmund Alleyn, le musée vous offre une programmation double : dans la salle principale et dans la salle BWR au -1. On vous conseille également la performance sensorielle aux effets de brouillards et aux éruptions lumineuses de l’artiste sonore canadien, Tim Hecker, lors de la Nocturne 2.

Expérience au Jardin Gamelin

Expérience au Parterre de Quartier des Spectacles

Comme à l’habitude, le festival conquiert l’espace du Métropolis avec deux soirées enflammées, issues d’une collaboration avec le Red Bull Music Academy. Au menu, une programmation éclectique de techno big room avec des live sets inédits d’artistes internationaux, dont : Function (3 juin), pionnier de musique underground en résidence au célèbre Berghaim de Berlin ; Lakker (3 juin), un duo irlandais aux sonorités dub-techno ; et le producteur de tech house Barac (4 juin), en provenance de Bucarest.

Mutek vous offre également la chance de vivre des expériences audiovisuelles hors du commun à la salle Pierre-Mercure, lors des sessions A/VISIONS. Le samedi 4 juin, le festival accueille en première mondiale la performance Dark Hearts Of Space des artistes russes installés à Berlin, Dasha Rush et Stanislav Glasov. Développée avec le Banff Center, cette dernière explore, à travers la musique et les arts visuels, les effets poétiques des trous noirs.

Pour les incertains qui n’ont pas encore la piqûre du festival, les fins d’après-midis Expériences, présentées gratuitement au Parterre du Quartier des spectacles, sont une bonne option découverte. On vous recommande, notamment, celle du 4 juin avec Machinedrum, artiste américain connu également sous son récent projet Aden. L’as de la versatilité offre des live sets aux accents techno, jungle, hip-hop et footwork.

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Enfin, c’est encore sous l’Homme de Calder que se couronnera dimanche la 17e édition du festival, en raison de sa collaboration avec le Piknic Électronik. Quoi de plus plaisant que de vibrer aux rythmes de la musique acid house de Josh Wink, sous le soleil du parc Jean Drapeau ?

Mutek c’est aussi une programmation de jour avec des ateliers, des conférences et une exposition de réalité virtuelle au Centre Phi. Du 1er au 5 juin, cet évènement promet d’être aussi varié qu’exalté ! Et pour les billets, on fait quoi ? Tout ça est en vente sur le site de La Vitrine ! Alors, ça vous tente ?

Musique
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Savez-vous que…

Montréal en Histoires est fier de vous partager des petits trésors d’archive. Découvrez chaque semaine sur le blogue de La Vitrine des événements et personnages qui ont fait l’histoire de Montréal.

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Savez- vous à quel endroit 300 000 Montréalais peuvent se réunir pour un spectacle?

Le 23 juin 1976, plus de 300 000 personnes se rendent sur le Mont Royal pour assister au spectacle de la Saint-Jean-Baptiste. Le spectacle présenté tout près du lac des Castors met en scène des grands noms de la scène artistique québécoise : Jean-Pierre Ferland, Yvon Deschamps, Claude Léveillé, Robert Charlebois, Gilles Vigneault. Plusieurs considèrent que le spectacle, qui survient peu de temps seulement avant l’élection du Parti québécois, est un moment marquant de la montée du nationalisme au Québec.

Crédit: Archives La Presse

Musique
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Une lesbienne et une noire décomplexée

La lesbienne et la noire, titre plutôt évocateur. Vulgaire ? Simpliste ? Seulement vrai. Une dénonciation des étiquettes qu’on accole trop facilement. Marie Christine Pilotte et Anna Beaupré Moulounda présente, du 14 au 23 avril, six représentations de leur pièce hybride entre le spectacle d’humour et le théâtre à l’Espace La Risée.

Le titre m’a surprise; La lesbienne et la noire. Vraiment ? Malgré tout mon désir d’ouverture d’esprit, je suis humaine, j’ai des préjugés. J’imaginais déjà les clichés sexuels et raciaux qu’un spectacle avec un tel titre pourrait comporter. Et finalement ? Bien sûr qu’il y a des blagues de lesbienne et de noire, mais c’est tellement plus que ça.

Anna et Marie Christine font partie du collectif humoristique Les Femmelettes qui regroupe des artistes féminines de divers horizons. À chaque premier lundi du mois, elles présentent un nouveau numéro humoristique à l’Espace La Risée. Le groupe, formé par l’initiative de Marie Christine, se voulait une réponse aux boys clubs que sont les traditionnelles soirées d’humour. Depuis trois ans, les deux comédiennes ont donc accumulé une bonne quantité de matériel duquel elles ont eu envie de retravailler certains numéros. Le titre était, au départ, une blague qui s’est concrétisée.

Les auteures se partagent la scène à tour de rôle ou en duo en exploitant des thèmes qui leur sont chers. Dès les premières minutes, la table est mise. Elles nous confrontent à nos préjugés en nous faisant part de leurs expériences et des commentaires auxquels elles ont eu droit dans leur vie. Avis aux oreilles chastes, quand on parle de moule, il ne s’agit pas de gastronomie et les ciseaux ne servent pas qu’au scrapbooking.

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Dans des numéros complètement décomplexés, elles expriment énormément d’autodérision par rapport à l’identité raciale, à l’homosexualité, au rapport au temps et à la vengeance. Anna, maman d’un tout jeune enfant, vide son sac (et une bouteille de vin) sur la maternité et la réalité d’être un nouveau parent, tandis que Marie Christine avoue détester inconditionnellement les enfants, malgré son travail d’orthopédagogue dans une école primaire…

Le stand up conventionnel est entremêlé de prestations plus théâtrales où les comédiennes jouent des rôles ou exagèrent leur personnage de scène, mais toujours dans l’humour. On rit jaune, on rit gras et on rit tout court pendant le spectacle.

Il ne faudrait pas oublier de mentionner la participation de l’invitée de la soirée. À chaque représentation, une membre des Femmelettes se joindra au duo le temps d’un numéro. Ce jeudi, nous avons eu droit à une prestation de Francine Lareau qui a livré un numéro explosif. Énergique et verbomotrice, elle a su faire rire le public par d’habiles jeux de mots tout en racontant des histoires de pain et de Nasdaq. Une belle découverte.

Sur une note musicale, les comédiennes terminent le spectacle par un hip-hop délirant qui finit par clouer le bec aux derniers préjugés.

Si on ne se fie pas à l’étiquette pour acheter une bonne bouteille de vin, il faut faire de même avec La lesbienne et la noire.

Humour
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Galerie photo : Vue sur la Relève

Le festival Vue sur la Relève est en cours, un peu partout à Montréal et ce jusqu’au 16 avril. Vue sur la Relève est la seule vitrine publique pluridisciplinaire qui se consacre intrinsèquement à promouvoir les nouveaux artistes et à diffuser des œuvres originales dans toutes disciplines confondues. Mercredi, le 6 avril, à la Sala Rossa, nous avons découvert 3 jeunes talents musicaux.

Crédit photo : Renaud Vinet-Houle

Musique
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Ribambelle transquébécoise

Vous l’avez peut-être vu affiché un peu partout sur la rue St-Laurent. Vous avez peut-être déjà entendu des animateurs radio en parler. Vous êtes peut-être même déjà venus à une édition précédente. Le voici de retour, avec encore plus de nouveaux visages, de nouveaux artistes, de nouvelle relève. Le Festival Vue sur la Relève se tiendra du 5 au 16 avril prochain un peu partout dans Montréal. Ce sera l’occasion de découvrir de nouveaux de talents issus de la musique, de la danse et du théâtre! Âgés entre 18 et 35 ans, les jeunes artistes qui seront présents pour cette 21e édition sont plus motivés que jamais. Vous pourrez le constater par vous-mêmes : le talent pleut à torrents sur leur tête. Issus des quatre coins du Québec, ils sont là pour se faire découvrir et vous séduire, suivant le même chemin par lequel Alex Nevsky, Karim Ouellet et Lisa Leblanc sont passés quelques années plus tôt.

La programmation de cette année, c’est une ribambelle de couleurs. Vous y retrouverez des chanteurs, comédiens, danseurs et musiciens qui viennent de multiples horizons. Chaque soir vous réserve une diversité sublime en vous offrant 1 à 3 différents numéros. Pas le temps de niaiser ! C’est du temps bien investi pour faire sourire vos oreilles, vos yeux et votre Québec.

Top 3 des dates que j’ai classées dans la catégorie À ne pas manquer suite à mes recherches obj/subj – ectives. Je vous explique pourquoi ces soirs.

  1. Samedi 9 avril – Théâtre Plaza

Julien Gagné et Basta, pour leurs paroles riches et solides, uniques en leur genre. Antoine Lachance est criant de vérité et joue d’un doigté franchement épatant sur sa guitare. 5 for trio, des instrumentalistes capables de mettre une ambiance suave avec seulement quelques notes bien placées, c’est gagnant.

  1. Mercredi 13 avril – Maison de la culture Mercier

Avec Prium, il sera possible de déchiffrer l’amour au travers de techniques de robot et de popping parfaitement maîtrisées. Andrea Peña nous présentera Kairos, une pièce sensible, dénonçant l’individualité des hommes dans une société homogène. Louis-Elyan Martin nous dévoilera sa nouvelle pièce [ID] Double, qui captive avec ses rythmes et mouvements nouveaux et uniques. J’ai personnellement très hâte à cette soirée!

  1. Samedi 16 avril – Théâtre Plaza

Anatole : je vous invite seulement à aller voir sa vidéo sur le site du Festival. Vous comprendrez. Monsieur Raph (photo), quant à lui, joue de la guitare d’une manière tout à fait singulière. Que dire d’Ariane Zita… il existe une connexion avec son piano et ses paroles qui nous donne déjà des frissons. Vous y serez, avouez!

Je vous invite fortement à aller voir la programmation complète sur le site du Festival Vue sur la Relève pour découvrir encore plus de nouveaux talents. Je nous souhaite bonne route. Que ces deux semaines de découvertes ne soient que pur bonheur pour vous et moi.

Prêt, pas prêt, j’y vais!

 

Texte rédigé par Aurélie Leclerc pour le blogue de Vue sur La Relève
Artiste sur la photo: Monsieur Raph
Crédit photo: Karine Wade Image

 

Variétés
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Galerie photo : Art Souterrain

Art Souterrain est un festival qui promeut et diffuse l’art contemporain à travers tout le Montréal souterrain. Jusqu’au 20 mars, il est possible d’admirer différentes œuvres éparpillées dans tous les lieux de la ville souterraine. Pour connaître les zones ou les artistes présentés, visitez leur site ici. Notre photographe a profité du festival pour photographier quelques oeuvres :

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Galerie Photo : Préludes

Jusqu »au 19 mars, les Grands Ballets canadiens présentent Préludes au Théâtre Maisonneuve. Le programme double comprend La lueur de l’aube, un hommage au génie de Sergei Rachmaninoff par Ken Ossola, et RE (II) une invitation au voyage de Shen Wei.

Crédit photo : Renaud Vinet-Houle

Danse
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Galerie photo : Zoofest polaire à La Vitrine présenté par Kanuk

Dans le cadre de la Nuit blanche à Montréal, La Vitrine, en collaboration avec Zoofest et Kanuk, présentait son événement dans le hall du 2-22. Les humoristes chouchous de Zoofest étaient présents pour animer toute la soirée et faire danser la foule. De 20 h à 3 h du matin, Eddy King, Neev, Jérémie Larouche, Gabriel d’Almeida Fretas, Julien Lacroix, Antoine Goulet et Anas Hassouna se sont relayés l’animation. La zone bar présenté par Romeo’s gin présentait un cocktail unique avec les boissons Rise Kombucha. Une belle soirée humoristique et musicale immersive toute en découvertes.

Photo par Renaud Vinet-Houle

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Zoofest Polaire à La Vitrine présenté par Kanuk

Le 27 février prochain aura lieu, pour la 13e année consécutive, la Nuit blanche à Montréal, l’événement hivernal à ne pas manquer! La Vitrine y participe encore une fois, mais cette année avec un tout nouveau concept. Le temps d’une nuit, nous vous invitons à vivre une expérience humoristique et musicale immersive grâce à la collaboration avec le Festival Zoofest. Leurs humoristes chouchous viendront se prêter au jeu de DJs silencieux dans le hall du 2-22 de 20h à 3h.

Un Dj silencieux, qu’est-ce que c’est? C’est bien simple, ça commence avec des DJs et ça se finit dans des casques d’écoutes, le tout livré pour vous par des animateurs de feu.

Venez découvrir les talents de DJ d’une poignée d’humoristes de Zoofest dont Eddy King, Neev, Jérémie Larouche, Gabriel d’Almeida Fretas, Julien Lacroix et Anas Hassouna qui nous offrirons chacun une heure complète d’animation.

Vous pourrez venir profiter de l’Espace Au chaud avec Kanuk qui sera disponible toute la nuit dans notre hall. En plus, de vous détendre et vous réchauffer, vous courez la chance de gagner un manteau de votre choix d’une valeur de 1 200 $!

Nous aurons également la zone détente & bar présentée par Romeo’s gin où vous aurez la chance de découvrir ce tout nouveau spiritueux québécois.

Pour une expérience complète de découvertes, Rise Kombucha sera utilisé afin de  créer des cocktails uniques.

Plusieurs raisons pour ne pas manquez ZOOFEST POLAIRE À LA VITRINE.

Musique
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Galerie Photo : TAO : Seventeen Samurai

La Place des Arts présentait mercredi soir le spectacle TAO : Seventeen Samurai et notre photographe a pu y assister. Tao est un divertissement moderne fondé sur l’intemporel art traditionnel du tambour japonais. C’est désormais devenu une tradition de la part de la Place des Arts de nous présenter des spectacles puissants et énergiques qui mélangent des athlètes rigoureux et l’art du tambour japonais. Souvent présenté qu’un seul soir, ne manquez surtout pas la chance de vivre une telle expérience.

Musique
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Profiter des joies d’un début d’hiver sans neige à la place Jacques-Cartier

Difficile de se sentir dans l’esprit du temps des Fêtes par ce doux mois de décembre. Heureusement, notre belle ville accueille depuis quelques semaines déjà le très couru événement Montréal en Fêtes, de quoi s’imprégner de cette période festive. Au menu, une tonne d’activités gratuites à faire à l’extérieur, mais surtout le meilleur reste à venir, car qui dit temps des Fêtes dit bien sûr généreux soupers de famille, avalanche de cadeaux, rafales de séries-télé et immanquablement, party du Jour de l’An! La Vitrine a eu la chance de s’entretenir rapidement avec Dimitri Soudas, président de l’événement. De son avis, le party du Jour de l’An de Montréal en Fêtes est la cerise sur le sundae ou encore l’étoile sur le sapin qui clôturera cette belle initiative de l’organisme. Et on est aussi de cet avis, quand on entend les noms de Cœur de Pirate, Bernard Adamus, Dumas et Yann Perreau qui feront lever la foule sur la place Jacques-Cartier le 31 décembre.

Quels sont vos objectifs pour l’événement cette année?

Notre objectif premier, toujours en tant qu’organisation à but nonlucrative, est de produire une belle expérience pendant le temps des Fêtes, pendant Noël et bien sûr, la veille du Nouvel An. La majorité de ce que nous faisons est offerte gratuitement, dont le party du Nouvel An, où il y aura 70 000 personnes cette année. Il y a le marché de Noël, que nous faisons pour la première fois et qui est vraiment extraordinaire. Il y a des activités gratuites pour les enfants, que ce soit le cinéma des Fêtes en plein air, le porte-vœux, les zones chaleureuses, le cool yoga… Nous avons aussi une ligne téléphonique où les enfants peuvent parler directement au Père Noël et à ses lutins. Alors, l’objectif premier c’est une belle expérience pendant le temps des Fêtes au Vieux-Port et au Vieux-Montréal. Et bien sûr, c’est probablement sur le plus beau site en Amérique du Nord!

Pour ce party du Jour de l’An, décrivez-moi un peu l’itinéraire de la soirée et pourquoi votre choix s’est arrêter sur des chanteurs d’une plus jeune génération?

Je dirais que Dumas, Yann Perreau, Bernard Adamus et Coeur de Pirate, en effet c’est une plus jeune génération et c’est la troisième année que nous faisons le party du Nouvel An. Au début, on avait entre 35 000 et 40 000 personnes, l’année passée, on avait plus de 50 000 personnes et cette année, 70 000 personnes. Les gens qui viennent ont de 18 à 45 ans, alors c’est le type de musique qu’ils écoutent et on veut s’assurer qu’ils aient une belle soirée. Bien sûr, aux douze coups de minuit, il y aura des feux d’artifice Coca-Cola. Nous allons ensuite avoir le DJ VitoV qui va jouer de la musique, les gens vont pouvoir célébrer et danser jusqu’à deux, trois heures du matin.

Avez-vous des coups de cœur dans la programmation de Montréal en Fêtes 2015?

Chaque fin de semaine, du jeudi au dimanche, le marché de Noël est ouvert, c’est la première fois qu’on fait le marché de Noël tel quel. Premièrement, il faut savoir que le vrai Père Noël est à notre marché alors les jeunes peuvent venir le rencontrer et prendre des photos. Si les gens sont à la recherche de cadeaux uniques ou même de venir acheter leur sapin de Noël, c’est disponible à notre marché. Le marché de Noël c’est l’endroit idéal pour ceux qui adorent l’art, parce que c’est une opportunité de venir rencontrer des marchands, des artistes et des artisans québécois. S’ils veulent découvrir des produits confectionnés à la main, c’est vraiment quelque chose de très unique et c’est un espace qui est entièrement repensé et campé sur la place Jacques-Cartier. Il y a une belle ambiance visuelle et sonore qui fait que les gens sont contents de venir et de faire leur magasinage. Alors, encore une fois, c’est du 3 au 20 décembre, du jeudi au dimanche. Et comme j’ai dit un peu plus tôt, à part du marché de Noël, il y a plusieurs activités gratuites comme le cinéma en plein air, du jeudi au dimanche, on joue des films et les gens peuvent venir avec leur chocolat chaud et une couverture. Il y a aussi un grand porte-vœux, les gens peuvent le tenir dans leurs mains, formuler leur souhait et tout le monde peut les entendre.

Des festivités comme celles-ci pour Montréal on en voudrait à toutes les saisons, est-ce qu’il y a des nouveaux projets qui s’annoncent en 2016 pour la scène artistique?

En tant qu’organisation Montréal en Fêtes, notre période d’activation est le mois de décembre et de janvier, pendant le temps des Fêtes, Noël et le Jour de l’An. Mais bien sûr, Montréal est une ville cosmopolite, culturelle, de niveau international, donc il y a toujours quelque chose à faire Montréal pendant toutes les saisons.

Pour voir toute la programmation de l’événement Montréal en Fêtes, on clique ici. Et je vous laisse sur une magnifique vidéo du party du Jour de l’An 2014, voir le Maire Coderre faire un câlin à la chanteuse Stéphanie Boulay (#spoiler) ça redonne envie de croire à la magie de Noël pour notre Montréal pas encore tout à fait blanche.

Musique
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Patrick, mon amour

Des frissons sur la nuque, des yeux qui brillent et des cœurs qui battent sur le même rythme que la musique planante et enveloppante de Patrick Watson. Le public du Métropolis a eu l’impression de vivre un moment hors du temps hier soir au spectacle Love songs for robots.

J’ai dû voir Patrick Watson au moins cinq fois en spectacle dans les dernières années. En fait, je le marierais. Mon jugement est donc peut-être tendancieux, mais hier, j’ai vu au Métropolis l’un de ses meilleurs spectacles. La salle baignait dans une ambiance feutrée, bercée par cette voix magnifique et si caractéristique du chanteur montréalais.

Sur la scène, jonchée de globes lumineux transparents ornés de plumes rouges, le spectacle s’est entamé avec la pièce titre de l’album; Love Songs For Robots, une chanson tout en douceur, avant d’enchaîner avec la puissante Good Morning Mr. Wolf qui a complètement soulevé le public. Sous d’immenses sphères suspendues éclairées par des projections, Watson était accompagné sur scène de son groupe ainsi que de trois choristes et de nombreux musiciens pour compléter l’orchestration de l’ensemble.

Plusieurs beaux moments ont parsemé le spectacle. On se serait cru dans un spectacle techno lorsque des centaines de minuscules rayons lasers verts et rouges ont traversé la scène vers le public le moment d’une chanson, mais ça n’avait de techno que l’éclairage. Un solo de scie égoïne par le batteur Robbie Kuster a également enthousiasmé le public.

Nous avons eu droit à des surprises jusqu’à la fin de la soirée. Au rappel, les membres du groupe sont réapparus sur scène revêtant des combinaisons lumineuses s’éclairant au rythme de leurs instruments. Patrick Watson est également descendu dans la foule avec un étrange système de mégaphones sur le dos pour une version à capella de Man under the sea où la foule a chanté paisiblement avec lui jusqu’à chuchoter la chanson à l’unisson.

Le chanteur est revenu sur scène pour un deuxième rappel où il a interprété une version piano-voix de la splendide Lighthouse.

Encore sur mon nuage aujourd’hui, j’écoute du Patrick Watson en boucle et je vous invite à vous procurer des billets pour son spectacle.

Patrick Watson sera au Métropolis les 16 et 18 décembre à Montréal, les 26 et 27 février à l’Annexe 3 de Laval et les 4 et 5 mars à l’Impérial de Québec.

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