premierepda

Entrevue avec le directeur général de la SACEF

Entrevue avec Jocelyn Ménard, Directeur général de la SACEF (Société pour l’avancement de la chanson d’expression française) responsable de l’événement “Ma première place des arts”

  1. En quelques mots, comment décririez-vous cette 23ème édition de Ma Première place des arts ?

Cette édition est définitivement sous le signe du changement. Avec une nouvelle identité visuelle, un nouveau site web et l’ajout d’une nouvelle catégorie au concours, nous tenions à représenter au mieux la diversité et la créativité de la chanson au Québec.

  1. On demande aux participants de faire preuve d’audace, en quoi la programmation de cette année en fait-elle preuve ?

Il y a énormément de belles propositions cette année! Des créations audacieuses, des compositions singulières et originales et des artistes avec beaucoup de personnalité. L’ensemble apporte un vent de fraicheur et de la couleur à la programmation.

  1. Pour la première fois cette année, on ouvre le concours aux groupes. Cela venait d’une forte demande du public ou par envie de diversifier?

C’est moi en fait qui a poussé pour faire entrer cette catégorie. Ayant été membre de plusieurs groupes musicaux moi-même, je trouvais important que les groupes soient représentés et aient accès au concours. Sans compter le fait aussi que ceci reflète encore mieux ce qui se passe actuellement sur la scène musicale.

  1. Parlez-moi des mentors choisis pour cette édition, en quoi ceux-ci se démarquent-ils par leur expérience ? Qu’apportent-ils spécifiquement aux participants

Nous choisissions toujours nos mentors en fonction de leur crédibilité et de leur légitimité et je pense que pour la plupart, leur participation au concours est perçue comme redonner à la chanson ce que la chanson leur a donné. Plus spécifiquement, on peut penser à des astuces au niveau de la présence scénique, des enjeux du milieu, d’une tournée, des sacrifices qu’ils auront à faire. Sans parler des conseils musicaux et vocaux qu’ils peuvent donner aux participants.

  1. Pouvez-vous nous nommer un défi ou un enjeu survenu cette année dans la préparation de la programmation?

Nous avons eu plusieurs beaux défis cette année. Allant de la contrainte d’espace en début de parcours avec la salle Claude Léveillée, à la mise en place de notre nouveau système d’inscriptions en ligne.

  1. D’année en année, considérez-vous que l’intérêt pour la chanson francophone se développent /augmentent?

Je crois que nous sommes présentement dans une industrie qui n’a pas peur de prendre position et d’être créative. Nous avons une relève très inspirante qui est à l’écoute de son époque. Tout cela contribue à faire rayonner la chanson francophone auprès du public. Toutefois, en chanson, il y a des cycles, des années et des styles qui suscitent un intérêt plus important que d’autres auprès du public.

  1. Personnellement, êtes-vous un grand consommateur de musique ?

Je consomme énormément de musique et de tous les styles! Nous avons la chance ici à la SACEF de recevoir plusieurs albums dans le cadre de nos fonctions et je me fais un plaisir de tous les écouter. Je n’ai pas peur d’ouvrir mes horizons musicales et c’est un aspect important de mon travail que de rester connecté sur ce qui se crée en musique.

  1. Quelle est votre plus récente découverte musicale ?

J’ai un véritable coup de cœur actuellement pour Klo Pelgag. C’est une artiste créative et atypique qui sort complètement du moule. J’adore son style. Je trouve aussi très inspirante la fougue et l’audace d’Antoine Corriveau, le côté « habité» de Safia Nolin et les propositions musicales originales de Philippe Brach.

  1. En quelques mots, que pourriez-vous dire à un futur participant afin de le convaincre de participer à Ma première place des arts ?

C’est une expérience unique et un incontournable pour quiconque souhaite tenter sa chance dans le domaine musicale. Non seulement les participants auront l’honneur d’être entouré et épaulé par de véritables ambassadeurs de la chanson, mais c’est aussi la chance pour eux de s’outiller à repousser leurs limites et de prendre le contrôle de leur destinée.

  1. À quoi peut-on déjà s’attendre pour le spectacle de la finale?

Une performance de Klo Pelgag, plusieurs interprétations, du talent à revendre, en bref, on n’aura pas le temps de s’ennuyer!

Trois interprètes, trois auteurs-compositeurs-interprètes et deux groupes accèderont à la finale.

La finale de Ma Première place des arts se déroulera le 2 mai prochain à la cinquième salle de la Place des arts.

 

 

Musique
sophie_pelletier

Sophie Pelletier

Dans sa rubrique « Artistes à la trace », le Lèche-Vitrine suit un artiste dans la planification ou la réalisation de son œuvre, qui vient partager des moments privilégiés et en toute intimité avec les lecteurs. L’instant d’un ou de plusieurs billets, l’artiste ou le collectif artistique partage des confidences, des réflexions, des photos et des vidéos personnelles, invitant les lecteurs à découvrir leur univers de création.

Cette fois : Sophie Pelletier

Wow! Toute une année qui vient de se passer! Une année recroquevillée dans un cocon créatif avec ma belle équipe de collaborateurs et mon réalisateur. Je dois dire que mon petit côté sauvage a été amplement comblé pendant ce processus où on a construit, déconstruit et reconstruit des chansons. Tout ça dans le but de confectionner le meilleur album possible. Maintenant, la sauvage laisse place à la fille du monde, celle qui aime les humains et qui est très heureuse de les retrouver.

Je suis entourée de nouveaux musiciens pour présenter mes nouvelles chansons dans mon nouveau spectacle. Ça fait beaucoup de nouveau, je suis d’accord. Certains pourraient penser que ça peut être déstabilisant autant de changement, mais non! Je vis très bien avec ça! On a présenté les deux premiers spectacles de ma tournée Météores dans la région de Québec le week-end dernier et j’ai vécu des moments merveilleux. Ça faisait longtemps que je n’avais pas trippé comme ça. Ça me donne une immense dose d’énergie pour les spectacles à venir et le prochain c’est dans le cadre des Week-Ends de la chanson Québecor organisés par la Société pour l’avancement de la chanson d’expression française (SACEF). J’ai participé à ce beau programme l’an dernier et j’ai adoré l’expérience. La petite salle de la Place des Arts est si chaleureuse et plaisante à jouer! Je ne me peux plus! Rendez-vous le 18 mars!

Musique
valaire733

On fait le Oobopopop!

Le 1er mars dernier, dans le cadre de Montréal en Lumière, c’était soir de première montréalaise pour le groupe Valaire au Club Soda qui s’est rapidement changé en piste de danse tropicale!

Le chanteur Kahli Abdu a d’abord réchauffé la salle en première partie et a donné le ton à une soirée qui s’annonçait complètement groovy.

Si Valaire, ou Misteur Valaire jusqu’à tout récemment, a perdu la moitié de son nom, il n’a absolument rien perdu de son énergie sur scène. Enchaînant les pièces de son dernier album aux accents tropicaux Oobopopop, les garçons originaires de Sherbrooke ont fait danser la foule de la première à la dernière note grâce à leur électro soul pleine de cuivres. Le groupe a également repris quelques succès de son album Golden Bombay paru en 2010, au grand plaisir des spectateurs qui entonnaient les paroles. La température a monté d’un cran lorsque les collaborateurs de l’album Alan Prater et Pierre Kwenders sont montés sur scène pour se joindre au spectacle, maintenant devenu party.

album_oobo_500

Et visuellement ? Des panneaux lumineux diffusant des messages, des vestes exotiques, des combinaisons d’aviateurs et… des surprises. De quel genre ? Vous savez ces grands bonshommes soufflés qui bougent dans tous les sens et qui sont souvent mis pour attirer l’attention près des centres commerciaux ? De ce genre-là. Qui se déploient soudainement pendant une chanson. Un beau clin d’œil kitsch qui soulève une foule. Ou encore, après une pause de quelques minutes, les garçons sont revenus sur scène avec des marionnettes géantes à leur effigie qui ont parcouru la salle de main en main.

Pendant cette soirée, on a dansé, on a chanté, on a sauté et on a eu chaud. C’est ça Valaire!

Ils sont présentement en tournée. Ils seront de passage le 1er avril à La Chasse-Galerie.

Musique
laurencenerbonne733

Une soirée groovy

Jeudi dernier, Samito et Laurence Nerbonne ont partagé la scène de l’Astral, dans le Quartier des spectacles, dans le cadre du festival Coup de cœur francophone pour une soirée endiablée.

Nous avons eu la chance d’assister à deux spectacles hier plutôt qu’une traditionnelle première partie qui précède généralement le programme principal de la soirée. C’est Samito qui a d’abord chauffé la salle avec son groove mélangeant à la fois la pop, l’électronique et les rythmes traditionnels africains. Cet artiste originaire du Mozambique a été sacré Révélation Radio-Canada 2015-2016.

samito500

Samito génère une énergie à l’état pur qu’il projette au public avec ses rythmes chauds. Sincèrement, une des belles découverte de l’année. Difficile de ne pas sautiller sur sa chaise ou carrément de se lever pour se mettre à danser. Malheureusement, la salle, en formule cabaret, se prêtait peu à ce type de spectacle qui aurait gagné en intensité si la foule s’était mise à se déhancher. On avait bien laissé un espace devant les tables pour que le public y danse, mais seulement quelques courageux ont défié leur timidité et foulé la piste vers la fin de la prestation.

Laurence Nerbonne a pris la relève par la suite. Ex-membre de la formation Hotel Morphée, elle a lancé dernièrement son album solo XO rempli de sons électro-pop contemporains. Elle fut aussi nommée Révélation Radio-Canada pour l’année 2016-2017.

laurencenerbonne2500

Avouant au public dès le départ qu’elle revenait d’un camp de création où elle avait dormi neuf heures en trois jours, elle n’en a pourtant rien laissé paraître dans son interprétation juste et énergique. Plus on avançait dans la soirée, plus Nerbonne est devenu volubile y allant de réflexions et d’anecdotes. Un spectacle trop court qui aurait lui aussi mérité un plancher de danse.

Le festival Coup de cœur francophone se poursuit jusqu’au 13 novembre.

Musique
avecpasdcasque7331

Le coup de cœur Avec pas d’casque

L’édition 2016 du festival Coup de cœur francophone s’ouvrait jeudi dernier au Club Soda avec le groupe Avec pas d’casque qui a livré une performance intimiste et enveloppante.

On soulignait plusieurs anniversaires pendant cette soirée d’ouverture : les 30 ans de Coup de cœur francophone, les 15 ans du label Dare to care et les 10 ans d’union d’Avec pas d’casque. Stéphane Lafleur et sa bande ont joliment célébré ces événements devant une salle remplie à ras bord.

La soirée s’est amorcée avec la douce musique de Catherine Leduc, ex-Tricot Machine, en première partie qui a « cassé » quelques nouvelles chansons. Avec un brin de nervosité qui a occasionné des débuts de chanson un peu ratés, mais qu’on ne peut que pardonner à la charmante jeune femme.

Catherine Leduc Crédit photo: Jean-François Leblanc

Catherine Leduc Crédit photo: Jean-François Leblanc

Les membres d’Avec pas d’casque sont montés sur scène devant leur public attentif pour entamer leurs chansons au folk aérien. Quatre ans après la sortie de l’incontournable album Astronomie, on retrouve dans leur nouvel opus Effets spéciaux cette même poésie du quotidien singulière qui prend au cœur par sa simplicité.

Spectacle plutôt minimaliste, le public est rapidement entré dans l’intimité du groupe, lui offrant une qualité d’écoute exceptionnelle et provoquant même des moments de communion. Soit, en entonnant en chœur les paroles de La journée qui s’en vient est flambant neuve ou dans un moment de grâce où le chanteur Stéphane Lafleur a demandé de répéter une mélodie de gorge, que même les plus orgueilleux pouvaient chanter sans que ça paraisse, qui s’est prolongée tout au long de la pièce Hu-hum, et même lorsque la musique a cessé. Un moment émouvant où le Club Soda s’est réuni dans une seule voix.

Avec pas d'casque Crédit photo : Jean-François Leblanc

Avec pas d’casque Crédit photo : Jean-François Leblanc

On a souvent ri pendant ce spectacle. Stéphane Lafleur, très drôle pendant ses interventions, a entre autres rappelé de tourner son matelas de côté et de changer ses piles de détecteur de fumée au changement d’heure avant la chanson Il fait noir de bonne heure. Il a également réalisé des entrevues de match avec les membres du groupe pour avoir leurs impressions de leur performance « à chaud », à la manière de joueurs de hockey.

Une soirée d’ouverture qui a réchauffé les cœurs du mois de novembre et qui promet une belle édition du festival.

Coup de cœur francophone se poursuit jusqu’au 13 novembre.

Musique
coupdecoeurfranco733

30 bougies pour Coup de cœur francophone!

Pour ses 30 ans, Coup de Cœur Francophone (CCF) ne fait pas dans la nostalgie mais se permet un petit retour dans le passé avec certains artistes qui ont grandi aux côtés de CCF. C’est le cas de Sylvie Paquette et Richard Séguin qui sont «un petit clin d’œil au temps qui passe» m’explique Steve Marcoux, programmateur du festival depuis 7 ans déjà.

Du 3 au 13 novembre, Coup de cœur francophone présente une multitude d’artistes francophones connus et moins connus dans différentes salles telles que le Club Soda et l’Astral mais aussi le Lion d’Or et le Divan orange. Klô Pelgag, Philippe Brach, Yann PerreauLes Goules, tous des groupes qui ont figurés dans la programmation du festival et qui sont de retour cette année.

stevemarcouxcreditjuliemorin2500

Steve Marcoux. crédit photo : Julie Morin

Le mandat de CCF a toujours été de présenter un panorama créatif de la scène francophone.  C’est pourquoi le travail de Steve en tant que programmateur est d’être bien au courant. À raison de trois à quatre fois semaines, il sort écouter ce qui se joue dans les différentes salles de Montréal aussi bien au club soda qu’au divan orange dans la même semaine et parfois dans la même soirée!

Bien que le festival célèbre ses 30 ans,  chaque édition est digne d’un anniversaire car le financement est difficile, m’explique Steve Marcoux. Alors que le festival amorce sa trentaine, je lui ai demandé qu’est-ce qui a changé depuis son arrivée dans l’équipe. Deux éléments sont ressortis du lot, la série Au cœur de la nuit et le lien entre les artistes et le festival.

La série «Au cœur de la nuit»

Ce volet de la programmation qui offre des spectacles débutant à 22h dans les salles phares de la scène underground de l’Esco, du Quai des brumes et du Divan Orange s’est beaucoup développé.  «C’est un gros morceau de notre programmation. Il y a plein d’artistes qu’on ne connaît pas.  On est content, c’est un bel espace de découverte.», me dit Steve. C’est dans ce volet qu’on peut découvrir ou revoir Vincent Appelby, le trio comique Bleue jeans bleu et le groupe folk Bolduc Tout Croche entres autres.

Bleu Jeans Bleu

Bleu Jeans Bleu

Le lien entre CCF et les artistes

Plus qu’auparavant, le lien entre les artistes et le festival est plus solide. Bien que certains artistes pourraient se louer une salle d’eux-mêmes et la remplir sans problème, ils décident plutôt de collaborer au festival. Karim Ouellet, Avec pas d’casque, pour ne nommer que ceux-ci, sont des exemples d’artistes qui retournent aux côtés de CCF. «On réussit à garder un lien avec des artistes qui pourraient se présenter d’eux-mêmes. Ils sont fières de faire partie de Coup de cœur.», explique Steve.

Avec pas d'casque. crédit photo Jérôme Guibord

Avec pas d’casque. crédit photo Jérôme Guibord

Finalement, chaque année après les festivités, un artiste fait ensuite une tournée canadienne jusqu’en décembre. Cette année, c’est Philippe Brach qui ira performé dans des communautés francophones de partout au Canada grâce à CCF.

Découvrez la programmation complète du festival juste ici.

Musique
img_6758733

Galerie photo : La Vitrine des musiques locales métissées édition 2016

Cette fin de semaine se tenait la 6ième édition de la Vitrine des musiques locales métissées organisé par Vision Diversité. À l’Astral du jeudi 13 octobre au samedi 15 octobre se sont produits de nombreux artistes montréalais qui ont choisi de nourrir leur créativité de ces rythmes et influences musicales du monde entier. Notre photographe était présent vendredi afin de capturer en image les prestations des artistes présentés ce soir là. Les artistes présents était : Makaya, Odessa, Ensemble Matsu Také, Ivy, Kyra Shaughnessy, Klez Kabaret et Pormelo.

 

Musique
festibluesfoule

Festiblues : la dernière mais non la moindre!

Aujourd’hui débute la 19e –et dernière–  édition du Festiblues International de Montréal. Jusqu’à dimanche, vous pourrez profiter d’une offre musicale variée dans l’enceinte du Parc Ahuntsic de Montréal, à deux pas du métro Henri-Bourassa. Voici ce qui vous attend cette fin de semaine au Festiblues.

Jeudi 11 août 2016

Le festival commence en force avec nul autre que Jean-Pierre Ferland, qui viendra chanter ses plus grand succès. Le chanteur de 82 ans, accompagné de quatre musiciens et deux choristes, présente un nouveau spectacle décrit comme empreint de romantisme et de tendresse. Monsieur Ferland sera précédé d’un jeune groupe ayant l’air tout droit sorti de Londres des années 60, The Seasons. Le quatuor venant de Québec a vu sa popularité exploser autant ici qu’en Europe, depuis les deux dernières années. Ils sont de retour en tournée avec un tout nouvel album sorti ce printemps.

Vendredi 12 août 2016

Louis-Jean Cormier, désormais dans les chouchous du public québécois, est la tête d’affiche de cette soirée. L’auteur-compositeur jouera différents succès de ses deux albums solos Le treizième étage (2012) et Les grandes artères (2015). À ne pas manquer juste avant lui, le chanteur Philippe Brach, gagnant des Francouvertes 2014 et Révélation de l’année au dernier gala de l’ADISQ, est à ne pas manquer. C’est avec ses trois musiciens, qu’il transpose sur scène son tout dernier disque Portraits de famine réalisé par Louis-Jean Cormier. Tout est dans tout !

Samedi 13 août 2016

Le samedi soir, la bête de scène et une autre favorite du public québécois depuis son album Aquanaute sorti en 2002, Ariane Moffatt fera vibrer Ahuntsic. La chanteuse poursuit sa tournée 22h22 cet été avec ce petit arrêt au Festiblues, une excellente chance de la voir ou la revoir en plein-air. Pour la précéder, un ancien membre de son équipe à La Voix, Martin Goyette viendra faire entendre sa voix hors du commun. Il sera accompagné de quatre musiciens pour vous faire découvrir son blues du sud des États-Unis teinté de soul et de funk. Une prestation à ne pas manquer.

Dimanche 14 août 2016

Pour clore cette édition (et festival) en beauté et en blues, plusieurs grands musiciens du blues québécois seront présents, à commencer par Jim Zeller et son harmonica. Maintenant une légende vivante, Zeller a joué avec les plus grands, dont B.B. King et Bob Dylan et revient faire entendre son talent pour le dernier Festiblues. Il sera suivi des géants du blues québécois, Guy Bélanger de Bob Walsh, qui offriront une prestation qui restera dans les annales du Festiblues. Les grands complices, Bon Walsh à la voix et la guitare et l’harmoniciste Guy Bélanger, resteront fidèles à leur public et vous invite à « un voyage dans les terres fertiles du blues, du gospel ou du folk blues. »

Pour plus d’information sur le festival et la programmation dans les salles et bars aux alentours du parc visitez notre site. Vous pouvez aussi vous procurer un passeport pour toute la fin de semaine juste ici sur La Vitrine au coût de 20$, sinon toutes les soirées sont également en vente individuellement.

Musique
osm-7783

Prochainement, Kent Nagano & l’OSM

Dans le cadre des nombreuses activités prévues à l’occasion de son 40e anniversaire, le Parc olympique propose, en partenariat avec Loto-Québec, un grand concert gratuit le mercredi 10 août prochain sur l’Esplanade Financière Sun Life. Le Parc olympique accueille en effet, et ce, pour une nouvelle fois, l’Orchestre Symphonique de Montréal et son talentueux maestro de renommée internationale Kent Nagano, le temps d’une soirée d’été que chacun espère inoubliable.

La thématique musicale de la soirée sera axée sur un univers bien précis, celui des héros. Comme un clin d’œil aux nombreuses personnalités, notamment sportives, qui figureront ce soir-là parmi l’assistance. Philippe Beaudry (escrime), Guylaine Bernier (aviron), Émilie Heymans (plongeon) ou encore Benoît Huot (natation) étant annoncés. Ce thème des héros se veut également un rappel des 40 ans d’existence du Parc olympique et souligne le 40e anniversaire des Jeux de Montréal par le biais des exploits de « ses héros olympiques ». À ce titre, de nombreuses images d’archives sportives, et plus particulièrement de la toute première Olympiade à s’être déroulé en sol canadien, seront retransmises sur écrans géants, et ce, pendant l’interprétation par l’OSM de multiples compositions audacieuses. Mais ce n’est pas tout. Ces quatre écrans permettront la retransmission simultanée et en direct d’une majeure partie du spectacle, donnant ainsi la possibilité à tous de vivre de plus près cette expérience musicale unique et grandiose.

OSM_Nagano500

Plusieurs œuvres seront interprétées au cours de la soirée parmi lesquelles certains classiques tels que Richard Wagner et sa « Chevauchée des Walkyries » (créée en 1854), « Les Planètes » de Gustav Holst (1914-1917), « Fanfare for the Common Man » composée par Aaron Copland (1942) ou encore « Les Grandes Portes de Kiev », tirée de « Tableaux d’une exposition » du compositeur russe Moussorgski (1874). À la baguette, novices et mélomanes retrouveront le célèbre chef d’orchestre Kent Nagano, dans un spectacle mis en scène par Charles Dauphinais et réalisé par Jocelyn Barnabé.

Par ailleurs, outre les anciens Olympiens cités précédemment, près d’une centaine de jeunes athlètes ayant participé à la 51ème Finale des Jeux du Québec 2016 prendront part à l’événement. Recrutés avec la collaboration de Sports Québec, 92 d’entre eux ont même été désignés pour être porte-drapeaux, à l’image du nombre de nations ayant pris part à l’aventure olympique montréalaise de 1976. Ces 92 jeunes athlètes, faisant partie de la relève sportive canadienne puisque tous médaillés aux derniers Jeux du Québec, défileront ainsi devant l’assistance, drapeaux en main, comme ultime salut à cet événement grandiose. A noter également la participation spéciale de la compagnie de spectacles de cirque Throw2Catch lors de cette soirée exceptionnelle.

Plus de 40 000 spectateurs sont attendus, ce mercredi 10 août, à ce grand rassemblement musical. Le début du concert est prévu à 20 h. Le Parc olympique vous recommande d’arriver tôt pour bénéficier des meilleures places et aussi de privilégier les transports en commun afin de faciliter vos déplacements. À présent, place à la musique et à la fête!

Article rédigé par l’équipe du Parc Olympique.

Musique
meg

18e édition du festival MEG!

C’est jeudi dernier que le festival Montréal Electronic Groove, mieux connu sous l’acronyme de MEG, lançait sa première soirée à la Société des Arts technologiques (SAT). Donnant le ton à la 18e édition du festival, l’évènement a fait vibrer la foule avec de surprenants sets électro et techno de Mr.Deraspe (CA), Salut C’est cool (FR) et Mimetic (CH).

Il y a 18 ans déjà, soit en 1999, Mustapha Terki et Jacques Primeau démarraient le projet audacieux et innovateur de créer un festival de musique électronique à Montréal. Avant même que soit fondé le Piknic Électronik, îleSoniq, et même Mutek, MEG s’était donné le mandat d’offrir une chance inouïe à des artistes de talents, et souvent émergents, de se faire découvrir à Montréal.

Syzzors. Crédit : Sors-tu.ca

Syzzors. Crédit : Sors-tu.ca

C’est par sa programmation visionnaire que le MEG a su construire au court des années sa réputation. D’ailleurs, c’est à cet évènement que l’on doit la prestation de Justice en 2005, soit bien avant la notoriété qu’on leur connait aujourd’hui. On compte également plusieurs grosses pointures dans l’histoire du festival, entre autres, Tiga, M.I.A., James Murphy, Richie Hawtin, Chromeo, Brodinski, Santogold, Le Tigre, Gesaffelstein, pour ne nommer que ceux-là.

Officiellement majeur et vacciné!

Comme à l’habitude, le festival nous propose cette année des découvertes locales et internationales. Seulement, le mélange culturel France/Canada est particulièrement fort pour cette édition. Ainsi ont été invité pour l’occasion Superpoze (FR), Mansfield Tya (FR), Robert Robert (CA), Syzzors (CA), Fonkynson (CA), La Fine équipe (FR), et bien d’autres. Ayant connu un succès éclair en Europe, Superpoze est réputé pour livrer des sets électro mélodiques d’une forte sensibilité.

Ryan Playground

Ryan Playground

Et c’est loin d’être terminé, puisque MEG se déploie jusqu’au 31 juillet. D’ici là, il vous reste plusieurs soirées à découvrir. Le party de préouverture d’Osheaga s’annonce particulièrement chaud avec sa brochette d’artistes de talent. Au menu, le jeune producteur Tibe (CA), WYLN et ses créations hip hop et post-r&b ainsi que la chanteuse, modèle et productrice Ryan Playground (CA), connue de la scène montréalaise pour ses sets aux sonorités hip-hop et trap.

En attendant, pourquoi ne pas écouter la playlist du MEG juste ici ?

 

Musique
IMG_0768733

Galerie photo : Meiway & Le Zo Gang

Hier avait lieu la dernière soirée du Festival International Nuits d’Afrique et pour clôturer cette 30e édition, le festival avait invité Meiway & Le Zo Gang sur la scène Loto-Québec. Meiway, une des plus belles voix du continent africain, offrait aux spectateurs différents folklores du sud de la Côte d’Ivoire habillé de sons modernes.

 

Musique
Magnetic

Une performance magnétique

Vendredi dernier, le groupe Edward Sharpe and the Magnetic Zeros avait donné rendez-vous à ses fans au Métropolis pour un spectacle généreux et rassembleur.

C’est sans flafla que le leader du groupe, Alex Ebert, et ses musiciens sont entrés sur scène alors que les lumières de la salle n’étaient même pas encore éteintes. Vêtu d’une vieille redingote, de souliers orange, d’un bas rouge monté au genou comme un cycliste et coiffé d’un chignon dépeigné, le chanteur à l’origine de la formation du groupe affichait une dégaine nonchalante et un sens tout à fait théâtral sur scène. Buvant du vin et fumant, il représentait le stéréotype même de l’artiste bohème, alimentant l’effet d’un personnage pourtant extrêmement généreux à l’égard son public.

À de nombreuses reprises pendant le spectacle, Ebert s’est adressé directement à la foule. S’asseyant sur une caisse de son pour demander aux spectateurs dans les premières rangées quelles chansons ils aimeraient entendre ou descendant de la scène pour les faire chanter ou jouer des instruments.

Edward Sharpe

Au total, dix musiciens forment le groupe. Piano, guitare, batterie, contrebasse et cuivres se côtoient pour créer un ensemble impressionnant. La voix du chanteur tient différents registres allant d’une voix puissante et éraillée sur la pièce Life is hard à une voix haute perchée, presque nasillarde, sur Hot coals.

Le spectacle s’est terminé sur une version chorale de la célèbre pièce Home entonnée par un public conquis connaissant les paroles par cœur. Comme le groupe vit dans un bus de tournée, la chanson détient une signification encore plus importante aujourd’hui, aux dires du chanteur.

Pour le temps d’une soirée, leur maison, c’était Montréal.

Musique
Boy and bear / crédit : Frédérique Ménard-Aubin, Festival International de Jazz de Montréal

Quand l’Australie fait vibrer le Festival International de Jazz de Montréal !

Le 9 juillet, dans le cadre du Festival International de jazz de Montréal, le groupe australien Boy and Bear a offert une prestation intime et envoutante au Club Soda. L’audience composée d’à peine 200 personnes était plutôt discrète au tout début du spectacle, mais s’est vite laissée prendre par l’énergie désinvolte et contagieuse du groupe composé de cinq musiciens.

J’ai été surprise par leur énergie typiquement australienne qui se marie particulièrement bien à celle des Québécois. Probablement un certain son ou une certaine ambiance qui nous rappelle nos racines communes. Un son folk, mais moderne ainsi que des harmonies douces, mais puissantes.

Boy and bear / crédit : Frédérique Ménard-Aubin, Festival International de Jazz de Montréal

 

Le groupe a entamé le spectacle avec plusieurs chansons au rythme soutenu, un choix judicieux qui a ravi la foule. Mais c’est réellement en jouant les premières notes de la chanson Southern South, tirée de leur album Harlequin Dream sorti en 2013, que le groupe a conquis le public. En enchainant avec deux autres chansons du même album, le groupe Boy and Bear a bien compris que les spectateurs présents étaient de ceux qui les connaissaient et les chérissait. Pour ma part, c’était la première fois que je voyais le groupe en concert et c’est le bassiste David Symes qui m’a particulièrement charmé. Complètement habité par la musique, la tête couverte d’un chapeau, vêtu d’une simple chemise blanche et d’un pantalon noir moulant, celui-ci dégageait une énergie particulière qui a su retenir mon attention.

Le clou du spectacle a certainement été la reprise de la chanson Back to Black d’Amy Winehouse. Le groupe a entamé la mélodie bien connue de tous avec candeur et chaleur. Ils ont savamment interprété  le morceau en y apposant leur signature indie folk. Le chanteur Dave Hosking s’était visiblement approprié la chanson et sa voix s’y prêtait parfaitement.

J’espère sincèrement qu’à leur prochain passage à Montréal davantage de Québécois viendront découvrir leur musique. C’est un privilège d’écouter ce groupe de musiciens s’éclater et offrir une performance haute en couleur et en masculinité.

 

Crédit photo : Frédérique Ménard-Aubin, Festival International de Jazz de Montréal

 

Musique
Visuel-Nuits d'afrique

Voyage multiculturel et innovation au rendez-vous : Festival International Nuits d’Afrique

Le 12 juillet prochain, le Festival International Nuits d’Afrique soufflera ses 30 bougies. Une édition qui promet et qui réserve aux amoureux de la musique du monde, une programmation diversifiée et innovante pour célébrer cette 30e édition. Suivi de mon entrevue avec le porte-parole de l’évènement, Herby Moreau.

« Les Nuits d’Afrique est le festival qui ressemble le plus à Montréal par son aspect multiculturel. C’est un festival qui permet aux Québécois de souche et d’adoption de pouvoir voyager dans leur propre ville et de voyager en musique. C’est aussi une occasion de bouger et de s’éclater» mentionne Herby Moreau, porte-parole de la 30e édition du festival.

Moreau Herby480px

Moreau n’est pas à sa première fois en tant que porte-parole de l’évènement, toutefois, il avait passé le flambeau à d’autres pour mieux le reprendre en cette année bien spéciale. « Je fais partie de la famille de Nuits d’Afrique. C’était une année charnière et importante et ça me fait plaisir d’être de retour pour cette grande occasion! » mentionne-t-il.

L’évènement risque effectivement d’attirer la foule. La programmation  propose pas moins de 700 artistes venus de 35 pays différents, en passant des pays africains à l’Amérique latine. Plus de 110 concerts et activités prévues à l’horaire.

« Le festival s’effectue en 2 temps. Le 1er temps se déroule en salle. Des concerts sont présentés dans différentes salles de Montréal, dont le Balatou, le Métropolis, et la Sala Rossa. En 2e temps, à partir du 19 juillet, il y aura des concerts extérieurs gratuits tous les soirs, et ce pendant 6 jours », indique Moreau. Une 6e journée s’est ajoutée pour sa 30e édition afin de rendre à tous encore plus accessible la musique du monde. « Les concerts auront lieu au Parterre du Quartier des spectacles, en face de la Maison symphonique, dans le Village des Nuits d’Afrique. Il y aura aussi des kiosques avec de la nourriture et de l’art africain ainsi qu’un espace dédiée aux familles.», reprend-il. En effet, le Village Nuits d’Afrique a été agrandi et enrichi cette année pour donner une expérience unique aux festivaliers. On peut entre autres participer à des ateliers à ciel ouvert afin d’apprendre les rudiments des instruments traditionnels et danses africaines et latines.

Les festivaliers auront l’embarras du choix concernant les concerts. En effet, 8 séries de spectacles sont prévues dont une nouvelle catégorie qui a vu le jour cette année soit, la série « Les Voix du Monde ». Cette série met en lumière les artistes qui utilisent leur voix comme instrument de leur art. Chaque série propose un concept différent et célèbre toutes les tendances des musiques du monde en passant de l’electro-reggae à la pop métissée.

MANU_DIBANGO_500px

On ne peut passer à côté de l’hommage qui sera rendu à l’artiste emblématique Manu Dibango, père du célèbre titre Soul MaKossa, qui a grandement influencé l’histoire de la musique du monde et qui a été à maintes reprises parrain du festival. À noter à votre agenda, la performance de Rachid Taha le 13 juillet prochain. «Taha est une sommité en Afrique du Nord en matière de musique rïe. C’est les 30 ans des Nuits d’Afrique, mais c’est aussi les 30 ans du raï. Comme Taha est une bête de scène, ce sera tout un spectacle » mentionne Moreau. L’énergie puissante de Tabou Combo, le doux folk de Yael Naim et le blues touareg mystérieux de Faris font également partie des coups de cœur de la programmation d’Herby Moreau. Toutefois, le porte-parole se laisse aller à la découverte et s’imprègne par l’ambiance du festival.

Autre nouveauté cette année, le nouvel Espace Agor’Afrique. « L’Agor’Afrique offre une panoplie d’activités, des minis concerts, des ateliers participatifs. C’est une expérience immersive. Il y a vraiment des activités pour tout le monde. C’est une bonne façon de faire connaître une autre culture aux enfants québécois et de faire connaître la culture d’où ils viennent aux enfants de 2e génération qui n’ont pas eu la chance de retourner au pays » partage le porte-parole.

« Tout ça a commencé il y a 30 ans devant le Balattou et là, depuis quelques années, le festival a pris sa place au cœur du Quartier des spectacles», mentionne Moreau à propos de l’histoire de cet évènement maintenant reconnu sur la scène internationale.

Pour en savoir plus sur la programmation du Festival International Nuits d’Afrique qui aura lieu du 12 au 24 juillet prochain au Quartier des spectacles, rendez-vous sur La Vitrine.

 

 

 

Musique
IMG_7205733

Galerie photo : Fête nationale du Québec à Montréal

Le 23 juin dernier sur la Place des Festivals se tenait le traditionnel spectacle pour la Fête nationale du Québec. Animé par Louis-José Houde, de nombreux artistes en solo ou en duo ont donné tout qu’un spectacle ; Yann Perreau, Les Soeurs Boulay, Brigitte Boisjoli, Éric Lapointe et son protégé Travis Cormier de La Voix, Jean-Pierre Ferland, Koriass et Samian.

Musique