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Mile Ex End, bientôt près de chez vous!

Au cas où vous ne l’auriez pas encore remarqué, un nouveau festival de musique fait son entrée à Montréal les 2 et 3 septembre prochain, mesdames et messieurs, veuillez accueillir le Mile Ex End. Cette première édition promet de frapper fort, déjà par son emplacement, loin de la centralisation du quartier des spectacles, au coeur même de la ville. Localisation de choix, située à mi-chemin entre le chic Mile End, le Mile-Ex, la Petite-Italie et Rosemont-La-Petite-Patrie, le Mile Ex End se déroulera dans un lieu inusité qui offre un mélange urbain et sauvage bien Montréalais, j’ai nommé: le Viaduc Van Horne. C’est donc sous le pont que seront positionnées les deux scènes qui feront résonner ces quartiers montréalais la fin de semaine prochaine pour quarante-huit heures. Outre sa position intéressante, les têtes d’affiche le sont tout autant et offrent un beau mélange québécois et international. On compte parmi la vingtaine d’artistes : Patrick Watson, Andy Shauf, Kid Koala, Cat Power, City and Colour, Godspeed You! Black Emperor, Suzanne Vega, Charlotte Cardin et j’en passe! Un beau mélange d’artistes reconnus et de la relève musicale! D’ailleurs Suzanne Vega, qui célèbre le trentième anniversaire de son album Solitude Standing (Tom’s Diner et Luka) interprètera son intégral pour l’occasion!

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De nombreux camions de rue, bar et table à pique-nique sont prévus pour assurer une ambiance festive et aussi familiale au site. Il ne reste plus qu’à espérer du beau temps pour la fête du Travail si vous avez déjà vos billets, sinon dépêchez-vous de vous en procurer! Vous ne voudrez certainement pas manquer la première édition prometteuse du nouveau festival de la rentrée!

 

 

 

 

Musique
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MUTEK : quelques suggestions

L’été tire déjà à sa fin et la perspective de retourner travailler vous hante? Heureusement, le festival de créativité numérique et de musiques électroniques MUTEK déménage cette année du 22 au 27 août question de terminer la saison estivale en beauté sous le soleil chaud d’août !

Pour la 18ème édition, plus de 120 artistes répartis dans les 20 programmes seront répartis dans le Quartier des spectacles notamment à la Société des arts technologiques et au Métropolis.

Il convient de dire qu’avec une telle programmation, faire son choix – néophyte ou pas – peut s’avérer un exercice ardu. Voici quelques suggestions qui sauront (nous l’espérons) vous guider afin de passer un festival sous le signe de la découverte et de la fête.  La semaine qui s’en vient s’annonce complètement éclatée et on a très hâte!

Max Cooper  

Le coup d’envoi du festival sera donné le mardi 22 août à la Société des arts technologiques [SAT] par Max Cooper avec Emergence, une performance audiovisuelle spectaculaire sur le thème de la biotechnologie.

Daphni aka Caribou au Métropolis

Lors de la soirée du mercredi, le Métropolis accueillera un long DJ set exclusif de Daphni, l’artiste connu également sous le nom de Caribou, qui sera placé directement sur la piste de danse, baigné dans des éclairages sur mesure.

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Robert Henke présente Lumière III

En première et exclusivité nord-américaine Lumière III de l’artiste phare Robert Henke aussi connu sous le nom de Monolake, un projet haut en couleur, fusionnant lasers, données et son techno.

N.A.A.F.I  

Découvrez l’univers subversif de la culture DJ de Mexico à travers les talents décalés de NAAFI (“No Ambition And Fuck-all Interest”) et leurs explorations décapantes de la techno, du hip hop et de la pop, lors de la soirée Inter_Connect México le jeudi 24 août.

Soirée House avec Zip

Le festival culminera lors de l’événement du samedi qui se poursuivra jusqu’à 6h du matin avec le célèbre DJ allemand et fondateur du label Perlon, Zip. À ses côtés : DeWalta & Shannon, Detroit Swindle, Fred P et EOP.

 Scène extérieure

La scène extérieure gratuite sur l’Esplanade de la Place des Arts sera animée du mercredi 23 au vendredi de 17h à 23h et le samedi de 15h à minuit ! Une programmation thématique vous emmènera à travers les scènes créatives de Londres, Mexico, Barcelone et Berlin tout en proposant une programmation locale. Camions de rue, mobilier design et bars s’y retrouveront pour agrémenter le tout ! Profitez également d’une pause dîner en musique avec les Audio Lunch du mercredi au vendredi.

L’article a été rédigé par l’équipe du festival MUTEK

Musique
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Qui n’apprécie pas la musique sous les étoiles ?

Félicia Balzano, directrice commandites et partenariats stratégiques à La Vitrine prend d’assaut notre blogue afin de nous donner ses impressions sur le spectacle Kent Nagano & l’OSM au Parc Olympique.

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Photo prise par Jimmy Bouchard

C’est sous un ciel dégagé qu’avait lieu hier soir, le coup d’envoi de la Virée classique de l’Orchestre symphonique de Montréal! Pour une sixième année consécutive, l’OSM présentait en plein air un fabuleux concert gratuit sur l’Esplanade financière Sun Life du Parc Olympique. Forte de son succès, cette édition 2017 a rassemblé plus de 30 000 personnes!

C’est le comédien André Robitaille qui salue la foule entassée sur le parterre de l’Esplanade financière Sun Life présente pour écouter et voir cette œuvre touchante qu’est « Porgy and Bess » de Gershwin. Ravi de présenter l’œuvre qu’attendent les milliers de spectateurs, il salue humblement la présence des réfugiés, installés au Stade Olympique depuis quelques jours, mêlés à la foule pour partager un moment musical hors du commun!

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Photo prise par Jimmy Bouchard

C’est avec beaucoup de plaisir que je découvre ce concert orchestré par Maestro Nagano accompagné de plus d’une cinquantaine de musiciens, d’un chœur de soixante chanteurs et de plusieurs solistes aux voix les plus puissantes les unes que les autres. Je dois avouer que suis particulièrement séduite par les puissantes voix du basse Will Liverman dans le rôle de Porgy et de Marie-Josée Lord dans le rôle de Bess, alors que le public semble tout à fait conquis par le chant, aux accents jazz, et les mouvements de jambes du ténor Gardy Fury.

Bref, une fabuleuse soirée tout en musique sous les étoiles!

Sur ce, je vous souhaite une fabuleuse Virée Classique! Ne manquez pas les nombreux concerts à prix doux offerts par l’OSM à travers la métropole toute la fin de semaine.

Article rédigé par Félicia Balzano, directrice commandites et partenariats stratégiques à La Vitrine

Musique
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Festival Présence autochtone

À chaque année, lorsque le début du mois d’août arrive et que le maïs est un délice, je découvre, sur la Place des Festivals, tout un éventail de cultures, de saveurs et d’artisanats en provenance des Premières Nations du Canada et des Amériques. C’est pendant le Festival Présence autochtone qu’on peut découvrir, entre autres, des œuvres cinématographiques qui abordent les réalités, l’imaginaire et les mythes des peuples habitant des territoires autochtones parfois « non cédés », comme c’est le cas de Tiohtià:ke (Montréal en langue Mohawk), lieu de rassemblement et de commerce. À chaque année, c’est une occasion unique pour moi de faire le point sur les tendances et les réalités des communautés qui y sont conviées et d’être témoin de leurs prestations artistiques. Il y a tant à découvrir devant le grand tipi, la tortue, les caribous et les sapins baumiers qui modifient si agréablement cette place montréalaise rebaptisée Place du Makushan l’année dernière, selon un acte de Toponymie sauvage, qui signifie « place de la fête ». Le moment fort de cette année a été Ioskeha et Tawiscara : le grand Jeu de la création, théâtre épique inspiré de la cosmogonie traditionnelle avec des marionnettes géantes, danseurs et musique des Buffalo Hat Singers et du DJ Ziibiwan.

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Pour la septième édition, le défilé de l’amitié Nuestroamericana démontre que Montréal est la ville par excellence où se rassemblent et se côtoient des gens venant de tous les horizons et qui montre avec fierté les coutumes issues de leurs identités singulières.

Le mardi 8 août à Concordia, François Girard va nous parler du film emblématique du 375e anniversaire de Montréal : Hochelaga, terre des Âmes en présence de collaborateurs autochtones. C’est une rencontre que je ne manquerai pas et qui est dans l’esprit de ce festival! Les films au programme sont des fenêtres ouvertes sur le monde et en plus, certaines séances sont gratuites. J’ai hâte de découvrir le documentaire Rumble, the Indians who rocked the World le mercredi 9 août au Cinéma du Parc – un des films qu’il faut voir. Pour clore les festivités, rendez-vous à 23 h au Catalyseur d’imaginaires urbains le mercredi 9 août.

Article rédigé par Jacques Galois

Variétés
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Éclatées et colorées, les belles surprises du Festival International Nuits d’Afrique

Du punk rock malgache avec The Dizzy Brains, de l’électro hip-hop aux influences nord-africaines signé King Abid et des percussions afro-latines avec Ramon Chicharron, les soirées musicales du Festival International Nuits d’Afrique ont en commun la promesse de mettre le feu à la place des arts du 11 au 23 juillet prochain.

Exit les stéréotypes, la musique présentée dans le cadre de Nuits d’Afrique n’est pas exclusivement de la musique faite sur le continent africain. Au contraire, il faut voir plus large car, après tout, on parle tout de même de musique du monde.

« Ce que j’ai trouvé fascinant et qui cette année est encore renforcé, c’est que Nuits d’Afrique ce n’est pas nécessairement que des artistes africains, mais plutôt ayant l’Afrique comme racine ou comme forme d’inspiration, qu’ils soient d’Afrique, d’Amérique latine, ou en Europe… » – explique Bïa, porte-parole de la 31e édition du festival

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C’était un mercredi pluvieux, comme on a un peu trop vu dernièrement à Montréal, je me rendais à la rencontre de la porte-parole du festival aux côtés d’Herby Moreau, la chanteuse brésilienne Bïa.  J’arrive au café iranien Byblos et déjà l’ambiance exotique redonne un peu de chaleur à cette journée.

En sirotant un thé, Bïa me raconte son histoire d’amour avec le festival qu’elle a découvert en 2013. Un peu « tardivement » avoue-t-elle, mais depuis, elle ne manque pas une occasion de visiter les soirées au Club Balattou où, après 23h, les festivaliers peuvent découvrir des performances intimes : « C’est vraiment une soirée découverte pour les gens qui n’ont pas les moyens ou le temps d’aller voir plein de spectacles. J’ai découvert l’esprit du festival Nuits d’Afrique en le vivant comme ça. » C’est aussi à Nuits d’Afrique qu’elle a rencontré sa complice Mamselle Ruiz avec qui elle présente cette année leur nouveau projet Bandidas.

Les têtes d’affiche

En survolant la programmation, on constate rapidement qu’elle n’est pas que de découvertes, elle est aussi accompagnée de grands noms associés à la musique du monde. On le répète peut-être peu, mais Nuits d’Afrique est un festival qui se démarque à l’international. Pour Bïa, aucun doute :

« C’est vraiment un des plus gros festivals de World music du monde. Ça a vraiment pris de l’expansion autant dans les spectacles en salle avec des gros noms comme Amadou et Mariam, Ben l’Oncle Soul que j’adore, aussi la chanteuse tunisienne Emel Mathlouthi. »

Pour ceux qui se le demande, Amadou et Mariam est un couple d’aveugles d’origine malienne qui ont joué partout dans le monde, que ce soit Paris ou Tombouctou.

Ben l’Oncle Soul a fait ses débuts à Montréal avant de conquérir le monde dès 2010 avec son album éponyme Ben l’Oncle Soul. Il a aussi fait l’ouverture du Festival de Jazz de Montréal en 2011.

La chanteuse Emel Mathlouti est considérée comme une importante figure du printemps arabe et de la révolution tunisienne en 2012. Sa chanson « Kelmti horra» (My Word is Free) l’a amenée à performer sur la scène de la cérémonie du prix Nobel de la paix à Oslo en 2015.

Pour en savoir plus sur le Festival International Nuits d’Afrique, c’est ici.

 

Musique
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«You do not have to sit there quiet»

Le Harlem Gospel Choir, l’une des plus, sinon la plus légendaire chorale gospel des États-Unis, donnait le 30 juin dernier, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, un concert dans le cadre du Festival international de Jazz de Montréal. La chorale, qui existe depuis maintenant trente et un ans, a livré une représentation, tout en force et en simplicité, pendant quatre-vingt-dix minutes qu’on ne voit franchement pas passer!

Dès l’ouverture du spectacle nous sommes avertis, « you do not have to sit there quiet », notre présence n’est pas une invitation à la contemplation. De toute façon, impossible de rester impassible devant cette chorale de neuf talentueux et dynamiques chanteurs. Leur énergie est inépuisable, aussi forte et imposante que leurs voix, que vous soyez venu seul ou accompagné, vous n’hésiterez pas à chanter et voir même à danser avec votre voisin. Ce spectacle est une ode à la joie de vivre, au partage et il se dégage un puissant sentiment de communion avec toute la salle.

Leur répertoire s’étend du classique Happy Day jusqu’à Happy de Pharell William, en passant par Celebration de Kool and The Gang. Les chansons y sont majoritairement très rythmées à l’exception de leur version de Amazing Grace. La représentation comprend tout de même de nombreux intermèdes, ces petites pauses sont utilisées notamment pour parler de leur travail de collecte de fonds pour la fondation Operation smile, mais aussi afin de faire participer le public. Vous avez été averti, le Harlem Gospel Choir aime et raffole d’un public participatif et communicatif. Ainsi, l’ensemble interagit à différents moments avec le public et permet même à certains spectateurs de pousser un peu la note lors d’une sorte de karaoké improvisé. Plutôt risqué, mais à l’instar de refroidir la salle ou du moins les spectateurs sélectionnés, ce moment donne à entendre et à voir des gens généreux et plutôt talentueux!

Si vous n’avez pas vu le Harlem Gospel Choir, je vous recommande de ne pas les manquer lors de leur prochain passage à Montréal. Heureusement pour vous quelque chose me dit que nous les reverrons très vite.

Musique
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Le fantastique de Yann Perreau

Les Francofolies de Montréal battent leur plein dans le Quartier des spectacles. Parmi les 180 spectacles extérieurs gratuits, Yann Perreau a illuminé la soirée de lundi dernier.

Comme toutes les radios, j’ai passé l’été 2016 à hurler « J’aime les oiseau-au-au-au-au-au-au », mais plus que d’entonner ce joyeux hymne au ras-le-bol, j’ai écouté en boucle l’album Le fantastique des astres de Yann Perreau. J’avais manqué tous ces passages à Montréal depuis la sortie de cet album. Il n’était donc pas question que rate son spectacle gratuit aux Francofolies.

Après une journée caniculaire frôlant les 40 degrés, une brise fraîche a finalement soufflé sur la rue Jeanne-Mance alors que le chanteur est monté sur scène arborant lunettes noires et chapeau à rebord dans un hommage au défunt Leonard Cohen. De Dance me to the end of love la mélodie s’est doucement fondue en l’énergique Baby boom de Perreau. Et de l’énergie, il en dégageait à la tonne. Courant, dansant et sautant sur scène, il en menait large pour enthousiasmer le public jusqu’à s’intégrer à lui en portant sur son dos un système de caméra qui projetait son image sur scène pendant la chanson Conduis-moi.

D’abord rejoint sur scène par la chanteuse Laurence Nerbonne pour l’accompagner à chanter Le train yaya de la nuit, Philippe Brach a suivi, jouant le fou furieux pendant Le bruit des bottes pour finalement être rejoint par Pierre Kwenders et son swag légendaire, torse nu, dans un kimono au fini métallique pour Faut pas se fier aux apparences. Les trois invités ont également interprété chacun une chanson de leur répertoire respectif.

Après avoir entonné en chœur J’aime les oiseaux, la foule s’est laissé emporter au rappel par la jolie balade T’embellis ma vie. Après avoir chanté les paroles « viens donc te baigner tout nu » un mouvement de foule venu de la gent féminine s’est fait sentir et Yann Perreau a pris le temps de raconter une anecdote où une spectatrice lui avait lancé un soutien-gorge lors d’un autre spectacle… pour finalement s’en faire lancer un à nouveau. Une nouvelle tradition est née?

Comme un corps céleste, Yann Perreau a su nous attirer autour de son orbite et nous faire voyager dans son univers.

Ce spectacle sera télédiffusé sur les ondes de Radio-Canada le 3 septembre prochain.

Musique
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Double frisson

Le théâtre Maisonneuve de la Place des Arts accueillait le 14 juin dernier Louis-Jean Cormier et Martin Léon en programme double. Deux spectacles, une seule soirée, double plaisir.

 Je crois que tout le monde qui s’est présenté au théâtre Maisonneuve mercredi dernier ne savait pas exactement à quoi s’attendre de cet événement présenté dans le cadre des Francofolies. Les seuls programmes double auxquels j’avais assistés dans ma vie se traduisaient par un sac de réglisses,  une voiture, des superhéros américains et des singes génétiquement modifiés au ciné-parc. Un programme double incluant Louis-Jean Cormier et Martin Léon ? À des milles des blockbusters estivaux.

Première partie

 Ce sont deux spectacles bien distincts que le public a pu apprécier. Même si Louis-Jean Cormier se plaisait à dire qu’il faisait la première partie de Martin Léon, c’est un spectacle complet de 1h30 qu’il a présenté. Bien plus qu’un simple amuse-bouche.

De l’humour, de l’intelligence, de la répartie; Cormier a mis les spectateurs dans sa poche dès le début du spectacle. Cette formule solo, où il n’est accompagné sur scène que par sa guitare, a été créée pour se déplacer dans les petites salles de la province, pour jouer des chansons « déshabillées ».

Si le public semblait un peu gêné de chanter dans la prestigieuse salle, l’auteur-compositeur-interprète a su le dérider en lui offrant une leçon de musique pour le faire jouer aux choristes sur Tout le monde en même temps. Il s’est également rappelé sa première fois à la Place des Arts avec Karkwa en interprétant Moi léger, au grand bonheur des nostalgiques du défunt groupe.

Un rappel à une première partie ? C’est la magie de Louis-Jean Cormier qui a interprété une nouvelle chanson et donné les derniers frissons de sa prestation pendant Deux saisons trois quarts.

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 Deuxième partie

 Le second spectacle de la soirée a débuté à 22h00. Et ce fut du costaud. Martin Léon, aussi décontracté qu’à l’habitude, s’est présenté sur scène accompagné de neuf musiciens. Pianiste, harpiste, guitariste (en la personne de Louis-Jean Cormier) flûtiste, choristes et j’en passe! On allait assister à un événement musical de grande envergure.

Ceux qui ont vu la série carte blanche de Martin Léon au théâtre de Quat’sous, il y a quelques années, ont reconnu une mise en scène semblable avec ses présentations vidéo et photo de ses récits de voyage asiatique, mais en formule beaucoup plus élaboré.

Continent ayant marqué la création de l’album Les atomes, l’artiste a raconté les anecdotes l’ayant inspiré. Les spectateurs ont également eu droit à une explication poétique et scientifique de l’atome menant à la chanson Va savoir pourquoi et à un karaoké sur le plus ringard des films asiatiques pendant C’est ça qui est ça.

Martin Léon a enveloppé tout le théâtre Maisonneuve de sa poésie jusqu’à lui mouiller les yeux pendant J’aime pas ça quand tu pleures chanté simplement et intimement, accompagné seulement d’une guitare et d’un violoncelle au bord de la scène pendant que le reste de l’orchestre avait quitté en coulisse.

Dans une ultime chanson, ce programme double a été couronné par un duo tout en douceur de Louis-Jean Cormier et Martin Léon en version acoustique pour Je redeviens le vent.

Des frissons pendant trois heures… et on en aurait redemandé encore.

Musique
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Galerie photo : Ma Première Place des Arts 2017

Mardi dernier avait lieu la finale du concours Ma Première Place des Arts à la salle Claude-Léveillée de la Place des Arts. Les finalistes de cet événement phare de la relève en chanson d’expression française aux Québec organisé par la Société pour l’avancement de la chanson d’expression française (SACEF)  étaient :

Catégorie interprète
Jérémie Roy
Gertrude Létourneau
Viola Ferrando

Catégorie auteur-compositeur-interprète
Marc-Antoine Beaudoin
Tom Chicoine
Valérie Poulin

Catégorie groupe
Escabo
Belshazzar

Les gagnants de la 23e édition de Ma Première Place des Arts sont Viola Ferrando, Marc-Antoine Beaudoin et Belshazzar.

Galerie-photo par Renaud Vinet-Houle.

 

Musique
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Jain : bombe d’énergie

Pour son deuxième passage à Montréal, l’auteure-compositrice-interprète Jain a enflammé la scène du théâtre Corona mardi dernier.

Depuis l’été dernier, dès que le soleil brille, ou que j’ai envie de le faire apparaître, je mets du Jain à tue-tête. Son premier album Zanaka, qui lui a valu le prix de révélation de l’année aux Victoires de la musique en France, possède ce je-ne-sais-quoi qui me donne irrésistiblement envie de danser. En me dandinant devant mon ordinateur ou en tambourinant sur le volant de ma voiture, la pop groovy de la jeune femme assure un sourire dans mon visage… et sur celui des gens qui me voient danser dans mon auto.

Originaire de Toulouse en France, Jain (prononcé à l’anglaise comme Jane) a aussi grandi en Afrique à cause des voyages de son père pour le travail. L’influence est indéniable. On retrouve dans sa musique ce son africain mêlé à de la soul, du reggae et à une bonne dose de rythme conçu pour faire danser les foules.

Et c’est ce qui s’est passé au Corona cette semaine. Dans une salle à guichet fermé, Jain a su faire bouger les spectateurs dès la première chanson, jusqu’à la toute dernière. En nous faisant taper des mains, agiter les doigts dans les airs, danser, sauter et chanter, elle a su transmettre son énergie à un public charmé. Et de l’énergie, elle en dégage. S’adressant à la salle entre chaque chanson, elle s’exclamait de « Êtes-vous chauds Montréal? » ou de « Êtes-vous prêts à danser? ». Son look de petite fille sage arborant une robe noire à col Claudine, contraste complètement avec sa présence éclatée sur scène.

La jeune artiste de 25 ans a aussi gardé de beaux moments d’émotion, entre autres, lors de la chanson All my days ou lorsqu’elle a interprété une chanson, jamais sortie sur son album, écrite pour Paris à la suite des attentats du Bataclan en levant les doigts en signe de victoire devant les éclairages représentant le drapeau français.

Comme partout où elle passe, Jain a encore conquis le public qui l’attendra pour son prochain passage, en espérant un nouvel album pour un spectacle encore plus long.

Le prochain spectacle de Jain à Montréal sera le 4 août pendant le festival Osheaga.

Musique
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Entrevue avec le directeur général de la SACEF

Entrevue avec Jocelyn Ménard, Directeur général de la SACEF (Société pour l’avancement de la chanson d’expression française) responsable de l’événement “Ma première place des arts”

  1. En quelques mots, comment décririez-vous cette 23ème édition de Ma Première place des arts ?

Cette édition est définitivement sous le signe du changement. Avec une nouvelle identité visuelle, un nouveau site web et l’ajout d’une nouvelle catégorie au concours, nous tenions à représenter au mieux la diversité et la créativité de la chanson au Québec.

  1. On demande aux participants de faire preuve d’audace, en quoi la programmation de cette année en fait-elle preuve ?

Il y a énormément de belles propositions cette année! Des créations audacieuses, des compositions singulières et originales et des artistes avec beaucoup de personnalité. L’ensemble apporte un vent de fraicheur et de la couleur à la programmation.

  1. Pour la première fois cette année, on ouvre le concours aux groupes. Cela venait d’une forte demande du public ou par envie de diversifier?

C’est moi en fait qui a poussé pour faire entrer cette catégorie. Ayant été membre de plusieurs groupes musicaux moi-même, je trouvais important que les groupes soient représentés et aient accès au concours. Sans compter le fait aussi que ceci reflète encore mieux ce qui se passe actuellement sur la scène musicale.

  1. Parlez-moi des mentors choisis pour cette édition, en quoi ceux-ci se démarquent-ils par leur expérience ? Qu’apportent-ils spécifiquement aux participants

Nous choisissions toujours nos mentors en fonction de leur crédibilité et de leur légitimité et je pense que pour la plupart, leur participation au concours est perçue comme redonner à la chanson ce que la chanson leur a donné. Plus spécifiquement, on peut penser à des astuces au niveau de la présence scénique, des enjeux du milieu, d’une tournée, des sacrifices qu’ils auront à faire. Sans parler des conseils musicaux et vocaux qu’ils peuvent donner aux participants.

  1. Pouvez-vous nous nommer un défi ou un enjeu survenu cette année dans la préparation de la programmation?

Nous avons eu plusieurs beaux défis cette année. Allant de la contrainte d’espace en début de parcours avec la salle Claude Léveillée, à la mise en place de notre nouveau système d’inscriptions en ligne.

  1. D’année en année, considérez-vous que l’intérêt pour la chanson francophone se développent /augmentent?

Je crois que nous sommes présentement dans une industrie qui n’a pas peur de prendre position et d’être créative. Nous avons une relève très inspirante qui est à l’écoute de son époque. Tout cela contribue à faire rayonner la chanson francophone auprès du public. Toutefois, en chanson, il y a des cycles, des années et des styles qui suscitent un intérêt plus important que d’autres auprès du public.

  1. Personnellement, êtes-vous un grand consommateur de musique ?

Je consomme énormément de musique et de tous les styles! Nous avons la chance ici à la SACEF de recevoir plusieurs albums dans le cadre de nos fonctions et je me fais un plaisir de tous les écouter. Je n’ai pas peur d’ouvrir mes horizons musicales et c’est un aspect important de mon travail que de rester connecté sur ce qui se crée en musique.

  1. Quelle est votre plus récente découverte musicale ?

J’ai un véritable coup de cœur actuellement pour Klo Pelgag. C’est une artiste créative et atypique qui sort complètement du moule. J’adore son style. Je trouve aussi très inspirante la fougue et l’audace d’Antoine Corriveau, le côté « habité» de Safia Nolin et les propositions musicales originales de Philippe Brach.

  1. En quelques mots, que pourriez-vous dire à un futur participant afin de le convaincre de participer à Ma première place des arts ?

C’est une expérience unique et un incontournable pour quiconque souhaite tenter sa chance dans le domaine musicale. Non seulement les participants auront l’honneur d’être entouré et épaulé par de véritables ambassadeurs de la chanson, mais c’est aussi la chance pour eux de s’outiller à repousser leurs limites et de prendre le contrôle de leur destinée.

  1. À quoi peut-on déjà s’attendre pour le spectacle de la finale?

Une performance de Klo Pelgag, plusieurs interprétations, du talent à revendre, en bref, on n’aura pas le temps de s’ennuyer!

Trois interprètes, trois auteurs-compositeurs-interprètes et deux groupes accèderont à la finale.

La finale de Ma Première place des arts se déroulera le 2 mai prochain à la cinquième salle de la Place des arts.

 

 

Musique
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Sophie Pelletier

Dans sa rubrique « Artistes à la trace », le Lèche-Vitrine suit un artiste dans la planification ou la réalisation de son œuvre, qui vient partager des moments privilégiés et en toute intimité avec les lecteurs. L’instant d’un ou de plusieurs billets, l’artiste ou le collectif artistique partage des confidences, des réflexions, des photos et des vidéos personnelles, invitant les lecteurs à découvrir leur univers de création.

Cette fois : Sophie Pelletier

Wow! Toute une année qui vient de se passer! Une année recroquevillée dans un cocon créatif avec ma belle équipe de collaborateurs et mon réalisateur. Je dois dire que mon petit côté sauvage a été amplement comblé pendant ce processus où on a construit, déconstruit et reconstruit des chansons. Tout ça dans le but de confectionner le meilleur album possible. Maintenant, la sauvage laisse place à la fille du monde, celle qui aime les humains et qui est très heureuse de les retrouver.

Je suis entourée de nouveaux musiciens pour présenter mes nouvelles chansons dans mon nouveau spectacle. Ça fait beaucoup de nouveau, je suis d’accord. Certains pourraient penser que ça peut être déstabilisant autant de changement, mais non! Je vis très bien avec ça! On a présenté les deux premiers spectacles de ma tournée Météores dans la région de Québec le week-end dernier et j’ai vécu des moments merveilleux. Ça faisait longtemps que je n’avais pas trippé comme ça. Ça me donne une immense dose d’énergie pour les spectacles à venir et le prochain c’est dans le cadre des Week-Ends de la chanson Québecor organisés par la Société pour l’avancement de la chanson d’expression française (SACEF). J’ai participé à ce beau programme l’an dernier et j’ai adoré l’expérience. La petite salle de la Place des Arts est si chaleureuse et plaisante à jouer! Je ne me peux plus! Rendez-vous le 18 mars!

Musique
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On fait le Oobopopop!

Le 1er mars dernier, dans le cadre de Montréal en Lumière, c’était soir de première montréalaise pour le groupe Valaire au Club Soda qui s’est rapidement changé en piste de danse tropicale!

Le chanteur Kahli Abdu a d’abord réchauffé la salle en première partie et a donné le ton à une soirée qui s’annonçait complètement groovy.

Si Valaire, ou Misteur Valaire jusqu’à tout récemment, a perdu la moitié de son nom, il n’a absolument rien perdu de son énergie sur scène. Enchaînant les pièces de son dernier album aux accents tropicaux Oobopopop, les garçons originaires de Sherbrooke ont fait danser la foule de la première à la dernière note grâce à leur électro soul pleine de cuivres. Le groupe a également repris quelques succès de son album Golden Bombay paru en 2010, au grand plaisir des spectateurs qui entonnaient les paroles. La température a monté d’un cran lorsque les collaborateurs de l’album Alan Prater et Pierre Kwenders sont montés sur scène pour se joindre au spectacle, maintenant devenu party.

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Et visuellement ? Des panneaux lumineux diffusant des messages, des vestes exotiques, des combinaisons d’aviateurs et… des surprises. De quel genre ? Vous savez ces grands bonshommes soufflés qui bougent dans tous les sens et qui sont souvent mis pour attirer l’attention près des centres commerciaux ? De ce genre-là. Qui se déploient soudainement pendant une chanson. Un beau clin d’œil kitsch qui soulève une foule. Ou encore, après une pause de quelques minutes, les garçons sont revenus sur scène avec des marionnettes géantes à leur effigie qui ont parcouru la salle de main en main.

Pendant cette soirée, on a dansé, on a chanté, on a sauté et on a eu chaud. C’est ça Valaire!

Ils sont présentement en tournée. Ils seront de passage le 1er avril à La Chasse-Galerie.

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Une soirée groovy

Jeudi dernier, Samito et Laurence Nerbonne ont partagé la scène de l’Astral, dans le Quartier des spectacles, dans le cadre du festival Coup de cœur francophone pour une soirée endiablée.

Nous avons eu la chance d’assister à deux spectacles hier plutôt qu’une traditionnelle première partie qui précède généralement le programme principal de la soirée. C’est Samito qui a d’abord chauffé la salle avec son groove mélangeant à la fois la pop, l’électronique et les rythmes traditionnels africains. Cet artiste originaire du Mozambique a été sacré Révélation Radio-Canada 2015-2016.

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Samito génère une énergie à l’état pur qu’il projette au public avec ses rythmes chauds. Sincèrement, une des belles découverte de l’année. Difficile de ne pas sautiller sur sa chaise ou carrément de se lever pour se mettre à danser. Malheureusement, la salle, en formule cabaret, se prêtait peu à ce type de spectacle qui aurait gagné en intensité si la foule s’était mise à se déhancher. On avait bien laissé un espace devant les tables pour que le public y danse, mais seulement quelques courageux ont défié leur timidité et foulé la piste vers la fin de la prestation.

Laurence Nerbonne a pris la relève par la suite. Ex-membre de la formation Hotel Morphée, elle a lancé dernièrement son album solo XO rempli de sons électro-pop contemporains. Elle fut aussi nommée Révélation Radio-Canada pour l’année 2016-2017.

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Avouant au public dès le départ qu’elle revenait d’un camp de création où elle avait dormi neuf heures en trois jours, elle n’en a pourtant rien laissé paraître dans son interprétation juste et énergique. Plus on avançait dans la soirée, plus Nerbonne est devenu volubile y allant de réflexions et d’anecdotes. Un spectacle trop court qui aurait lui aussi mérité un plancher de danse.

Le festival Coup de cœur francophone se poursuit jusqu’au 13 novembre.

Musique
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Le coup de cœur Avec pas d’casque

L’édition 2016 du festival Coup de cœur francophone s’ouvrait jeudi dernier au Club Soda avec le groupe Avec pas d’casque qui a livré une performance intimiste et enveloppante.

On soulignait plusieurs anniversaires pendant cette soirée d’ouverture : les 30 ans de Coup de cœur francophone, les 15 ans du label Dare to care et les 10 ans d’union d’Avec pas d’casque. Stéphane Lafleur et sa bande ont joliment célébré ces événements devant une salle remplie à ras bord.

La soirée s’est amorcée avec la douce musique de Catherine Leduc, ex-Tricot Machine, en première partie qui a « cassé » quelques nouvelles chansons. Avec un brin de nervosité qui a occasionné des débuts de chanson un peu ratés, mais qu’on ne peut que pardonner à la charmante jeune femme.

Catherine Leduc Crédit photo: Jean-François Leblanc

Catherine Leduc Crédit photo: Jean-François Leblanc

Les membres d’Avec pas d’casque sont montés sur scène devant leur public attentif pour entamer leurs chansons au folk aérien. Quatre ans après la sortie de l’incontournable album Astronomie, on retrouve dans leur nouvel opus Effets spéciaux cette même poésie du quotidien singulière qui prend au cœur par sa simplicité.

Spectacle plutôt minimaliste, le public est rapidement entré dans l’intimité du groupe, lui offrant une qualité d’écoute exceptionnelle et provoquant même des moments de communion. Soit, en entonnant en chœur les paroles de La journée qui s’en vient est flambant neuve ou dans un moment de grâce où le chanteur Stéphane Lafleur a demandé de répéter une mélodie de gorge, que même les plus orgueilleux pouvaient chanter sans que ça paraisse, qui s’est prolongée tout au long de la pièce Hu-hum, et même lorsque la musique a cessé. Un moment émouvant où le Club Soda s’est réuni dans une seule voix.

Avec pas d'casque Crédit photo : Jean-François Leblanc

Avec pas d’casque Crédit photo : Jean-François Leblanc

On a souvent ri pendant ce spectacle. Stéphane Lafleur, très drôle pendant ses interventions, a entre autres rappelé de tourner son matelas de côté et de changer ses piles de détecteur de fumée au changement d’heure avant la chanson Il fait noir de bonne heure. Il a également réalisé des entrevues de match avec les membres du groupe pour avoir leurs impressions de leur performance « à chaud », à la manière de joueurs de hockey.

Une soirée d’ouverture qui a réchauffé les cœurs du mois de novembre et qui promet une belle édition du festival.

Coup de cœur francophone se poursuit jusqu’au 13 novembre.

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