Archeo-Aventure-Famille3

Notre Top 5 de la relâche

Qui prend vraiment des vacances pendant la semaine de relâche? Même durant un séjour dans le Sud, je ferais toutes les activités inscrites au programme : de quoi être épuisée à mon retour. Je n’ai jamais vraiment compris les termes « semaine de relâche ». Bien au contraire, pour moi c’est le moment où je peux tout voir et tout faire de ce que la grande métropole a de mieux à offrir. Alors, voici mon Top 5 des sorties culturelles montréalaises à faire en famille durant cette « semaine de relâche » et qui ne plairont pas seulement à vos enfants!

1-Devenir pirate ou archéologue au Musée Pointe-à-Callière

Cette année, le Musée Pointe-à-Callière déborde d’activités pour la semaine de relâche. Ces activités sauront aussi plaire aux grands! Dans le cadre d’une expo-découverte, les enfants pourront entrer dans l’univers des pirates et des corsaires, ceux qui menaient de rudes batailles sur le fleuve Saint-Laurent dans le temps de la Nouvelle-France. Plein de défis à relever et  surtout : arrivez costumés! Le musée se transforme également en site archéologique pour l’occasion. Puisque la thématique de cette année est la Grèce, les enfants pourront découvrir les objets de cette époque et en apprendre davantage sur le métier d’archéologue tout en simulant des fouilles.

PiratesouCorsaires_CarolineBergeron-144_LowRes

2-Braver le froid à la Tohu

Quand j’ai vu les mots  « trottinette des neiges » et « parcours d’hébertisme » à la Tohu, je suis tout de suite tombée sous le charme. La Tohu a effectivement aménagé son site extérieur afin d’accueillir une tonne d’activités dont des jeux d’observation et d’adresse, ainsi qu’un sentier glacé qui émoustillera le patineur  en vous. Si vous êtes un peu frileux, des ateliers de bricolages, une visite guidée des lieux et une initiation aux arts du cirque vous attendent à l’intérieur. Une tisane hivernale vous sera également servie!

tohu

3-FIFEM aux Cinéma du Parc et Cinéma Beaubien

Comme toutes les raisons sont bonnes pour aller au cinéma, et vous serez peut-être heureux de ne pas avoir les joues rouges et le nez qui coule pendant deux petites heures, les cinémas Beaubien et du Parc vous proposent le Festival International du Film pour Enfants de Montréal (FIFEM). Celui-ci s’offre une 18e édition toute en diversité, regroupant le meilleur du cinéma jeunesse. La mission de ce festival est d’ouvrir les yeux de ses jeunes spectateurs sur des cultures qui leur sont étrangères. De quoi soulever de belles discussions avec votre enfant autour d’un chocolat chaud par la suite!

fifem

4-Camps techno à la SAT

On va se le dire, votre ado ne voudra pas vous suivre à tous instants dans votre marathon d’activités familiales cette semaine. Lui aussi souhaite renouer avec le terme « relâche »! Alors au lieu de le laisser paresser devant sa gamme complète de produits Apple, faites une pierre deux coups, et combinez son amour des technologies et votre besoin qu’il sorte de la maison en l’inscrivant au camp de la Société des arts technologiques!  À travers différents ateliers de création, et aux contacts d’artistes professionnels, il aura l’occasion de se familiariser avec toutes les étapes  de la création de films ou, encore, il pourra découvrir le  DJing/Vling, une forme de production vidéo et audio en temps réel.

sat

5-Explorer le temps au Planétarium

Asseyez-vous sur les matelas disposés au sol et laissez vos yeux se promener dans le dôme du Planétarium de Montréal. Ici, le temps devient poétique et artistique ! Alexandre Burton et  Jimmy Lakatos ont réalisé Vertiges, un documentaire sur notre rapport au temps depuis les débuts de l’homme. Les effets visuels projetés sur cette grande coquille créeront une expérience sensorielle hors du commun!

planetarium
Mentionnons également les ateliers des Dimanches famille du Musée d’art contemporain, les jeux scientifiques du Centre des sciences de Montréal et la Chasse aux trésors dans les collections du Musée des Beaux-arts. Des activités culturelles à Montréal pendant la semaine de la relâche, il y en a pour les fins et les fous, et tout le monde peut y trouver son compte! Bonne relâche!

 

Jeunesse
Petit-Bonhomme-en-papier-carbone_Julie_Vallee_Leger

Théâtre de papier où la lune a un rôle à jouer

Le Petit bonhomme en papier carbone, histoire noire et salissante, a été présenté sur les planches des Écuries du 16 au 18 novembre. Oeuvre écrite et mise en scène par Francis Monty, du Théâtre de la Pire Espèce. À la régie se trouve Mathieu Doyon. Tous les deux sont présents sur scène et nous offrent une représentation rêveuse, fluide et articulée. Certes, cela est déjà derrière nous. Néanmoins, rien ne vous empêche de participer au reste de la programmation des Coups de Théâtre, franchement belle.

J’ai eu le plaisir d’assister à la représentation de samedi. Et pas samedi soir. Plutôt en après-midi. Ma cousine m’accompagnait. C’est dans un état de songe, un peu avant de m’endormir, quelques nuits auparavant, qu’il m’est venu à l’esprit l’idée de lui demander d’y être avec moi. Peut-être parce qu’intuitivement je pressentais que cette pièce gagnait à être vue avec un membre de la famille. Pourquoi? Parce que c’est ce dont il est question. Un petit bonhomme, Éthienne, ingénieusement campé par le protagoniste principal, et toutes ses autres copies, cherche à se débarrasser de son père. Va-t-il le tuer, le faire tuer?

Le théâtre des Écuries se situe près du métro Fabre, ligne bleue. Première rangée, nous étions assises. À nos pieds, la scène. Sur celle-ci se trouvait une autre scène, plus petite, avec de jolis rideaux de papier. Une table plate, une surface lisse, avec une ligne pour indiquer où se termine la scène, jusqu’où porte la voix de sa mère : « Viens souper Éthienne ». Une musique de fond, alors même que nous entrions, indiquait que la pièce était commencée. Elle a continué avec nous, jusqu’à notre silence.

C’est un théâtre de la proximité où les petits objets nous deviennent si familiers. Un théâtre, plus petit, où nos yeux s’ouvrent, et aussi nos lèvres, parce qu’il faut bien laisser voir nos dents, notre sourire. J’étais excitée, j’avais hâte de voir et d’entendre la pièce. Des objets, des médiations, des mélanges de styles, entre l’album-photo, la bande dessinée, les marionnettes et j’en passe. Bref, un théâtre de papier où la lune a un rôle à jouer.

Entre un récit de l’origine et une série de flashback, le réseau d’intrications, la toile d’araignée des sentiments et émotions, trop souvent tourbillonnaire nous fait… quoi? Ressentir les questionnements du jeune garçon, de tout enfant? Quels questionnements? Ils sont tous étalés devant nous. Les plus existentiels sont laissés de côté, peut-être parce qu’ils ne possèdent pas de réponse. C’est la belle réussite de cette pièce, la narration nous montre les recoins, sans issus, donc impraticables, de la réflexion d’un enfant sur ses parents. Elle désamorce les réflexions «en spirales» et réunit ce qui aurait dû rester irréconciliable. Ce qui parfois est laissé au spectateur est ici résolu. Probablement le signe d’une résolution plus large et personnelle.

Le texte est intelligent, poétique. La mise en récit à l’aide des objets est ingénieuse, fluide. Une mise en scène réussie, superbement interprétée par Francis Monty et son acolyte à la régie, Mathieu Doyon. Rien ne me permet de douter du reste de la programmation du Festival international jeune public, Coups de Théâtre, qui se tient du 14 au 25 novembre 2012 dans plusieurs salles de Montréal. Il ne reste que quelques jours, jeter un coup œil à la pièce Histoires pour faire des cauchemars, le 20 et le 21 novembre, à la maison de la culture du Plateau Mont-Royal, et Les mains de mon père, le 20 et le 21 novembre, aux Écuries.

Jeunesse