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Soirées sur les passerelles

Parés de leurs plus beaux atours, les fashionistas montréalais s’étaient donné rendez-vous dans le Quartier des spectacles cette semaine pour le Festival Mode & Design.

Encore un défi de style pour moi ! J’aime être bien habillée, mais je ne suis définitivement pas à l’affût des dernières tendances. Je fais des fashion faux-pas à l’occasion, je n’agence pas toujours bien les accessoires, bref je ne suis pas une styliste née. C’est donc après une journée au bureau que je me suis présentée au Festival Mode & Design (FMD) vêtue d’une simple robe en jean, entourée d’une faune de blogueurs mode et de photographes arborant colliers chocker, complets originaux, rouge à lèvre noir ou jupes transparentes (des strings magnifiques !).

Montréal n’est peut-être pas encore une capitale de la mode, mais sa scène locale est assurément en ébullition. Organisé par le Groupe Sensation mode, le FMD déploie des boutiques éphémères sur les rues Sainte-Catherine et Jeanne-Mance et met en lumière des créateurs d’ici et d’ailleurs, qu’ils soient de la relève ou bien établis, grâce à une programmation de défilés et de conférences ravissant les amateurs de style en quête de découvertes ou désirant rencontrer les influenceurs reconnus.

Compte-rendu de deux soirées passées sur les passerelles :

Mercredi 17 août

Conférence – Max Abadian

Il a photographié Lady Gaga, Coco Rocha, Cindy Crawford et les plus grands tops modèles de la planète. Arrivé de Téhéran à l’âge de 15 ans, c’est sans un sous en poche que Max Abadian fait ses premières armes en photographie à Montréal. Il prend des cours au Collège Dawson et a travaillé son art quelques années en ne demandant aucun salaire. Aujourd’hui, ses photos font la couverture des plus grands magazines de mode et vit toujours dans la métropole.

Très affable, le photographe a livré généreusement ses impressions sur le monde de la photographie et sur sa démarche personnelle pendant une heure. Celui qui affirme devoir repousser les frontières a assurément inspiré une salle suspendue à ses lèvres.

Défilé Waxman House

C’est l’institution montréalaise en complets et tuxedos Waxman House qui a lancé les festivités sur la scène principale du FMD. Des musiciens de jazz sont d’abord montés sur scène pour jouer une introduction musicale intrigante. Vêtus de complets, deux jeunes hommes ont d’abord défilé sur l’estrade pour ensuite rejoindre les musiciens et entamer un rap bien senti. Il s’agissait du duo de Migs and Silent J qui serait sur scène toute la soirée.

Le spectacle s’est poursuivi, entrecoupé par des défilés de tuxedos et complets portés, entre autres, par nul autre que Zombie Boy. FABjustFab du groupe Random Recipe a également joint le duo. La soirée s’est terminée par un étonnant spectacle de striptease burlesque.

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Jeudi 18 août

Défilé – Marigold

Sur la petite scène du festival, le défilé Marigold a mis en lumière la dernière collection estivale de la jeune créatrice Marilyne Baril. Accompagnées de musiciens live, les mannequins ont défilé sur la passerelle en bois vêtues de robes aux motifs monochromes, de pantalons gigantesques et d’ensembles bleu pâle délicats et féminins.

Page Facebook de Marigold

Page Facebook de Marigold

Conférence – Scott Schuman

Après avoir travaillé en vente et marketing une bonne partie de sa vie, c’est pendant un arrêt de travail de deux ans, où il a été père à la maison, que Scott Schuman s’est demandé ce qu’il pourrait faire de sa vie pour lier sa passion pour la mode et sa créativité, sachant qu’il n’avait pas le talent d’un designer. C’est en prenant des photos de ses filles qu’il a appris à manipuler un appareil photo. En septembre 2005, il lance le blogue The Sartorialist où il prend des clichés de gens stylés dans la rue. Il lance carrément la tendance du steet styling sur le web. En juin 2006, le célèbre magazine GQ lui passe déjà des commandes. Aujourd’hui, il parcourt le monde à la recherche des plus beaux looks, que ce soit dans une ruelle ou dans les festivals de mode.

Page Facebook de Mode et Design

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Son conte de fée, Scott Schuman le raconte avec humour, volubilité et un charme certain dans la salle comble du Musée d’art contemporain. À l’entendre parler, on comprend sa facilité à convaincre n’importe qui de poser pour lui dans la rue.

Le Festival Mode & Design se poursuit jusqu’à demain, le 20 août 2016.

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À ne pas manquer à Mode & Design

Jusqu’au 20 août profitez du rendez-vous annuel attendu avec tant d’impatience par les fans du Festival mode et design ! Cet évènement d’envergure à ciel ouvert et unique au monde, avec une programmation gratuite et payante, rassemble autant les curieux que les grands connaisseurs. La Vitrine vous fait part de ses suggestions afin de profiter du festival à son maximum !

Conférences

Depuis quelques années le festival est aussi reconnu pour sa vaste sélection de conférences de qualité avec plusieurs personnalités en mode et en design. Cette année vous aurez la chance de pouvoir en apprendre davantage sur le photographe des stars, Max Abadian, présent ce soir pour une conférence qui sera suivie par la rencontre de deux grandes dames  avec nul autre que Lise Watier et Jeanne Beker. Demain, l’horaire promet d’être très captivant avec entre autre l’architecte paysager Claude Cormier, Trouble Andrew, un artiste multidisciplinaire et Charlie le Mindu un pro de la Haute Coiffure qui a notamment signé les coiffures de la célèbre Lady Gaga.

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Défilés

Les fans de mode qui aiment découvrir les nouvelles tendances seront rassasiées grâce aux fabuleux défilés présentés au Quartier des spectacles, gratuits et ouverts à tous ! Ce soir, Féline Dion semble piquer la curiosité de plusieurs, peut-être y verrez-vous des chats défiler. Demain, la friperie Citizen Vintage fera un défilé-spectacle musicale-vente. Vendredi, un incontournable du festival, le défilé du Collège Lasalle présente YUL > BCN. Pour les travailleurs au centre-ville, un défilé aura également lieu à midi le jeudi 18 août dans le Complexe Desjardins. À noter aussi qu’à tous les soirs à 18h, des prestations musicales de différents artistes ont lieu sur La Place des Festivals. On souligne d’ailleurs la présence de Paupières à ne pas manquer ce samedi !

Pop-up Boutiques

Jusqu’à samedi, vous pouvez retrouver sur le site du Festival Mode & Design, sur la Place des Festivals, des Pop-Up Boutiques de différentes boutiques locales. Vous pourrez découvrir les créations de Général 54, Boutique Ethik, Citizen Vintage, Atelier New Regime et Unicorn.

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Sachez que Mode et Design se retrouve aussi en dehors des murs du Quartier des Spectacles, notamment au musée McCord avec l’exposition Eleganza – La mode italienne de 1945 à aujourd’hui présenté jusqu’au 25 septembre. Des soirées sont aussi organisées au Casino de Montréal les 18 et 19 août prochain sous le thème de bingo et talons hauts. Une façon originale de sa pavaner dans ses plus belles tenues après les défilés au Quartier des spectacles !

 

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Eleganza, c’est chic !

Du 26 mai au 25 septembre, Holt Renfrew présente l’exposition Eleganza au Musée McCord, une rétrospective de la mode italienne de 1945 à aujourd’hui, organisée par le Victoria and Albert Museum de Londres.

Lorsque j’ai reçu l’invitation pour le vernissage de l’exposition Eleganza au Musée McCord, j’ai été excitée pendant cinq minutes, jusqu’à ce que l’angoisse m’envahisse : mais qu’est-ce que j’allais porter ? Je n’allais sûrement pas porter des jeans et un t-shirt et mes robes de soirée griffées étaient malheureusement toutes au lavage… J’ai donc fait un compromis entre les deux looks. Bon, je n’étais assurément pas la reine de la soirée, mais après quelques flûtes de prosecco, je n’y pensais même plus !

L’exposition présente des créations des plus grands designers italiens de l’après-guerre jusqu’à nos jours. Dans un parcours chronologique, on assiste à l’ascension d’une Italie qui est devenue peu à peu une icône mondiale de la mode et du design.

Nos premiers pas nous mènent vers les créations de grandes couturières des années 1950; des robes de soirée somptueuses tissées de soie et de satin conçues pour l’aristocratie italienne. Les vêtements des années 1960 commencent à s’adapter à la mode internationale et habillent les plus grandes actrices telle qu’Audrey Hepburn et Ingrid Bergman. C’est à cette époque également que le cinéma italien connaît son âge d’or et donne ses lettres de noblesse au design italien.

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Au détour des années 1970, vous pourrez admirer les premières œuvres de Valentino dont quelques pièces composent la collection d’Eleganza. Plus que des robes de soirée, on trouve plusieurs accessoires, vêtements de plage et tailleurs au fil de l’exposition.

Depuis les années 1980, le prêt-à-porter domine l’industrie de la mode italienne. Les designers tels que Versace et Dolce et Gabbana y font leur apparition et innovent dans le marché.

On termine enfin cet élégant voyage dans le temps dans une grande salle à aire ouverte où se trouvent des créations récentes avec les Gucci, Prada, Armani et plusieurs autres. On reconnaît même des pièces qui ont récemment foulé les tapis rouges.

Eleganza offre une magnifique incursion dans un univers de rêve et de raffinement.

Pour ma part, je me rends au centre d’achat pour essayer de trouver une robe Valentino en solde pour mes futures soirées jet set.

 

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De l’avant-garde et du style à l’honneur au Fashion Preview

Le 5, 6 et 7 avril dernier a eu lieu l’évènement mode montréalais Fashion Preview à l’Agora Hydro-Québec au Cœur des Sciences de l’UQAM. À l’occasion de cette 5e édition, le public a eu la chance de découvrir les nouvelles collections de plusieurs designers d’ici. L’originalité était de mise lors de l’évènement, tant au niveau des pièces que de la mise en scène des défilés.

J’ai eu l’occasion d’assister à la 2e journée de la 5e édition de l’évènement Fashion Preview. Cette initiative, organisée par l’organisme à but non lucratif Mode Avant-Première depuis 2014, a le vent dans les voiles. Ce rendez-vous mode se veut une façon de faciliter la visibilité des designers montréalais auprès du public, des médias et des acheteurs potentiels d’ici et d’ailleurs. Cet évènement, réfléchi et créé par Emanuela Lolli de l’agence Lolli Communication, prône l’avant-garde et l’innovation en mode.

Sous un cadre plutôt intimiste, ce projet permet de découvrir des collections de prêt-à-porter et d’accessoires de créateurs locaux. Durant les 3 jours de l’évènement, une dizaine de designers ont participé au projet dont le collectif du Collège Lasalle. Les créateurs ont été invités à proposer leurs collections automne-hiver 2016-2017 sous le thème de la nordicité.

Des designers de renom et des créateurs de la relève ont eu l’occasion de participer à ce projet. Citons la présence de l’irrévérencieux Travis Taddeo, Joseph Helmer et ses œuvres qui mettant en valeur la féminité et l’élégance naturelle ainsi que Claudette Floyd qui en met plein la vue avec la richesse des tissus de ses œuvres.

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Une nouveauté cette année, au lendemain de chacune des journées, on retrouve un trunk show afin de permettre aux créateurs participants au Fashion Preview de créer des liens commerciaux et promotionnels exclusifs auprès des acheteurs étrangers et d’ici. Le public a également eu l’occasion d’entendre les pièces musicales de l’auteure-compositrice-interprète de pop alternatif montréalaise Emi Jeen à l’occasion du défilé collectif Tomorrow & Tomorrow. Cette association entre cette artiste musicale et les designers Elisa C-Rossow, Maison Cyma et Anomal Couture, a permis de créer une synergie entre la musique colorée de Jeen et les collections des designers lors du défilé.

Alors que le minimalisme est en vogue et que les basiques ne sont plus boudés par les fashionistas, j’ai particulièrement aimé la collection de Jennifer Glasgow. Les couleurs neutres et les coupes classiques et épurées m’ont particulièrement plu. Cette créatrice, qui détient deux boutiques à Montréal soit Local 23 et General 54, fait de plus en plus sa marque dans le paysage mode montréalais.

En visitant les espaces capsules entre les défilés, j’ai rencontré les responsables de Fibres Collectives. On retrouvait dans cet espace plus d’une centaine de pièces de designers locaux aménagées dans un décor uniforme. Fibres Collectives est une boutique en ligne de vêtements et d’accessoires fabriqués localement. L’initiative se décline également sous la forme d’un magazine qui nous propose des conseils stylistes et d’agencement, des entrevues en plus de nous en apprendre davantage sur le travail effectué derrière chaque vêtement.

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Pour en connaître davantage sur la 5e édition de l’initiative Fashion Preview et des designers qui y ont collaboré, visitez le site web de l’évènement.

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Le Festival Mode & Design ou Montréal capitale de la mode

La 15e édition du Festival Mode & Design (FMD) s’est déroulée du 17 au 22 août dernier au Quartier des spectacles. Le FMD est une plateforme de diffusion de tendances, que ce soit au niveau de la mode, du design, de la beauté, de la musique. Cette 15e édition n’a certainement pas déçu les férus de style! Montréal est bel et bien une capitale de mode émergente et créative.

Le FMD a encore frappé fort cette année. Bien que le beau temps ait largement aidé au succès de ce festival à ciel ouvert, ce n’est certainement pas seulement grâce à Dame Nature que le FMD a attiré des centaines de milliers de visiteurs. En effet, nous avons été gâtés par des conférences de personnalités de renom, des défilés pour tous les styles et tous les budgets et par des performances créatives. Tout ceci dans un environnement design où l’on avait l’occasion d’admirer le streetstyle!

Ce qui est fort intéressant dans la formule du FMD, c’est qu’il y a un souci de rendre la mode et le design accessible au grand public. En effet, l’objectif est de démocratiser ces disciplines qui sont souvent perçues comme élitistes. Cela représente un défi, mais je crois que le FMD a fait un grand pas cette direction.

Voici un aperçu de mon expérience FMD 2015.

Les conférences

Les festivaliers ont été choyés cette année en ce qui concerne les conférenciers. J’aurais vraiment voulu assister à la conférence avec la styliste et designer de Sex and the City!  Toutefois, j’ai tout de même eu l’occasion d’assister à la conférence d’Adam Katz Sinding, ce photojournaliste qui parcourt les Fashions weeks à travers le monde à la recherche de la meilleure photographie selon ses critères très précis et étudiés. Sérieusement, je n’ai pas été déçue. Son blogue, Le 21eme, n’est pas un blogue de style de rue, comme il l’a mentionné lui-même ; il représente plutôt un point de vue journalistique dans lequel la photo représente plus qu’un style ; elle représente une histoire. Cet homme très modeste nous en a appris davantage sur sa passion, sur ses méthodes de travail et ses inspirations. Katz a partagé avec l’audience que la photo lui a permis d’aller vers les gens, de créer des contacts, de surpasser sa gêne. Vous entendrez certainement de plus en plus parler de ce photographe qui n’a presque plus le temps de manger, tellement il est occupé!

Un site « boisé »

Le Quartier des spectacles s’est transformé à l’occasion du FMD en laissant place à des structures et des installations contemporaines et design. Pour ceux et celles qui y ont assisté, vous aurez certainement remarqué la prédominance du bois dans l’aménagement. Le designer multidisciplinaire ​​Jean-Claude Poitras, commissaire du volet Design du FMD cette année, et son équipe, ont façonné le Quartier des spectacles avec une touche urbaine. J’ai particulièrement aimé l’effet, à la nuit tombée, de l’éclairage sur les passerelles en bois de la scène M.A.D.

Un public impliqué

À l’occasion des festivités, les visiteurs ont même eu la chance de participer activement à plusieurs activités, dont celle organisée par La Vitrine. Entourés de danseurs freestyle, les festivaliers ont été invités à monter sur les passerelles et à démontrer leurs meilleurs pas de danse! Aussi, 20 chanceux stylés ont été choisis pour défiler à l’occasion du Piknic Électronik!

Les créateurs d’ici et le streetstyle

Que serait un festival de mode sans la présence de boutiques où l’on peut se procurer des créations de mode locales? En effet, les visiteurs ont eu l’occasion de magasiner parmi les 25 boutiques éphémères et les 4 fashiontrucks présents sur le site. Ces derniers ont d’ailleurs lancé, à cette occasion, le regroupement des Fashion Truck Montréal.  J’ai un petit faible pour la Coven qui propose des produits de designers locaux à des prix accessibles pour tous.

Le FDM a également été une occasion de croiser des visiteurs lookés, des blogueurs et des personnalités amoureuses de la mode et du design. C’est bien l’un des festivals où je comprends le port de talons hauts! La foule était loin d’être homogène ; j’ai croisé autant des fashionistas que des travailleurs en habit formel, et c’est ce qui rendait le tout intéressant!

Des prestations musicales mémorables

Le FMD est également une occasion de mettre à l’avant-plan le talent musical. Nous avons eu droit à des prestations de DJs tels que Ryan Playground, et à des performances énergiques telles que celle de Laurence Nerbonne. Ces prestations ont permis de créer une ambiance dynamique où je n’étais certainement pas la seule à me laisser emporter par le beat!

J’attendrai impatiemment le retour du Festival Mode & Design l’an prochain pour connaître les tendances automnales 2016! Pour connaître tous les détails de la programmation 2015 du FMD, visitez le site www.festivalmodedesign.com. Pour regarder quelques looks et photos de l’événement, utilisez le mot-clic #fmd15 sur Instagram!

© Galerie photos : Mathilde Carpentier

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Galerie Photos : Lancement Mode et Design

Mercredi soir, le prestigieux festival Mode et Design a dévoilé sa nouvelle programmation qui promet d’être pour le moins époustouflante! Du 17 au 22 août,  nous vous attendons dans le Quartier des spectacles! Cet événement d’envergure à ciel ouvert en plein cœur du centre-ville de Montréal célèbre la créativité et la culture tant à l’échelle nationale, qu’internationale. [crédit photo : Mathilde Carpentier]

 

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« L’amour passe à travers le linge » : des artistes, du caritatif et du beau

La colorée Gabrielle Laïla Tittley, jeune illustratrice et peintre montréalaise, convie la faune montréalaise à la 3e édition du projet qu’elle a initié en 2013 soit, « L’amour passe à travers le linge (LAPÀTLL) ». L’évènement aura lieu vendredi prochain, le 1er mai au Divan Orange. Des prestations musicales seront au menu, et des t-shirts à l’effigie de designs créés par des artistes émergents seront vendus sur place. Tous les profits récoltés lors de la soirée iront à une œuvre caritative.

LAPÀTLL est une expérience artistique unique. Gabrielle Laïla Tittley alias PONY a initié ce projet rempli d’amour (c’est le cas de le dire) afin de mettre en valeur le talent des artistes d’ici tout en encourageant une cause qui lui est chère. Je ne peux qu’applaudir cette initiative originale. Cet évènement a pour objectif d’inciter la communauté artistique de Montréal à encourager des organismes à but non lucratif de leur région en mettant de l’avant leur talent, qu’ils soient humoristes, musiciens, artistes visuels ou DJ. C’est win win! Dans le cadre de cette 3e édition, tous les profits de la vente de t-shirts et du prix d’entrée iront au Garage à musique, initiative du Docteur Julien. Cet organisme vient en aide aux enfants et aux jeunes en combinant la pratique de la pédiatrie sociale en communauté, l’accompagnement scolaire adapté aux besoins de l’enfant, et la pratique collective de la musique.

Crédit : page facebook de Gabrielle Laïla Tittley

Crédit : page facebook de Gabrielle Laïla Tittley

La 3e édition se déroulera en deux soirées distinctes pour votre plus grand bonheur et le mien! Le lancement aura lieu au Divan Orange ce vendredi. Le line-up de la seconde soirée se fait toujours attendre impatiemment et l’évènement aura lieu le 29 mai prochain, toujours au Divan Orange. Cette année, plusieurs artistes visuels ont été sélectionnés pour leur design de t-shirt et auront la chance de voir leurs œuvres sur des chandails qui seront en vente durant la soirée. Enfin, les musiciens qui se joindront à l’évènement sont Fanny Bloom, Meta Gruau, Choses Sauvages, Technical Kidman ainsi que le DJ Beni bbq. Si l’on se fie aux dernières éditions, ce sera une célébration festive à souhait.

Ce que j’aime particulièrement de cet événement, outre son caractère caritatif, c’est qu’il combine l’art visuel et l’art de la scène, tout  en encourageant la mode locale. Depuis quelque temps, les t-shirts statement ont la cote. Pour le meilleur ou pour le pire, on retrouve parfois des messages forts et un peu trop souvent controversés. Les designs de t-shirts que propose PONY sont des messages en soi, et sont très souvent remplis d’humour. On retrouve d’ailleurs, sur le site web de l’artiste, l’histoire derrière certaines illustrations, dont celle ci-dessous!

Crédit : PONY

Crédit : PONY

Heureusement, cet évènement est un peu devenu une tradition. Si vous n’avez pas la chance d’assister aux soirées de cette année, vous pourrez vous reprendre l’an prochain. D’autres artistes seront appelés à créer de nouveaux designs de t-shirts et vous pourrez encourager une cause à votre tour. D’ici là, pensez à un design que vous pourrez soumettre l’an prochain, vous serez peut-être l’heureux élu!

Pour connaitre les réalisations de PONY, c’est ICI et ICI. Pour obtenir plus d’informations sur l’évènement « L’amour passe à travers le linge » qui se déroulera le 1er mai ainsi que le 29 mai prochain, allez sur la page Facebook de l’évènement!

 

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La semaine de mode de Montréal, un rendez-vous pour les victimes de la mode!

Que faudrait-il encore à Montréal pour qu’elle soit perçue au même échelon que Paris et New York, en tant que référence mode ? Depuis quelques années, la scène québécoise ne cesse de rayonner par l’entremise de ses designers émergents et la Semaine de mode de Montréal (SMM) ne cesse de gagner en popularité.
Avec tout le plaisir que j’ai eu d’assister à la SMM, je vous livre mes impressions sur mes deux designers favoris : Martin Lim et Rush Couture.
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Martin Lim est le résultat symbiotique de deux êtres passionnés du même art : Danielle Martin et Pao Lim. Pour leur collection automne-hiver 2013, les designers nous ont livré un défilé loin d’être subalterne aux précédents. Le premier constat qu’on en fait, est que la marque est tout aussi chic et élégante qu’à l’habitude.

Défilé Martin Lim. Photo : Jimmy Hamelin

Défilé Martin Lim. Photo : Jimmy Hamelin

Sous les franges, qui rappellent les années folles, se cache un look rétro futuriste qui, pour sa part, rappelle l’audace des années 60. C’est pourquoi on passe des couleurs pastel et poudrées vers des couleurs plus vibrantes, comme le bleu azur et le rose fushia.

D’ailleurs, l’inspiration des franges nous remémore le défilé printemps été 2012 de Gucci. Alors qu’on s’extasiait devant les franges frivoles qui donnaient l’impression de faire danser les mannequins sur le podium. C’est cette même impression qu’on a en voyant les premières pièces de la collection de Martin Lim. C’est comme si les deux designers avaient voulu faire revivre l’époque du Charleston, mais sous des airs plus éclatés. De cette femme de caractère sérieux se trouve maintenant une femme assumée, qui ose à nouveau la tenue protéiforme. On y retrouve une juxtaposition de coupes structurées rétro qui laisse place aux robes et aux jupes courtes. Loin d’être cintrées, elles laissent plutôt place à la liberté de mouvement, rappelant les robes sac de Balenciaga des années soixante.

À retenir; les souliers plate-forme s’agenceront à merveille avec le look des robes drapées.

Défilé Martin Lim. Photo : Jimmy Hamelin

Défilé Martin Lim. Photo : Jimmy Hamelin

RUSH COUTURE

Après les longues robes glamour que Claudette Floyd a l’habitude de nous faire découvrir, c’est davantage dans sa ligne de prêt-à-porter que la designer nous surprend. Bien qu’elle ne manque pas de nous rappeler l’élégance suprême qui règne dans ses robes de soirée, c’est de cette même main de maître qu’elle nous présente cette collection dite « de tous les jours ». Toujours dans des coupes sobres, mais qui font preuve d’élégance, Floyd expérimente principalement les tissus de laine, de dentelle et de soie. C’est aussi le retour du col rond, de même que le petit col roulé.

Défilé Rush Couture. Photo : Jimmy Hamelin

Défilé Rush Couture. Photo : Jimmy Hamelin

Manifestement, ce qui crée la marque de Rush Couture c’est son caractère épuré. Des couleurs classiques qui s’agencent aux subtilités raffinées de la matière et qui, une fois de plus, marquent la signature de Rush Couture.
Difficile de conclure sur une note négative lorsqu’on a côtoyé tout au long de la semaine des gens aussi passionnés de leur art. Faut-il comprendre que le show ne se passe pas seulement sur le podium, mais que l’évènement lui-même en est un, puisqu’il semble être un rendez-vous incontournable pour les tenues les plus excentriques. Bref Rush Couture et Martin Lim ne sont que deux de mes coups de cœur, parmi une tonne d’autres designers québécois talentueux. Il faut dire que la relève est grande et très prometteuse et que le Montréal n’a vraisemblablement rien à envier aux grandes capitales de ce monde!

Défilé Rush Couture. Photo : Jimmy Hamelin

Défilé Rush Couture. Photo : Jimmy Hamelin

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La vogue de Klein, en un coup d’œil

L’œil dissident, c’est le titre de l’exposition de William Klein présenté à la Cinémathèque Québécoise. Cette dernière, en collaboration avec le Bureau de la Mode de Montréal, se fait un plaisir de présenter l’œuvre entière de William Klein jusqu’au 4 novembre 2012. En passant par ses photothérapies les plus marquantes, jusqu’à ses nombreux films controversés. Si on ne le connait pas et qu’on le découvre du même coup, on se sent coupable de notre méconnaissance. Il évoque tellement de «qualificatifs», de «mercis», de «révolutions», «d’engagements», que j’ai peine à structurer mes phrases.

Je suis allée voir la projection In & Out of Fashion qui présente, étonnement, une rétrospective de toutes les œuvres cinématographiques de Klein. Étonnant en-soi, car on s’attend d’emblée à une autobiographie plutôt axée sur sa carrière de mode. Or, on comprend rapidement qu’il était difficile de détacher les réalités de l’époque aux œuvres de Klein, puisqu’il s’en était énormément inspiré. Le racisme, la guerre froide et l’Américan way of life, ne sont que quelques cordes sensibles auxquelles il a prêté son arc.

Difficile de comparer son style à quelqu’un d’autre. Peut-être est-il comme un Michael Moore sans vice caché, mais avec un penchant prononcé pour l’art visuel? Hum, de façon plus concise, c’est un homme pour qui les enjeux sociaux, autant que l’art, lui tiennent à cœur.

Son entrée en mode commence en 1954, lorsqu’il rencontre le directeur de Vogue Magazine, Alex Liberman. Ne s’étant jamais réellement intéressé à la mode, William Klein y développe un vif intérêt lorsque Liberman lui parle de photographies plus provocatrices. Si Liberman avait su qu’il ne lui fallait que prononcer le mot provocateur pour avoir de son côté Klein, j’imagine qu’il l’aurait fait bien avant. Ironiquement, c’est son ignorance des cadres linéaires de la mode qui l’amène à révolutionner celle-ci. À première vue, il appréhende très mal les studios de photo originels, puisqu’il éjecte rapidement ses sujets de ces lieux. Il crache allègrement sur les poses traditionnelles en revisitant l’art dans la mode. D’ailleurs, dans la première scène d’un de ses films cultes (Qui êtes-vous Polly Maggoo?), il fait déambuler ses mannequins dans de géants costumes asymétriques, qui nous rappellent l’ère des feuilles acétates ou simplement Lady Gaga… Le public féminin est si abasourdi devant le chef-d’œuvre que la rédactrice en chef du magazine mode s’exclame : « Il a recréé la femme! » Le mot modernité commence à prendre tout son sens.

Who Are You, Polly Magoo?, dir. William Klein, France 1966,

Je me demande ce qu’a bien pu être les critiques de son film Le couple Témoin, dans lequel le couple est expérimenté par un genre de Dieu à la Loft Story, qui les scrute dans leurs moindres gestes ou encore de sa série de photos de derrières de bobettes. Si ça, ce n’est pas de l’art mis à nu, je me demande ce que c’est. C’est son côté anticonformiste de l’époque, qui en a choqué plus d’un. On ne saurait dire si c’est davantage son grand cru ou l’écart des normes photographiques qui choquaient le plus ; qui d’autre aurait osé jumeler la mode aux objets religieux à cette époque »

Bref, tout ce qu’il a fait, il l’a fait de façon marginale, en expérimentant son contexte. Parfois, c’est avec peine qu’on arrivait à comprendre certains clichés, tellement il représentait l’inimaginable dans l’imaginable. Pourtant, à d’autres instants, il arrivait à capter la mode dans des cultures ethnographiques diamétralement opposées; du glamour au rockeur, de la dictature à la liberté, des Beatles à la pauvreté, de la danse au fermier, de la vieillesse à la jeunesse, des plis de cou aux plis de fesse, du noir au blanc. À certains égards, son art était tellement franc, qu’il nous faisait voir l’imperfection au grand jour. (Sérieusement, les pubs Doves peuvent aller rhabiller leurs femmes bien dans leur peau…Rien à voir)

photo: Smoke and Veil, Paris (Vogue), 1958. © William Klein.

En somme, ce n’est pas le design de la mode qu’il réinvente en soi, mais plutôt l’histoire derrière cette photo. Enfin, elle nous parle! Les robes à pois ne sont plus que des pois, ils sont des pois exhalés d’une après-guerre et les formes géométriques naissent d’un mouvement rétro, en plein dans les années folles!
En d’autres temps, c’est un homme qui s’est énormément battu pour faire entendre ses valeurs et crier l’injustice. Malgré mon penchant pour la mode, sa série de photo sur la lutte des droits des noirs vaut particulièrement le détour. Car si les robes à pois étaient sorties en 1950 en Amérique, il n’en était pas pour autant partout dans le monde …

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Défilé Bollywood - Crédits photo : Agnieszka Stalkoper

(An) Montréal The Fashionista

I feel overwhelmed by the strings of festivals that have swept Montreal since the beginning of the summer: the Jazz fest, the Francofolies, Just for Laughs and Nuits d’Afrique just to name a few… There is one festival that just brings out the best of Montreal. Aren’t we known worldwide for having the most beautiful people? Well, the Festival Mode et Design de Montréal happening right downtown was THE place to be to spot the hottest models, the best local designers and the latest in fashion. Good thing I had my good friend Janna Zittrer, Founder of Montreal Shopping Tours (a service that offers customized tours through Montreal’s best boutiques) and Special Correspondent for FLARE magazine, to give me a crash course of fashion 101. Who else could have given me insider’s details on what not to miss during FMDM 2012? Plus she knows all my little quirks, so I just know I will love everything she suggests. Here were her recommendations for 5 not-to-miss events during the festival:

1. Tendances SMM22: Get a first look at what’s set to land in stores over the coming weeks as Montreal’s top designers showcase their Fall 2012 collections. Each show celebrated a major Montreal Fashion Week theme, from sheer delights (featuring local labels including Ça va de soi, Lyn par Jocelyn Picard and Travis Taddeo) to light-reflecting looks (courtesy of Nadya Toto, Tavan & Mitto and more) and eye-popping brights (from the likes of Bodybag by Jude and Iris Setlakwe). Better still, all three shows were styled by José St-Jacques and Simon Bélanger, the talented duo behind the much-buzzed-about Montreal brand UNTTLD.

2. Rallye Shopping: If you deem shopping a sport, then consider this the shopping Olympics. Produced in partnership with LOULOU magazine, the massive shopping event transformed downtown Montreal into one giant fashion playground with gift bags, live music, cocktails and exclusive discounts on offer from major retailers including ALDO, Forever XXI, Dynamite, Jacob, M0851 and Sephora. (Read: warm up, cool down and stretching recommended.)

3. Crème à la glace, limonade sucrée: This show was packed with sweet summer styles by local female designers Anastasia Lomonova, Valerie Dumaine and Catherine Métivier and Anne-Marie Laflamme of Atelier B.

4. Collectif de Montréal: It’s a no-brainer, as it shines the spotlight on the best of Montreal (think Betina Lou, Harricana, Mackage, Second Yoga Jeans and Soia & Kyo).

5. The Festival de Mode et Design de Montréal Pop-Up Store: Fall shipments may be starting to arrive in stores, but we still have plenty of sunny days ahead. The pop-up store let you shop the current collections of local brands such as Valérie Dumaine, Mélissa Nepton and Masanbi right on site. After all, summer ain’t over ’til the leaves start to fall!

Now, let’s see if I passed or failed my intro class to fashion… either way, if ever I need a refresher course or summer classes because I still don’t understand what color-blocking is, I can always tag along to one of Janna’s tours and let her enlighten me with her undeniable fashion sense.

If you were at the festival, I would love to hear about your favourite event, favourite designer, favourite trend… Maybe share a few of your fashion tips with me.

Geneviève Borne, spokesperson of Montreal Fashion and Design Festival (fr) :

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Deborah-Willis-Posing-Beauty

(An) A celebration of style & culture

This past month, in our city, as well as in the rest of North America, we celebrated the culture and people of the African Diaspora as part of Black History Month.

From an eclectic array of museum exhibitions to live performances, lectures and fashion events, a plethora of activities had been designed to bring forth all the exciting activities Montrealers had crafted for this special occasion. This year, however, we saw a strong focus on a burgeoning and prolific fashion and visual art scene.

At the 2nd edition of the Miss Africa Gala Montréal pageant, it was all about beauty and brains with some of the most beautiful Afro-Canadian young women. The first installment of Black Expo Design, held at the Loft Hotel was a total success. Featuring works by designers like Helmer, Ralph Leroy and upcoming local talents like the new accessories brand Coloré, the event for a one of a kind fashion and design rendez-vous.

The chair of New York University’s prestigious Department of Photography and Imaging within Tisch School, Professor Deborah Willis stopped by Concordia University to talk beauty, black beauty!

Her groundbreaking book  »Posing Beauty » was at the center of the lecture professor Willis gave in front of a packed room. The 234 pages book offers a stunning review of the representation of black beauty by African-American themselves and other photographers since the 1890’s. During the lecture, Willis explained the genesis of the project and of most her work, which was born while she was a university student. Seeing that there were no African-American photographers and photographs mentioned in her textbooks, she followed one of her professors’ recommendations and decided to write a term paper on the subject. More than twenty books later, and Willis is still one of the leading authorities in African-American photography and the history of photography as a whole.

Home of the other highlights included “Legends of African Football” a photograpgy exhibit held at La Maison de L’Afrique, which focused on some of Africa’s biggest soccer stars of the past 5 decades; an intimate concert series entitled Afrophilya. Taking place at ‘’Le Piano Rouge’’ in Old Montreal, the series featured international performers like soul singer Jose James as well as local acts like Montreal’s ultra-talented songstress Akua.

However, the end of the month of February didn’t mark the end of the festivities. Until April 30, The Montreal Museum of Fine Arts presents Sacred Africa II, a stunning exhibit featuring traditional arts and artifacts from West and Central Africa from three different collections the Redpath Museum, the Montreal Museum of Fine Arts and Cirque du Soleil’s founder Guy Laliberté.

Also, from April 27 to May 6, the 28th edition of the Vues d’Afrique Film Festival will once again bring the crème de la crème of African and Caribbean cinema. Every year, for about two weeks, a selection of more than a 100 films is presented throughout the city, bringing together film lovers and connoisseurs, young and old.

As every year, the celebrations and activities have captivated many but this year a certain je-ne-sais-quoi made Black History Month even more special, maybe because of the leap year magic!

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