Kiss and Cry : chronique d’une mémoire trouée
Né de l’imagination de la chorégraphe belge Michèle Anne De Mey et du cinéaste Jaco Van Dormael, Kiss and cry est présenté jusqu’à dimanche à l’Usine C. Le printemps est un moment propice pour découvrir ou (re) découvrir ce spectacle à la fausse allure d’un conte enfantin. Avant mon entrée en salle, je ne m’attendais pas à cet étalement mécanique rappelant un moment de tournage. Les gens autour de moi, excités, semblaient savoir exactement ce qu’il en était. Je me suis assise, avec une intimidation curieuse, prête à entrer dans cet imaginaire singulier. C’est l’histoire de Gisèle. Oui, une histoire narrée, ficelée, suivie. C’est une histoire d’amour plurielle. De celles qui vous collent à la peau et vous forcent à regarder en arrière, à vous remémorer les scènes, à remplir les blancs. C’est aussi une histoire de mémoire et de perte. D’oubli et de reconstitution. La mosaïque d’une vie. Gisèle [...]




