
« Dans chaque humain, l’art finira par trouver le chemin qui lui est ouvert, même si pour cela il devra faire des pieds et des mains et déjouer les cellules récalcitrantes. »
Chez moi, l’art s’impose dans une rencontre directe, dans le lieu physique et réel créé par l’énergie des spectateurs, toujours un peu participants. Il prend vie dans un effet miroir, emportant dans sa spirale les réactions qu’il déclenche sur des individus. L’art est toujours un peu une performance.
Un de mes plus grands plaisirs est de tomber sur un nouvel environnement au hasard de mes pas ou d’un nom qui résonne. Prendre le risque d’aimer. Comme journaliste, technicienne, organisatrice d’événements ou encore comme spectatrice, mon seul objectif est de participer à la vivacité de la scène locale en supportant ceux qui ont du cœur au ventre et des idées plein la tête.
Sur ce blogue, vous rencontrerez celle qui se fascine pour les démarches des créateurs, celle qui se demande d’où partent des idées si larges et libérées. Car derrière la vitre des arts médiatiques se déploie un monde infini, immersif, aux textures souvent insoupçonnées; un monde dans lequel toutes les idées convergent pour faire éclater nos préceptes.
m N’ayez crainte pour ma santé mentale. L’exagération est un excellent remède à la morosité! n

« L’amour c’est l’infini mis à la portée des caniches » - Louis-Ferdinand Céline
La surutilisation des citations est un phénomène connu chez ceux qui s’intéressent à la littérature. Je m’excuse d’avance. Mais qui de mieux pour démontrer la place qu’a la littérature dans l’imaginaire collectif que Céline? Celui dont l’œuvre et la vie ne cessent d’animer nos sociétés. Celui qu’on se doit d’aimer/détester et qu’il faut absolument endosser/rejeter. C’est ce genre de phénomène qui, selon moi, illustre toute la justesse de la littérature – cette belle grande claque qui nous oblige à nous poser quelques questions supplémentaires, à adopter un point de vue inédit et surtout, à tout foutre, partout, en l’air. C’est cette littérature que je me propose de mettre en lumière ici. Celle qui questionne - faute de nous « changer » comme on l’entend un peu trop -, et nous fait subir un de ces glissements inoubliables. Tomber littéralement de sa chaise. Cette littérature me passionne profondément. Je tenterai de la mettre à votre disposition. Je suis aussi cofondateur de Poème sale (poemesale.com).

« Nous visitons des églises comme si elles étaient des musées, nous allons aux musées comme nous allions à l’église. Voici les temps présents; je suis fille d’aujourd’hui, du moins sous cet aspect. Les musées ne suffisent plus, je continue mon pèlerinage au fil des expositions, des « happenings », ou des articles à écrire. Qui sommes-nous aujourd’hui? Comment nous divertissons-nous? Qu’est-ce que l’art peut bien avoir encore à nous dire? Chaque fois que j’irai à la messe, je vous inviterai à me suivre. Et chacune de ces belles cérémonies aura lieu à Montréal, notre ville, notre chérie. Diversifiée par son offre culturelle, par ses différents quartiers, par son « p’tit look » de métropole, sans condescendance, Montréal me plaît. Chaque fois que nous y revenons, j’y suis à peine de retour, elle embellie, elle devient plus charismatique. Elle suit notre rythme. Nous suivons le sien. Lunettes de soleil, nous nous prenons par la main, le temps file. Un café à la main, en route pour le prochain rituel. »

« I want to stand as close to the edge as I can without going over. Out on the edge you see all the kinds of things you can't see from the center. » - Kurt Vonnegut.
L’art est là pour repousser les limites. J’adore les artistes qui osent se dire « pourquoi pas ? » et vont là où l’on ne les y attend pas. Se nourrissant de l’innovation, les arts médiatiques sont au carrefour de la technologie et de la communication. Vous vous demandez ce que sont les arts médiatiques ? Permettez-moi de vous répondre en citant le très artistique Thesaurus de l’activité gouvernementale : il s’agit des « arts qui ont recours à des technologies informatiques dans l'exploration de certains médias électroniques, notamment en vue d'une recherche esthétique ». Bref, je tenterai de m’en faire l'humble spectateur et de vous amener à découvrir le talent de ces créateurs qui vont plus loin. Je ne mentirai pas en affirmant que je suis un éminent spécialiste de cette démarche artistique. Je suis simplement un grand curieux qui aime partager ses découvertes. Il faut explorer dans la vie, oser. Je le ferai et j’espère que vous me suivrez. »

Quand nous avons la passion de la découverte, comment ne pas être passionnés du partage? Parce que si un homme part à l’aventure, c’est bien pour ramener des histoires à raconter. Jamais au grand jamais, je n’oserais conserver pour moi, une chanson qui réconforte. Tout comme je ne me garderais pas l’exclusivité d’avoir lu un bon livre, ce serait égoïste. C’est un principe que j’ai découvert dans la Métropole. Elle a séduit mon cœur de Rive-Nord et je me suis enivrée de sa culture. Elle m’a donné soif de l’art et de son aspect pluraliste. Il y a d’ailleurs dans l’Art, l’effrayant mot « incommensurable », celui pour lequel chacun essaie de mesurer sa valeur. C’est qu’en fait, l’art est partout, dans chacun d’entre nous. Mais autant diffère-t-il dans sa forme, ni même le plus érudit des hommes n’arriverait à lui donner une description parfaite.
Si bête soit-il, c’est comme cela que Montréal m’a charmée, par son côté trop mystérieux et sans fin. Dès le début, j’ai commencé à l’envier. Toujours à l’affût de ce qui pouvait émerger, elle restait stylée et sans prétention. Bref, elle s’est faite mienne, dans mon iPod jusque dans ma garde-robe, je suis une Montréalaise.
m Dis-moi ce que tu écoutes, je te dirai qui tu es. Plein les oreilles, plein la tête. Musique, quand tu nous tiens. n
m Tout à son honneur, elle peut doucement nous effleurer, nous faire valser ou nous émouvoir profondément. n

« J’habite Montréal depuis que je suis née. Je ne me vois pas vivre ailleurs parce que je ne veux pas à avoir à traverser de pont, ça non, mais surtout parce que je veux pouvoir me sentir totalement étourdie par l’effervescence culturelle de ma ville. Tous les jours, ou plutôt chaque minute de chaque jour, Montréal nous éblouit avec ses couleurs, ses musiques, ses saveurs. Et moi, je retrouve tout ça au théâtre. Passée près d’être moi-même sur la scène, j’ai finalement choisi une autre avenue, ou plutôt une autre avenue m’a choisie, et je suis désormais une docile étudiante en littérature. Sauf qu’au fond, la culture, c’est un chassé-croisé où toutes les disciplines s’entrecroisent, à notre grand bonheur. Je n’arrive tout simplement pas à m’imaginer œuvrer ailleurs que dans le milieu des arts. De toute façon, je ne crois pas que ma douce folie serait acceptable en d’autres endroits. Je pars donc à la découverte du théâtre que j’aime, celui qui dérange souvent et parfois engage, qui questionne abondamment et divertit de temps en temps, le théâtre qui toujours m’enflamme et me bouleverse encore. »
m C’est fou : il existera toujours, là, ici, ailleurs, maintenant, plus tard ou hier encore, une musique qui me fait vibrer par en dedans. n

L’Homme a besoin de passion pour exister, disait un célèbre navigateur français.
Je n’aurais su mieux dire. On définit la passion comme étant cette exaltation, cette intensité que l’on ressent pour quelqu’un, quelque chose, à court terme ou sur une plus longue période. Ce sentiment, je le vis au quotidien, grâce à ce que je vois, ce qui m’entoure, l’art que je découvre, les gens que je croise et qui partagent cette même fougue. Chaque jour me permet d’obtenir un accès privilégié à la culture, d’aller à la rencontre d’artistes aux idées nouvelles, aux yeux brillants, à l’enthousiasme débordant. Au cours des dernières années, j’ai donc pu côtoyer des musiciens, des chanteurs, des humoristes, et des danseurs, des personnes d’exception qui avaient tous ce même point commun; une soif insatiable et un fort désir de vivre de leur art, de transmettre ce singulier bonheur sur scène, à la télévision, ou ailleurs, et de le partager aux autres, de le faire rayonner. Mais ma passion, mon bonheur, c’est aussi l'écriture, les cafés causeries et les chihuahuas (un café canin, c'est le comble!), les rendez-vous spontanés et les visites surprises, les confidences, les anecdotes croustillantes et tous ces autres petits secrets bien gardés…
Une fois, c’était un gars qui aimait l’humour au point de rire de tout, surtout du pire. Nourri par des comiques comme George Carlin, Coluche, RBO ou Bazooka Joe, il s’est mis à explorer les multiples facettes du dilatage de rate, de la comédie noire au rire jaune, en passant par le canular, la tarte à la crème, l’absurde et même les jokes plates. Aujourd’hui, le gars collabore occasionnellement à Safarir, a été scripteur pour Le Canal Masqué à Télé-Québec, et a tenu la barre de l’émission de radio satyrique Musironie pendant de nombreuses années. Son rêve était de travailler pour le magazine Croc, mais comme ça n’existe plus depuis un maudit boutte, il partage plutôt sa passion pour les bons comme les mauvais plaisantins sur le blogue de La Vitrine.
m De l’autre côté du jour, sensible aux vérités silencieuses, aux beautés muettes et à la subjectivité des choses simples. Un regard pour chaque élan. n
m Showing you the best of Montreal, from popcorn picks to comedy slicks and circus tricks! n
m Bringing you la crème de la crème of Montreal’s cultural scene with images & words! n
Chaque mois, tel un Indiana Jones urbain, je pars à la découverte des curiosités culturelles montréalaises. Mes chroniques des activités plus insolites me font donc sortir des sentiers battus à la recherche de l'évènement culturel le plus étonnant de la programmation mensuelle de La Vitrine. Curiosité, ouverture d'esprit et humour sont mes armes pour tenter de vous relater -le plus fidèlement possible- mes aventures artistiques et scéniques dans la métropole. Aucun préjugé, aucune arrière-pensée, que le désir d'apprendre et de découvrir en toute naïveté. Suivez-moi et n'ayez crainte car quoiqu'il arrive, vous serez agréablement surpris ! Animateur des Rendez-vous Jeux à La Récréation, rédacteur pour le guide Jouets d'Option consommateur/Protégez-vous, organisateur d'évènements, ancien chroniqueur jeux de société à Radio Centre-Ville, le domaine culturel de prédilection de Sylvain A. Trottier est clairement ludique. C'est simple, il joue tous les jours !