Sylvain Trottier

Chaque mois, tel un Indiana Jones urbain, je pars à la découverte des curiosités culturelles montréalaises. Mes chroniques des activités plus insolites me font donc sortir des sentiers battus à la recherche de l'évènement culturel le plus étonnant de la programmation mensuelle de La Vitrine. Curiosité, ouverture d'esprit et humour sont mes armes pour tenter de vous relater -le plus fidèlement possible- mes aventures artistiques et scéniques dans la métropole. Aucun préjugé, aucune arrière-pensée, que le désir d'apprendre et de découvrir en toute naïveté. Suivez-moi et n'ayez crainte car quoiqu'il arrive, vous serez agréablement surpris ! Animateur des Rendez-vous Jeux à La Récréation, rédacteur pour le guide Jouets d'Option consommateur/Protégez-vous, organisateur d'évènements, ancien chroniqueur jeux de société à Radio Centre-Ville, le domaine culturel de prédilection de Sylvain A. Trottier est clairement ludique. C'est simple, il joue tous les jours !
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Mondes oniriques

Toujours à la recherche des activités les plus insolites à Montréal, je me suis retrouvé, samedi dernier, au Centre Phi pour l’exposition Mondes oniriques. Troisième volet de la série Sensory Stories, débutée en 2015, l’exposition immersive propose de découvrir différentes applications de la réalité numérique, qu’elles soient ludiques, artistiques ou quelque part entre les deux. J’ai eu la chance d’essayer la réalité virtuelle à plusieurs reprises et je dois avouer que j’ai été charmé par cette exposition! Je ne peux que vous la recommander.

En bref, l’espace est divisé en douze postes. Chacun propose une expérience différente en lien avec la réalité virtuelle ou les technologies immersives. Si certains postes ne permettent d’accueillir qu’un seul participant à la fois, d’autres permettent d’accueillir jusqu’à quatre personnes en simultané. Peu importe la quantité de participants admissibles, il y a toujours un membre de l’équipe du Centre Phi (tous très sympathiques d’ailleurs!) qui est là pour vous accompagner afin de s’assurer que vous profitiez au maximum de l’exposition.

Ainsi, j’ai pu vivre toutes sortes d’expériences : j’ai été un astronaute qui doit réparer la station spatiale internationale, un arbre qui pousse au milieu de la forêt amazonienne, un enquêteur du futur, le témoin d’une relation amoureuse, un artiste daltonien pour ne vous nommer que quelques expériences! Sans trop vouloir vous en révéler, je peux dire que certaines expériences m’ont bluffé. En effet, mon odorat a été sollicité, j’ai eu une sensation de vertige, j’ai vécu de l’angoisse, j’ai rigolé et je me suis questionné sur mon rapport à la réalité.

Mon seul regret est d’avoir dû quitter sans pouvoir faire tous les postes! En effet, si on veut profiter pleinement de l’exposition, il faut prévoir un bon après-midi complet. Entre l’attente pour certains postes, les pauses nécessaires entre chaque expérience pour éviter les malaises (certaines expériences sont plutôt déroutantes) et la durée de certaines immersions, on ne voit pas le temps passer!

Vous avez tous les jours (sauf le lundi) jusqu’au 16 décembre pour profiter de l’exposition Mondes Oniriques. Si jamais vous y faites un tour, vous m’y croiserez peut-être à essayer les immersions que je n’ai pu faire lors de mon passage samedi. Et si c’est le cas, n’hésitez pas à me demander d’essayer une expérience virtuelle collective avec moi; ce sera avec plaisir!

 

 

Arts Médiatiques
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Dévoilement de la programmation : Festival Fantasia

La semaine dernière avait lieu le lancement de la programmation de la 21e édition du Festival international de films Fantasia. Cette année, c’est plus de 150 longs-métrages et 300 courts-métrages qui sont projetés entre le 13 juillet et le 2 août. Comme d’habitude, il y en aura pour tous les goûts et les genres.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce festival de films, Fantasia est le rendez-vous annuel des amateurs de films de genre : action, horreur, thriller, fantastique, science-fiction et bien plus. Le festival fait aussi la part belle au cinéma asiatique cette année avec notamment des films du Japon, de la Chine, de la Corée du Sud, mais aussi de la Thaïlande et du Cambodge. On peut aussi y retrouver des films provenant d’autres coins du globe comme la Hongrie, la Colombie et l’Ouganda. C’est l’occasion idéale pour voir un cinéma différent! La majorité des projections se font dans cinq emplacements près de l’université Concordia ainsi qu’à la Cinémathèque québécoise et au Musée McCord.

Ce qui rend ce festival si particulier, c’est clairement l’ambiance lors des projections. En effet, le public réagit avec énergie : rire, cris, blagues, etc. Cependant, n’y voyez pas là un manque de respect aux films, c’est au contraire une façon de montrer que les films touchent le public. En fait, une salle silencieuse à Fantasia est presqu’un mauvais signe… Et, en plus, ça donne l’impression d’être dans son salon avec ses amis!

Et maintenant, la question qui tue : quels films aller voir? Vous avez certes l’embarras du choix, mais voici quelques titres recommandés par l’équipe du festival : En ouverture, The Villainess de Jung Byung-gil pour les fans de films d’action survoltés. Jojo’s Bizarre Adventure: Diamond Is Unbreakable du célèbre Takashi Miike pour les amateurs de mangas. Le cinéma québécois est aussi à l’honneur avec des nouveautés comme Le problème d’infiltration de Robert Morin ou des classiques comme une version restaurée de Karmina de Gabriel Pelletier qui est en projection gratuite, en plus! Pour les fans de courts-métrages, les Fantastiques week-ends du cinéma québécois auront lieux, pour la première année, toutes les fins de semaine du festival. Et pour ceux qui aimeraient y aller en famille, le festival a prévu une série de projections pour les enfants : Mon premier Fantasia. Finalement, le festival sera clôturé par le drame historique A Taxi Driver de Jang Hoon qui relate les évènements tragiques entourant la loi martiale du dictateur Chun Doo-hwan qui a marqué le début des années 1980 en Corée du Sud.

Tout ceci n’est qu’un bref aperçu de la programmation que je vous invite à aller parcourir dès maintenant ici. Certaines projections voient leurs billets s’envoler très rapidement! Dépêchez-vous à acheter vos billets!

Cinéma
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Aura : lumière, son et émerveillement

Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai mis les pieds dans un bâtiment religieux au Québec, mais quand on m’a parlé d’un spectacle son et lumière à la Basilique Notre-Dame de Montréal, je dois avouer que ça a piqué ma curiosité! J’ai donc décidé de renouer avec les lieux de culte en allant voir le spectacle Aura vendredi dernier.

Donc, Aura, c’est quoi?

Pendant une quinzaine d’années, la Basilique Notre-Dame a présenté le spectacle Et la lumière fût. Avec une volonté de faire quelque chose de nouveau pour le 375e anniversaire de Montréal, l’équipe a fait appel à l’expertise de Moment Factory afin de créer un nouveau spectacle. L’objectif premier était de mettre de l’avant les principales œuvres dans la Basilique dont le Christ en croix de Paul Jourdain dit LaBrosse et la Sainte Marguerite Bourgeoys de Marius Dubois, mais aussi l’orgue Casavant, l’Autel de célébration et les confessionnaux. C’est donc plus d’une centaine de personnes qui ont travaillé à la conception et à la réalisation du projet. La musique a été créée par l’équipe de TroubleMakers, spécialisée dans la création de musique pour des jeux vidéo et films (Laurence Anyways de Xavier Dolan). L’œuvre musical comprend 32 musiciens, 20 chœurs et un orgue.

Ça donne quoi?

À mon arrivée, j’ai été surpris de voir la longue file d’attente devant la Basilique. En discutant avec une des employées, j’ai appris que 600 personnes peuvent assister à une seule représentation. Une fois à l’intérieur, j’ai compris pourquoi : c’est grand une basilique! Alors que je patiente, on me donne un petit feuillet donnant quelques informations sur les œuvres qui sont à l’honneur. J’y apprends, à ma grande surprise, que l’autel de célébration contient des reliques de saints et que la plus vieille œuvre remonte à 1741.

La visite se déroule en deux parties. Durant la première, 30 minutes sont accordées pour faire le tour des principales œuvres mises de l’avant par des projections uniques. J’ai eu un coup de cœur pour l’orage avec un effet en 3D dans le confessionnal, mais aussi pour le lever et le coucher de soleil sur le tableau de Marius Dubois. Lors de la seconde partie, c’est le temps de s’asseoir afin d’admirer l’incroyable projection. Je me suis assis en première rangée et c’était une excellente idée : je me suis plongé dans l’œuvre composée d’une série de tableaux immersifs, tantôt abstraits tantôt plus concrets, toujours accompagnés d’une musique puissante. Je souligne le moment où j’ai eu l’impression de me retrouver dans un navire géant battu par les flots d’une mer déchainée.

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Et au final?

Aura, c’est un spectacle hors norme qui m’a fait oublier que j’étais dans une basilique tout en découvrant les particularités architecturales du lieu. Bravo à tous ceux qui ont travaillé sur ce projet! Je n’ai eu qu’une seule déception : vingt minutes pour la deuxième partie, ce n’est clairement pas assez!

Bref, si vous êtes aussi frileux que moi à entrer dans une église, n’hésitez pas et allez-y! C’est une expérience unique qui vaut le détour. Si votre horaire est bien remplit, pas de soucis : les représentations d’Aura ont lieu jusqu’au 30 décembre à la Basilique Notre-Dame de Montréal.

À noter : si vous n’avez pas eu le temps de faire le tour de toutes les projections lors de la première partie, il est possible de le faire après la présentation principale (personnellement, j’en ai profité pour jeter un deuxième œil à mes préférés).

Arts Médiatiques
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Siri, Siri, dis-moi qui je suis

Aujourd’hui la technologie est omniprésente dans notre quotidien comme le démontre la populaire série Black Mirror. C’est certain qu’elle facilite notre existence en nous permettant d’accomplir des tâches qui seraient immensément plus compliquées sans elle. Cependant, on a tendance à se dire que la science-fiction reste de la fiction, mais lorsqu’on s’arrête un instant, on constate que ce qui n’était qu’un fantasme il y a 30 ou 40 ans est aujourd’hui bien réel!

L’idée d’inviter une intelligence artificielle sur scène pour interagir avec une comédienne m’a intriguée et je n’ai pas pu m’empêcher d’aller voir la pièce Siri au Théâtre d’Aujourd’hui! J’aimerais spécifier que je ne suis pas un expert en théâtre, mais c’est le fait d’être témoin d’une interaction humaine avec une machine « intelligente » dans un cadre atypique qui m’a motivé.

C’est ainsi que vendredi soir dernier, je me suis retrouvé au Théâtre d’Aujourd’hui pour aller voir la pièce Siri mise en scène par Maxime Carbonneau et interprétée par Laurence Dauphinais. Le duo signe le texte, même si on pourrait parler d’un trio car Siri improvise ses lignes. En effet, malgré son statut « d’intelligence », Siri ne peut pas apprendre les dialogues et donne des réponses qui tantôt fonctionnent, tantôt jettent le public (et la comédienne) dans l’incompréhension et surprennent. C’est souvent lorsque Siri donne une réponse qui cadre très (trop?) bien avec la situation que la magie opère. On en vient à se demander comment elle peut donner une telle réponse. Par moments, elle fait preuve d’humour ou de philosophie. C’est à se poser les questions : est-ce c’est l’œuvre d’un conditionnement à répétition de la part des auteurs qui a permis à Siri d’apprendre? Est-ce la comédienne qui a découvert que certaines questions lui donnent des réponses particulièrement intéressantes? En somme, qui contrôle qui dans cette pièce?

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Même si Siri est au centre de la pièce, l’œuvre se concentre principalement sur l’histoire et la vie de la comédienne. On ne sait pas où se situe la limite entre la fiction et la réalité. En effet, à un moment de la pièce Siri est en mesure de sortir une quantité surprenante d’informations personnelles sur l’auteur, mais est-ce que ce sont ses vraies informations ou elles ont été créées pour la pièce?

La trame narrative est principalement celle d’une femme qui cherche à comprendre qui elle est. Pour cela, elle lie sa vie à la technologie, que ce soit avec sa création in vitro ou de son analyse d’ADN qui lui en apprennent plus sur son ascendance. On fait face à une œuvre très introspective sur la comédienne. Elle nous parle d’elle, nous fait part de ses angoisses, de ses joies et de ses grands questionnements.

La scénographie est simple et efficace. La scène se résume à une structure qui s’apparente à un grand cube vide qui permet de projeter le contenu qui s’affiche sur son écran. Ainsi, on peut suivre et lire les réponses de Siri, qui divergent parfois de ce qu’elle énonce, ce qui apporte quelque fois un éclairage différent sur ce qu’elle cherche à exprimer. L’utilisation de la structure permet aussi de faire de jolis plans filmés par la caméra du téléphone ou à montrer des images et des sites Web qui participent à la narration.

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La pièce, relativement courte, comprend quand même quelques petits accrocs. En effet, en pleine montée de tension, le technicien a dû interrompre la comédienne à cause d’un petit problème technique. De plus, il arrive que la comédienne répète plusieurs fois la même question à Siri. Cela donne l’impression qu’elle tente de forcer Siri à donner une réponse précise qui fera avancer la narration générale. L’équipe en est pleinement consciente puisque la comédienne prévient que Siri est imprévisible et qu’il est possible qu’ils doivent effectuer un ajustement.

J’ai tout de même passé un agréable moment qui m’a fait regretter de ne pas avoir un iPhone pour m’amuser moi-même avec Siri et voir comment elle réagit à mes questions existentielles. Si vous désirez voir la pièce Siri, dépêchez-vous puisqu’elle est présentée au Théâtre d’Aujourd’hui jusqu’au 4 février. Pour les horaires, vous n’avez qu’à demander à Siri, elle saura sûrement vous répondre!

Théatre
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Total Crap Spécial Noël

Haaa… Le temps des Fêtes, ce moment empli de féérie où les gens se rassemblent, mangent, festoient, boivent… et font des choses qu’ils aimeraient vraiment mieux oublier. Et si c’est généralement le cas, certains font la gaffe d’enregistrer leurs pires moments. Heureusement pour eux, ces vidéos d’une qualité douteuse disparaissent avec le temps. Heureusement pour nous, Simon Lacroix et Pascal Pilote sont là pour déterrer ces trésors de nullité. Le 5 décembre dernier, au Théâtre Plaza, j’ai pu goûter à leur cocktail des Fêtes. Compte-rendu d’une soirée délicieusement mauvaise…

C’est donc une projection divisée en 5 blocs que nous ont proposé les deux archéologues de la pellicule. Toute la soirée se sont entremêlées des diffusions désastreuses en direct, des documentaires douteux, des émissions de mauvais goût, des films au budget inexistant, des publicités amateures et beaucoup beaucoup de n’importe quoi. Principalement composées de vidéos québécois, ils ont aussi déniché des créations qui proviennent d’un peu partout sur le globe, dont, évidemment nos voisins du Sud. Le tout entrecoupé de blagues douteuses de la part des deux maîtres du navrant.

Ainsi, toute la soirée, on se promène entre rire jaunes, malaises, soupirs et dégoût. Mais si vous laissez de côté votre gêne, vous aurez tout autant de plaisir que j’en ai eu. Et il faut quand même saluer l’énorme travail d’archives que les deux compères réalisent. En effet, l’entièreté de leurs vidéos sont issues de VHS et pas de youtube ou autre site de partage de vidéos.

Parmi mes coups de cœur, je pense notamment à une diffusion en direct d’une émission spéciale de dons pour Noël qui tourne au vinaigre lorsque des auditeurs saouls appellent les animateurs pour les insulter. Il y a aussi ce malaisant enregistrement de l’émission « Coup de coeur » avec des enfants où l’animateur, déguisé en Père Noël affirme que, comme l’une des petites filles, il aime beaucoup Samantha Fox, mais pas pour les mêmes raisons. Mais probablement un des moments les plus marquants de la soirée est le documentaire sur la castration des rennes. Et mention spéciale au spectacle du nouvel an 1984 de Bruno Pelletier et de son groupe de métal de l’époque, Amanite.

Je n’en dirai pas plus, car si vous n’avez pu être là, soyez sans crainte! Comme la projection s’est faite à guichet fermé, une supplémentaire est prévue le 19 décembre au Théâtre Plaza. Dépêchez-vous, les billets s’envolent vite. Et comme l’ont dit les deux animateurs : « Un excellent cadeau à offrir à quelqu’un que vous n’aimez pas. »

Pour plus d’informations, visitez le site web de Spasm

Cinéma
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Quoi voir à Fantasia

Le festival Fantasia atteint cette année sa majorité avec cette 18ème édition. Le festival s’est taillé une place incontournable dans l’univers du cinéma de genre en permettant au public montréalais de découvrir des films originaux et percutants venus du monde entier. Le très large éventail de styles cinématographiques et de thématiques abordés comporte bien sûr beaucoup d’avantages, mais il peut être difficile pour les spectateurs de faire des choix -souvent déchirants- entre plusieurs projections. Pour nous aider dans ces choix, nous avons rencontré Simon Laperrière, programmateur pour Fantasia depuis 2010, qui a lui-même été festivalier avant de rejoindre l’équipe Fantasia. Voici ce qu’il avait à nous suggérer.

Première canadienne à ne pas manquer
« 
Les cinéphiles ne voudront pas manquer la première canadienne de Cop Car de Jon Watts, le réalisateur du prochain épisode de Spider-Man. Dans ce thriller haletant remarqué à Sundance, deux adolescents mettent la main sur une voiture de police et décident de prendre la route. Leur partie de plaisir sera de courte durée puisqu’ils sont rapidement poursuivis par le propriétaire du véhicule, un agent de la loi corrompu interprété par Kevin Bacon, la tête d’affiche du classique Footloose et de la série à succès The Following et qui sera d’ailleurs présent à cette projection explosive. »

Film québécois à voir absolument
« 
Avec la première mondiale de Scratch, le nouveau venu Sébastien Gordon signe un drame musical hurlant de vérité qui nous entraîne dans le milieu glauque des gangs de rue. Mettant en vedette plusieurs artistes de la scène hip hop locale, ce film audacieux et nécessaire dépeint une réalité montréalaise peu souvent portée à l’écran. »

Film fantastique incontournable
« Les amateurs de Game Of Thrones seront au rendez-vous pour la première internationale de The Shamer’s Daughter du Danois Kenneth Kainz. Dans un monde médiéval peuplé de dragons et de sorciers, une jeune fille hérite de l’étrange pouvoir de sa mère. Ce film d’aventures aux images enchanteresses a été écrit par Anders Thomas Jensen, le brillant scénariste derrière The Salvation et Brothers. »

Film asiatique
« 
Habitué du Festival, Sion Sono fait un retour remarqué avec trois longs métrages. Parmi ceux-ci, l’éclaté Love & Peace le voit, contre toute attente, à la barre d’une fable familiale colorée. Fusion imaginative de film de monstre et de comédie, cette fantaisie sur une star montante du rock ainsi qu’une bande de jouets abandonnés s’impose également comme une critique mordante de la culture japonaise. »

Film rétro restauré
« Cette année, The Reflecting Skin de Philip Ridley célèbre son vingt-cinquième anniversaire. Pour l’occasion, Fantasia sera le premier festival à présenter la nouvelle restauration numérique de ce chef-d’œuvre oublié du cinéma canadien. Mettant en vedette Viggo Mortensen dans l’un de ses premiers rôles à l’écran, ce drame rural évoque Léolo en suivant les méandres d’un jeune garçon persuadé que sa voisine est un vampire. À voir ou revoir sur grand écran. »

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The Reflecting Skin

Film Espagnol
« En remportant 10 Goyas, Marshland d’Alberto Rodriguez est l’un des films les plus récompensés de l’histoire de l’Espagne. Sorte de True Detective hispanique, ce film noir contemporain met en scène deux détectives poursuivant un prolifique tueur en série dans un pays rongé par la corruption. »

Sélection de court-métrages
« Tous les amateurs de cinéma bref assisteront à la neuvième édition du Fantastique week-end du cinéma québécois. Avec ses nombreux blocs de courts métrages en tout genre, cette incontournable célébration des productions d’ici est l’introduction idéale aux talents de demain. Comme toujours, l’événement permettra au public d’aller à la rencontre des réalisateurs invités par l’entremise de diverses activités. »

Film d’animation
« Assurément Miss Hokusai de Keiichi Hara, le film d’ouverture de la 19e édition de Fantasia. Dans ce somptueux drame biographique, l’auteur de Colorful dépeint avec sensibilité la relation entre  Katsushika Hokusai, l’un des artistes japonais les plus influents au monde, et sa fille éprise de liberté. Un immense succès critique au dernier Festival international du film d’animation d’Annecy qui promet d’en mettre plein la vue. »

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Miss Hokusai

Documentaire
« Le réalisateur Michael Madsen (Into Eternity) signe avec The Visit une captivante réflexion sur notre place dans l’univers. En invitant des scientifiques, des philosophes et des militaires à simuler la venue d’un extraterrestre sur notre planète. Profondément émouvant, ce film puissant aborde avec originalité divers enjeux propres à la condition humaine. Un très grand moment de cinéma. »

Le plus insolite
« Le film le plus atypique cette année est définitivement Orion d’Asiel Norton. Avec ses épatants costumes et décors, ce conte métaphysique se déroule dans un monde dévasté par la folie des hommes dans lequel un voyageur (David Arquette dans un déstabilisant contre-emploi) croise sur sa route un magicien malicieux. Il s’agit d’un conte épique intimiste qui s’appuie sur sa propre mythologie et duquel s’émanent des émotions nouvelles. Du jamais vu, tout simplement. Le Festival est très heureux d’être l’hôte de sa première mondiale. »

Les billets seront en vente au comptoir de vente à l’Université Concordia et aussi sur le réseau Admission. Il est possible d’acheter une liasse de 10 billets à prix réduit.

Cinéma
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Une soirée chaude au festival SPASM

Le festival SPASM a été créé en 2002 avec l’objectif initial de promouvoir les courts-métrages d’horreur québécois. Au cours des années, le festival évolue : il s’étend à plusieurs genres dont la science-fiction, le fantastique, et en vient finalement à inclure tout genre de cinéma dit « insolite ». Aujourd’hui, le festival rassemble plus d’une trentaine de projections éclectiques, dont certains longs-métrages. Il accueille désormais des réalisateurs de partout dans le monde. L’édition 2014 a lieu du 23 octobre au 1er novembre.

Fidèle à mon habitude, je me retrouve encore une fois dans un des évènements les plus curieux de Montréal. Question de faire différent, ce ne sera pas ma première fois pour cet évènement-ci; je retourne sur les lieux de ma première chronique. En effet, jeudi dernier, j’étais à la soirée d’ouverture de la 13e édition du festival SPASM au théâtre Plaza. Et, pour leur ouverture, ils ont décidé de sauter les préliminaires et d’ouvrir directement avec une soirée « Sexe ».

Donc, à quoi ressemblent les plaisirs de la chair pour les programmateurs de SPASM? À toutes sortes de choses. En effet, les huit courts-métrages projetés n’ont vraiment qu’un seul point commun, le sexe. Le traitement est très différent d’un court-métrage à l’autre. On passe de l’humour à l’horreur, en passant par le morbide et le contemplatif avec un petit détour par le surnaturel et la science-fiction. Certains montrant de l’érotisme graphique, d’autres, même pas un torse nu. Parmi la sélection, se retrouvaient trois courts québécois, trois français et un portuguais. Ce dernier, titré Miss Mishima, est probablement le plus dérangeant du lot avec son mélange de masturbation et de seppuku

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Toutefois, difficile de marquer ma préférence parmi les courts présentés. En effet, plusieurs des courts m’ont bien fait rigoler : On vit une belle époque, The Day the earth stopped masturbating et Mecs Meufs. J’aimerais cependant donner une petite mention spéciale à Cochemare qui pour moi est clairement un hommage à l’époque Métal Hurlant où s’entremêlent fantasy, science-fiction et érotisme.

Après un petit mousseux, la soirée s’est terminée avec une rétrospective, sous forme de zapping, d’une vingtaine de minutes de scènes à caractère sexuel au cinéma québécois. Réalisé et monté par Izabel Grondin et DJ XL5, très connu pour ses Zappin’ Party au Festival Fantasia, le film couvre 60 ans de cinéma québécois. Deux mots, nostalgique et surprenant! J’ai souri devant certaines scènes incontournables (Valérie, Deux femmes en or, Le Déclin de l’empire américain, …) tout comme je suis resté bouche bée devant d’autres qui m’étaient totalement inconnues et très explicites. Somme toute, un très agréable moment.

Et alors? Qu’est-ce que ça donne plus de 2 heures de sexe au SPASM? Étonnamment, on en ressort pas si fatigué et on en redemande encore ! Si ça vous intéresse d’aller voir du cinéma alternatif et de tenter l’expérience SPASM, il reste encore deux soirées de projections : jeudi 30 (double-projection : Les Détraqués & Cabaret Trash) et vendredi 31 (Grande Soirée Horreur). Sans compter l’incontournable Party Old School d’Halloween où chaque heure est une décennie musicale différente!

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Une soirée cauchemardesque

Mardi dernier, j’étais à la place de la Paix, posé tranquille à assister au concert John Williams de l’Orchestre de la Francophonie présenté par la SAT. Perdu dans mes souvenirs de la Guerre des Étoiles quand, soudain, un Bat-Signal dans la nuit m’appelle : ce soir, dans 15 minutes, le Zoofest présente un one-man-show : Charles Beauchesne présente : Bienvenue dans mon cauchemar. Non, en fait, c’est juste un rappel sur mon téléphone qui sonne… Abandonnant Schindler, E.T. et Luke Skywalker, je cours vers le théâtre Ste-Catherine (un peu déçu, mais quand le devoir appelle…). Et franchement, j’ai bien fait!

Le Zoofest a beau exister depuis 5 ans, je suis étranger au festival. Pas que l’idée d’encourager des humoristes émergents me déplait, au contraire! Comme l’a déjà dit Rozon à TLMEP « Qui peut être contre le rire? »… En fait, c’est juste que seulement, des fois, la vie, vous voyez, d’autres activités, voilà… Non, je sais, ce n’est pas très convaincant, je n’ai pas vraiment d’excuses. Mais bon, c’est maintenant chose du passé, car mardi dernier, je me suis rattrapé.

Pour moi, non-initié, le Zoofest, c’est 3 semaines de spectacles d’humour décalé, dans des salles minuscules avec un public friand de nouveauté. Je ne m’avancerai pas sur le reste du festival, mais le cauchemar de Charles Beauchesne était exactement ce à quoi je m’attendais… Et même plus.

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Donc, arrivé vers 21h50, une petite file, principalement peuplée de gens dans la trentaine, entre tranquillement dans le Théâtre. Malgré l’étroitesse du lieu, je me trouve une place au balcon. Quelques minutes d’attente, puis arrive sur scène un chauve aux sourcils épais, portant un chandail rayé blanc-noir et manipulant une marionnette. Celle-ci introduit le spectacle à venir en insultant allègrement Charles Beauchesne. Un peu confus devant cette mise en bouche, je me questionne un peu sur ce qui va suivre.

Soutenu par des textes très bien ficelés, Charles Beauchesne nous enmène dans un voyage sur ses peurs et angoisses. On navigue dans des eaux fort curieuses où s’enchainent son emploi comme lutin du père Noël dans un centre d’achats, ses aventures avec une ogresse sur un site de rencontres, sa phobie de Lady Gaga, ses discussions avec son frère nonchalamment raciste. Mélangeant crises de nerfs, dénonciations et moments pathétiques, il nous fait rire… beaucoup! Une seule déception : une heure de spectacle c’est trop court, on en demanderait plus!

Donc, si comme moi, vous n’êtes jamais allés au Zoofest, vous avez jusqu’à ce dimanche. Dépêchez-vous, parce que sinon vous devrez attendre un an avant de pouvoir en profiter, et un an, c’est long! Malheureusement, il n’y a plus de représentations de Charles Beauchesne, mais un bref coup d’œil à la programmation de la fin de semaine vous permettra sûrement de trouver de quoi vous déchainer les zygomatiques.

 

 

Humour
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The Rocky Horror Picture Show – Un joyeux bordel

À l’Occasion de la fête des morts, je suis allé voir une tradition cinématographique qui revient à la vie tous les ans à Montréal, le Rocky Horror Picture Show : une soirée de bas collants, de tranches de pain, de papier toilette et de sexualité ambiguë…

Avant de commencer cette chronique, je dois vous avertir, chers lecteurs, que je suis déjà un amateur du film Rocky Horror Picture Show. Ainsi, à la différence de mes autres chroniques, je ne suis pas totalement étranger à l’univers auquel je me suis exposé. Cependant, j’étais, avant ma découverte de vendredi dernier, un « vierge » du spectacle sur scène.

Arrivé vers 19 h 20 au Cinéma Impérial, il n’est pas difficile de savoir que je suis au bon endroit. Une petite foule costumée attend avec impatience l’ouverture des portes. Une fois à l’intérieur, je m’installe dans mon siège ; sur scène, une femme se promène tenant en laisse une personne peu vêtue portant un masque de gorille. Quelques instants plus tard, des membres de la troupe se promènent entre les allées pour vendre du papier toilette. Le tout sur Girls just wanna have fun… Bref, ça s’annonce surprenant!

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L’animateur de la soirée Plastik Patrik

Vers 20 h, sur scène, des comédiens transportent un cercueil duquel sort Plastik Patrik, l’animateur de la soirée. Après quelques mots de bienvenues, il fait monter sur scène les plus beaux costumes pour un petit concours. Un prêtre et son évêque, un loup en mère-grand, et autres se font compétition. Mention spéciale au gagnant avec son costume de Gene Simmons du groupe Kiss, hallucinant ! Après ce petit concours, Plastik Patrik fait monter sur scène les différents comédiens en annonçant leur rôle puis demande à tous les vierges de ce spectacle de se lever pour une petite initiation. Nous avons eu droit à un doigt d’honneur général de toute la troupe.

À 21h, le spectacle commence et c’est parti pour plus d’une heure et demie de musique, danse et surprises sur scène comme dans le public. En effet, tellement d’actions se déroulent en même temps qu’il est difficile, surtout pour une première fois, de tout voir et tout comprendre. Entre la projection du film, le lipsync des acteurs qui jouent le film en direct, les commentaires d’un narrateur sur les dialogues du film, les gens du public qui lancent toutes sortes d’objets (de l’eau, des cartes à jouer, le fameux papier toilette, etc.), les cris et rires de la foule… on ne sait plus trop où donner de la tête dans ce joyeux bordel! Mais c’est ce qui fait la beauté de la prestation et j’ai été bien déçu lorsqu’est arrivé le générique.

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À la sortie, j’ai le temps d’accrocher Philippe, le producteur du spectacle depuis 10 ans. Il me raconte qu’en fait, la troupe existe depuis bien avant lui, mais qu’ils l’ont approchée lorsque leur ancienne salle de spectacle a fermé. Il a donc contacté la Warner pour avoir les droits d’exploitation qui lui sont exclusifs! De plus, j’apprends que la troupe est entièrement bénévole et qu’ils font le spectacle pour leur plaisir et celui des spectateurs. Plaisir partagé!

Honnêtement, ne manquez pas ce spectacle l’année prochaine et d’ici là, mettez-vous dans l’esprit en visionnant le film. Et pour ceux qui veulent être vraiment prêts, visitez leur site Web pour savoir quand lancer quoi pendant la présentation.

Cinéma
photo : Geneviève Moreau

On prend toujours un cabaret pour rire.

Toujours à la recherche du spectacle le plus étonnant de la programmation de La Vitrine, j’ai découvert cette fois-ci un spectacle à l’image des cabarets qui ont marqué la vie nocturne de Montréal. C’est donc au Cabaret du Lion d’Or (ouvert depuis les années 30!) que je me suis dirigé jeudi dernier, pour assister au spectacle On prend toujours un cabaret pour la vie 3. 3, parce que bien que ce soit mon premier, c’est en effet le 3e cabaret du groupe L’Usine qui est derrière la production de ce spectacle annuel.

Le soir-dit, j’arrive une dizaine de minutes avant le début du spectacle, une jeune femme en paillette m’accueille et me désigne une section VIP, comme dans Vraiment Intimiste et Proche de la scène. En effet, je me trouve installé à quelques mètres de la scène. Je profite des quelques minutes qui restent avant le lancement du spectacle pour jeter un oeil au public derrière moi et constate rapidement qu’on doit être au moins 200, si ce n’est pas plus ! Ce bref survol m’apprend aussi que je suis clairement en minorité générationnelle… En effet, la salle est peuplée de têtes blanches, la moyenne d’âge doit sûrement tourner aux alentours de 50 ans et plus. Disons que ça change de mes chroniques précédentes !

À peine cette rapide inspection terminée, le spectacle se lance avec une courte vidéo d’introduction caractérisée par un esprit faussement sérieux du même ton que les vidéos publicitaires de l’évènement. La vidéo est à peine terminée que la soirée démarre en force avec un numéro de danse du dynamique animateur de la soirée, David Michaël. Après une courte discussion au « tu » avec le public où j’apprends qu’environ la moitié de la salle en est à son premier Cabaret pour la vie (ouf! je ne suis pas le seul), l’animateur nous annonce que tous les numéros sont des originaux et qu’ils ont été présenté nulle part ailleurs (en veux-tu de l’exclu, en v’là!). Puis, il invite les jumelles Simard à présenter le premier numéro de la soirée qui pourrait se résumer à de la nage synchronisée sur du Carmina Burana électro qui donne un bon numéro de mime à deux.

Après cette première prestation, s’ensuit une série de présentations tantôt drôles, tantôt étranges mais toujours surprenantes. Un ex-couple gay nous propose une semaine de thérapie baptisée Gay-Rire et qui, semble-t-il, permet de se libérer de son homosexualité; un bien joli et bien drôle pied-de-nez à tous ceux qui considèrent l’amour du même sexe comme une maladie. S’ensuit un poème sur les racines amérindiennes. Puis, un numéro de danse par des marionnettes qui retrace l’histoire de la danse de 1920 à aujourd’hui. S’enchaînent au grand plaisir des spectateurs des pas de charleston, swing, rock’n’roll, disco, hip hop, etc. Le tableau suivant touche à l’absurde avec une petite danse ridicule du producteur du spectacle, qui joue de la flûte à bec en habit médiéval cheap sur une musique de pipeau : digne d’un numéro des Chick’n’Swell ! Toute une façon de passer à l’entracte !

La deuxième partie du spectacle repart en force avec un numéro de peinture en direct avec la reproduction du célèbre tableau L’origine du monde de Gustave Courbet. Reproduction tout en humour et en émotions. Clairement, mon coup de coeur de la soirée ! S’ensuit Derrekarenn, une numéro de danse ridicule et chant approximatif par un couple des plus quétaines qui se veut un hommage à Michael Jackson. Je vous invite à découvrir la robe léopard de Karenn en cliquant ici. Puis, l’animateur nous annonce que le numéro suivant est un de ses petits fantasmes : une entrevue de Céline Dion par Guy A. Lepage. Pour réaliser ce rêve, il a réalisé un petit montage audio de différentes entrevues des deux célébrités et le tout est joué par deux mimes. Rigolo ! Le numéro suivant, titré Le Bal des Actrices, est l’un des meilleurs de la soirée. Sur l’air de Cell Block Tango du film Chicago où les trois actrices parlent des difficultés de leurs carrières dans le monde du spectacle : le public, leur image, les préjugés, etc.

Le dernier numéro, beaucoup plus grave,  met en scène une violoniste (très talentueuse!) du nom de Roxanne Del, qui joue la célèbre musique thème de Requiem for a Dream sur fond de carrés rouges. Je vous laisse imaginer la puissance du numéro… Heureusement, la finale vient radoucir l’atmosphère : tous les artistes du spectacle montent sur scène pour chanter  Tous les cris les S.O.S. de Daniel Balavoine. Étonnant, à l’image du spectacle en entier. Bref, cette troisième édition m’a agréablement surpris et j’attends avec impatience celle de l’année prochaine !

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