Pascale Larouche

Amour inconditionnel pour le rappeur Coolio, les gâteaux dans une tasse, les sports de combats, l’humour absurde et les vidéos youtube kitsch, je mêle cet heureux mélange à une passion pour l’art contemporain, le nightlife montréalais et les événements en tout genre - En bref, toute excuse est bonne pour sortir et découvrir un nouveau festival, une nouvelle exposition et rencontrer les gens qui y contribuent! J’essayerai à mon tour de vous faire sortir, de vous faire rire et de vous faire découvrir le meilleur et l’inusité de notre belle métropole. (Et qui sait aussi au passage, un vidéo youtube kitsch)
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Leonard Cohen : Un projet d’exposition d’envergure pour le MAC

C’est dans le cadre des festivités du 375ème anniversaire de Montréal que le Musée d’art contemporain et CBC-Radio-Canada unissent leur force pour nous dévoiler une exposition majeure, la première à consacrer sa programmation complète à cet artiste de renommée planétaire.

Un projet entamé depuis maintenant deux ans par ses commissaires et artistes, cette exposition se veut non seulement un hommage aux 5 décennies de travail du poète et chanteur, mais aussi une exploration de l’impact et de l’héritage que son univers a pu laissé chez les artistes contemporains. « C’est un immense honneur et un privilège pour le MAC de pouvoir présenter cette exposition et de rassembler autant d’artistes talentueux, d’ici et d’ailleurs, pour célébrer et rendre hommage à notre ambassadeur le plus illustre » dit Victor Shiffman, commissaire invité, MAC.

Pendant 123 jours d’exposition le public aura la chance d’être témoin du travail visuel, cinématographique, performatif et sonore de plus d’une quarantaine d’artistes de renommée internationale. En plus de bénéficier de 18 œuvres inédites et d’une série de concerts et évènements hors les murs, c’est une expérience immersive complète que s’apprête à vivre les montréalais.

On commencera les festivités le 7 novembre au soir avec une projection de phrases issues des textes de Cohen réalisée par Jenny Holzer et présentée au Silot no. 5 situé dans le Vieux-Port de Montréal, pour ensuite bénéficier des œuvres à l’intérieur du Musée quelques jours plus tard.

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Au menu, une expérience de réalité virtuelle sur la pièce iconique Hallelujah crée par Zach Richter, un hommage cinématographique signé Candice Breitz impliquant 18 hommes de 65 ans et plus et fans incontestés de Cohen interprétant la chanson I’m Your Man.

Également, le travail des artistes Janet Cardif et son mari George Bures Miller, sera présenté grâce à leur toute nouvelle installation intitulée : Poetry Machine ainsi que Clara Furey qui proposera l’ambitieux projet d’offrir 90 représentations d’une performance de danse ôde à la poésie de Cohen.

Ari Folman (Waltz with Bashir) se prête au jeu quant lui en créant une Depression box, endroit où les visiteurs seront invités à plonger dans l’univers émotionnel de Cohen. Un thème qui aura su inspirer John Rafman et son œuvre d’animation qui tourne autour du sentiment de l’anxiété dans l’œuvre du poète.

Le Duo de photographes montréalais Carlos et Jason Sanchez fera également parti de l’imposante programmation du Musée cette fois-ci avec une installation vidéo inspirée et montée grâce à des documents d’archives. L’œuvre présentera la relation du jeune Cohen avec son chien adoré Tinkie suivant le décès de son père.

Une exposition qui plaira aux fans, intriguera les non-initiés et fera à coup sûr replonger les montréalais dans l’univers musical, lyrique et visuel de cette énigmatique figure qui aura touché la planète entière avec sa poésie et ses chansons.

Leonard Cohen – Une brèche en toute chose /A crack in everything à l’affiche du 9 novembre 2017 au 9 avril 2018 au Musée d’art contemporain de Montréal.

Musée Exposition
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Entrevue avec le directeur général de la SACEF

Entrevue avec Jocelyn Ménard, Directeur général de la SACEF (Société pour l’avancement de la chanson d’expression française) responsable de l’événement “Ma première place des arts”

  1. En quelques mots, comment décririez-vous cette 23ème édition de Ma Première place des arts ?

Cette édition est définitivement sous le signe du changement. Avec une nouvelle identité visuelle, un nouveau site web et l’ajout d’une nouvelle catégorie au concours, nous tenions à représenter au mieux la diversité et la créativité de la chanson au Québec.

  1. On demande aux participants de faire preuve d’audace, en quoi la programmation de cette année en fait-elle preuve ?

Il y a énormément de belles propositions cette année! Des créations audacieuses, des compositions singulières et originales et des artistes avec beaucoup de personnalité. L’ensemble apporte un vent de fraicheur et de la couleur à la programmation.

  1. Pour la première fois cette année, on ouvre le concours aux groupes. Cela venait d’une forte demande du public ou par envie de diversifier?

C’est moi en fait qui a poussé pour faire entrer cette catégorie. Ayant été membre de plusieurs groupes musicaux moi-même, je trouvais important que les groupes soient représentés et aient accès au concours. Sans compter le fait aussi que ceci reflète encore mieux ce qui se passe actuellement sur la scène musicale.

  1. Parlez-moi des mentors choisis pour cette édition, en quoi ceux-ci se démarquent-ils par leur expérience ? Qu’apportent-ils spécifiquement aux participants

Nous choisissions toujours nos mentors en fonction de leur crédibilité et de leur légitimité et je pense que pour la plupart, leur participation au concours est perçue comme redonner à la chanson ce que la chanson leur a donné. Plus spécifiquement, on peut penser à des astuces au niveau de la présence scénique, des enjeux du milieu, d’une tournée, des sacrifices qu’ils auront à faire. Sans parler des conseils musicaux et vocaux qu’ils peuvent donner aux participants.

  1. Pouvez-vous nous nommer un défi ou un enjeu survenu cette année dans la préparation de la programmation?

Nous avons eu plusieurs beaux défis cette année. Allant de la contrainte d’espace en début de parcours avec la salle Claude Léveillée, à la mise en place de notre nouveau système d’inscriptions en ligne.

  1. D’année en année, considérez-vous que l’intérêt pour la chanson francophone se développent /augmentent?

Je crois que nous sommes présentement dans une industrie qui n’a pas peur de prendre position et d’être créative. Nous avons une relève très inspirante qui est à l’écoute de son époque. Tout cela contribue à faire rayonner la chanson francophone auprès du public. Toutefois, en chanson, il y a des cycles, des années et des styles qui suscitent un intérêt plus important que d’autres auprès du public.

  1. Personnellement, êtes-vous un grand consommateur de musique ?

Je consomme énormément de musique et de tous les styles! Nous avons la chance ici à la SACEF de recevoir plusieurs albums dans le cadre de nos fonctions et je me fais un plaisir de tous les écouter. Je n’ai pas peur d’ouvrir mes horizons musicales et c’est un aspect important de mon travail que de rester connecté sur ce qui se crée en musique.

  1. Quelle est votre plus récente découverte musicale ?

J’ai un véritable coup de cœur actuellement pour Klo Pelgag. C’est une artiste créative et atypique qui sort complètement du moule. J’adore son style. Je trouve aussi très inspirante la fougue et l’audace d’Antoine Corriveau, le côté « habité» de Safia Nolin et les propositions musicales originales de Philippe Brach.

  1. En quelques mots, que pourriez-vous dire à un futur participant afin de le convaincre de participer à Ma première place des arts ?

C’est une expérience unique et un incontournable pour quiconque souhaite tenter sa chance dans le domaine musicale. Non seulement les participants auront l’honneur d’être entouré et épaulé par de véritables ambassadeurs de la chanson, mais c’est aussi la chance pour eux de s’outiller à repousser leurs limites et de prendre le contrôle de leur destinée.

  1. À quoi peut-on déjà s’attendre pour le spectacle de la finale?

Une performance de Klo Pelgag, plusieurs interprétations, du talent à revendre, en bref, on n’aura pas le temps de s’ennuyer!

Trois interprètes, trois auteurs-compositeurs-interprètes et deux groupes accèderont à la finale.

La finale de Ma Première place des arts se déroulera le 2 mai prochain à la cinquième salle de la Place des arts.

 

 

Musique
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Le Musée McCord prend part au projet mondial Inside Out!

Le Musée McCord participe présentement au projet mondial Inside Out en mettant un visage sur 21 visionnaires qui participent activement au développement de notre ville dans une série de portraits affichés « hors les murs ». Œuvrant dans les domaines des arts et de la mode, du design et de l’urbanisme, du milieu communautaire et sociétal ou encore touchant aux nouvelles technologies, le travail de ces créateurs nous inspire et nous invite à repenser nos façons de faire et notre implication. Situés dans 4 sites extérieurs, vous aurez jusqu’au 26 février 2017 prochain pour être témoin de cette affichage murale réalisée.

Chaque action de groupe Inside Out à travers le monde est documentée, archivée et publiée sur le site internet officiel du projet. Plus de 260 000 personnes ont déjà pris part au projet et ce dans plus de 129 pays.


 

Entrevue avec Cindy Boyce, photographe derrière les 21 portraits du projet Portraits de visionnaires montréalais – Hommage à William Notman du Musée McCord

  1. Lorsque le Musée McCord t’a approchée pour ce mandat, étais-tu déjà familière avec le projet Inside Out et les projets artistiques de JR?

J’étais familière avec JR (l’artiste) et ses portraits Inside Out, mais je n’étais pas au courant de son passage aux conférences TED et de la démarche complète derrière son projet.

  1. Qu’est-ce qu’il y a de plus difficile dans l’art de faire un portrait?

L’enjeu le plus important est de mettre à l’aise son sujet: il faut l’amener à donner tout ce qu’il a, à se détendre et à nous faire confiance. La séance photo n’est pas une activité que l’on fait tous les jours et donc le processus peut sembler intimidant. Il en revient donc au photographe de créer une atmosphère chaleureuse et d’établir un contact avec le sujet pour développer son aisance devant la caméra.

  1. Qu’aimes-tu le plus dans l’art de faire un portrait?

Rencontrer une personne et la mettre en valeur! Peu importe le projet, j’essaie toujours que le résultat final soit à la hauteur du talent et de la personnalité de la personne photographiée; je veux faire ressortir tout ce qu’il y a de meilleur chez elle.  Partager ce moment privilégié, c’est une chose que je chéris beaucoup.

  1. Comment approches-tu un sujet lors d’une séance portrait? Quelles poses, quels conseils, quelles astuces utilises-tu?

J’essaie de le mettre à l’aise en lui parlant, en le faisant bouger pour qu’il varie ses expressions. Je lui montre aussi, dès le début, les images tests afin qu’il voit et comprenne le résultat voulu. Durant une séance photo, j’essaie que tout le monde s’amuse et vive un beau moment. À la fin du processus, je dévoile toujours les clichés au modèle, comme ça il a l’heure juste sur l’image qui sera véhiculée.

  1. De manière personnelle, comment crois-tu que l’art change ta vie au quotidien?

La photographie est un médium qui m’inspire au quotidien, m’ouvre aux autres et me permet d’être attentive à la beauté des petites choses, aux détails.

  1. Parmi les 21 Portraits de visionnaires montréalais que tu nous présente dans cette exposition, quelle histoire ou quelle cause est ton coup de cœur ?

Dans le cadre de ce projet, j’ai eu la chance de photographier 21 personnes aux visions plus stimulante et intéressante les unes les autres, alors la question est difficile! Je répondrais par contre avoir été témoin du travail extraordinaire de Maxim et Jérôme, cofondateurs de La Pépinière, en visitant à plusieurs reprises le Village du Pied Courant au cours des dernières années. Ces garçons ont vraiment réussis à créer un contexte propice à la réappropriation des lieux et à intégrer la population au cœur de leur projet. Ils sont un bel exemple d’innovation communautaire.

Je soulignerais aussi l’implication et le travail de Nahid Aboumansour de l’organisme Petites-mains, qui offre des formations professionnelles, du soutien et une prise en charge pour les femmes immigrantes les plus démunies afin qu’elles s’intègrent et vivent dignement. Nahid fait un travail colossal, c’est une femme très inspirante.

Coup de coeur aussi pour la Fée du Mile End, Patsy! On dit toujours qu’on veut changer le monde, mais commencer par son quartier, c’est une opération à plus petite échelle nettement significative.

  1. Quel est l’intérêt selon toi pour les œuvres d’être “hors murs” ?

Tous les gens présentés dans cette série ont donnés tellement à Montréal, je trouve que c’est un beau cadeau que de les afficher sur les murs de la ville en retour. Dans la rue, l’art est accessible, tangible.

  1. Est-ce que tu penses que l’art à ce pouvoir mobilisateur ?

Oui définitivement. L’art permet de rassembler et de mobiliser les gens à une cause, un mouvement, un loisir, un objet, un intérêt, etc. Il crée des liens, il ouvre des portes. Un exemple très concret serait justement ce projet. Le Musée McCord a réussi à mettre en relation 21 personnes qui ne se connaissaient pas nécessairement personnellement dans ce projet. Tous et chacun ont pu raconter leur histoire, tisser des liens, créer des opportunités.

L’installation Hors les murs Portraits de visionnaires Montréalais – Hommage à William Notman est présente dans 4 lieux extérieurs de la métropole jusqu’au 26 février 2017.  Rendez-vous au sur le site de La Vitrine pour connaître les emplacements et découvrir les profils des visionnaires.

Musée Exposition
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Bien plus qu’un tube digestif – Le retour de Wim Delvoye

De retour à Montréal après 9 ans d’absence, Wim Delvoye revient nous gâter avec une exposition rétrospective à DHC/ART Fondation pour l’art contemporain. Délaissant cette fois-ci son célèbre Cloaca no. 5, c’est en exposant plus d’une cinquantaine d’œuvres qu’il nous démontre encore une fois son génie.

Ayant fait l’objet de fresques médiatiques depuis une bonne décennie, notamment pour sa machine “digestive” et pour le tatouage de peaux de cochons chinois, c’est en « faisant bien les choses » que Wim choisi de se réinventer et faire un pied de nez à ce que plusieurs s’emploient à défendre comme véritable « objet d’art »

Cette rétrospective nous permet de replonger dans quelques-unes des œuvres phares de l’artiste et de replacer en contexte les questions derrière sa démarche. On nous fait se questionner sur la nature de l’objet d’art, de quoi est-il constituer, quelle est sa valeur, tant bien marchande que culturelle que spirituelle.

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L’exposition s’étend sur plusieurs étages, le tout commençant au rez-de-chaussée avec l’imposante automobile d’aluminium embossé et un trio de sculptures tout aussi impressionnantes et minutieusement travaillées qui ne vont pas sans rappeler les cathédrales gothiques.

On aura la chance de revoir cette technique à l’embossage un peu plus haut dans les étages avec la série des valises sur roulettes. Situées sur le même plancher que les sculptures de pneus torsadés, ce fût pour moi un véritable coup de cœur de voir ses objets anodins du quotidien à qui on insuffle, par de multiples interventions manuelles, un air de prestige et de luxe.

Sculpture de pneus torsadés

La torsion, Wim Delvoye s’y adonnera également dans la série des crucifix. N’étant pas pratiquant ni même croyant, il choisira plutôt de travailler cet objet pour son caractère sacré et son universalité.  En le faisant tourner sur lui-même, on y décerne une pointe de sarcasme et on confronte le spectateur à remettre en question ses acquis.

Difficile de ne pas mentionner aussi dans cette rétrospective, l’exposition des peaux de cochons tatouées et des dessins préparatoires qui l’accompagnent.  On le sait, l’artiste a fait couler beaucoup d’encre à ce sujet, mais tatoueur de cochons depuis les années 1980, c’est un choisissant la peau de celui-ci qu’il réussit un coup de maître, à savoir rendre prestigieux et convoité un animal que l’on considère comme grossier. En s’assurant de leur offrir un habitat confortable et un traitement soigné, fait que le spectateur pourra constater dans un vidéo explicative au sous-sol de DHC/ART, Wim repousse les limites du marché de l’art et arrive encore une fois à redéfinir les règles du jeu.

 

Wim Delvoye en exposition à DHC/ART jusqu’au 19 mars 2017.

 

Musée Exposition
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Un voyage métaphysique : Björk Digital

L’exposition Björk Digital nous arrive enfin à Montréal après avoir parcourue plus tôt cette année les villes de Sydney, Tokyo et Londres. Présentée dans le cadre du Red Bull Music Academy en collaboration avec le centre PHI, c’est la DHC/ART qui a l’honneur d’accueillir dans son espace, l’exposition de la charmante artiste islandaise. Signée par Björk et organisée par le Manchester International Festival, cette exposition est présentée jusqu’au 12 novembre 2016.

Qu’on soit un amateur ou non du travail de Björk, on ne peut lui enlever sa fougue et son désir insatiable de faire s’épanouir les pratiques artistiques. Inspirée par sa rupture amoureuse avec l’artiste visuel de renom Matthew Barney, celle qui est reconnue pour ses visuels provocateurs et ses mélodies atypiques se présente à nous tantôt triste, tantôt amusée, tantôt résignée dans cette rencontre « digitale ».

L’exposition comprend cinq œuvres de réalités virtuelles. Muni d’un casque et d’une paire d’écouteurs, l’immersion commence assez brusquement – Björk s’empare de l’espace et on se prête au jeu. L’expérience peut s’avérer assez déroutante voir un peu effrayante dès les premiers instants, mais plus on avance dans le parcours, plus notre vision s’ajuste, notre esprit s’ouvre et on finit par apprécier le but premier de l’expérience : créer une intimité avec l’artiste.

Le résultat en images ? La rencontre d’une femme attristée, chantant son désespoir dans un décor souterrain avec l’œuvre Black Lake, une artiste lucide et résignée dansant sur une plage islandaise dans Stonemilker VR et une immersion complètement disjonctée à l’intérieur de la bouche de la chanteuse (pourquoi pas).

Crédit photo : Thomas Huang

Crédit photo : Thomas Huang

C’est finalement avec l’œuvre Family, grande primeur montréalaise que l’on termine ce voyage visuel. Celle-ci plus complexe et technologiquement plus poussée, on atteint vraiment les sommets de l’expérience avec cette œuvre centrale.  Debout dans un cubicule, on permet cette fois-ci au spectateur de participer à la création de l’univers de la chanteuse en lui donnant des mains virtuelles capables de projeter des faisceaux lumineux. Frissons garantis et dépaysement total, l’artiste réussie son mandat avec brio, à savoir, créer une intimité avec le spectateur et lui faire traverser le cheminement vers la guérison d’une blessure amoureuse.

Crédit photo : Jesse Kanda

Crédit photo : Jesse Kanda

À noter que l’exposition présente également une projection continue de plusieurs vidéoclips de l’artiste ainsi qu’un espace où tester le programme éducatif Biophilia qui explore les domaines de la musicologie et des sciences de la technologie.

Cette exposition complètement éclatée saura vous faire vivre une expérience unique. Un incontournable cet automne, c’est un rendez-vous à ne pas manquer.

 

 

Arts Médiatiques
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Bloody caesars et art contemporain

C’est le 20 octobre dernier que la Fondation du Musée d’art contemporain de Montréal lançait officiellement la saison 2016-2017 du Cercle des Printemps. De retour en formule huîtres et Caesars, cette soirée phare pour l’amoureux des arts demeure un incontournable dans l’agenda culturel montréalais. La soirée permettait non seulement aux invités de découvrir le calendrier fourni des activités à venir pour le cercle cette année, mais aussi d’aller contempler les œuvres sélectionnées de la Biennale de Montréal 2016 – Le grand balcon

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Pour ceux qui ne sont pas familier avec le Cercle du printemps, il s’agit ici d’un regroupement de jeunes philanthropes qui ont à cœur d’assurer la relève et le rayonnement de la vie artistique de Montréal par le biais d’activités, de soirées branchées, de conférences exclusives, d’évènements de réseautage et par l’accès gratuit aux expositions et vernissages du musée. En bref, LE groupe auquel vous devez appartenir si vous êtes un jeune professionnel passionné d’art contemporain.

Les activités du cercle seront nombreuses encore une fois cette année. Au programme, la visite d’une collection corporative, la rencontre d’un artiste et la visite de son atelier, sans oublier la soirée des Printemps du MAC, soirée culminante de la programmation considérée par plusieurs comme l’un des événements les plus importants de la relève philanthropiques artistique de Montréal. Je vous invite à vous rendre sur le site du MAC pour consulter la programmation complète et en apprendre davantage sur la mission du cercle.

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En ce qui attrait aux œuvres de la Biennale 2016, on retient les sculptures de matériaux variés de l’artiste coréenne Haegue Yang, le plus récent projet de l’artiste québécoise Myriam Jacob-Allard qui revisite le patrimoine country québécois (récipiendaire de la prestigieuse bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain en 2015),  les sculptures de Valérie Blass qui jouent à la fois sur les notions du visibles et de l’invisible, l’installation vidéo au plancher de Tanya Lukin Linklater et bien sûr, le tableau de Lucas Cranach l’Ancien intitulé « le portrait d’une dame » , cette acquisition historique datant du début du 16ème siècle.

Librement inspirée de la pièce Le balcon de Jean Genet, la Biennale de Montréal 2016 sera à l’affiche du 19 octobre 2016 au 15 janvier 2017 au Musée d’art contemporain de Montréal et dans plusieurs sites participants à travers la ville.

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